A-t-il réellement existé ?
Des recherches très sérieuses comme celle de Norma Lorre Goodrich
montrent que Merlin a bel et bien existé. Il est probable que les
écrivains médiévaux possédaient des manuscrits, disparus depuis, qui
relataient certains aspects de la vie de Merlin.
Merlin aurait vécu entre le milieu du Ve siècle et la fin du VIe
siècle. Les événements tragiques qui secouèrent la Grande-Bretagne et
auxquels Merlin fut mêlé se sont déroulés vers la fin de l'Empire
romain. Le mode de vie et les mœurs étaient encore à la mode romaine à
ce moment.
La réalité du personnage est donc bien différente de sa légende ou
plutôt de la vision populaire que la majorité se fait de lui. Merlin
n'est pas un personnage médiéval. L'enchanteur n'a cessé d'inspirer de
nouveaux auteurs, lesquels continuent à modeler ce personnage. Il est
évident que cet intérêt toujours renouvelé signale qu'une image
symbolique, voir mythique, se dégage des caractéristiques que Merlin
possède déjà.
Le symbolisme de Merlin
On peut y reconnaître une figure représentant l'archétype du druide :
proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle,
sagesse, longue vie, conseiller des puissants. Il représenterait la
tradition ancienne moribonde (le monde druidique) face au monde
chrétien alors en pleine expansion.
Merlin est un guide, il est là pour montrer une réalité cachée qui
échappe au commun des mortels. Chaque fois qu'on lui pose une question,
il se met à rire, parce qu'il sait que celui qui la pose connaît la
réponse mais ne veut pas la dire ou ne sait pas comment la dire. Il a
un rôle nécessaire, sans lui personne ne se poserait de question et
personne ne trouverait la voie à suivre.
Un archétype largement répandu
Nombreuses sont les œuvres qui ont repris, volontairement ou non,
l'archétype du personnage. Chacun d'entre nous pourra établir sa propre
liste, je ne citerai, donc, que les deux plus populaires :
Gandalf, issu de l'univers de J. R. R. Tolkien, est sans nul doute le
personnage dont la ressemblance avec Merlin est la plus frappante. Dans
le « Seigneur des anneaux » il conseille et guide les héros lors de
leurs quêtes.
Dommage que la relation entre Merlin et Viviane, enrichissant
considérablement l'archétype et lui donnant une dimension humaine et
tragique, fasse défaut à Gandalf
Obi Wan Kenobi, créé par George Lucas et fait son apparition dans la
première trilogie « Star Wars ». Ses vêtements sont ceux d'un ermite.
Dans beaucoup de romans médiévaux, l'ermite est en communication avec
Dieu parce qu'il ne vit pas dans la communauté des hommes.
Physiquement, Ben Kenobi ressemble aux représentations faites de Merlin
qui, avant d'être enchanteur, était lui aussi prophète.
Là aussi, son rôle principal et celui du conseiller.
*
Les Méthodes
de Merlin l'Enchanteur
Les méthodes de Merlin l'Enchanteur, renouvelées ou retrouvées par
Mikhaël Aïvanhov, nous permettent de communiquer avec les esprits de la
nature, qui remplissent les airs, la terre, les eaux, la lumière, de
leur innombrable et chatoyante légion.
Pour dialoguer avec les génies des pierres, il faut choisir un rocher,
s'étendre sur lui ou le toucher d'une main fraternelle. Vous lui
envoyez une bénédiction et lui demandez une réponse. Alors, vous faites
le vide en votre esprit. Et la réponse viendra, sous une forme ou sous
une autre, idée, image, couleur ...
Procédez de même avec les arbres. Mais avec des nuances particulières.
Il convient de s'adosser contre le tronc de l'arbre, de manière à
mettre en contact notre colonne vertébrale avec le fût. Les deux mains,
tendues en arrière, saisissent à droite et à gauche l'ampleur du
vivant. Bénédiction bouddhique à l'arbre : vous lui donnez votre amour,
qu'il vous donne un peu sa force. Vide mental, dans l'attente de la
réponse.
On peut procéder également comme pour les rochers, avec le simple
contact de la main. La communication se fait parfois désirer, mais elle
vient toujours.
Les étoiles aussi répondent à notre appel. Choisissez, par les nuits
claires, une étoile que vous aimez, brillante et douce. Tendez les
mains en forme de coupe vers elle. Votre pensée d'amour monte vers le
monde lumineux. Vous lui donnez votre ardeur, qu'il vous donne sa force
! Vous sentirez vibrer en vous le long baiser de l'étoile.
Vous pouvez communiquer avec la planète toute entière. Il suffit de se
coucher par terre, en réalité ou en pensée, dans la campagne. Et
d'envoyer consciemment des élans d'amour au globe qui vous porte et se
meut dans l'espace. La mère universelle vous répondra doucement. Les
mêmes liens peuvent se tisser avec la Lune et le Soleil. Elevez vos
mains et votre coeur vers l'astre des nuits. Mais attention ! Sa
vigueur risque d'introduire un élément trouble dans votre être. Il faut
redoubler d'amour, sans rester trop longtemps en contact avec les pâles
rayons.
Pour le Soleil, la conjonction est encore plus puissante. Ne pas le
regarder, bien entendu, avec les yeux de la chair, qui ne peuvent
supporter l'oeil incandescent du monde. Mais, tout en laissant errer
votre regard dans l'azur, adressez-vous au Père de la Lumière. Il vous
répondra, que ce soit dans le jeune triomphe du matin, dans l'apothéose
de midi, dans la transfiguration du couchant. Les voiles des nuées même
n'empêchent pas le dialogue entre l'enfant de la Terre et le maître des
cieux.
J'ai parlé aussi des méthodes utilisées par le grand Padmasambhava qui,
vers 755, créa le Lamaïsme. Première méditation. Imaginez deux lettres
A (majuscules), l'une d'or au-dessus de la tête, l'autre rouge au
milieu de la poitrine. De la lettre d'or tombent des a (minuscules),
dorés aussi, qui, du côté droit, vont en procession rejoindre l'A rouge
du coeur central. De la lettre rouge montent des a, rouges également,
qui vont rejoindre, sur la gauche, l'A d'or culminant. Puis, après
quelques rotations générales, habituellement sept, les a minuscules
rentrent dans l'A majuscule.
Seules subsistent les deux lettres géantes, d'or sur la tête, rouge
dans le coeur. Alors commence l'ascension suprême : la lettre rouge
monte vers la lettre d'or, en rencontrant sur son chemin le lotus de la
gorge, le Visudha, et le lotus de l'oeil intérieur, l'Ajna. La
majuscule du coeur illumine de sa rouge lumière la fleur indigo de la
gorge, puis la fleur azurée de la glande pinéale. Enfin, elle se fond
dans la majuscule dorée de la tête. L'or et le rouge s'unissent pour
former un A orangé. Cette lettre suprême envoie des rayons à travers
votre corps physique, puis votre forme vitale, puis votre substance
astrale, puis votre essence mentale, puis votre âme indestructible. Ces
rayons contiennent la Perfection. Alors, l'A orangé, centre de la
Perfection divine, s'efface dans le mystère.
La deuxième méthode est celle du point en expansion. Un point d'or
jaillit de la glande pinéale et quitte le front par l'espace entre les
yeux. Ce point se fixe devant nous, environ à cinquante centimètres. Il
grandit et devient un soleil d'or. A l'intérieur du soleil se forment
les éléments de la Trimourti, Brahma, Vishnou, Shiva. Le soleil grandit
encore, et les Shakti apparaissent : Sarasvati, Laksmi et Kali, dans
leur grâce surhumaine. Le soleil d'or, avec les six divinités, emplit
l'univers. Puis, chaque déesse rentre dans chaque dieu. Le soleil
diminue : il n'existe plus que trois divinités. Le soleil diminue
encore : il n'existe plus qu'un dieu, qui concentre en lui la Trimourti
et ses énergies féminines. Le soleil redevient un point d'or, qui
renferme l'absolu. Le point absolu rentre dans votre crâne, se loge
dans la glande pinéale. Puis il rayonne l'absolu dans vos quatre corps,
physique, vital, passionnel, mental, et dans votre âme divine. Alors,
seulement, il s'efface.
La troisième méthode tibétaine est la transformation du corps en
système solaire. Imaginez que les douze chakras principaux sont autant
de planètes dans l'immensité de l'organisme cosmique. L'Anahata-lotus,
le coeur central, devient soleil. Vous êtes assis sur un trône d'or qui
se dresse dans le soleil. De chaque planète jaillit son génie secret ,
son dieu, étincelant de bijoux . Il s'approche de vous, s'agenouille
devant vos pieds, et se fond dans votre substance. A chaque fusion, les
qualités du dieu deviennent les vôtres. A la douzième fusion, vous
devenez l'Etre suprême.