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hommage | 29 juin 2006

Et cette main se poserait


Délicate, attentionnée,


Sur ces paupières fermées


Fatiguées d'avoir aimé...

 

Et ce regard empli de tendresse


Synonyme de quelques faiblesses


Serait là comme un secours


Sonnerait comme un discours ;

 

Allongée près de toi


Ombre symbolique


S'adonner au désarroi


Un rien mélancolique ;

 

Respecter ce silence


Désormais infini


Indiquant la sentence


Sonnant l'alalie.

 

Tirer sa révérence


Sans bruit ni heurt


Avoir la décence


De cacher la douleur.

 

29-06-2006


Bailly ludivine

Publié par mel.ludy à 19:27:17 dans PoEsie | Commentaires (4) |

... | 29 juin 2006

Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse.


C. Chanel

Publié par mel.ludy à 12:27:38 dans Citations, Chansons... | Commentaires (0) |

Toucher l'instant | 28 juin 2006



On a trempé notre plume dans
notre envie de changer de vision

De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion

On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie

De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie

Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture

Qui oublie la page blanche et efface les ratures

Un véritable état second, une espèce de transe

Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence

Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment

Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement

Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo

Qu'il est possible de combattre le mal par les mots

C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant

Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps

Les moment rares et irréels que la quiétude inonde

Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde

On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve

On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve

C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration

Mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration

On voit et on entend l'encre devenir vivante

On goûte et on sent la saveur d'une rime errante

On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance

C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens

C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages

On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages

Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour

Profite de cet instant, il ne durera pas toujours

C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant

Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps

Le moment où le voile se lève et la magie s'élance

Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence

Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil

Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille

Peut-être que cet instant n'existe que dans mon esprit

Et que je suis complètement mythomane lorsque j'écris

Mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête

J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette

Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser

Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser

Que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant

Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps

Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins

Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin

On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision

De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion

On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie

De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.


 


Grand Corps Malade 



Publié par mel.ludy à 11:54:33 dans Citations, Chansons... | Commentaires (3) |

une femme parle avec son coeur | 20 juin 2006

 (image :http://clairimages.chez-alice.fr)

 Elles viennent au monde dans un cri de joie
Quelque chose à leur visage
Une émotion qui ne s'explique pas
Entre douceur et courage
Elles ont le monde à leurs pieds
Quelques fois pour un sourire qu'on attend pas
Elles sont prêtent à donner
Tout ce qu'on leur prendra

Pour une idée pour un homme
Pour une terre qu'on abandonne
Une femme sait ouvrir son coeur
Comme un souffle un cri de guerre
Là où les autres pourrait se taire
Une femme parle avec son coeur

Elle défie le monde
Au ciel un idéal
Pour qu'à l'amour succombe
Les fleurs du mal

Au bord d'un fleuve au fond d'un vieux village
Elles s'agenouillent en prière
Comme un roseau se lance du fond d'un marécage
Elles cherchent un peu de lumière
Elles attendent même ces rivières,
Ces montagnes, d'où l'on trouve l'or parfois
Elles donnent sans compter
Ce que dieu leur rendra


Une femme parle avec son coeur...
Une femme...

 

 

R.VOISINE

Publié par mel.ludy à 20:45:07 dans Citations, Chansons... | Commentaires (3) |

l' Amiral | 12 juin 2006

Sur cette terre immense, je n’ai vu

Que misère et souffrance, assidues

A ces destins tragiques, ombres échues

Je danse, parmi ces pas perdus ;

 

Mes yeux se tournent vers toi,

Vers cette mer étoilée,

Dans ce « bateau » de bois,

Tu es parti….voguer ;

 

Nous sommes naufragés de ton existence,

Nos larmes sont les ancres de l’impuissance,

Pas même de bouée ni de secours

Pour nous guider vers le retour ;

 

Dans ces reflets de lumière

Je t’imagine, tout sourire,

Moi les pieds sur terre,

Et toi…sur ton navire ;

 

Alors l’ami ! Tu aurais pu attendre !

Pour hisser la Grand Voile

J’ai le cœur en cendres

On a perdu l’Amiral…

 

 

12-06-06

 

Bailly ludivine

Publié par mel.ludy à 20:16:54 dans PoEsie | Commentaires (5) |

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