La boîte à partouze sentait la chaussette, c'était plein de couloirs, de tapis et de matelas, d'éclairages souterrains on se serait cru dans une mosquée.*
Son idée, il ne l'avait sans doute pas inventée, c'était le bon vieux systéme de la reprise individuelle.*
Publié par urbane à 03:09:11 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par urbane à 04:34:42 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens
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Bref je me suis retrouvé dans la troupe, pour les répétitions on cantonnait à la M.J.C. Ce qu'il voulait le Fernanbel, c'était comme ça que tout le monde l'appellait le Jean-Fernand Lecoïtteux, rapport à Fernandel sauf que lui on avait transformé en Fernanbel parce que c'était un homme de gauche, de la gauche qui se touche, celle qui répéte toujours les mêmes choses (pasqu'on les répéte jamais assez), le racisme, le fachisme, les bulles dans le Vichy, les heures les plus sombres de notre histoire, Fernand bêle quoi, ouais ce qu'il voulait c'était de la disciplîne ce qu'ils aiment bien ces types-là c'est la manœuvre, leur côté adjudant, au vrai y a pas plus culottes de peau que ces cons-là et entre chiens de quartier il font même des concours de celui qu'aura collé le plus beau motif.*
Et puis un jour le Fernanbel il a privé de goûter le groupe des blancs.*
Et moi comme un con je sais pas comment un jour de répétitions où ça valsait sévére, je me suis retrouvé au milieu et puis en dessous et je me suis réveillé à l'hosto et Etienne d'O. quand je suis sorti devant les caméras du journal de FR.3 de 19 heures 12, il a dénoncé le retour de la bête immonde et Maman qui le connaissait par cœur le bonhomme elle lui a balancé son bouquet à travers la gueule et elle lui a dit :4.
Pour en revenir aux motards, un jour y s'en est pointé un et il avait une lettre de la Présidence, mais c'était pas pour maman, c'était à moi qu'elle était adressée: une invitation pour aller bouffer à l'Elysée pour Noël.*
Quand même ça m'a mis en retard toutes ces formalités et quand je me suis arrivé dans la salle à manger ils étaient déjà tous à table et là où j'ai été déçu c'est quand je me suis aperçu que le Mitérance il était pas là. Autour de la table il y avaient une vingtaine de personnes, que des garçons, ça allait de cinq à cinquante ans, ils bouffaient leur consommé en faisant des slurp plus ou moins sonores, au vrai je me serais cru dans un réfectoire de pension de province, d'abord je leur ai trouvé à tous d'assez tristes gueules. Sans doute que la soupe devait pas êt' bien fameuse, on m'a avancé une assiette et une chaise, je m'y suis collé avec les autres, c'était froid. On avait même pas vue sur les jardins mais sur un coin de cour pisseux et le service était plutôt du style fonctionnaire de base vite fait, mal fait, ça te singeait l'ancien régîme mais il y avait toujours un petit détail soviétique qui vous rappelait qu'on était bien en république et que la grâce et la haute civilisation avait déserté pour de bon, pli de nappe trop marqué ou traces de doigts sur les cristaux d'un peigne-cul de service.Publié par urbane à 22:38:37 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens
Je lisais beaucoup aussi, mais pas ce qui était au programme, même au lycée Mauriac j'évitais Mauriac, au début il s'appellait François Mauriac, notre lycée, en hômmage au grand homme qui venait de clancher et puis on a fait remarquer à Etienne d'O. que le ci-devant était quand même bien vérolé gaulliste et catholique même si... et qu'il serait préférable... et Etienne d'O. se l'était pas fait répéter deux fois le sous-entendu, aussi sec il avait cherché un Mauriac qui soye plus présentable y s'était dit que commak il allait faire des éconocroques sur les cérémonies et le ruban et qu'en se démerdant bien il pourrait se les mettre dans la poche les sus-dits éconocroques, vu qu'il avait plus qu'à changer l'initial du prénom et en cherchant bien il en avait trouvé un de Mauriac, Raymond Mauriac, 1922-19..) une gloire locale qui avait écrit des conneries (les bonnes cette fois) et fait des trucs dans la résistance (à la streptomycine) et participé à la libération de Bezons (qui avait été libéré trente-sept fois à la suite en 44 même les allemands avaient eut droit à la médaille commémmorative en partant, on était jumelé avec la ville de Reichenburg et le bourgmestre Herr Wolfhardt qui nous visitait quelques fois était un ancien commandant de U.Boot plutôt nostalgique du plus grand reich. ) *
Mais la vérité c'était qu'Etienne d'O. il avait rétréci le grand bain pour toucher un peu plus sur le joint de carrelage et que le plongeoir olympique était maintenant au milieu des terres, sacré farceur.
*Il y a vingt ans de ça maintenant mais on continue à s'écrire et à témoigner l'un pour l'autre comme il dit qu'on est encore vivant et de parole, les connaisseurs auront remarqué que j'ai pris un peu de son style. (à suivre)
Publié par urbane à 01:23:54 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens
Mouloud l'AfghanMais en vérité raisonnable il devait pas l'être tout à fait, y avait qu'à voir comment qu'il godait quand l'autre avait la tête dans le plat de nouilles et que je te rajoute du greuillère et du sel et du poivre dans les yeux mais en loucedé comme il faisait toujours.
Ah çui-là y baisait comme un gendarme à ce qu'il paraît.
Gaston D. était vraiment trop bourré et il tirait sur son nœud avec un rien de nostalgie mais rien ne venait, sinon Jack L. par derrière qui a essayé de le mettre très proprement:Et pendant que le Pierre J. leur faisait une leçon de conduite de classe et qu'il distribuait les punitions, le député-maire Etienne d'O. s'est pointé avec un polaroïd, et il a pris vite fait une photo de tous ces mecs le bénouze en bas qui venaient d'inventer la tournante parlementaire et il est allé s'enfermer dans les chiottes en gueulant que si on lui rendait pas l'argent de la cantine du parti il ferait paraître la photo en première page de l'Echo du Val d'Oise ou il la revendrait très cher à Roger F. le ministre de l'intérieur de l'époque qui était collectionneur à ce qu'on disait.
Alors toutes ces formalités accomplies, je suis né, sous Pompidou, en 9 avant F.M. à Bezons comme tout le monde.
Maman elle faisait son jardin, ses fleurs et son potager, on a vite était une dizaine là-dedans avec le beau-père, Marcel Shrezbnszky qui était chauffeur routier chez Mazzolini après avoir été CRS au début de sa carrière. Lui aussi il aurait bien voulu faire motard mais il était trop gros, et puis il savait lire.
Maintenant que j'étais plus juif, j'étais redevenu comme tout le monde, y en a bien un qui a essayé de me traiter de raton une fois mais ça a pas plu à Moktar qui était plutôt du genre encombrant et l'«un » a remballé son matériel en s'excusant. (à suivre...)
Publié par urbane à 02:24:37 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens