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Songes | 15 mai 2006

Et je souhaite tellement

Que mes rêves soient paisibles

Cessent enfin ces tourments

De ces choses indicibles.

 

Ils hantent mes nuits

M’assaillent de souvenirs

Se dressent tel des effigies

Le plaisir de détruire.

 

Remuent sans abjection

Annihilent sans repentir

Toutes les fondations

Que je m’efforce de bâtir.

 

Comme je voudrai être paisible

Que mes nuits se peuplent d’amour

Fallait-il être « invincible »

Pour échapper à ces « discours » ?

 

 

Bailly ludivine

15/05/06

 

Publié par mel.ludy à 08:09:40 dans PoEsie | Commentaires (5) |

La tendresse | 14 mai 2006

Copie trop pâle

Du verbe aimer

Rien de bestial

Juste des baisers

Touche de tendresse

Rêves d’amertume

De ceux qui blessent

De ceux qui brûlent.

Un peu de poésie

Un brin de frénésie

Les années qui passent

Les gestes se lassent…

Et c’est ainsi

Que s’enveloppe la splendeur

D’un regard adouci

Aux mil couleurs.

Subsiste cette mélancolie

De ce temps qui défile

Les choses accomplies

Et celles plus futiles.

Des yeux interdits

Désormais ridés

Marques de la vie

Des passages obligés.

Regard apologiste

Main sur la joue

Sourires complices

Un baiser doux….

12-05-06

Publié par mel.ludy à 11:40:35 dans PoEsie | Commentaires (1) |

votre fille a vingt ans | 10 mai 2006

Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis

Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
Vous connaissiez déjà tout ce qu'elle découvre
Vous avez oublié les choses qui la troublent
Madame, et vous troublaient aussi

On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli

Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie

Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
Madame, au creux du même lit

Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame, pour leurs tendres délits

Jusqu'au jour où peut-être à la première larme
A la première peine d'amour et de femme
Il ne tiendra qu'à vous de sourire Madame
Madame, pour qu'elle vous sourie...

S.REGGIANI

Publié par mel.ludy à 23:30:17 dans Citations, Chansons... | Commentaires (2) |

R.L Stevenson | 29 avril 2006

on exprime souvent les mensonges les plus cruels par le silence.

Publié par mel.ludy à 22:00:00 dans Citations, Chansons... | Commentaires (3) |

Amères | 27 avril 2006

Elles sont toujours là

Présentes, bien ancrées

Dans le sillon de ma voix

Dans le creux de mes pensées.

 

Bien souvent elles tentent

De vouloir me désarmer

Sans perdre la face, mentent

D’un sourire affligé.

 

Elles veulent naître

Contre mon gré

Alors bien discrète

Je les laisse parler.

 

Elles coulent amères

Le long d’un soupir

Accompagner sans gémir

Ni pudeur, ni colère.

 

Je m’invente dés lors

Cette épaule docile

La présence d’un corps

Qui tarirait mes cils.

 

27/04/2006

 

Publié par mel.ludy à 20:23:47 dans PoEsie | Commentaires (3) |

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