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Sonne le glas | 09 mars 2006

Sonne le glas
Du temps de la passion
Sonne le glas
De toutes mes émotions.

Le silence aphone
Entrave mes habitudes
Les murs aphones
De tant de solitude.

Seuls mes pas murmurent
Sans briser la cadence
Semblables à une déchirure,
Telle  une pénitence.

Je suis seule avec mes mots
Sinistre de tant d'amour
L'indifférence est l'un des maux
Qui vaut tout son discours.

Il ne m'entend plus
Nie jusqu'à mon existence
Foudroie sans retenue
Mon coeur sans indulgence.

21 Septembre 2003

(image de http://www.forum-image-in-air3d.com)

Publié par mel.ludy à 22:33:46 dans PoEsie | Commentaires (2) |

Condoléances | 09 mars 2006

Le poète pleure en mélancolie
Des temps de gloires écoulés
A jamais perdus, rêves endormis
Vide de sens et de gaieté.

Meurtri dans sa chair et dans son sang,
Après la colère, vient le néant.
Murmure le souffle de la passion
Qui se noie dans la déraison.

Peine à croire qu'il est ainsi
S'avoue vaincu, solitude ennemie
Après moult combats
Fait enfin sonner le glas.

Fragile et blessé, ne sait plus
Tourmenté et lassé, ne croit plus
Soif d'inutile dans son existence
S'abandonne dans le lit dans la déchéance.

En toute démence, lui tend les bras
Et l'enveloppe de son désarroi
Présente enfin sa déchéance
Amours, amis....Condoléances.

Publié par mel.ludy à 19:39:28 dans PoEsie | Commentaires (0) |

« Herbes Frivoles » | 09 mars 2006

Herbes frivoles
Chantent et dansent sous mes pas
Poussières qui volent
Senteurs de mimosas...

Petit chemin arboré
Parfois caillouteux
Avance dans le respect
Dans les bras de l'amoureux.

Candeur suprême
Mélangée aux doux baisers
Robe de bohème
Jeune vierge épurée.

Semble si désirante
 Aux yeux de l'amant
Pourtant débutante
Aux jeux du galant...

S'allonge néanmoins à ses côtés
Admire le ciel parfumé
Répond aux souffles passionnés
Mais ne désire prolonger...

Déchaîné de désir
Ne l'entend pas de cette oreille
Semble s'avachir
Sur le corps de l'hirondelle.

Soudain devenu sourd
Aux appels de détresse
De son corps lourd
Condamne la sagesse.

Foudroie sans retenue
Cet amas de chair
Et fait taire la vertu
Au fond de la clairière.

S'en ira sans se soucier
La laissant inanimée,
Blanche candeur souillée
Se retournera avec fierté...

Ainsi s'achève une journée trompeuse,
Ainsi naquit Mélancolie Rêveuse....


Bailly Ludivine
10/12/2003

Publié par mel.ludy à 16:43:26 dans PoEsie | Commentaires (1) |

« Lamento » | 09 mars 2006

Il fût un temps, où j'écrivais
Des poèmes au goût sucré
Il fût un temps, où ces derniers,
Respiraient une pure naïveté.

Le temps qui me permettait de croire,
Que la bonté naturelle n'était pas qu'un espoir,
La jeunesse qui me permettait de voir,
Seules les qualités, oubliant les déboires.

Dés lors, resplendissait Ma réalité,
Dans un cocon, je l'avais protégée,
Bien volontiers, j'en donnais la clé
Désireuse de vouloir seulement aider.

Mais quelle idiote !
La vie n'est pas ainsi
Fallait-il être sotte
Ou bien ahurie !

Pour avoir persisté
A comprendre et a aimer
Pour avoir résisté
Le cœur morcelé.

... le corps parcheminé
J'avoue et me résigne
Prenez ma spontanéité
Ainsi que ses guenilles.

Un regret, un seul...
L'origine de ces maux
La famille est bien le linceul
Désormais baptisée « Lamento ».


Bailly Ludivine
02/03/06


Publié par mel.ludy à 16:31:10 dans PoEsie | Commentaires (3) |