Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Au royaume des fées | 18 décembre 2009

Au royaume des fées

medium_doyle_fairies_sm.jpg

Dicton :
« Chaque fois qu'un enfant dit "Je ne crois pas aux fées.", il y a quelque part une petite fée qui meurt », James Barrie in Peter Pan
« On a banni les démons et les fées ; Sous la raison les grâces étouffées Livrent nos cœurs à l'insipidité » Voltaire, Ce qui plaît, etc.

medium_Midsummer_Eve_1908_Edward_Robert_Hughes_jpg.jpg

medium_Charles-Folkard-Fairy-with-wings.jpg

medium_Gustave-Dore-The-Fairies.jpg

medium_Etheline-Dell-Fairies-and-a-fieldmouse.jpg

medium_Amelia-Murray-A-Fairy-sitting-on-a-snail.jpg


Une fée est une créature légendaire issue des croyances populaires (folklore), des mythologies anciennes ou de la littérature fantastique.
Au pluriel, « les fées » désignent une communauté désignée parfois par Petit Peuple, Bon Peuple, Peuple des Fées ou par d'autres euphémismes1, rassemblant une multitude de créatures de la mythologie nordique et du folklore païen : les lutins, elfes, trolls, gnomes, trolls…
Dans la culture moderne, la fée est généralement décrite comme une créature humanoïde féminine, ayant des pouvoirs surnaturels comme par exemple la capacité de voler, de lancer des sorts ou d'influencer le futur. L'oubli et l'assimilation des folklores a créé une confusion, et finit par amalgamer autour d'une vision identique (fée Fata), des créatures aux noms et aux caractéristiques parfois opposées, issues de langues et traditions distinctes.
Devenues sujet de la littérature fantastique (puis du cinéma), les fées regroupent également des créatures purement imaginaires : les créatures fantastiques


Qui sont le fées ? A priori, à peu près tout le monde saura donner une réponse ; la question est de savoir si ce sera la bonne…
Avant d’être des personnages de conte populaire, les fées apparaissent dans les différentes mythologies, celtique et scandinave. En effet, la mythologie celtique évoque les fées sous le nom de Banshee : ceux sont les descendants des Tuatha de Danann qui, après l’arrivée des hommes –les Gaëls-, ont pris possession du monde souterrain, du monde des sources, des grottes et des forêts. La mythologie scandinave, quant à elle, confond, voire associe, les fées avec les elfes qui, eux aussi, sont des êtres surnaturels et éternels du monde sylvestre. De la même façon, dans l’ensemble de l’Europe occidentale, on parle de « pleurantes des bois », d’êtres issues des sources ou des forêts. Dans le Decretum, que Burchard de Worms rédige entre 1008 et 1012, apparaissent des « créatures féminines agrestes qu’on appelle femmes de la forêt ».
Jusque-là, rien de bien étonnant et l’on retrouve dans cette évocation la fée classique, telle qu’on se la représente. Mais allons plus loin et voyons ce que cet Autre monde, ce monde souterrain représente réellement.
Dans toutes les mythologies, et notamment la mythologie celtique, l’Autre monde est celui de la mort. Lorsque la fée Viviane accompagne le corps d’Arthur vers Avalon, c’est bien une évocation du monde des morts. D’ailleurs, tout au long du Moyen Âge, les romans, les poèmes, les décrets ou les manuels de confession qui évoquent les fées le font en les nommant « Parques ». Or, les Parques sont, dans la mythologie romaine et grecque, le nom que l’on attribue aux déesses ou aux génies qui président aux destinées des hommes… et donc finalement à leur mort. Que ce soit dans les récits ou les représentations qui sont faits d’elles, elles paraissent définitivement associées à la mort.
Au Moyen Âge, pourtant, le nom de Parques est à prendre dans un sens plus large, qui embrasse toutes les femmes surnaturelles. Et si, comme pour les Parques romaines, on retrouve cette notion d’accompagnement vers la mort –on a parlé de la fée Viviane mais Mélusine rôdait aussi autour du château à chaque mort imminente-, contrairement aux personnages de la mythologie romaine, elles sont également dispensatrices de richesse et de bonheur. De fait, on retrouve cette fois-ci l’image de la « bonne fée », de la « fée-marraine », si chère aux conteurs. Cette image-là n’est cependant pas complètement en opposition avec l’héritage greco-romain. Comme les Parques romaines, les fées, les « bonnes fées », se manifestent en groupe, de trois ou quatre, pour dispenser bonheur et abondance, pour doter l’enfant nouveau-né. Et cette image, que l’on retrouve dans nombre de contes « de fées », n’est pas si littéraire qu’elle en à l’air. Du moins, elle a un passé, une histoire.
Au XVIIIe siècle, Germain-Poulain de Saint-Foix rapporte une superstition ancienne, que l’on retrouve chez les Bretons ou chez les Moldaves…
A la fin de la première race de nos rois, note-t-il, il y avait encore plus d’un tiers des Français plongés dans l’idolâtrie… A certains jours de l’année et à la naissance de leurs enfants, ils avaient grande attention de dresser une table, dans une chambre écartée, et de la couvrir de mets et de bouteilles, avec trois couverts et de petits présents, afin d’engager les mères, c’est ainsi qu’ils appelés les puissances subalternes, à les honorer de leurs visites et à leur être favorable.
A cette évocation, on ne saurait s’empêcher de voir l’image, si familière à tous, de la bonne fée penchée sur le berceau de l’enfant nouveau-né.

Une fée filandière en train de dérouler le fil d'une existence.
Et cette description n’est pas à mettre au compte d’une quelconque imagination débordante. Burchard de Worms, qui, rappelons-le, écrit au XIe siècle, évoque la même chose dans son Decretum :
Tu as fait ce que certaines femmes ont coutume de faire à certaines périodes de l’année, à savoir : mettant la table chez toi, tu y as placé des mets et des boissons en même temps que trois petits couteaux, afin que les trois sœurs, qu’une antique sottise ne cessant de se perpétuer a nommées Parques, puissent se restaurer en ces lieux…
Là encore trois couverts, donc trois êtres.
Ce rite, cette coutume que l’on voit chez Worms mais également dans un pénitentiel anglais du IXe siècle –un pénitentiel est un ouvrage destiné au prêtres et qui répertorie les péchés et les fautes afin de guider le prêtre dans ses confessions- a très certainement une origine païenne ancienne mais il évoque trop clairement les fées-marraines des contes pour qu’on puisse nier la filiation.
Soyons donc rassurés, une fois de plus, l’Histoire nous a appris que c’est elle qui fait également les petites histoires…


Polysémie et étymologie :



Représentation des Parques — John Strudwick 1885
Le mot fée provient du latin fata, lui-même issu de fatum : la destinée. L'étymologie laisse donc penser que la fée serait liée au destin, dotée d'un don de prédiction ou bien d'une capacité à influencer le destin. Cette racine latine, renvoie donc à une créature tutélaire, celles qui se penchent sur le berceau d'un nouveau-né pour apporter protection et grâces magiques. Cette définition est une référence aux trois Moires, divinités gardiennes du Destin, de la mythologie grecque (les Parques de la mythologie romaine). Avec la fée fata, on retrouve aussi l'archétype classique des fées « matrones », comme dans La Belle au bois dormant.
Le terme moderne « fée », était autrefois utilisé également comme adjectif, tel « fé 2» ou « faé 3», en ancien français. On l'utilisait par exemple à propos d'un bois faé ou d'un bijou fé. L'adjectif prenant alors le sens « d'enchanté », touché par une magie. On utilise également le verbe féer, enchanter ou être enchanté4. Cet emploi élargissait la signification des fées ; elles avaient le don de lancer des sorts, les enchantements, illusions capable d'altérer les émotions et les perceptions, et étaient dotée ainsi de la capacité d'apparaître impressionnantes, terrifiantes ou invisibles.
Notons qu'en français moderne, outre un usage restrictif comme nom, fée a le genre grammatical féminin, ce qui accentue certainement la caractéristique sexuée féminine, d'une vision moderne de la fée.


Des trolls scandinaves.
Mais dans d'autres cultures occidentales, fée est traduit par un mot sans lien avec la racine latine fata. Par exemple, les cultures irlandaises ou scandinaves, avec les racines sidh ou alf5, issus du gaëlique ou du norrois. On constate alors, que la définition de la nature et du rôle des fées est beaucoup moins restrictive, autant dans par l'étymologie que dans le folklore féérique.
Cette comparaison des traductions, permet d'apporter une définition plus globale en se basant sur les références identiques entre les différents folklores :
La fée est une créature surnaturelle et magique, souvent humanoïde et intelligente, liées aux forces de la nature (ou l'Autre Monde), et vivant en marge du monde des humains.
Cette définition élargie des fées, permet alors de rassembler autour du mot "fée" des créatures qui semblent présentes dans toutes les cultures : les elfes et trolls scandinaves, les bansheeds celtes, les apsaras indiens, les kitsunes japonais…
Article détaillé : Liste des créatures comparées aux fées.
Survivance des croyances


Illustration de John Bauer
En Europe, le folklore transmis par voie orale (chants, contes) a laissé subsister d'anciennes croyances païennes, malgré l'influence dominante du christianisme et de la modernité. Voilà pourquoi il est erroné de classer les fées, comme créatures « fantastiques », terme lié à un style littéraire (puis cinématographique) qui réduit les fées à de simples fictions.
La croyance dans l'existence de telles créatures surnaturelles subsiste encore dans certaines contrées d'Europe : par exemple les pays scandinaves, ou bien l'Islande — où le tracé d'une autoroute fut dévié, afin d'éviter un lieu habité par les fées6.
En France, des études ethnologiques7 d'après-guerre avaient relevé la subsistance de telles croyances, notamment en campagne auprès de personnes âgées. La Bretagne et l'Alsace, en raison peut-être d'une survivance des langues régionales, ont conservé de nombreuses traces du Petit Peuple, dans leur tradition orale et leur toponymie8.
On peut aussi relier les fées, aux croyances animistes du Japon pour des créatures et esprits de la nature, liées à la mythologie shinto.
Dans la culture moderne, on peut également trouver la preuve de la pérennité de ces croyances (ou d'une résurgence) dans les cultes néo-paganistes ou néo-druidiques.
Distinctions

Seelie & Unseelie
Dans le folklore, de nombreuses classifications ont été faites à propos du Petit Peuple des fées. L'une des plus influente est certainement la division entre la Cour Seelie (ou parfois Cour de l'Eté ou des Lumières) et la Cour Unseelie (ou parfois Cour de l'Hiver, ou des Ténèbres), d'après le folklore écossais9. Le therme seelie vient du gaélique et signifie "bénis" (unseelie= "non bénis").
Autres

L'autre est la distinction entre les fées vivant « en troupe », et les fées « solitaires »10, distinction émise notamment par William Butler Yeats11.
Ces distinctions sont toutes deux utilisées pour caractériser les « fées », entendues dans le sens de toutes les créatures surnaturelles ; elfes, pixies, ogres, trolls… Elles accentuent l'étrangeté des fées, et se différencient d'une distinction plus manichéenne (plus moderne peut-être), présente dans le folklore scandinave et écossais, qui transpose sur le Petit Peuple les valeurs d'une morale humaine (Bien, Mal), et les différencie entre créatures « bienveillantes » et « malveillantes ».
Katharine Mary Briggs note qu'une troisième distinction peut être envisagée ; celle des fées « domestiques », qui vivent dans les demeures humaines10.


medium_John-Grimshaw-Spirit-of-the-night.jpg

medium_Richard-Dadd-Puck.jpg


Le conte merveilleux, dit aussi conte de fée, est un genre de littérature dans lequel interviennent des réalités surnaturelles, des éléments féeriques, des opérations magiques, des évènements miraculeux propres à enchanter le lecteur, ou l'auditeur, dans le cas d'une séance de conte.

Caractéristiques du merveilleux

Le merveilleux décrit un monde situé dans un passé ancien non défini ("il était une fois"), ou dans un ailleurs temporel dans le cas de la science-fiction . Il renvoie à un univers naïf où, selon Tzvetan Todorov, le surnaturel a droit de cité. Même imprécision sur le plan géographique avec, toutefois, la récurrence de certains topoi : le chateau, la forêt... Les personnages de ce monde appartiennent à une société artificielle et figée, où ils sont définis par leur place (le Roi, la Reine, le Prince,...), parfois nommés par un surnom qui les caractérise (Cendrillon, Blanche-Neige), même si, chez Perrault la réalité sociale est sous-jacente dans l'évocation des tâches domestiques. Si les fées occupent le devant de la scène, on y trouve aussi des ogres, des animaux qui parlent.

Différence entre merveilleux et fantastique

Le mot merveilleux vient du latin mirabilia, « choses étonnantes, admirables ». Les récits merveilleux et fantastiques sont proches, mais une chose les distingue : l'appréciation face au surnaturel.[réf. nécessaire] Dans un récit merveilleux, on observe une confiance, une crédulité de la part du lecteur, l'auteur ayant bien ménagé l'arrivée du merveilleux pour qu'il passe inaperçu.[réf. nécessaire] Personne ne s'étonnera donc dans un conte de fées, entre autres récits de ce genre, qu'il existe des dragons ou des sorcières. Alors que dans un récit fantastique, les personnages, tout comme le lecteur, ne sont pas dupes du surgissement du surnaturel : on en doute, on le craint, on le ressent surtout comme un élément anormal; le récit étant donc ancré dans la réalité.[réf. nécessaire]
La forme la plus populaire rattachée au merveilleux est le conte merveilleux, mais on le décèle aussi dans le mythe, la fable, la légende, l'épopée, la fantasy. On oppose en général le merveilleux au fantastique ou à la science-fiction.[réf. nécessaire] Ces deux genres ont en effet à justifier l'irruption de l'irrationnel dans le récit (par l'intervention scientifique à venir, par la réalité de causes inconnues qui seront dévoilées). Au contraire, dans le cas du merveilleux, les données du monde surnaturel sont acceptées comme allant de soi par le lecteur ou le spectateur. Pour les Anciens, par exemple, l'intervention des dieux (dans l'épopée surtout) était acceptée comme telle (merveilleux païen); pour les chrétiens, ce seront les anges ou les démons, les saints et leurs dons miraculeux (merveilleux chrétien).

medium_Fritz-Zuber-Buhler-The-Spirit-of-the-Morning.jpg

medium_Night_E_R_Hughes_jpg.jpg

medium_Fairies.jpg

Expressions :

La fée verte : l'absinthe.
La fée électricité : l'électricité, porteuse d'innovation technologique et d'amélioration des conditions de vie (c'est également un tableau monumental de Raoul Dufy).
Une bonne fée s'est penchée sur son berceau : il a une bonne étoile, il a de la chance (référence à la fée marraine de la Belle au bois dormant). Une légende dit que les fées se penchent sur tous les berceaux pour leur donner leurs dons pour la vie.
fée du logis : experte du ménage.
Avoir des doigts de fée : être habile de ses mains.
Vivre un conte de fées : voir ses rêves devenir réalité.
un travail de fée : un travail minutieux.
Le mot provençal fada évoque d'abord quelqu'un qui est possédé par les fées.

Publié par lightmood à 11:39:16 dans LES DEVAS - FÉES - MAGIE - MERLIN | Commentaires (0) |

Fées et + | 18 décembre 2009

medium_My_Little_Fairy.jpg






Anges, Génies, Dévas, Etres de Lumière...Qui sont-ils?
De très nombreuses Traditions de part le monde font état d'entités invisibles, mais présentes à nos côtés et dans le monde qui nous entoure, sur des plans d'existence parallèles, des dimensions vibratoires différentes.
Ces entités apparaissent cependant parfois, ou se laissent capter par nos sens dans certaines circonstances.
On les décrit alors souvent comme étant translucides, auréolés de lumière, ou parés d'ailes immaculées...
On les retrouvent ainsi dans la Bible, dans le Nouveau Testament et chez les Esseniens sous le nom d'Anges, mais également dans la Tradition Hindoue sous la dénomination de Dévas, dans le Coran, et chez les Amérindiens...
Cette notion d'êtres invisibles est donc présente chez l'homme depuis la nuit des temps, et en dehors de tous les dogmes ou religions, même si celles-ci les ont souvent intégrés à leurs crédos.
De nos jours, force est de constater un nouvel engouement et un regain d'intérêt pour les anges, véhiculé initialement par le courant "Nouvel Age".
En effet les anges sont partout:
- ils s'affichent sur nos écrans de cinéma, au coeur même du sujet de nombreux films;
- ils envahissent les publicités, les magasines;
- ils sont le sujet de très nombreux livres, jeux de cartes, cartes postales...
- on les retrouvent également en pendentifs, en statuettes, en parfums...
Et enfin aujourd'hui, ils sont partout sur le Web.



Les Dévas que sont-ils

Les Dévas sont des êtres faisant parti de ce monde, où ils apportent leurs douces énergies bienfaisantes aux éléments qui nous entourent. Les dévas viellent sur nous, sur les plantes, sur les minéraux et animaux. Ils veillent à la bonne harmonie de notre environnement. Nous ne les voyons pas pour la plupart d'entre nous, pourtant leurs actions sont importantes pour la vitalité et le bon fonctionnement de nos énergies et pour celles des éléments qui nous entourent. Certaines mythologies les nomment sous différents noms selon leur affinité avec un élément: Ondine pour l'eau, Sylphide pour l'air, Gnome pour la terre, Salamandre pour le feu, ont les appelles aussi Elémentaux. Dans la mythologie Indienne, où tant de vérités sont exprimées sous forme de paraboles on dit que les Dévas ont trois attributs. Le mot Déva, notons-le ici, est employé pour différentes classes d' entités non physiques, depuis les petits esprits de la nature, en bas de l' échelle, qui sont comme de petits enfants, jusqu' aux Êtres supérieurs dont l' homme ne peut pas concevoir les activités, qui se trouvent en haut. Entre les deux se trouvent les Dévas, qui, bien que n’ayant pas de corps physique, sont humains dans leur nature psychique. Le mythe parle de l'apparition en forme physique de Dévas humains. On peut s’apercevoir que ce sont des Dévas, à trois signes, nous dit-on. Les trois signes en question sont tous physiques, mais peuvent être interprétés comme reflétant la nature psychique ou spirituelle de ces Êtres. L’un d’eux est que les Dévas ne transpirent jamais, l’autre qu’ils regardent sans cligner des yeux, et le troisième qu’ils ne projettent pas d’ombre. Un Déva ne transpire jamais, car son corps n’est qu’une forme matérialisée, capable de faire ce qu’il désire, ce n’est pas un corps organique comme le nôtre. Mais cela nous suggère l’idée qu’un Déva vit et agit sans effort. Quand il n'y a ni effort ni tension dans ce que l’on fait, il y a toujours vitalité et fraîcheur. Il y a, sans aucun doute, dépense d’énergie, mais il peut y avoir un apport correspondant de vitalité.
Le fait de n’avoir pas de clignements de paupières peut être dû à ce que le corps étant une création artificielle, n’à pas tous les détails des processus physiologiques, mais cela suggère aussi une attention qui ne se relâche pas, et s’intéresse sans effort à ce qu’elle fait ou observe. Le Déva peut entrer en communion, pour ainsi dire, avec ce qui l’attire sans que son attention dévie, sans que le mental se disperse.
Il ne porte pas d’ombre physique, peut-être parce que sa forme étant illusoire, n’est pas suffisamment dense. Métaphoriquement, cela peut signifier qu’il est translucide, sans opacité. Ces caractéristiques physiques indiquent peut-être l’être qu’il est spirituellement. Le fait qu’il ne disparaisse pas vient du flux de vitalité intérieure. Lorsque la fontaine intérieure n’est pas bloquée ou entravée, le courant qui en sort a les qualités de fraîcheur et de clarté des eaux pures de la vie. L’homme ressuscité, comparé aux feuilles du printemps, est supposé avoir les qualités ci-dessus: l’action sans effort, l’éveil constant (radiation constante de la conscience) et la pureté qui le rend translucide. Les élixirs "KRISTAL" sont réalisés avec leurs appuis et l'énergie de soins de ces entités. Chaque minéral est sous la protection d'un Déva spécifique ayant des affinités de soin adapté à cette pierre. Ils nous apportent un rayonnement accru qui offre une meilleur qualité énergétique sur les effets de soin recherche

Publié par lightmood à 11:38:25 dans LES DEVAS - FÉES - MAGIE - MERLIN | Commentaires (0) |

Les Élémentaux | 03 juin 2008

Ah les éléments! Oui, les éléments! Nous savons qu'il existe dans l'univers quatre éléments de bases : l'eau, la terre, le feu et l'air. Peu savent qu'il y a un cinquième élément... l'éther. La création entière est composée d'une combinaison de ces cinq éléments. Et chaque élément possède une multitude d'être à son service: les élémentaux.

Les élémentaux sont des êtres créés par le Maître Cristal. Tous ces élémentaux sont aux services d'un seul élément... les élémentaux sont des petits, ou grands, spécialistes.

Pour maintenir une végétation luxuriante, les élémentaux sont nécessaires, car ils entretiennent toute la création... les gnomes s'occupent uniquement de l'aspect terre. Cet élément se retrouve dans presque toute chose, tout comme les autres éléments... Bizarre? Non, nous sommes nous même composé à 39% d'eau, de 31% de feu, de 29% d'air et 1% de terre. Donc, plusieurs élémentaux sont nécessaires pour entretenir notre corps.

Les élémentaux sont de vaillants travailleurs qui évoluent tout comme nous. Cependant, ils ne se posent pas de questions existentielles... aussi, ont-ils besoin d'un Deva pour coordonner tout leur travail. Qu'est-ce qu'un Deva? On pourrait comparer le Deva à un contremaître ou encore à un directeur - un supérieur hiérarchique. En ce moment, les Devas et les élémentaux ne s'entendent pas toujours très bien... pourquoi? Grâce à nous! Oui, les élémentaux sont des êtres évolutifs très influençables. Ils sont un peu à notre image... Il y a longtemps, comme dans nos légendes, nous étions en contact avec eux et ils étaient heureux de nous servir. Nos intentions n'ont pas toujours été des plus pures, aussi nous avons abusé de leur candeur pour servir nos propres intérêts. Notre intervention a couper les liens «lumineux» avec les Deva; c'est comme si nous avions créé des interférences sur la ligne! 
Cela a transformé profondément les élémentaux; certains sont devenus farouches... Heureusement, les élémentaux sont de joyeux lurons, simples et plein d'amour que je vous suggère de rencontrer!

Alors, il y a pour l'élément terre: les Gnomes et les Nains.
Pour l'élément air : les Sylphes et les Elfes
Pour l'élément eau : les Ondines et les Sirènes
Pour l'élément feu : les Salamandres et les Zirgons.

Et les Fées? Oh! Cela est très particulier... les Fées sont une création des Vierges Noires dans le but d'aider les élémentaux de toute la Terre et les Hommes à retrouver la lumière. Donc, il y a des Fées pour tous les éléments... de plus, plusieurs Fées se spécialisent à notre retour à la lumière comme les Fées Arc-En-Ciel qui sont attachées au rayon du même nom.

Ah oui! Il y a des élémentaux dans toutes les dimensions puisque les éléments, eux, sont à tous les niveaux!

Ces petits êtres ont une sagesse qui pourrait nous être d'une grande utilité. Ce savoir est à notre portée si nous avons l'humilité, la patience et l'amour nécessaire pour entrer en communication avec eux. Ils sont fascinants, drôles et surtout charmants. Pour la plupart, ils sont très accueillants. Il est vrai que certains sont plus farouches, mais ceux-là ne répondront pas à votre appel... donc, pas de panique ou d'inquiétude vous trouverez toujours un bavard prêt à discuter avec vous! Appelez-les, ainsi que les Devas, et écoutez-les. Ils ont tant de savoir à nous transmettre! Ils possèdent la connaissance de toute la Nature! Que seraient nos fleurs sans eux! ...pensez-y!

Publié par lightmood à 08:18:58 dans LES DEVAS - FÉES - MAGIE - MERLIN | Commentaires (0) |

Les méthodes de Merlin l'Enchanteur ! (magie) | 03 juin 2008

A-t-il réellement existé ?


medium_merlin.2.jpg


Des recherches très sérieuses comme celle de Norma Lorre Goodrich montrent que Merlin a bel et bien existé. Il est probable que les écrivains médiévaux possédaient des manuscrits, disparus depuis, qui relataient certains aspects de la vie de Merlin.

Merlin aurait vécu entre le milieu du Ve siècle et la fin du VIe siècle. Les événements tragiques qui secouèrent la Grande-Bretagne et auxquels Merlin fut mêlé se sont déroulés vers la fin de l'Empire romain. Le mode de vie et les mœurs étaient encore à la mode romaine à ce moment.

La réalité du personnage est donc bien différente de sa légende ou plutôt de la vision populaire que la majorité se fait de lui. Merlin n'est pas un personnage médiéval. L'enchanteur n'a cessé d'inspirer de nouveaux auteurs, lesquels continuent à modeler ce personnage. Il est évident que cet intérêt toujours renouvelé signale qu'une image symbolique, voir mythique, se dégage des caractéristiques que Merlin possède déjà.

Le symbolisme de Merlin
On peut y reconnaître une figure représentant l'archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, conseiller des puissants. Il représenterait la tradition ancienne moribonde (le monde druidique) face au monde chrétien alors en pleine expansion.

Merlin est un guide, il est là pour montrer une réalité cachée qui échappe au commun des mortels. Chaque fois qu'on lui pose une question, il se met à rire, parce qu'il sait que celui qui la pose connaît la réponse mais ne veut pas la dire ou ne sait pas comment la dire. Il a un rôle nécessaire, sans lui personne ne se poserait de question et personne ne trouverait la voie à suivre.

Un archétype largement répandu
Nombreuses sont les œuvres qui ont repris, volontairement ou non, l'archétype du personnage. Chacun d'entre nous pourra établir sa propre liste, je ne citerai, donc, que les deux plus populaires :

Gandalf, issu de l'univers de J. R. R. Tolkien, est sans nul doute le personnage dont la ressemblance avec Merlin est la plus frappante. Dans le « Seigneur des anneaux » il conseille et guide les héros lors de leurs quêtes.
Dommage que la relation entre Merlin et Viviane, enrichissant considérablement l'archétype et lui donnant une dimension humaine et tragique, fasse défaut à Gandalf

Obi Wan Kenobi, créé par George Lucas et fait son apparition dans la première trilogie « Star Wars ». Ses vêtements sont ceux d'un ermite. Dans beaucoup de romans médiévaux, l'ermite est en communication avec Dieu parce qu'il ne vit pas dans la communauté des hommes. Physiquement, Ben Kenobi ressemble aux représentations faites de Merlin qui, avant d'être enchanteur, était lui aussi prophète.
Là aussi, son rôle principal et celui du conseiller.

*

medium_TheIntrospector.jpg



Les Méthodes
de Merlin l'Enchanteur

Les méthodes de Merlin l'Enchanteur, renouvelées ou retrouvées par Mikhaël Aïvanhov, nous permettent de communiquer avec les esprits de la nature, qui remplissent les airs, la terre, les eaux, la lumière, de leur innombrable et chatoyante légion.

Pour dialoguer avec les génies des pierres, il faut choisir un rocher, s'étendre sur lui ou le toucher d'une main fraternelle. Vous lui envoyez une bénédiction et lui demandez une réponse. Alors, vous faites le vide en votre esprit. Et la réponse viendra, sous une forme ou sous une autre, idée, image, couleur ...

Procédez de même avec les arbres. Mais avec des nuances particulières. Il convient de s'adosser contre le tronc de l'arbre, de manière à mettre en contact notre colonne vertébrale avec le fût. Les deux mains, tendues en arrière, saisissent à droite et à gauche l'ampleur du vivant. Bénédiction bouddhique à l'arbre : vous lui donnez votre amour, qu'il vous donne un peu sa force. Vide mental, dans l'attente de la réponse.

On peut procéder également comme pour les rochers, avec le simple contact de la main. La communication se fait parfois désirer, mais elle vient toujours.

Les étoiles aussi répondent à notre appel. Choisissez, par les nuits claires, une étoile que vous aimez, brillante et douce. Tendez les mains en forme de coupe vers elle. Votre pensée d'amour monte vers le monde lumineux. Vous lui donnez votre ardeur, qu'il vous donne sa force ! Vous sentirez vibrer en vous le long baiser de l'étoile.

Vous pouvez communiquer avec la planète toute entière. Il suffit de se coucher par terre, en réalité ou en pensée, dans la campagne. Et d'envoyer consciemment des élans d'amour au globe qui vous porte et se meut dans l'espace. La mère universelle vous répondra doucement. Les mêmes liens peuvent se tisser avec la Lune et le Soleil. Elevez vos mains et votre coeur vers l'astre des nuits. Mais attention ! Sa vigueur risque d'introduire un élément trouble dans votre être. Il faut redoubler d'amour, sans rester trop longtemps en contact avec les pâles rayons.

Pour le Soleil, la conjonction est encore plus puissante. Ne pas le regarder, bien entendu, avec les yeux de la chair, qui ne peuvent supporter l'oeil incandescent du monde. Mais, tout en laissant errer votre regard dans l'azur, adressez-vous au Père de la Lumière. Il vous répondra, que ce soit dans le jeune triomphe du matin, dans l'apothéose de midi, dans la transfiguration du couchant. Les voiles des nuées même n'empêchent pas le dialogue entre l'enfant de la Terre et le maître des cieux.

J'ai parlé aussi des méthodes utilisées par le grand Padmasambhava qui, vers 755, créa le Lamaïsme. Première méditation. Imaginez deux lettres A (majuscules), l'une d'or au-dessus de la tête, l'autre rouge au milieu de la poitrine. De la lettre d'or tombent des a (minuscules), dorés aussi, qui, du côté droit, vont en procession rejoindre l'A rouge du coeur central. De la lettre rouge montent des a, rouges également, qui vont rejoindre, sur la gauche, l'A d'or culminant. Puis, après quelques rotations générales, habituellement sept, les a minuscules rentrent dans l'A majuscule.

Seules subsistent les deux lettres géantes, d'or sur la tête, rouge dans le coeur. Alors commence l'ascension suprême : la lettre rouge monte vers la lettre d'or, en rencontrant sur son chemin le lotus de la gorge, le Visudha, et le lotus de l'oeil intérieur, l'Ajna. La majuscule du coeur illumine de sa rouge lumière la fleur indigo de la gorge, puis la fleur azurée de la glande pinéale. Enfin, elle se fond dans la majuscule dorée de la tête. L'or et le rouge s'unissent pour former un A orangé. Cette lettre suprême envoie des rayons à travers votre corps physique, puis votre forme vitale, puis votre substance astrale, puis votre essence mentale, puis votre âme indestructible. Ces rayons contiennent la Perfection. Alors, l'A orangé, centre de la Perfection divine, s'efface dans le mystère.

La deuxième méthode est celle du point en expansion. Un point d'or jaillit de la glande pinéale et quitte le front par l'espace entre les yeux. Ce point se fixe devant nous, environ à cinquante centimètres. Il grandit et devient un soleil d'or. A l'intérieur du soleil se forment les éléments de la Trimourti, Brahma, Vishnou, Shiva. Le soleil grandit encore, et les Shakti apparaissent : Sarasvati, Laksmi et Kali, dans leur grâce surhumaine. Le soleil d'or, avec les six divinités, emplit l'univers. Puis, chaque déesse rentre dans chaque dieu. Le soleil diminue : il n'existe plus que trois divinités. Le soleil diminue encore : il n'existe plus qu'un dieu, qui concentre en lui la Trimourti et ses énergies féminines. Le soleil redevient un point d'or, qui renferme l'absolu. Le point absolu rentre dans votre crâne, se loge dans la glande pinéale. Puis il rayonne l'absolu dans vos quatre corps, physique, vital, passionnel, mental, et dans votre âme divine. Alors, seulement, il s'efface.

La troisième méthode tibétaine est la transformation du corps en système solaire. Imaginez que les douze chakras principaux sont autant de planètes dans l'immensité de l'organisme cosmique. L'Anahata-lotus, le coeur central, devient soleil. Vous êtes assis sur un trône d'or qui se dresse dans le soleil. De chaque planète jaillit son génie secret , son dieu, étincelant de bijoux . Il s'approche de vous, s'agenouille devant vos pieds, et se fond dans votre substance. A chaque fusion, les qualités du dieu deviennent les vôtres. A la douzième fusion, vous devenez l'Etre suprême.

Publié par lightmood à 07:27:19 dans LES DEVAS - FÉES - MAGIE - MERLIN | Commentaires (0) |

Merlin l'enchanteur | 03 juin 2008

La légende de Merlin

medium_0921_gs.gif


Cette version sent bon la basse Bretagne de la fin du XIXème siècle. Ce n'est probablement pas la meilleure, mais elle a la fraîcheur d'une veillée d'hiver avec la grand mère qui conte au coin de la cheminée.

Merlin l'Enchanteur


Il était une fois, en Bretagne, une jeune femme qui mit au monde un bébé si velu qu'on n'en avait jamais vu de semblable. Elle demanda aux personnes qui l'assistaient de le porter immédiatement à l'église pour qu'il reçût le baptême.

- Quel nom voulez-vous lui donner ?
- Celui de son aïeul maternel, répondit la jeune femme.

C'est ainsi que le bébé fut appelé Merlin. Or, Merlin avait pour père un diable, ce que sa maman n'osait avouer. Tout en le berçant dans ses bras, elle l'embrassait malgré sa laideur et lui dit un jour :

- Parce que je ne peux désigner ton père, mon bébé chéri, tu seras appelé : « enfant sans père » et moi, selon la loi, je vais être condamnée et mise à mort. Pourtant, je ne l'ai pas mérité...

- Tu ne mourras certainement pas à cause de ma naissance. Merlin avait alors tout juste neuf mois. La stupéfaction de sa mère en l'entendant parler fut si grande qu'elle le laissa choir. Aussitôt, l'enfant se mit à hurler, ameutant tous les voisins qui voulurent connaître la cause de ce vacarme. La mère de Merlin aurait-elle voulu par hasard le tuer ?

- Figurez-vous que Merlin parle comme une grande personne, expliquait-elle à tous ceux qui l'interrogeaient. Comme Merlin gardait la bouche close, à présent, cela rendait la chose encore plus extraordinaire et plus mystérieuse. À la fin, certaines personnes, espérant l'entendre, le rudoyèrent.

- Ah ! dirent-elles, il eût mieux valu pour ta mère que tu ne fusses jamais né.

- Taisez-vous ! cria aussitôt le nourrisson, rouge de colère. Laissez ma mère en paix. Nul ne sera assez hardi, tant que je vivrai, pour lui faire du mal ou justice, hors Dieu. Si jamais gens connurent l'ébahissement, ce fut bien ceux qui entendirent ces mots. Et tous, sans exception, s'empressèrent de colporter la nouvelle à travers le village, tant et si bien, qu'elle parvint aux oreilles du juge. Or le juge se dit : « Peut-être ferais-je bien de me débarrasser de cette affaire que j'avais oubliée et de convoquer cette mère que je dois condamner à être brûlée vive. » Au demeurant, le juge ne croyait en rien tout ce qui se racontait. Aux questions gênantes qu'il lui posa, la mère ne put que baisser la tête jusqu'à ce que Merlin, qu'elle tenait dans ses bras, éternuât bruyamment et s'écriât :

- Ce n'est pas de si tôt que vous la condamnerez, monsieur le Juge...

- Ah ! fit le magistrat qui n'en croyait pas ses oreilles. Et tu vas me dire pourquoi, j'espère...

- Certainement, répondit Merlin imperturbable, car si l'on condamnait toutes les personnes qui ne peuvent avouer le nom du père de leur enfant, il y aurait ici quantité de gens qui seraient brûlés. Je le ferais bien voir, si je voulais. Et, ajouta le poupon belliqueux, je connais mieux mon père que vous le vôtre, monsieur le Juge, ne vous en déplaise... À ces mots, le magistrat, le rouge au front, se disait : « ce garçon est extraordinaire. Non, je ne puis le tuer. »

- Qui donc est ton père ? dit-il enfin de sa voix la plus douce.

- Un de ces diables qui ont nom incubes et qui habitent l'air. De lui, j'ai la science infuse et celle des choses faites, dites, et passées. Je connais également celles qui doivent arriver...

- Les choses faites, dites et passées... répéta le juge en tremblant. Et comme il ne devait pas avoir la conscience bien tranquille, il décida de laisser la mère de Merlin en liberté. Celui-ci vécut heureux et choyé auprès d'elle jusqu'à l'âge de sept ans.

La tour croulante

Il y avait alors en Bretagne un roi qui se nommait Constant. Il mourut bientôt en laissant deux enfants en bas âge : Moine et Uter Pendragon. Or, le sénéchal du royaume, un certain Voltiger, homme féroce, plein d'ambition, et qui briguait le trône, donna l'ordre de tuer les enfants. Uter Pendragon eut la chance d'échapper à cet ordre en partant clandestinement, avec de fidèles amis, pour une ville étrangère. Et Voltiger, se croyant sûr de pouvoir agir à sa guise, ne tarda guère à se faire couronner roi de Bretagne. Mais il n'était pas digne d'une aussi haute charge. Il n'aimait que les honneurs et point du tout ses sujets. Et ses sujets le savaient bien, qui haïssaient ses petits yeux au regard méchant, et sa bouche large et mince qui ne s'ouvrait que pour blâmer et punir. Voltiger, en dépit de cette impopularité qu'il sentait grandir autour de lui, était décidé à demeurer roi coûte que coûte. Aussi voulut-il, pour se protéger, faire bâtir aux portes de la ville une tour si haute et si forte qu'elle ne pût jamais être prise. Les maçons se mirent donc à l'oeuvre, mais à peine la tour commençait-elle de s'élever de trois ou quatre toises au-dessus du sol, qu'elle s'écroula. Voltiger convoqua ses maîtres maçons et contenant à peine son mécontentement, il leur commanda d'employer la meilleure chaux et le meilleur ciment qu'ils pourraient trouver. Et gare à eux si le travail ne s'accomplissait pas correctement ! Ainsi firent-ils, vous le pensez bien. Hélas ! quand elle fut presque achevée, une seconde fois, la tour s'écroula. Puis une troisième, et une quatrième. Si bien que les châtiments tombaient drus sur les maçons et que le roi enrageait de plus en plus. Finalement, dans la crainte de ne jamais voir sa tour édifiée, Voltiger s'avisa qu'il valait mieux s'adresser aux mages et aux astronomes qu'aux maçons. Après onze jours de graves discussions, ceux-ci persuadèrent le roi que la tour ne tiendrait jamais si l'on ne mélangeait au mortier le sang d'un enfant de sept ans, né sans père.

- Que douze messagers partent immédiatement à travers la Bretagne et ramènent un enfant qui réponde à ces conditions, ordonna Voltiger.

Un beau matin, l'un de ces messagers rencontra sur sa route des jeunes garçons en train de s'amuser. Parmi eux se trouvait Merlin. Et Merlin, qui connaissait toutes choses, s'avança vers lui et dit :

- Je suis celui que tu cherches, Messager. Enfant sans père dont tu dois rapporter le sang a ton roi.

- Qui t'a dit cela ? demanda le messager interloqué. Ce garçon ne ressemblait pas tout à fait aux autres garçons. Il n'avait pas le regard rieur et naïf des jeunes enfants.

- Si tu me certifies que tu ne me feras aucun mal, j'irai avec toi et je t'expliquerai pourquoi la tour ne tient pas, poursuivait Merlin. Mais je pourrais d'abord te montrer que je sais bien d'autres choses, ajouta-t-il négligemment.

- Vraiment ? dit le messager. Allons Parle... Et il regardait Merlin avec une méfiance non déguisée.

- Eh bien, il s'agit d'une tour que le roi Voltiger voudrait bâtir, mais la tour s'écroule toujours. Alors il a réuni des mages... Du geste, le messager l'interrompit. Il se disait : « ce garçon est extraordinaire. Non, je ne puis le tuer. »

- Viens avec moi, ordonna-t-il à Merlin. Et, saisissant le bras de l'enfant, il ajouta plus doucement : n'aie pas peur. Merlin, lisant dans sa pensée, accepta volontiers de le suivre. Auparavant, il alla embrasser sa mère qu'il rassura pleinement. Tout au long du chemin, le messager acquit la conviction que Merlin était l'être le plus prodigieux qui eût jamais foulé le sol breton et qu'il se devait, en conséquence, de le maintenir en vie. Seulement, quand il arriva à quelques kilomètres du palais, il se demanda comment il s'y prendrait avec Voltiger. Merlin aurait-il une idée ?

- Dis au roi la vérité, répondit Merlin. Donne-lui l'assurance que je lui expliquerai pourquoi il ne parvient pas à bâtir sa tour. Ainsi fit le messager, si bien que le roi, intrigué au plus haut point, manda Merlin, lequel prononça alors ces mots :

- Sous les fondations de la tour, habitent deux dragons. L'un est rouge et l'autre est blanc. Quand le poids de la tour devient trop pesant pour eux, ils éprouvent le besoin de se retourner. C'est à ce moment que les murs s'écroulent.

- Dans ce cas, il ne reste qu'une chose à faire, dit le roi, creuser le sol. Et aussitôt des ouvriers se mirent au travail. Dès qu'ils atteignirent la base des fondations, ils trouvèrent deux énormes dalles qu'ils soulevèrent. Merlin avait raison : deux dragons en sortirent qui se jetèrent sauvagement l'un contre l'autre. Stupéfaits, intrigués, Voltiger, sa cour et tous les ouvriers suivirent la bataille, qui dura deux jours. Le dragon rouge parut d'abord avoir le dessus, mais le blanc, plus agile parce que plus jeune, finit par le tuer. Cependant, son triomphe fut bref, car il se coucha et mourut à son tour. S'adressant à Voltiger, Merlin lui dit :

- Maintenant, tu peux faire édifier une tour. Voltiger hocha la tête. Après un temps de réflexion, il demanda :

- Saurais-tu me dire ce que signifie la bataille des deux dragons ? Merlin sourit :

- Promets-moi d'abord de ne point me malmener pour t'avoir dit la vérité.

- Je te le promets.

- Alors, écoute bien : le dragon rouge, c'est toi, Voltiger, le dragon blanc, c'est Uter Pendragon. Dans quelques jours, vous entrerez en lutte : toi pour garder, lui pour reconquérir son royaume usurpé. Et le dragon blanc sera vainqueur du dragon rouge. À ces mots, le roi pâlit. Uter Pendragon était-il donc encore un vivant avec lequel il fallait compter ? Le coeur lourd d'angoisse, il décida par prudence d'envoyer une armée à Wenchester. Pouvait-il se douter que lorsque ses gens verraient luire au soleil les bannières d'Uter Pendragon sur le bateau qui l'amenait de Petite Bretagne au-devant de cette armée menaçante, ils le reconnaîtraient aussitôt pour leur roi légitime ?

C'est ce qui arriva pourtant et Voltiger, abandonné de ses soldats et de ses amis, n'eut que le temps de s'enfuir dans un de ses châteaux forts. Il y demeura quelques jours en proie à la peur, puis, ainsi que l'avait prédit Merlin, il mourut pendant l'assaut qu'Uter Pendragon donna à la forteresse.

Jeux de Merlin

Il advint qu'Uter Pendragon, devenu roi de Grande-Bretagne entendit parler de l'extraordinaire Merlin, qui non seulement connaissait toutes choses, mais possédait encore de singuliers pouvoirs. Le roi décida donc de le faire vivre à sa cour, et envoya des messagers à sa recherche, sachant qu'il se cachait dans la forêt de Northumberland.

Un jour que l'un de ces messagers parcourait cette forêt épaisse et toute bruissante du murmure des feuilles, il aperçut, vêtu d'un bliaud élimé, les cheveux hirsutes, la barbe longue, et portant sur 1'épaule la cognée des bûcherons, un homme très maigre qui l'aborda en ces termes :

- Beau Sire, vous ne faites guère, me semble-t-il, la besogne dont vous a chargé votre seigneur...

Amusé autant que déconcerté par cette remarque, l'enquêteur s'arrêta et, d'un ton de plaisanterie, demanda au bûcheron de quoi il se mêlait. Sans répondre directement à la question, celui-ci déclara :

- Si je cherchais Merlin, il y a belle lurette que je l'aurais trouvé ! Cependant, il m'a recommandé de vous dire qu'il se rendra au palais si le roi en personne vient le quérir en cette forêt. Ce qui eut pour résultat de faire ouvrir des yeux tout ronds de stupéfaction à l'enquêteur.

- Merlin ! répétait-il. Tu connais donc Merlin... ? Le bûcheron hocha la tête, puis il disparut dans un fourré après une pantomime compliquée autant qu'intraduisible. Quand le roi Uter Pendragon apprit la chose, il n'hésita pas une seconde :

- Je pars au-devant de Merlin, dit-il. Et c'est ainsi que le roi et ses gens chevauchaient, un beau matin d'automne, à travers feuilles et buissons odorants et jaunis. Parvenus a une clairière, ils virent un troupeau de moutons, puis le jeune berger qui les gardait. Ils l'interrogèrent.

- Connaîtrais-tu Merlin, par hasard ?

- Certes, répondit le berger.

- Tu es son ami ?

- J'attends un roi et si ce roi venait, je saurais bien le mener à Merlin.

- Eh bien, conduis-nous à lui... Comme le berger se grattait la tête et paraissait hésiter, Uter Pendragon s'avança et se nomma.

- Je suis le roi lui-même, dit-il.

- Et moi je suis Merlin, dit le berger.

Les compagnons du roi poussèrent des cris d'indignation. Quoi ! Ce berger presque contrefait se prendre pour... Mais ils n'eurent pas le temps de terminer leur phrase : à la place du berger apparut le jeune enfant qui avait expliqué à Voltiger devant tous ses courtisans ce que signifiait la bataille des deux dragons. Alors, le roi et ses compagnons, fort impressionnés, le saluèrent et l'entourèrent.

C'est ainsi qu'on apprit, pour la première fois, en Grande-Bretagne, que Merlin possédait le pouvoir de se transformer à sa guise et de prendre l'apparence d'un autre. Cependant, Uter Pendragon eut beau lui promettre monts et merveilles, Merlin refusa de vivre à sa cour. Comme c'était un sage, il se contenta de remercier le roi et de l'assurer de son aide, préférant laisser aller les choses et ne point donner aux courtisans des sujets de jalousie, ce dont il eût été le premier à pâtir. Le roi s'inclina, mais dès qu'un problème se posait, qu'une question restait sans réponse, il appelait Merlin qui accourait. Ce fut ainsi que grâce à lui, Uter Pendragon put vaincre des ennemis redoutables, les Saines, et grâce à son pouvoir d'enchanteur, donner aux soldats morts, près de Salisbury, un cimetière aux pierres tombales venues d'Islande, si longues et si lourdes que nul homme n'aurait pu les soulever, même avec un engin. Et tant que le monde durera, ces pierres seront là...

La duchesse de Tintagel

Uter Pendragon était maintenant fort et puissant ; cependant, au milieu de ses soldats, il lui arrivait de s'ennuyer. Il songeait alors à la présence d'une reine auprès de lui, mais aucune femme ne lui paraissait assez belle ni assez sage pour lui plaire. Un jour, pourtant, il décida de rassembler pour une grande fête, dans son château de Carduel, au Pays de Galles, les seigneurs des environs, avec les dames et demoiselles. Il vint beaucoup d'invités, et parmi eux, Ygerne, l'épouse du duc Hoel de Tintagel. Dès que le roi la vit, il en tomba amoureux. Mais il n'y avait place, dans le coeur de la belle Ygerne, que pour son mari, en dépit des amabilités de toutes sortes que lui prodigua son suzerain. Convaincu qu'il ne pourrait jamais la conquérir, Uter Pendragon en éprouva un si profond chagrin qu'il en serait peut-être mort, si Merlin... Oui, si Merlin l'enchanteur n'était accouru à son secours.

- Que faire ? Que faire ? gémissait le roi.

- Sire, pourriez-vous me promettre un don... ?

- Je n'ai rien à te refuser, Merlin... Merlin souriait. Le roi songeait déjà, à son intention, à quelque récompense, mais à sa grande surprise, Merlin fit simplement préparer les chevaux.

- Voudrais-tu voyager ? demanda le roi.

- Nous allons partir tout de suite pour Tintagel, répondit Merlin. Peu avant d'arriver au château, Merlin descendit de son palefroi et cueillit une touffe d'herbe au bord du ruisseau. Puis, la donnant au roi :

- Il serait bon, sire, que vous vous en frottiez la figure, dit-il. Se demandant ce qui allait bien lui arriver, le roi se hâta d'obéir et aussitôt, il prit la taille et les traits du duc Hoel de Tintagel. Quand il se regarda dans le ruisseau, il n'en croyait pas ses yeux. À la porte du château, les guetteurs n'éprouvèrent aucun doute, et le firent entrer, le reconnaissant pour leur maître. Il était tard et la nuit ne se parait ni de lune ni d'étoiles. Qui fut encore trompée par les apparences et accueillit Uter Pendragon en croyant recevoir son époux ? Ygerne, bien sûr, pour le plus grand bonheur du roi. Hélas ! la semaine n'était pas terminée, qu'Ygerne apprenait que son mari avait été tué au cours d'un combat la nuit même où elle l'avait cru de retour. Jugez de son désarroi. La pauvre duchesse de Tintagel pleura toutes les larmes de son corps. Cependant, Uter Pendragon l'aimait toujours et même davantage. Il s'empressa donc de solliciter sa main. Désemparée et libre désormais, Ygerne la lui accorda. Mais, honnêtement, elle tint à ce que le roi sache ce qui lui était advenu, certaine nuit très sombre, comment elle avait cru voir son mari. Le roi hocha la tête et sourit mystérieusement.

- Ce n'est pas tout, dit Ygerne.

- Quoi donc, ma belle amie ? Et Ygerne avoua qu'elle serait bientôt mère. Alors le roi soupira et dit doucement :

- Il ne faut en parler à personne. Quand votre enfant sera né, nous le confierons à quelqu'un qui s'en occupera. Ce fut alors que Merlin rappela au roi la promesse qu'il lui avait faite, et sollicita, en guise de don, le nouveau-né.

- C'est entendu, dit Uter Pendragon, cet enfant est tien. Et Merlin le remit à l'un des plus honnêtes chevaliers du royaume, Antor, qui le fît baptiser sous le nom d'Artus et qui l'éleva en compagnie de son propre fils que l'on appelait Keu. Personne, sauf Merlin, ne se doutait du fabuleux destin qui attendait Artus.

La pierre merveilleuse

Seize années s'écoulèrent. Uter Pendragon mourut, deux ans après Ygerne. Comme il n'avait point d'héritier direct, les barons du royaume trouvèrent une solution très simple : demander à Merlin de leur en désigner un.

- Attendez le jour de Noël, répondit Merlin.

Donc, la veille de Noël, les barons se réunirent à Londres et parmi eux se trouvait Antor avec Keu et Artus, ses deux enfants dont il ne savait à présent lequel il préférait. En procession, ils allèrent tous à la messe de minuit, puis, selon la coutume, à la messe du jour. Quand ils sortirent de 1'église, ils entendirent des cris, tout un brouhaha et ils demandèrent ce qui se passait d'extraordinaire. On leur montra une grosse pierre au milieu de la place, venue on ne sait d'où, qui ne ressemblait à rien, avec à son sommet une enclume de fer dans laquelle une épée se trouvait fichée jusqu'à la garde. Vous pensez si les langues allaient bon train. Chacun cherchait une explication à ce phénomène.

- Cela vient du ciel, disaient les uns.

- Du ciel ou de l'enfer, répliquaient les autres.

- D'où qu'elle soit, il nous faut bénir cette pierre, dit l'évêque. Tout en s'apprêtant à accomplir ce geste pieux, il se baissa et fronça les sourcils : ce qu'il venait de découvrir le laissa quelques secondes sans voix. Puis il lut clairement, de telle façon qu'ils fussent entendus de tous, ces mots inscrits en lettres d'or sur la pierre : Celui qui ôtera cette épée sera le roi.

Il y eut alors une véritable bousculade. Tous les barons, puissants et hauts seigneurs, se précipitèrent pour lire à leur tour ces mots magiques et certains voulurent tirer au sort pour décider qui en ferait les premiers l'essai. Une querelle s'ensuivit et l'on entendait déjà le cliquetis des armes, quand l'évêque intervint en choisissant lui-même deux cent cinquante chevaliers pour tenter l'aventure. Or, pas un, malgré beaucoup de force, d'adresse et de bonne volonté, non, pas un ne parvint à faire bouger l'épée. Qui en fut amusé ? Keu et Artus, ces deux grands adolescents de seize ans qui observaient la scène d'un oeil critique. Estimant qu'eux aussi avaient droit à cette étrange « course à l'épée », la prenant comme un jeu, ils s'approchèrent de la pierre fabuleuse. Artus dit :

- Voyons si je pourrai... Mais avant qu'il eût achevé sa phrase, il tirait 1'épée par la poignée et la montrait à Keu et à Antor médusés.

- Beau fils, est-ce toi qui serais désigné... ? murmurait Antor. Déjà des barons accouraient, déjà des protestations véhémentes s'élevaient. Avait-on jamais vu un homme de naissance obscure devenir roi de Bretagne ? Il fallut, une fois encore, l'intervention de l'évêque pour calmer les esprits.

- Or ça, Messieurs, que diriez-vous de la Chandeleur pour recommencer l'expérience ? fit le prélat. La proposition fut adoptée, et, avec quelle impatience, tous attendirent la Chandeleur. Quand ils purent de nouveau tenter leur chance, il n'y en eut aucun qui ne montra joyeux visage. Seul Artus tira, avec autant de facilité que si elle avait été enfoncée dans une motte de beurre, la fameuse épée... Pouvait-on imaginer, dès lors, qu'il n'était pas l'élu de Dieu ? Artus fut donc sacré roi de Bretagne et la pierre merveilleuse disparut. Cependant, à cette lointaine époque comme aujourd'hui, l'unanimité n'était pas facile à faire. Et des esprits chagrins contestèrent la légitimité du roi Artus. Voilà pourquoi onze des plus puissants barons s'assemblèrent bientôt ; ils décidèrent alors de lui déclarer la guerre. Déterminés à vaincre ou à mourir, ils firent le siège du château de Kerléon où Artus s'était enfermé. Ils allaient lancer un dernier assaut contre la forteresse, quand Merlin intervint, les regardant de travers comme quelqu'un qui est très mécontent. Du haut d'une tour, il leur expliqua qu'Artus n'était pas le fils d'Antor, ni le frère de Keu, mais qu'il appartenait, par sa naissance, à un rang beaucoup plus élevé qu'aucun d'entre eux... Et pour confirmer ce qu'il avançait, il leur conta l'histoire d'Uter Pendragon et d'Ygerne. Allez donc convaincre des barons bretons ! Ceux-ci s'entêtèrent à déclarer qu'ils ne voulaient pas d'Artus pour roi, car c'était un bâtard.

Merlin, qui les voyait réunissant déjà leurs bannières pour reprendre le combat, fit alors un grand geste, jetant ainsi un enchantement. Instantanément, toutes les tentes des barons rebelles se mirent à flamber. L'incendie crépitait pendant que dans une terrible mêlée, les gens d'Artus et les gens des barons luttaient et s'entretuaient. Artus eut sa lance rompue. Et quoiqu'il fût assez mal en point, il tira aussitôt son épée, celle qu'il avait arrachée à la pierre merveilleuse. Elle portait un nom : Escalibor, ce qui signifie en hébreu « tranche fer et acier », et elle jetait autant de clarté que deux gros cierges allumés. Tout ragaillardi, Artus s'élança de nouveau dans le combat et tailla en pièces l'armée des rebelles, aidé de Keu devenu son sénéchal, d'Antor, et de beaucoup d'autres de ses fidèles, si bien qu'à la fin de la journée, les barons avaient fui, si honteux que plus ne se peut, laissant armes et vaisselles d'or et d'argent sur le terrain.

Départ pour la Carmélide

Quand le roi Artus constata les grands pouvoirs de Merlin, songeant qu'il ne pouvait se passer d'un aussi précieux concours, il l'invita à venir vivre à la cour, laquelle se tenait alors à Londres. Merlin lui conseilla de faire don, en quantité, de vêtements, d'argent et de chevaux, et d'armer nombre de nouveaux chevaliers. Artus se rendit à cet avis et ainsi se gagna les coeurs. Tous acquirent alors la conviction qu'ils ne pouvaient vivre ailleurs. Un jour, Merlin, qui connaissait l'avenir, dit a Artus :

- Sire, le moment est venu de vous engager comme simple chevalier au service du roi Léodagan de Carmélide. Vous en tirerez grand avantage. Il se garda bien d'en dire plus, bien que le roi poussât de grands cris. Quoi ! Laisser sa terre pour prêter main-forte au vieillard qu'était Léodagan, lequel avait maille à partir avec de redoutables voisins... Merlin n'y pensait pas. Or, Merlin s'obstina.

- Partez, Sire, sans tant vous inquiéter, et vous verrez ce qui arrivera. Cependant... Il s'interrompit, se lissa la barbe, et lorsque Artus lui eut demandé de poursuivre, il dit :

- Cependant, emmenez donc avec vous le roi Ban de Bénoïc et le roi Bohor de Gannes, qui sont du reste en route, à cette heure, pour vous rendre hommage. Ces deux frères, rois de Petite Bretagne, ont toutes les qualités de chevaliers. Artus fut sage et vit bien que son intérêt était de faire ce que lui conseillait Merlin. Aussi se réjouit-il de la visite des deux rois et il annonça qu'il allait immédiatement donner des ordres pour qu'il y eût en leur honneur fêtes et tournois. Merlin, cependant, soupira.

- Eh bien, dit Artus, ne dois-je point faire tendre de soieries et de tapisseries, et joncher d'herbe et de fleurs les rues de Londres?

- Certes, répondit Merlin. Il vous sied de recevoir magnifiquement. Et je gage qu'il ne manquera à votre accueil qu'une reine... Artus ne dit mot, se demandant vaguement pourquoi Merlin regrettait aujourd'hui l'absence d'une reine, et s'il était vraiment urgent d'en donner une au royaume de Bretagne. Quelques semaines plus tard, quarante preux, parmi lesquels se trouvaient Artus, Ban de Bénoïc et Bohor de Gannes, parvenaient en Carmélide et se présentaient, en se tenant par la main, au roi Léodagan, qu'ils saluèrent l'un après l'autre. Le roi Ban, qui était le plus éloquent et le plus bavard de tous, dit à Léodagan que ses compagnons et lui-même lui offraient leur service, mais à une condition.

- Messire, fit Léodagan intrigué, quelle est cette condition ?

Alors Ban lui demanda de promettre de ne jamais chercher à savoir leurs noms véritables. Comme c'était là coutume assez courante, Léodagan s'inclina. Bientôt, les guetteurs donnaient le signal, apercevant au loin les premiers coureurs ennemis et la fumée des incendies. Il y eut grand branle-bas de combat. Artus et ses compagnons s'assemblèrent sous la bannière de Merlin, où un petit dragon à longue queue et une tortue semblaient lancer des flammes. La bataille fut violente, les assaillants paraissant décidés à tout mettre en oeuvre pour obtenir la victoire : et les lances se heurtèrent et les épées frappèrent les heaumes et les écus, dans un tel tintamarre que le tonnerre n'eût pu se faire entendre. Or, il advint que les gens de Léodagan furent, un moment, en mauvaise position, enfoncés par les gens du redoutable roi Claudias de la Déserte. Léodagan fut même renversé de son cheval et pris par ses ennemis. Merlin le sut dans le même instant.

- À moi, francs Chevaliers ! s'écria-t-il en apparaissant sur le champ de bataille et en levant son enseigne flamboyante. Artus et ses compagnons, qui luttaient avec rage, arrivèrent aussitôt au grand galop.

- On verra qui preux sera ! cria encore Merlin.

Puis il donna un coup de sifflet, et un vent impétueux se leva qui fit tourbillonner un immense nuage de poussière derrière lequel nos quarante compagnons, lâchant le frein et piquant des deux, coururent sus aux ennemis aveuglés. Ceux-ci abandonnèrent le roi Léodagan sur le champ de bataille, et, têtes baissées, sous une grêle de traits, s'enfuirent à toutes jambes. Les gens de Léodagan s'empressèrent alors de lui donner un cheval et de nouvelles armes, puis tous repartirent à bride abattue derrière leur porte-enseigne. À ce moment, le dragon de l'enseigne de Merlin se mit à vomir des brandons enflammés, si bien que tout s'embrasa et que les derniers résistants lâchèrent pied. Seul un géant, le duc Frolle, eut encore le courage de prendre à deux mains sa masse de cuivre, si lourde que peu d'hommes eussent pu la soulever, et se mit à en asséner des coups autour de lui.

Artus s'élança à sa poursuite, son épée Escalibor à la main. Frolle tira la sienne ; elle avait nom Marmiadoise. Dès qu'elle jaillit hors du fourreau, si grande était la clarté qu'elle répandait, que le champ de bataille en fut illuminé et qu'Artus fit un pas en arrière.

- Sire chevalier, dit alors le géant, je ne sais qui tu es, mais pour ta bravoure, je te ferai grâce. Rentre ton arme et je te laisserai aller. À ces mots, le roi Artus sentit le rouge de la honte lui monter au visage.

- C'est à toi de mettre bas cette épée, dit-il, et sache que le fils d'Uter Pendragon ne recule pas devant la mort.

- Serais-tu donc le roi Artus ? Et aussitôt le géant se jeta sur lui, mais Artus sut adroitement 1'éviter et se défendit grâce à Escalibor ; il lui en donna un si grand coup sur le bras que Frolle laissa choir son épée. Étourdi, il fut emporté par son cheval dans la forêt immense. Quand la nuit s'installa, le calme régnait. Les rois Ban et Bohor demandèrent à Artus s'il n'avait point trop de mal.

- J'ai réussi au-delà de toute espérance, dit-il. C'est ainsi qu'en plus de mon épée Escalibor, qui a fait merveille, j'ai pu ramasser Marmiadoise, 1'épée du géant Frolle, qui étincelle comme un diamant dans l'ombre.

Guenièvre de Carmélide

Déjà les tables étaient mises pour le repas quand arrivèrent au palais de Léodagan nos trois rois et Merlin. Léodagan, les attendant, s'était appuyé à une fenêtre. Et dès qu'il les vit venir, il alla à leur devant et leur fit fête. On leur prit leurs chevaux, on les désarma, et on les conduisit par la main dans une salle richement ornée où une demoiselle d'une grande beauté leur présenta l'eau chaude dans un bassin d'argent. C'était la fille de Léodagan, Guenièvre, et on ne pouvait alors trouver plus belle personne en Bretagne. De sa main, elle leur lava le visage et le cou, qu'ils avaient couverts de poussière du champ de bataille, et elle leur passa à chacun un fort élégant manteau.

Dès l'instant où Artus en fut revêtu, il plut à Guenièvre, qui ne fut pas longue à comprendre que lui aussi l'observait à la dérobée, avec un intérêt mêlé d'admiration. Ses grands yeux bleus pétillèrent alors de gaieté, ce qui la rendit encore plus attrayante, si la chose se pouvait. Léodagan conduisit ses hôtes à table, et il remarqua qu'Artus prenait place entre Bohor et Ban. Ignorant, d'après leurs conventions, qui ils étaient, il supposa qu'Artus était le seigneur des deux autres. « Plût à Dieu qu'il épousât ma fille, c'est un parfait chevalier et un homme de haut rang », songea-t-il. Cependant, Guenièvre offrait le vin à Artus dans la coupe du roi, agenouillée devant lui, et il la trouva si belle qu'il en oubliait de boire et de manger. Il se tourna légèrement pour que ses voisins ne vissent point son émoi, mais Guenièvre, elle, s'en aperçut très bien.

- Messire, buvez, lui dit-elle, et ne m'en veuillez pas si je ne vous appelle point par votre nom, car je l'ignore. Ne soyez pas distrait à table, ne l'étant point aux armes, comme nous avons pu le constater aujourd'hui. Alors, il prit la coupe et but. Les nappes ôtées, Ban vint s'asseoir à côté de Léodagan. Et lui qui aimait tant discourir, il lui fit maints compliments de Guenièvre.

- Sire, lui dit-il encore, il arrive un moment où il nous faut songer à l'avenir. Or, vous n'avez pas d'autre enfant qui puisse hériter de vos terres. N'est-ce point imprudent de ne pas la marier ?

- Il y a sept ans que le roi Claudius de la Déserte me fait la guerre, répondit Leodagan en soupirant. Et je n'ai pas trouvé le temps de penser à ma fille. Mais s'il se présentait quelque gentilhomme qui puisse me défendre, je la lui donnerais volontiers et il aura ma terre après moi, je ne regarderai ni au lignage ni au rang. En entendant ces propos, une lueur de malice passa dans les yeux de Merlin, qui émit un petit grognement amusé. Puis, ayant accompli sa mission, il partit.

Viviane

En ce temps-là, il y avait au coeur de l'Armorique une vaste forêt qui allait de Fougères à Quentin, de Corlay à Camors, et de Faouët à Redon. C'était la forêt de Brocéliande. Le vent y jouait constamment et les arbres s'inclinaient en des révérences sans fin, sur une étendue qui mesurait bien trente lieues de longueur et vingt de largeur. À travers cette forêt erraient des créatures extraordinaires comme fées et sylphes.

Il y avait Dyonas, qui était filleul de Diane, la déesse des bois, et dont la fille, Viviane, rôdait jour et nuit parmi les arbres et s'amusait avec les papillons. Un jour qu'elle se trouvait assise près d'une source où les korrigans et les fées venaient habituellement se mirer, elle vit passer un très beau jeune homme, haut de taille et brun de cheveux, qui allait à pas de promenade, fredonnant pour lui-même. Arrivé près d'elle, il s'arrêta, s'appuyant sur une branche, et la salua, mais sans ajouter un mot de plus. C'était Merlin, qui sentait battre si fort son coeur devant la grande beauté de cette jeune fille, qu'il redoutait de perdre sa liberté d'esprit.

Eh ! oui, Merlin savait qu'il venait de rencontrer Viviane, il savait qu'il était désigné pour l'aimer et être aimé d'elle, et qu'il lui serait soumis entièrement dès qu'ils se seraient entretenus tous deux. Or, Viviane, comme toute femme, était curieuse, et elle lui demanda :

- Qui êtes-vous, beau Sire ?

- Je suis un valet errant qui cherche le maître qui m'apprenne mon métier.

- Peut-on savoir quel métier ?

Merlin s'assit au bord de la source, prenant place près de Viviane et répondit :

- Par exemple, à soulever un château fort, fût-il assiégé par des soldats. Ou bien à marcher sur un étang sans se mouiller les pieds, ou bien encore à faire naître une rivière et beaucoup d'autres choses... Viviane battit des mains :

- Quel beau métier !

Ah ! je voudrais vous voir à l'oeuvre. Je serais alors votre amie, en tout bien tout honneur, ajouta-t-elle, coquette. À ces mots s"augmenta 1'émoi de Merlin, qui accepta de lui montrer une partie de ses jeux et de ses talents. Il y mit pourtant une condition :

- Que j'aie votre amour, sans vous demander plus.

Viviane jura qu'elle y consentait. Alors, avec la branche sur laquelle il s'appuyait, Merlin traça un cercle sur le sol. Ce geste étonna Viviane ; elle promenait ses yeux autour d'elle et ne voyait rien d'extraordinaire, mais, quelques secondes plus tard, surgirent de belles dames et de beaux messieurs qui faisaient une grande ronde et chantaient joyeusement. Certains se mirent à danser sous les arbres soudainement chargés de fruits, tandis qu'au loin se profilait un château devant lequel s'étendait une pelouse avec de grands parterres de fleurs. On eût dit que Merlin avait fait naître le paradis. Fascinée, Viviane observait lentement toutes choses, s'arrêtant devant les danseurs, tentant de fredonner leurs refrains.

- Que vous en semble ? dit Merlin. Etes-vous toujours preste à tenir votre serment ?

- Certes, Messire, et de coeur je vous appartiens. Mais vous ne m'avez encore rien appris...

- Je le ferai un jour, c'est promis. Dès que la lune brilla, les belles dames et leurs cavaliers disparurent, ainsi que le château, seul demeura le verger, à la prière de Viviane, qui le nomma « Repaire de joie et de liesse ».

- Maintenant, dit Merlin, je dois partir.

- Êtes-vous donc si pressé de me quitter ? Et sans m'avoir rien enseigné encore...

- Il faut du temps, gentille Damoiselle... Mais Viviane voulait connaître tout de suite le secret de Merlin : elle était prête à demeurer là toute la nuit et même à consentir à tout ce que Merlin exigerait, quand elle saurait comment on accomplissait de tels prodiges. Alors Merlin lui expliqua la manière de faire couler une rivière où il lui plairait. Viviane contemplait cette eau merveilleuse avec extase, après avoir écrit la recette sur un parchemin. À peine s'aperçut-elle que Merlin la saluait en lui promettant de revenir bientôt.

Fiançailles d'Artus

Merlin s'en retourna en Carmélide, où le roi Léodagan l'accueillit avec joie. Mais il se demandait toujours qui pouvaient bien être ceux qui l'avaient si courageusement aidé à vaincre ses ennemis. Le seul moyen de faire taire sa légitime curiosité était, lui semblait-il, de poser la question à Merlin. Ce qu'il fit un beau jour.

- Sire, répondit Merlin, en désignant Artus, sachez que ce jeune homme est de plus haut rang que vous-même, qui êtes un roi couronné.

Nous allons de par le monde pour le mieux connaître et en espérant trouver une épouse digne de ce jeune homme... Vous vous doutez bien que Léodagan songea immédiatement à lui offrir sa fille, la plus belle et la plus sage qui fût... Comme Merlin l'assurait qu'elle serait acceptée de bon coeur, il la fit quérir à l'instant même. Quand Guenièvre fut là, il manda tous les chevaliers qui étaient au palais et dit, en mettant la main de la jeune fille dans celle d'Artus :

- Messire, dont j'ignore encore le nom, recevez ma fille pour femme avec tout ce qu'elle aura d'honneurs et de biens après ma mort.

Artus, radieux, s'inclina. Merlin révéla alors le nom des quarante preux, tous fïls de roi et de reine, qui avaient accompagné Artus, roi de Bretagne, celui-là même qui venait de se fiancer. À cette nouvelle, la joie de Léodagan et des assistants fut immense, et tous firent hommage au roi Artus. Cependant, quelques jours après, Artus annonça qu'il se voyait dans l'obligation de s'éloigner quelque temps, car il lui restait encore des ennemis à vaincre.

Alors, Guenièvre lui donna un heaume pour se couvrir la tête, et il partit à cheval, suivi de ses quarante compagnons.

Artus et les chevaliers

Après avoir chevauché quelques heures, ils éprouvèrent le désir de se reposer. On était au printemps. La beauté du ciel, le chant des oiseaux, la fraîcheur de la verdure naissante les plongèrent dans une douce rêverie. Ils n'en sortirent que pour s'apercevoir que quatorze jeunes gens, tous beaux et bien vêtus, les regardaient. Ces jeunes gens demandèrent où était le roi Artus. Aussitôt désigné, le roi les vit s'agenouiller devant lui pour lui dire qu'ils désiraient tous recevoir de lui l'ordre de la chevalerie, afin de le servir loyalement et fidèlement. Déjà, durant son absence, ils avaient défendu ses terres contre de terribles agresseurs. L'air noble des jeunes gens, cette prévenance en sa faveur, inclinèrent Artus à demander qui ils étaient. Celui qui les conduisait se présenta d'abord : c'était Gauvain, fils du roi d'Orcanie. Puis il nomma ses compagnons. Artus leur fit le meilleur accueil et embrassa Gauvain, qui se trouvait être son neveu.

- Je vous octroie la charge de connétable, lui dit-il.

Et il l'investit par son gant gauche. Quelques jours après, ils arrivèrent tous à Logres. Et là, le roi Artus prit Escalibor, la bonne épée, et la pendit au flanc gauche de Gauvain, puis il lui chaussa 1'éperon droit, tandis que le roi Ban lui bouclait le gauche, les éperons d'or étant le signe distinctif des chevaliers. Enfin, il lui donna l'accolade. Il adouba de même, c'est-à-dire revêtit d'une armure ses compagnons, et leur distribua des épées. Seul l'un d'eux, Sagremor, neveu de l'Empereur de Constantinople, ne voulut point d'autre épée que celle de son pays. Puis, chacun des nouveaux chevaliers adouba à son tour les gens de sa maison. Et pour finir, ils allèrent tous ouïr la messe. Au retour, Merlin, devant le roi, les seigneurs et les nouveaux chevaliers assemblés, leur conta l'histoire du Graal. Pour finir, il dit, s'adressant à Artus :

- Sire, il vous appartiendra à présent de dresser la table du Graal, d'où il adviendra quantité de merveilles.

- La table sera dressée au château de Carduel, en Galles, répondit Artus et le jour de Noël, j'élirai les chevaliers qui auront droit d'y siéger.

Merlin et Viviane

Une seconde fois, Merlin s'en alla rejoindre Viviane, ainsi qu'il le lui avait promis. Vous devez croire qu'il avait grand désir de s'y rendre très vite. Pourtant, il fit un détour au royaume de Bénoïc, en Petite Bretagne, puis au royaume de Gannes, où il conta ce qui s'était passé en Carmélide. Et sachant toutes choses, il demanda aux rois de ces pays de prendre la mer avec des soldats afin d'aider Artus à chasser les Saines du royaume de Logres. Alors, satisfait de leur réponse, il s'en fut donc en forêt de Brocéliande. Quand Viviane l'aperçut, elle courut à lui, et tous deux éprouvèrent une grande joie à se retrouver. Sans plus tarder, Viviane voulut connaître de nouveaux jeux.

- Beau Sire, lui dit-elle, dites-moi comment je pourrais faire dormir un homme aussi longtemps qu'il me plairait...

Elle se garda bien de lui révéler pour qui elle désirait cette science, car elle croyait que Merlin ne la lui aurait pas enseignée. Mais Merlin lisait dans sa pensée. Et il savait qu'elle invoquait une fausse raison quand elle ajouta :

- J'aimerais endormir mon père Dyonas, et ma mère, quand vous viendrez me voir, pour être tout à fait libre.

Merlin refusa.

Viviane n'en parut que peu contrariée. Déjà, elle était sûre d'elle-même et de son pouvoir sur Merlin, et, quand arriva le dernier jour, ainsi qu'elle le prévoyait, Merlin céda. Ils se trouvaient alors tous deux dans le verger nommé « Repaire de joie et de liesse », et Merlin lui apprit non seulement ce qu'elle désirait, mais beaucoup d'autres choses encore, par exemple trois mots qu'elle prit par écrit et qui avaient cette vertu de l'empêcher d'appartenir à un homme lorsqu'elle les portait sur elle. Merlin se munissait ainsi contre lui-même, mais il se savait si amoureux de Viviane qu'il lui céderait toujours. Alors qu'il s'en revenait à Logres, il prit l'aspect d'un vieillard affublé d'un costume démodé, mais pimpant. Or, le jour était extrêmement beau, et Gauvain, dans le dessein d'en profiter, avait demandé son cheval et avait pris le chemin de la forêt. C'est ainsi qu'il rencontra Merlin monté sur un palefroi blanc. Celui-ci l'aborda et le ramena à la réalité :

- Messire Gauvain, lui dit-il, si tu m'en croyais, tu laisserais là promenade et rêverie, car il vaudrait mieux pour ton honneur faire la guerre aux ennemis de ton roi.

Gauvain éberlué, allait répondre, mais Merlin avait déjà disparu.

La guerre aux Saines

C'est qu'en effet l'instant était grave. Les Saines, redoutables guerriers, plus nombreux que les flots de la mer, assiégeaient alors la ville de Clarence. Or, un jour où le ciel était couleur de plomb, enveloppé de brume, les Saines furent réveillés par une multitude de lances qui, telle des bêtes sauvages, se jetèrent avec fureur sur leurs tentes, abattant les mâts, renversant les pavillons et massacrant tout ce qui se trouvait sur leur passage.

L'armée des chevaliers, qui avait pour enseigne la bannière blanche à croix rouge, avançait ainsi inexorablement, chassant les Saines, qui tentaient vainement de se rallier au son de leurs cornes et de leurs buccins. Gauvain tua le roi Ysore et lui prit son cheval, le «gringalet», qui pouvait courir dix lieues sans connaître la fatigue. Les rois Artus, Ban et Bohor, et combien d'autres, firent merveille. Merlin jeta des enchantements, si bien que les Saines cédèrent et s'enfuirent de toute la vitesse de leurs chevaux, s'embarquant sur des bateaux pour une destination inconnue. Alors Artus partagea entre les chevaliers le riche butin laissé par l'ennemi, puis il fit duc de Clarence, Gasselin, l'un de ses chevaliers. Et il y eut cinq jours de grande liesse.

Mariage d'Artus

Le sixième jour, ils partirent pour la Carmélide, où Guenièvre attendait Artus. Le jour du mariage, il y eut plus de joie que jamais en un jour de fête. La salle fut couverte de joncs, d'herbes vertes et de fleurs qui embaumaient. L'été débutait, et un vent chaud avait lustré le ciel qui débordait de soleil. Guenièvre apparut aux yeux éblouis de tous, le visage découvert, ses cheveux blonds couronnés d'or et de pierreries, vêtue d'une robe lamée d'or, si longue qu'elle traînait à plus d'une demi-toise.

En cortège, les fiancés, les rois et leur cour, les barons du royaume de Carmélide, les nobles et les bourgeois se rendirent à l'église pour la bénédiction nuptiale. Ensuite, tout ce monde fit bombance, après avoir entendu les ménestriers jouer du violon, de la flûte et des chalumeaux, puis les chevaliers se divertirent à l'escrime et autres jeux, et tous dansèrent et prolongèrent ces plaisirs fort tard dans la nuit. Pas un convive n'oublia de sa vie une aussi belle journée. Une semaine après, les rois Ban et Bohor prenaient congé d'Artus, qu'ils n'avaient pas quitté depuis qu'ils guerroyaient contre les Saines, et regagnèrent leurs terres.

Ils partirent en compagnie de Merlin et, ensemble, ils traversèrent la mer pour arriver en Petite Bretagne, où ils furent accueillis avec des transports d'allégresse. Cependant, Merlin poursuivit son chemin pour aller voir Viviane, dans la forêt de Brocéliande. Le lac de Diane Viviane reçut son ami avec beaucoup de tendresse, si bien qu'il en tomba plus amoureux encore, si la chose se pouvait. Ayant pris la peine de lui expliquer la plupart de ses jeux, c'était elle maintenant qui lisait dans ses yeux et dans sa pensée, de telle façon qu'il n'eût jamais aucun secret pour elle. Un après-midi qu'ils se promenaient tous deux dans la forêt, Merlin conduisit Viviane au lac de Diane. Il lui fit remarquer une tombe, en marbre, où l'on voyait en lettres d'or ces mots :

Ci-gît Faunus, l'ami de Diane.

Puis il lui conta cette histoire : Faunus aimait loyalement Diane, la déesse des bois. Hélas ! celle-ci lui préféra Félix et elle n'hésita point, un jour que Faunus blessé voulut se baigner dans l'eau enchantée qui se trouvait alors à la place même de la tombe, à faire renverser une pierre sur lui, celle-là même qui fermait à présent le tombeau, où gisait écrasé le pauvre Faunus. Alors Félix, indigné par l'acte criminel de Diane, la prit par sa tresse, et lui coupa la tête de son épée.

- Et qu'est donc devenu le manoir que Diane avait fait bâtir ? demanda Viviane, après un grand moment de silence.

- Le père de Faunus le détruisit dès qu'il connut la mort de son fils. Or, devinez quelle idée vint brusquement à Viviane ? Elle émit le désir d'avoir un manoir aussi beau et aussi riche que celui de Diane. Et aussitôt, pour lui complaire, Merlin faisait jaillir, à la place du lac, un château, si merveilleux qu'il ne s'en trouvait point de semblable dans toute la Petite Bretagne.

- C'est votre manoir, ma mie, lui dit-il. Jamais personne ne le verra qui ne soit de votre maison, car il est invisible pour tout autre et aux yeux de tous, il n'y a là que de l'eau. Si, par envie ou par traîtrise, quelqu'un de vos gens révélait le secret, aussitôt le château disparaîtrait pour lui, et il se noierait en y croyant entrer.

- Mon Dieu! fit Viviane éblouie, jamais on n'entendit parler d'une demeure plus secrète et plus belle. À la voir si heureuse s'augmenta encore la joie de Merlin, qui lui apprit plusieurs autres enchantements, au point qu'il devint d'une imprudence folle.

- Beau Sire, lui dit-elle un jour, il y a encore une chose que je voudrais savoir. C'est comment je pourrais enserrer un homme sans tours, sans murs, sans fers, de manière qu'il ne pût jamais s'échapper sans mon consentement... Merlin, qui lisait dans sa pensée, répondit :

- Ma belle amie, de grâce, ne me demandez plus rien. Vous voulez m'enfermer ici pour toujours, et je vous aime si fort qu'il me faudra faire votre volonté. Viviane lui sourit tendrement :

- Je n'ai sans vous ni joie ni biens, dit-elle, et j'attends tout de vous. Puisque je vous aime autant que vous m'aimez, ne devez-vous pas faire ma volonté et moi la vôtre ?

- La prochaine fois que je viendrai vous voir, je vous enseignerai ce que vous désirez. Il y avait obligation pour Merlin de retourner, à présent, au royaume de Logres, auprès du roi Artus qui réunissait beaucoup de monde à Carduel, au moment de Noël.

Fondation des Chevaliers de la Table ronde

Et il y eut, en effet, grande réception et festin en ce jour, au château de Carduel, au pays de Galles. Merlin amusa les invités du roi en prenant diverses apparences, puis, quand les tables furent enlevées, après le repas, il rappela l'histoire du Graal ou l'histoire de ce vase contenant le sang du Christ. Or, d'après la légende, ce vase avait été transporté en Petite Bretagne.


Un parmi les nombreux prétendants au titre de "vrai Graal"


- Et, dit Merlin, il est écrit que le roi Artus doit établir ici même une table, qui sera ronde pour signifier que tous ceux qui devront s'y asseoir ne jouiront d'aucune préséance. À la droite du roi demeurera toujours un siège vide, en mémoire du Christ. Qui se risquerait de le prendre, sans être l'élu, serait puni de mort, car il est réservé au Chevalier qui aura conquis le Graal.

- Qu'il en soit ainsi ! déclara Artus.

Et aussitôt qu'il eut parlé, surgit, au milieu de la salle, une table ronde autour de laquelle se trouvaient cent cinquante sièges de bois. Et sur la plupart d'entre eux, on lisait en lettres d'or : Ici doit s'asseoir Un Tel.

Mais sur celui qui était à la droite du fauteuil du roi, aucun nom n'était inscrit. Artus et les chevaliers désignés vinrent prendre place. On remarquait messire Gauvain, et tous ceux qui avaient défendu le royaume durant l'absence du roi. Puis Gauvain, en sa qualité de connétable, prononça, au nom de tous, le serment solennel : que jamais Dame, Damoiselle ou homme ne viendrait demander aide à la cour sans l'obtenir, et que, si l'un des chevaliers présents disparaissait, les autres, tour à tour, se mettraient sans trêve à sa recherche, pendant un an et un jour. Tous les Chevaliers de la Table ronde jurèrent, sur des reliques de saints, de tenir le serment qu'avait fait pour eux messire Gauvain. Ensuite, la reine Guenièvre proposa que quatre clercs fussent à demeure dans ce château de Carduel pour mettre par écrit toutes les aventures des Chevaliers. Le roi Artus l'approuva. Et à l'unanimité, les Chevaliers manifestèrent grande joie.

Quête de Merlin

Pour la quatrième fois, Merlin quitta la cour du roi Artus pour se rendre dans la forêt de Brocéliande. Le roi et la reine en furent peinés, car il était pour eux un excellent ami. Et d'autant plus que Merlin leur avait dit qu'il ne reviendrait pas. Était-ce possible, se disaient-ils, en le voyant disparaître au loin, sur un cheval superbement harnaché. Ayant retrouvé Viviane, Merlin céda enfin à sa prière et il lui donna les moyens de le faire prisonnier d'amour pour toujours. Mais cela, on l'ignorait à Carduel et quand trois mois furent écoulés, sans que Merlin parût, Gauvain dit au roi, qui se montrait très triste :

- Sire, je vous jure, par le serment que je fis, pour Noël, que je le chercherai, partout où cela me sera possible, durant un an et un jour.

Et tous les chevaliers l'imitèrent, et partirent en quête de Merlin à la même heure. Ils se séparèrent à une croisée de chemins. Or, un jour que Gauvain traversait une forêt après avoir longtemps erré sur les terres de Logres et ne savait où se diriger, il croisa une Damoiselle montée sur un beau palefroi noir, harnaché d'une selle d'ivoire aux étriers dorés. Elle-même était richement vêtue. Mais Gauvain, plongé dans une sombre rêverie, passa auprès d'elle sans la voir ni la saluer, ce qui représentait, pour un chevalier, une faute grave. Profondément choquée, la Damoiselle fit tourner son palefroi et aborda Gauvain, pour lui reprocher son manque de courtoisie. Et, pour le punir, elle lui souhaita de ressembler au premier homme qu'il rencontrerait. Gauvain s'inclina, ne dit mot et repartit, mais à peine eut-il chevauché quelques lieues, ses yeux s"arrêtèrent sur un nain qui marchait en compagnie d'une Damoiselle.

Se rappelant la leçon qu'il venait de s'attirer, il s'empressa de la saluer. À quelque distance, il ne comprit pas, ou il ne comprit que trop, ce qui lui arrivait : les manches de son haubert lui venaient maintenant bien au-delà des mains, et les pans lui couvraient les chevilles. Eh oui, Gauvain avait tellement diminué de taille qu'il n'était plus qu'un nain, dont les pieds n'atteignaient pas les étriers et la tête son écu... Sa peine fut si vive, qu'il se demanda, un moment, s'il n'allait pas en finir avec la vie. Mais que dirait-on, à la cour du roi Artus, d'un chevalier qui n'aurait su faire face à l'épreuve ? Et déjà, s'aidant d'un tronc d'arbre coupé pour descendre de cheval, il raccourcissait ses étriers, relevait les manches et les pans de son haubert et aussi ses chausses de fer. Puis, courageusement, il reprit la route pour être fidèle à son serment. Mais de Merlin, point ne se présentait. Personne ne l'avait vu ni ne le connaissait. Et vous devinez aisément l'angoisse de messire Gauvain qui continuait à parcourir des lieues.

Un jour, il entra dans la forêt de Brocéliande, et c'est là qu'il découvrit un étrange phénomène : une sorte de vapeur... Il ne pouvait croire que son cheval ne franchirait pas un obstacle transparent et aérien. Mais non. Obstinément, le cheval refusa d'avancer... Et, soudain, il s'entendit appeler par son nom, et reconnut la voix de Merlin.

- Où êtes-vous ? demanda Gauvain. Je vous supplie de m'apparaître...

- Non, répondit Merlin, vous ne me verrez plus jamais, et après vous je n'adresserai la parole qu'à ma mie, Viviane. Le monde n'a pas de tour si forte que la prison d'air où elle m'a enserré. Et il raconta comment, alors qu'il dormait, Viviane avait fait un cercle de son voile, autour du buisson ; et comment, quand il s'éveilla, il comprit qu'il ne pourrait plus sortir de ce cercle enchanté où Viviane le retenait prisonnier. Il dit encore :

- Saluez pour moi le roi, et madame la Reine, et tous les chevaliers et barons, et contez-leur mon aventure.

Puis il ajouta : Ne désespérez pas de ce qui vous est advenu, Gauvain. Vous retrouverez la Damoiselle qui vous a enchanté ; cette fois, n'oubliez pas de la saluer, car ce serait folie. À tout ce discours, le nain Gauvain ouvrit de grands yeux. Cependant, il reprit la route de Carduel, tout à la fois heureux et mécontent, heureux de ce que Merlin lui prédisait la fin de sa mésaventure, et mécontent de penser que son ami s'était montré, pour la première fois, plus fol que sage. Quand il traversa la forêt où il avait croisé la Damoiselle qui lui avait jeté ce mauvais sort, il craignait tant de la rencontrer et de ne pas la saluer, qu'il ôta son heaume pour mieux la voir. Et soudain, il l'aperçut aux prises avec des chevaliers félons qui lui voulaient du mal.

Gauvain s'élança alors sur eux et les combattit si bien, malgré sa petite taille, qu'il les mit en déroute. En reconnaissance de son dévouement et de sa bravoure, la Damoiselle, sur la promesse qu'il lui fît d'être toujours courtois, lui permit de redevenir ce qu'il était avant leur première rencontre. Alors messire Gauvain chevaucha si vite qu'il arrive en même temps que les chevaliers qui étaient partis comme lui pour chercher Merlin et qui revenaient, comme lui, après un an et un jour. Tous firent au roi et à la reine le récit de leurs aventures et quand vint le tour de Gauvain de raconter l'enserrement de Merlin, il provoqua chez tous une grande tristesse. Des clercs mirent ces récits par écrit. Grâce à eux, nous les connaissons aujourd'hui.

Publié par lightmood à 07:26:41 dans LES DEVAS - FÉES - MAGIE - MERLIN | Commentaires (0) |

1| 2| 3| >>

Compteur

Depuis le 04-11-2006 :
390056 visiteurs
Depuis le début du mois :
19072 visiteurs
Billets :
1016 billets

Jesus citations

jesus: "Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis. Donnez, et l'on vous donnera; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein; car de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour." "Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament. A qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre; à qui t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique. A quiconque te demande, donne, et à qui t'enlève ton bien ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement."

Kaleidoscopik stars




♥★☆Bienvenue dans le blog de Paillette (ellie)★☆♥


samedi 14 juillet 2007 16:02



Je suis : une chrétienne, et je suis envoyée sur terre pour faire le bien


ne orthodoxe. Je suis quelqu'un de pacifique et de créative. Je m'intéresse beaucoup au bouddhisme et à Bouddha qui avait compris qu'il faut dans la vie de l"équilibre" dans toutes choses. je crois en mon église, ce qui ne veut pas dire que
je suis incapable d'avoir mon avis et de réfléchir. Je m'intéresse aussi au sort du monde, (l'apocalypse de Jean).
J'ai
: la conviction profonde d'être aimé de Dieu bien qu'il soit pour moi une tendre énigme; je crois aussi que Dieu aime tous les hommes et
j'aimerai qu'ils le sachent afin qu'il ne se sentent plus seuls et
abandonnés. La vraie misère c'est de se croire aimé par personne, même
pas soi...et je sais de quoi je parle...
Je pense
: Je suis pour que tou


tes les religions ne fassent qu'une et je ne suis pas la seule.


Je m'oppose : aux torturent qu'on fait sur les hommes ou les animeaux.


Je crois :
: au pardon inconditionnel , à l'amour sans limites de Dieu
et à l'importance de faire connaitre son existence et à le partager, à
la liberté individuelle et à la capacité de chacun d'agir en conscience
en accord avec sa foi, son amour et son respect pour Dieu.


Je ne suis pas
: végétarienne, méchante gratuitement, d'extrême droite ou de gauche, ultra-conservateur and co.,
mariolatre, idolatre, narciss


ique...


Je préviens
: ce que j'écris ici n'engage que moi. Je suis ouvert au débat.


Mes sons préférés :

Découvrez la playlist MES SONS PRÉFÉRÉS avec Serge Gainsbourg

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

ame soeur

Rechercher

Radioblog

Loading

Que l'amour soit ton bouclier

fantasia

Je suis le chemin

lumiel
Créer tes propres montages animés et scintillants

Jésus affirmait : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Evangile de Jean ch.14 v.6).

Album

Sparkling fairies


Hebergeur d'images

Hebergeur d'images

Mini chat via msn

::Spiritualité::

La Kundalini

medium_kundalini_red_by_kmylo.jpg

Enroulée tel un serpent au bas de la colonne vertébrale, la kundalini dégage un formidable potentiel d'énergie tenu en réserve dans la région du sacrum. Cette énergie active en un éclair les sept chakras (centres d'énergie) situés le long du système céphalo-rachidien et conduit à l'état de samadhi ; un état d'expansion illimitée de la conscience.

Le chant des sphères


Enchanted flute

UN ange veille sur toi

Hebergeur d'images

Bonne journée



http://images.blog-24.com/990000/993000/993466.gif

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03