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Badaboum & Patatrac

Que faire quand Bébé est tombé dans l`escalier ?

Ouikende | 08 juillet 2007


Comment j'ai fait plein de trucs ce week-end !! Non contente de faire copain-copain avec les lézards du jardin, j'ai aussi appris des tas de choses !

Les rebelles vieillissent mal (en général). Le beau Mehdi a pris 10 kilos. L'est 'achement moins beau. I drague les caissières à Auchan, maintenant...

Si on fait des macarons mais qu'on met pas tout à fait les ingrédients nécessaires, qu'on ne respecte pas la recette à la lettre et qu'en plus on a une 'tite soeur dans les pattes pendant la préparation... ben ça donne tout sauf des macarons ! Je crois que je vais me remettre au gâteau au yaourt...

Z'avez vu ? Chu dans le blogg-pop !! Ah, c'est bon ce savoir qu'on est aimé comme ça !!

Publié par Lillysback à 13:28:22 dans Badaboum et Patatrac | Commentaires (7) |

Mademoiselle | 04 juillet 2007


J'ai revu mon institutrice de maternelle. Je me rappelle, elle insistait toujours pour qu'on l'appelle Mademoiselle. Un jour, alors qu'on lui demandait pourquoi elle était pas mariée, elle nous avait répondu qu'elle avait plutôt choisi de vivre avec une amie. J'avais trouvé ça vachement chouette de vivre avec une amie et non un mari...

Publié par Lillysback à 15:35:06 dans Badaboum et Patatrac | Commentaires (11) |

Le Cabinet sanglant - 1 | 02 juillet 2007


Je me souviens être restée étendue cette nuit-là sur ma couchette du wagon-lit, prise d'une tendre et délicieuse impatience, la joue brûlante pressée tout contre le lin impeccable de l'oreiller et le cœur imitant par ses battements le martèlement des grands pistons qui sans cesse poussaient le train qui me transportait à travers la nuit, loin de Paris, loin de mon enfance, loin de la blanche quiétude cloîtrée de l'appartement de ma mère jusqu'aux mystérieuses contrées du mariage.

 

Je me souviens avoir imaginé avec tendresse ma mère, qui à ce même instant devait parcourir lentement la petite chambre que j'avais quittée pour toujours, pliant et rangeant toutes mes petites reliques, les vêtements épars dont je n'aurais plus besoin, les partitions qui n'avaient pas trouvé de place dans mes valises, les programmes de concert que j'avais abandonnés ; elle s'attarderait sur ce ruban déchiré, sur cette photographie fanée avec les émotions mêlées de joie et de tristesse d'une mère le jour du mariage de sa fille. Et, au milieu de mon triomphe nuptial, j'eus un pincement au cœur, comme si, lorsqu'il m'avait passé la bague au doigt, j'avais cessé d'être la fille de ma mère pour devenir son épouse.

 

Es-tu bien sûre, me demanda-t-elle quand on nous livra l'immense boîte contenant la robe de mariée qu'il m'avait offerte, enveloppée de papier de soie et de ruban rouge, semblable à une corbeille de fruits confits. Es-tu bien sûre de l'aimer ? Il y avait une robe pour elle aussi, en soie noir pétrole à la moire chatoyante, plus délicate que tout ce qu'elle avait porté depuis son enfance intrépide en Indochine. Ma mère était la fille d'un riche planteur de thé, une indomptable au visage d'aigle. Quelle autre élève du Conservatoire pouvait se vanter d'avoir une mère qui avait tenu tête à toute une jonque de pirates chinois, soigné un village touché par la Peste, tué d'une balle un tigre mangeur d'hommes, et le tout avant même d'avoir atteint mon âge ?

 

Es-tu bien sûre de l'aimer ? Je suis sûre de vouloir l'épouser,  répondis-je. Et n'en dirai pas plus. Elle soupira, comme si ce n'était qu'à regret qu'elle voyait s'éloigner de notre maigre table le spectre de la pauvreté. Car c'était avec plaisir que ma mère avait scandaleusement renoncé à son rang par amour. Et un triste jour, son beau soldat n'était pas revenu de la guerre, laissant à sa femme et sa fille un héritage de larmes qui ne séchèrent jamais, une boîte à cigares pleine de médailles et son ancien revolver de service, que ma mère, devenue excentrique avec l'âge, gardait toujours dans son sac, au cas où, et je la taquinais avec cela, elle serait surprise par des brigands en rentrant de l'épicerie.

 

Ici et là, des gerbes de lumière éclaboussaient les stores tirés comme si la compagnie de chemin de fer avait illuminé les gares que nous traversions en l'honneur de la mariée. Mon déshabillé de satin sortait tout juste de son emballage, il avait glissé sur mes épaules, sur mes seins érigés de jeune fille, fluide comme un tissu d'eau lourde et me caressait maintenant de façon flagrante, troublante, pressante entre les cuisses alors que je me tournais et me retournais sur mon étroite couchette sans trouver le sommeil. Son baiser, son baiser donné avec la langue, les dents et même le frottement de sa barbe m'avait évoqué, avec la même délicatesse que le déshabillé qu'il m'avait offert, la nuit de noces qui serait voluptueusement reportée jusqu'à ce que nous reposions dans le grand lit de ses aïeux, dans cette propriété au faîte des falaises, face à la mer, que je ne pouvais qu'imaginer alors. Un lieu magique, un château féerique aux murs d'écume, une légendaire habitation où il avait vu le jour et où, plus tard, je mettrai au monde un héritier. Notre destination, ma destinée.

 

Par-dessus les vrombissements syncopés du train je pouvais entendre son souffle régulier. Seule la porte de communication me séparait de mon époux et elle était restée ouverte. En me soulevant sur le coude, je pouvais deviner le contour sombre et léonin de sa tête et je sentais l'opulente fragrance mâle de cuir et d'épices qui l'accompagnait toujours et qui, lorsqu'il me faisait la cour, avait été parfois le seul indice de sa présence dans le salon de ma mère, car, malgré son imposante stature, il se déplaçait comme avec des semelles de velours, comme sur de la neige.

 

Il aimait me surprendre lorsque j'étais seule au piano. Il demandait à ce qu'on ne l'annonce pas, ouvrait la porte sans un bruit et s'avançait à pas de loup jusqu'à moi avec un bouquet de fleurs de serre ou une boîte de marrons glacés, déposait le présent sur le clavier et appliquait les mains sur mes yeux alors que j'étais absorbée dans un prélude de Debussy. Mais son parfum de cuir épicé le trahissait toujours, après mon premier choc, je dus feindre la surprise pour qu'il ne soit pas déçu.

 

Il était plus âgé que moi. Il était bien plus âgé que moi ; il y avait des fils d'argent dans sa sombre crinière. Mais son visage étrange, lourd, presque cireux n'était pas marqué par l'expérience. Les années semblaient même l'avoir poli parfaitement, comme un galet dont les imperfections sont érodées par les marées qui se succèdent. Et parfois ce visage, si stoïque quand il m'écoutait jouer, les lourdes paupières closes sur des yeux inquiétants par leur totale absence de lumière ; parfois ce visage m'évoquait un masque, comme si son réel visage, le visage qui reflétait véritablement la vie qu'il avait menée avant de me rencontrer, avant, même, que je sois née, comme si ce visage-là gisait sous un masque. Ou ailleurs, plus loin. Comme s'il avait déposé le visage qu'il avait porté si longtemps pour offrir à ma jeunesse une figure qui ne soit pas marquée par les années.

 

Et ailleurs, je pourrai le voir vraiment. Ailleurs, mais où ?

 

Peut-être dans ce château, auquel le train nous menait, ce merveilleux château où il était né.

Publié par Lillysback à 15:55:40 dans The Bloody Chamber - Le Cabinet sanglant | Commentaires (25) |

Moins chouette | 29 juin 2007


C'est mort pour mon rencart... Je me console avec des framboises et un pain au chocolat et aux amandes... Je crois qu'en sortant du bureau j'irai m'offrir un nouveau vernis à ongles, je vois plus que ça pour me consoler...

Grouuuumpf !

Publié par Lillysback à 16:48:58 dans Badaboum et Patatrac | Commentaires (20) |

Chouette ! | 28 juin 2007


Chouette, c'est mon nouveau p'tit mot préféré... J'ai retrouvé le moral, faut dire... Pas que je l'avais vraiment perdu mais c'était bof bof...

Alors que, en fait : j'ai même pas une si vilaine tronche que ça sur mon passeport, je viens de m'offrir les chaussures de ma vie (et en soldes !), j'ai vu quelques bons films au ciné, je viens de terminer un bon roman, les coms sont de retour en page d'accueil sur blogg.org, i va presque faire beau ce weekend, j'ai trouvé une nouvelle recette de gâteau au chocolat et j'ai peut-être un rencart demain...

Chouette !

Publié par Lillysback à 15:55:03 dans Badaboum et Patatrac | Commentaires (8) |

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