UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net
Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks
Tous les rédacteurs des feuilletons de Urbane Tattack se trouvant actuellement en congé grossesse pour la rédaction de leur grand œuvre respectif, nous nous voyons dans l’obligation de restreindre quelque peu nos parutions.
Vous pourrez malgré tout lire prochainement sur vos écrans deux remarquables feuilletons à forte teneur en pesticides et agents antioxydants:
L’enculé du dimanche par G.M.Neoletto /drâme social, très parisien et lourdement contemporain
Putchez pas derrière ! par Lofti Benayak /chronique du conquennnat
Pendant les travaux le travail les ouvrages de L’Urbaine restent disponibles sous format imprimé et en ebooks aux adresses habituelles.
Publié par urbane à 05:53:16 dans / Communiqués du Commandement Militaire du Gross Paris Plage | Commentaires (0) | Permaliens
29 Juillet
Après avoir folâtré quelque peu sur les océans, mais après tout c'est les vacances, nous arrivons à Los Angeles pour les manoeuvres navales Nordmo-Américaines.
Les autorités navales américaines sont un peu déçues ils attendaient un contre-torpilleur et ils voient arriver un sous-marin lanceur d'engins.
Quelle idée aussi d'organiser des manoeuvres aussi loin de chez nous, d'ailleurs pour dire la vérité notre participation est somme toute assez symbolique, les américains mettant en ligne 62 bâtiments de surface dont 14 porte avions à propulsion nucléaire et nous outre le Françoise Dolto rebaptisé Ingrid Bergmon à la hâte et à la suite d'un erreur du peintre qui s'est trompé dans les prénoms, Ingrid Bergmon étant comme chacun le sait une combattante féministe nordmoise morte héroïquement au combat les ciseaux à la main dans les toilettes du stade Olympique d'Upschloüt dans les années 70 le soir d'une finale de la Coupe de Nordmark, nous ne pouvons aligner qu'une vedette des Douanes transportée à dos d'hommes depuis la Baltique.
Ne nous leurrons pas, nous ne faisons que de la figuration, la plus intelligente possible. Le théme des manoeuvres est simple:
"On disait que ces salauds de russkofs essayent d'envahir la grande banlieue de Los Angeles et d'asservir le monde libre, traitez-moi cela en douze heures sans vous servir de l'aviation mais vous pouvez utiliser des missiles intercontinentaux à têtes multiples et vous aider d'un rapporteur!"
Comme on le voit, on ne se renouvelle pas beaucoup dans la Marine américaine.
Pour notre part nous demeurons en queue de peloton à actionner les sirênes pour saluer les populations attroupées sur les quais et au retour l'on ne dispute même pas le sprint final.
Au soir lors du dîner officiel clôturant les manoeuvres, j'ai mis l'uniforme vert pâle en soie sauvage que m'a taillé le talentueux tailleur des Isles Futrak, avec une belle chemise à jabots et des chaussures italiennes, je fais sensation auprès de la gente féminine, elles me veulent toutes et tout de suite, ces américaines sont le plus souvent privées de vrais mâles, surtout ici à Los Angeles. L'amiral O'Sweatie commandant la 71° Flotte est lui même le premier amiral irlandais transgenre de la Marine américaine, il arrive en longue robe décolletée. Entendons-nous je n'ai rien contre les homosexuels et autres tarlouzes ou folles de placard mais pourvu qu'elles gardent leurs distances, ne fassent pas de prosélytisme et n'essaient pas de sauter le mur (ou autre) du pénitencier.
Ceci mis à part c'est une personne charmante elle/il me dit que le Président de la République Française a été cueilli en sortant des Nations Unies et qu'il est actuellement en garde à vue dans un Commissariat de la 47° rue à New York pour "Génocide aggravé d'estivants du corps de troupe de l'armée des Etats-Unis d'Amérique".
-Ah tiens don' et pourquoi don'?
-Vous n'êtes pas au courant Monseigneur ?
-Vous savez Amiral sur un sous-marin les journaux arrivent mal.
-Il aurait fait balancer un frigo atomique (Atomic Fridge) sur notre établissement des Iles Pepsico.
-Un frigo atomique diantre! Vous entendez ça John Branke? Qu'est-ce qu'on ne va pas inventer maintenant! Et comment est-on sûr que les français soient au départ de la chose?
-On a retrouvé la garantie dans le compartîment à oeufs, il a été acheté au magasin Darty de Lorient.
-Bigre ça ne s'arrange pas pour lui on dirait.
-C'est grave! Insiste O'Sweatie, il risque de perdre sa retraite de fonctionnaire de la CIA.
Pour remettre un peu d'entrain je fais valser l'Amiral O'Sweatie, il/elle chausse du 49 et il est préférable de garer ses vernis quand elle/il change de bord.
Toutes ces formalités accomplies nous ne prenons pas même le temps de visiter la ville malgré les sollicitations d'un carnet d'adresses prestement rempli, nous mettons le cap sur la Floride où je vais retrouver ma douce, tendre, candide .... mais oh combien coupable Klopilde.
Je donne à Bombsec l'autorisation de raccrocher ses lampions et de remettre ses tables sur le pont, les hommes sont détendus, ils font des grillades et boivent de la bière... fraîche, ce cher et délicieux John Branke nous ayant fait livrer un nouveau frigo, les vacances commencent bien.
(à suivre...)
Publié par urbane à 05:23:46 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
26 Juillet
Les marins ont retrouvé une certaine bonne humeur, peut-être trop, à midi alors que j'étais monté sur la passerelle boire un dry Martini en terrasse avec le cher Bombsec, ils ont bloqué l'écoutille et le sous-marin s'est mis à s'enfoncer, je n'avais pourtant pas oublié de faire vider ma baignoire par le fidèle et rhumatismant Pezzolino.
Passés dix bons mètres de plongée, et après que nous eûmes abondamment frappé sur la paroi avec la bouteille de Martini pour manifester notre présence, ils se sont décidés à remonter.
J'ai mis en garde l'Amiral contre de tels manquements, préjudiciables à la conservation du navire et de ma personne.
Il s'est excusé mais je lui ai signifié que peu m'en chaillait de ses excuses.
Dés mon retour, je vais me pencher avec attention sur la poursuite de sa carrière, je trouve de plus en plus qu' il a toutes les qualités pour faire un bon gardien de phare, et puis jamais personne, que je sache, n'est parvenu à couler un phare!
Nous passons au large des Pepsicos Islands et le capitaine Bombsec en profite pour me faire une démonstration des qualités et des ressources de son batîment qu'il adore.
Le "Françoise Dolto" est un sous-marin lanceur d'engin, il peut à peu prés tout lancer depuis la gaufre de consommation locale jusqu'au missile balistique destiné à un public plus intercontinentale.
-Nous pourrions faire un exercice d'entraînement qu'en pensez-vous Monseigneur? Et puis cela entretiendrait le matériel autant que le moral de l'équipage.
Ah il l'aime son batîment, le brave Bombsec, ce breton me plaît.
-Et pourquoi non cela permettrait peut-être à notre commandant de reprendre un peu en mains son équipage!
L'Amiral obéit à contre-coeur:
-Vous savez Monseigneur, ça cocotte, forcément avec le manque de place, le délégué syndical voudrait qu'on leur applique la convention collective des sous-mariniers plus avantageuse que celle des marins de pont...
-Ah rompons-là voulez-vous Amiral et commandez plutôt l'exercice en terrasse avec nous!
-Je préfére me tenir prés de mes hommes. Me répond-il séchement ce qui n'est jamais sans mérite pour un marin exposé aux embruns.
Très vite les alarmes retentissent, je suis attablé sur la passerelle à déguster mon troisiéme dry Martini près de ce cher Bombsec qui chronométre en mains surveille l'exercice.
-S'ils lancent en moins de 10 ' ce sera très honorable même si nous-mêmes ne mettions guère plus de 7' mais nous étions joliement entraînés à la fin.
Je le sens ému, il empoigne mes jumelles pour cacher ses yeux mouillés.
Nous nous trouvons au large des Pepsicos Islands, où nous comptons aborder pour faire le plein de bière.
C'est un archipel indépendant sur le papier mais que l'on dit sous forte influence américaine depuis qu'ils y ont installé trois camps de 87 000 hommes et un commandement intégré modéle depuis quoi ils bombardent qui ils veulent à travers le monde.
A notre neuviéme Martini il n'y a toujours rien eu de lancé, quand enfin irrupte avec une force prodigieuse des entrailles de notre nef un... un frigo qui s'éléve très haut dans le ciel et ne retombe point:
-Ah les salauds mon frigo! S'exclame Bombsec sincérement peiné.
L'Amiral Balhsen passe la tête par l'écoutille ouverte:
-Alors combien?
-77' et 49'' annonce ricaneur Bombsec. Je crois que vous pouvez gagner 49'' sans trop de difficultés, mais je vous signale que les réserves de bière étaient dans le frigo.
L'Amiral redescend en engueulant ses hommes pour la bière fraîche mise en orbite basse. Il semble de fort mauvaise humeur, il veut sa revanche.
Je pense que c'est quelque part entre le 23° et le 37° Martini, mes souvenirs sont assez vagues sur ce point, que nous avons vu surgir de notre Léviathan moderne l'énorme et magnifique engin, une fusée, rien de moins, qui monte en majesté vers les cieux, toute blanche et d'une parfaite et entretenue immaculence.
Cette fois l'Amiral a bien fait les choses, reconnaissons-le ... et presque dans les temps.
Il repasse par l'écoutille sa tête hilare:
-Alors elle est pas belle celle-là!
-Très réussi! Et vous l'avez réglée sur quelle destination?
-Réglé? Ah mais on a rien réglé? Pourquoi il y a quelque chose à régler?
A ce moment nous voyons le terrible engin redescendre à vive allure vers les plages touristiques et pleines de monde en ces heures de bureau des Pepsico Islands.
-Dîtes-moi cher ami vous n'avez pas mis de charge au moins?
-On a pris ce qu'il y avait sur l'étagèr...
Bombsec se met à genoux, c'est souvent chez les bretons quand le vent souffle:
-Bon Dieu quinze ans que j'attendais ça! S'exclame-t-il en nous désignant le beau champignon fuligineux qui vient de couronner les Pepsico Islands.
Je me lève, un peu en colère devant tant de légèreté:
-Eh bien Messieurs je crois qu'il est inutile de faire escâle ici, de toutes les façons la bière sera chaude.
Le Père Fulmance, arrivé parmi nous parce qu'il ne trouve plus de bières en bas, prend la chose avec son élévation spirituelle habituelle:
-D'un simple point de vue humain il y en a certainement pour assez cher.
-Vous savez ça reste du tactique léger mon père, du bon vieux 3 mégatonnes des familles. Bah ça gratte un peu mais un bon raz de marée là-dessus et il n'y paraîtra plus rien. Conclut sobrement Bombsec
L'Amiral commande la plongée et nous prenons cap à l'ouest sans demander notre reste.
(à suivre...)
Publié par urbane à 04:24:46 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
La semaine du (petit ) blanc 1/1 by Lofti benayak
Journal de la France de pendant par François F. soumis
Depuis son retour de Vachinguetonne j’essayais en vain de joindre mon maître immarcescible, en désespoir de cause je me décidais à l’aller voir à l’Élysée malgré l’interdiction formelle qu’il m’avait faite de m’en approcher même pour les conseils des ministres, parce qu’il disait que j’avais une mauvaise influence sur ses ministres je m’en fichais bien pour ce que ça servait, quand on coule on coule et il faut être couillon pour aller sur la passerelle à ce moment-là surtout quand il n’y a pas assez de chaloupes à bord.
J’allais souffrir et je m’en réjouissais par avance.
Arrivé sur place, je découvrais la place désertée, les défenses tombées, les huissiers déchaînés fumaient des cigares devant des cheminées éteintes, les maîtres d’hôtel s’envoyaient les chambrières sur les dessertes de la salle de bal et les journalistes accrédités faisaient ce qu’ils savaient faire et suçaient tout ce qui passait à portée. Il me fallut quelques temps pour découvrir que si en surface tout était à l’état d’abandon, cela grouillait en dessous dans l’abri atomique, le fameux QG Pluton ultime ornement giscardien, authentique monument à la grande trouille bourgeoise jadis devant le soviet aujourd’hui face à l’arabe.
Je n’avais jamais vu un tel encombrement de gardes républicains, klaxonnant tôle contre tôle dans les couloirs bas de plafond (forcément les plafonds font quatre mètres d’épaisseur !), chargés à plein, ils transportaient des archives que l’on brûlait à grand feu dans les chaudières et ça téléphonait de tous les côtés, on prenait des nouvelles du front (social) en même temps que l’on se préparait une retraite la plus élastique possible de préférence en un lointain étranger. Les rumeurs les plus folles couraient: là des petits blancs lynchés en dehors des heures d’ouvertures de la HALDE, ici la Lauvergeon violée par une quarantaine de gaillards sur le Parvis des Droits de l’Homme (au Trocadéro quoi !) alors qu’elle faisait son joguingue vespéral:
-Heureusement ce n’était pas des mâles blancs !
Je finis par découvrir mon maître munificent (poï poï !) enfermé dans les toilettes triple épaisseur du PC Pluton.
-Il y a longtemps qu’il est là-dedans ?
-Depuis que la Roselyne est venue lui dire que cloper du volcan c’était mauvais pour la santé et qu’il fallait faire une loi pour interdire les éruptions volcaniques dans les lieux publiques.
J’ai tapé à la porte, pas de réponse :
-Ouvre c’est moi, François.
Il a entrebâillé la porte, il était boulonné sur le trône et pourtant beaucoup moins régnant que d’habitude:
-Elle est où Eva ?
-Quelle Eva ?
-Meine fraülein ?
-Ah tu veux dire Carla ?
-C’est ça... Carla Brauni !
-Je... je ne sais pas, elle va venir...
-Tu crois vraiment... Pendant que je te tiens tu aurais pas une capsule de cyanure à me prêter ?
Il avait l’air vraiment atteint et j’ai essayé de le raisonner :
-Tout ne va pas si mal... ton sketch sur la lutte contre l’insécurité était épatant, j’avais beau le connaître par coeur, il me fait toujours autant rire.
-Insécurité mon cul, c’est la guerre ouais ! ach la kèrre gross malheur! A la préfecture pendant mon discours des mômes ont demandé une cigarette à Roselyne et comme elle en avait pas, forcément, ils l’ont balancé du deuxième étage, heureusement les vigiles qui protégeaient les parachutistes qui protégeaient les CRS qui protégeaient les flics de faction ont amorti sa chute.
J’avais une pensée pour notre Roselyne, ma payse (on est tous les deux natifs du Chauvinois) et ma seule copine au gouvernement, mais il faut dire aussi qu’elle est casse-noix avec ses histoires de clope alors que la coke est maintenant au menu des cantines scolaires.
-Et on a arrêté les coupables ?
-Non, mais j’ai fait installer un radar pour la prochaine fois, histoire de voir à quelle vitesse elle passe quand elle tombe.
-Enfin ta visite à Vachinguetonne s’est bien passée quand même?
-Ah ça c’est une consolation, le chef a été impeccable, on a été vachement bien reçu, on a même vu sa femme et les enfants, il m’a montré son prix Nobel j’uis ai dit que quand je serais grand j’aurais le même pareil même s’il me faut bombarder comme lui la moitié de la terre pour ça, il faut dire aussi que quand on est arrivé ils étaient en pleine lessive et c’était le coup de feu vu que le personnel mexicain faisait la grève alors on a donné un petit coup de main, j’ai même servi à table pendant le dîner officiel... qu’il a donné en l’honneur du Président de Trinidad et Tobago, le soir on était vanné entre le linge à repasser et les lits à faire, le chef reçoit beaucoup, on avait même plus la force d’aller jusqu’à l’ambassade de France alors il nous a logé... sous les combles dans des chambres de service, tu sais que maintenant il m’appelle Nike...
-Et toi tu l’appelles ?
-Moi je l’appelle Mon Président. Bon je te fais pas entrer hein... de toutes les façons il y a pas la place, alors les nouvelles ? Ici on est au courant de rien les ondes passent pas les murs sont trop épais, commode pour un QG de commandement, il faut être con comme un polytechnicien giscardien pour inventer des trucs comme ça. Et puis tu m’excuses si je t’ai pas téléphoné, tu sais depuis cette histoire de complot je me méfie de tout le monde... t’es sûr de pas avoir été suivi ?
-Suivi par qui ?
-Décidément t’es jamais au courant de rien toi !
-Mais... mais je t’assure...
Il m’a regardé étrangement:
-Je me demande au fond si derrière la mèche... tu n’en serais pas du complot ?
Mein Furh... je veux dire mon maître inextinguible a sauté en bas de son trône, il était tout rougeaud, il trépignait :
-Je vais te faire pendre à un croc de boucher comme von Villepin !
-Un croc de boucher ? Ouh là ça doit faire rudement mal ... je dis pas non... mais je sais pas si Pineulope permettrait, ça risque d’abîmer mes affaires de gouvernement non !
Il s’est calmé m’a tapoté l’épaule:
-Bon oublie ça... la prochaine fois, si tu peux encore passer les lignes, oublie pas de me rapporter des allumettes et un jerrican d’essence on ne sait jamais ... et prends-en aussi un pour Carla Brauni ah et puis promets-moi de faire piquer Lefebvre, ça m’emmerderait de le laisser derrière moi il serait vraiment trop malheureux.
Il m’a raccompagné jusqu’au sas de confinement qu’il a soigneusement refermé derrière moi. En remontant à la surface je réfléchissais à ce qu’il m’avait demandé :
« Bon pour l’essence, il me restait quelques tickets de rationnement et pour son protégé je demanderais au jardinier de Matignon de lui mettre une cartouche anti-taupe ça soulagerait tout le monde.»
Une fois à l’air libre, j’ai respiré un bon coup et je me suis dit, intérieurement, j’aime bien me parler intérieurement comme dit Pineulope au moins comme ça je risque pas d’attraper des maladies :
-L’avenir t’appartient ma Pinouillette !
Comme disait il gran grand lider centristo Alain Poher: le bromure ça peut aussi être une politique. Après la bandaison permanente qu’aura été le conquennat de ce petit coq piété au milieu de sa basse cour, régnant sur son parquet à volailles, les français n’aspireront qu’à une chose: du repos.
Détumescence et flaccidité voilà les mots d’ordre de ma future campagne présidentielle.
Publié par urbane à 06:12:27 dans / La semaine du (petit) blanc | Commentaires (0) | Permaliens
25 Juillet
Tout est prêt à bord pour notre second départ, il n'y a que le bord qui change
-C'est que... je n'ai jamais conduit ça moi! S'inquiéte l'amiral devant ce redoutable engin mis à la pleine disposition de son incompétence.
-Vous pouvez difficilement faire plus mal qu'en surface mon cher. Allons un peu de courage que Diable! Mettez-nous à l'eau!
C'est terrible la vie dans un sous-marin celà sent abominablement des pieds, très vite, pourtant je me fais à cette vie simple et quasi monacale à bord du "Françoise Dolto", je réquisitionne pour mon usage personnel: une petite suite très simple: chambre, dressing, salle de bains, petit salon. Pezzolino dort dans la baignoire, à la guerre comme à la guerre et je me fais un plaisir chaque matin de le réveiller moi-même en me faisant couler un bain.
Phénomène étrange lorsque je prends mon bain le matin le bâtiment penche sensiblement sur l'avant et s'enfonce et lorsque Pezzolino vide la baignoire éh bien nous remontons, curieux non?
Les marins qui sont par vocation et formation des marins de surface ont quelque mal à se faire à cette vie immergée et assez exiguë, par rapport à un contre torpilleur, un sous-marin c'est petit, tout petit. Et je croise quelques fois des regards hostiles, surtout le matin quand ils font la queue devant les toilettes uniques et tout aussi hostiles, on l'imaginera sans peine.
Bien heureusement nous n'avons point embarqué nos tsilongais, ils sont partis pour leur stage de formation lointain dans un camp du Hezbollah. Le Président Jon-Bob n'ayant pas voulu leur payer leurs billets d'avion, de fait et fort astucieusement, ce n'était pas compris dans l'accord, ils ont pris un charter australien qu'ils ont détourné sur l'afrique du nord, aux dernières nouvelles le gouvernement tsilongais en exil et en fuite auraient détourné un autocar de pélerins algériens vers la Lybie, il faut reconnaître que ces gens-là sont infatigables.
Le capitaine de frégâte Bombsec est lui aussi assez fatigant, il veut que l'on ne touche à rien de son petit intérieur, il se proméne partout avec son plumeau, rajuste les napperons brodés sur les écrans des radars de veille, cela ne facilite pas la concentration non plus que les manoeuvres.
Le plus pénible c'est ce réflexe de gargottier qu'il a acquis durant sa sédentarisation forcée, dés qu'il avise un batîment de surface, il sort les tables, les chaises et les parasols et tente d'en rameuter l'équipage à coups de promotion sur la pizza Margarita et la bière fraîche.
La solution nous vient bien vite de ce cher Petcho Larigaïe qui parvient à l'engager dans une folle partie de cartes, à la fin de laquelle, l'obstiné breton se retrouve avoir à faire face à une dette considérable de 4 589 632 haricots secs payable comme toute dette de jeu sous vingt-quatre heures, il hésite longtemps entre son honneur de navigateur et son autre de joueur et finit par signer un papier avalisant la cession de son batîment à la Marine Royale Nordmoise.
Pour le consoler je lui dis que dés que je le pourrai je ferai retirer le batîment du service actif et le lui rétrocéderait et en attendant pour le consoler je le nomme mon conseiller spécial à la cour pour les affaires maritîmes, il en est enchanté, il ne s'imaginait pas une fin de carrière aussi heureuse. (à suivre...)
Publié par urbane à 03:41:44 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
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