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<< Je ne vous voyais pas comme ça | A la mémoire des miens. | 4 ieme de couverture >>
Vous avez remarqué que je ne bloguais plus beaucoup, mais c'est
simplement parce que, après en avoir terminé avec « Je ne vous voyais pas
comme ça », s'est posée la question
de la dédicace. Elle m'a prit du temps
car c'est une épreuve, vous savez. Mais j'ai
alors eu le courage de réfléchir sur moi-même, de ne pas me laisser aveugler
par les croyances populaires. Il paraît que les lecteurs se liguent et se
persuadent qu'un livre doit être dédicacé, absolument. Et qu'il n'y a pas à en débattre. De grands
écrivains se sont d'ailleurs évertués à
le faire croire. Tenez par exemple, je les cite comme ils viennent. Orwell y
allait d'un proverbe : « Ne réponds
pas à l'insensé selon sa folie, de peur de lui ressembler toi-même »,
figure en première page d'Hommage à la Catalogne.
C'est beau, ça pose le débat, mais franchement quand on a le talent d'Orwell, on peut quand même se fouler d'un
truc plus perso. Marcel Pagnol,
lui a écrit
« A la mémoire des miens » en dédicace de La gloire de mon père. Pas original, mais propre. Et là, pour le
coup, c'est perso. Bref, après vérification, ya pas de règle, sauf que dans l'esprit
pervers du lecteur, sortir un livre sans dédicace serait pour l'auteur, comme sortir au théâtre sans avoir ciré ses
chaussures. Une sorte de manque de
savoir-vivre, ou un machin comme ça. Il existe même un ouvrage remarquable
regroupant les dédicaces célèbres. Oui, moi aussi, je me suis posé la question en levant le sourcil gauche de 5 mm : « - A qui ce livre est-il dédicacé ?".
Alors, j'ai cherché à qui et comment dédicacer mon livre. Il y a bien sûr quelques personnes à qui j'aurai pu le dédier, mais, s'agissant d'un livre sur la mort, c'était délicat. Et même si le fond est grave, mais le ton hilarant, dixit P.Drachline , vous imaginez si, après avoir écrit un machin du genre « A la mémoire des miens », il venait par malheur à leur arriver quelque chose...La contre publicité serait terrible, et à l'instar de Toutankhamon, je serais victime de la rumeur qui ferait de mon œuvre, un livre maudit à brûler sur le premier bûcher venu.
Non, impossible de le dédier à quiconque.
Restait le proverbe; sur la mort y en a des paquets. Tous aussi beaux les uns que les autres. Et là, rebelote, lequel choisir ? Je me suis gratté la cuisse un moment, et j'ai pris ma décision. Après avoir lu la 4 ieme de couverture signée par Céline Guillaume, auteure de talent s'il en est et que je remercie encore, vous serez confronté en décembre, (date à laquelle sortira « Je ne vous voyais pas comme ça » chez PLE éditions ), à ce moment de suspens qu'est toujours l'ouverture d'un livre, la lecture de la dédicace, des premiers mots. Ils seront de François Alquier-Mandor, journaliste ET blogueur qui a eu la gentillesse de signer la préface de « Je ne vous voyais pas comme ça ». Il en parle ici
Au final, il me semble inutile d'en rajouter avec un proverbe à la con, du style « Proverbe à la con, proverbe à la con ! » en dédicace.
Publié par nolhart à 13:15:27 dans Journal | Commentaires (4) | Permaliens
28-07-2008 09:19
De Lorka Sujet:
Vacances
27-07-2008 19:59
De MM. Sujet:
prometteur
27-07-2008 14:46
De Alcibiade Sujet:
ce besoin de questionner
26-07-2008 14:33
De IVIC Sujet:
bon
Commentaires