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URBANE TATTACK

LA LITTERATURE AU METRE

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Avec les policiers de la Brigade Anti-Chouquettes... | 08 janvier 2008

Avec les policiers de la Brigade Anti-chouquettes.
Réveillon chez les régressifs
 Chroniques de la France de pendant.

par François F. soumis.

 

Avec Roselyne, on avait décidé de frapper un grand coup pour le réveillon du nouvel an. Roselyne c'est ma copine, elle est ministreuse de quoi déjà ? Mais si comment ça s'appelle ? L'avortement, l'euthanasie ? La santé voilà ! C'est de ça qu'elle s'occupe: de notre bonne santé, physique, morale et intellectuelle. Avec Roselyne on est pays, je la connais de tout môme, c'est elle qui m'a dépucelée dans la salle paroissiale de Pathétique sur Navrant où je suis né, ça s'est passé  après une causerie débat organisée par la JEC sur la « libération de la femme et ses conséquences sur la traite laitière», elle s'y est reprise même à trois fois  avec moi tellement j'étais pressée.

A l'époque, à la campagne c'était pas facile de trouver des partenaires euh... qualifiées, alors quand il passait une conférencière, on en profitait, un peu comme avec les boulangers ambulants si vous voulez : c'est pas toujours fameux, c'est plutôt cher, ça rend malade quelques fois mais ça dépanne, la Roselyne question dépucelage elle dépannait sur trois cantons au moins.

Elle a toujours été une dominante elle aussi, comme mon maître pipeulisé, pour ça que je l'admire, rien que sa manière de s'habiller en pute provinciale à l'ancienne : cuir noir et jupette rose vous fait de l'effet, ajoutez-y sa voix rauque et épicière de sous maquerelle elle en impose, convenons-en.

Roselyne, quand elle débarque chez l'électeur il faut voir comment elle te vous le secoue, c'est pas des campagnes électorales qu'elle  organise mais des rafles.

Bon où en étais-je don' ? Oui je vous disais cette année nous avions décidé à fins de leur rendre hommage d'accompagner dans leurs périples en ce soir du Nouvel An les policiers de la toute nouvelle Brigade anti-chouquettes en charge de l'application sur le terrain de la nouvelle "loi gaufrette" visant à la répression du gaufrettisme passif et des déviances sociales agglomérantes.  (Une anecdote en passant... Il faut savoir qu'au départ après consultations de spécialistes reconnus mondialement...du doigt mouillé dans le vent et à l'issue d'une réunion interministérielle nous nous étions entendus  sur un chiffre   (départ d'usine/franco de port) de 800 morts annuels du fait du gaufrettisme passif, bien heureusement l'un des membres du cabinet du premier ministre de l'époque eut l'idée ingénieuse d'indexer le bilan annuel communiquée à la presse sur les prix du pétrole ce qui nous donne aujourd'hui plus de 5000 morts annuels et c'est pas fini avec le baril à bientôt 150 $ vous imaginez!)

De toutes les façons il est bien admis aujourd'hui que la gaufrette tue, par atteinte des voies zaériennes et bronchiques et pollution sonore, mais la chouquette aussi !
Car, quoique plus silencieuse et donc mieux tolérée par le corps social (corps social qui tolère aussi d'ailleurs beaucoup mieux dans le métro la bande de jeunes banlieusards en débordement que le sexagénaire fumeur solitaire, allez savoir pourquoi ?), la chouquette par de subtiles menées sub-enzymatiques et autres exaltations glucidiques, sans oublier la pollution énorme crée par les grains de sucre inhalables abandonnés en fond de sac, sac le plus souvent utilisé, une fois gonflé avec la bouche et écrasé d'un coup sec, pour faire peur au copain, sans s'apercevoir que l'on peut  causer ainsi de multiples défaillances cardiaques dans le voisinage (347,12 décés l'année dernière dus à de tels agissements !), la chouquette dis-je n'est pas moins dangereuse sur le plan de la santé publique, c'est pourquoi dans le même temps nous avons lancé une grande campagne d'affichage et d'information sur le thème : « votre voisin a du cholestérol dénoncez-le !
(www.monvoisinaducholesteroljeledenoncependantlespubsalatv.gouv.enc)
 

   Roselyne m'avait donné rendez-vous à la mairie du 2° arrondissement où elle devait m'attendre à la tête de sa demi-brigade de képis mous (c'est d'un bien meilleur rapport  que le képi dur, qui s'enfonce au premier coup de tuyau en plomb, le képi mou lui il est réutilisable, il n'y a qu'à changer le fonctionnaire en dessous !).

Tous, je peux en témoigner, tous ces fonctionnaires sont animés par le même idéal sublime... de garde-champêtre fanatisé : verbaliser le contrevenant à la modernitude.  

Malheureusement en face le contrevenant manque tragiquement. L'assujetti, il ne demande qu'une chose : obtempérer ! Circuler, ne rien avoir à voir, à entendre ni à critiquer, bref il se planque devant le grotesque .

J'arrive en retard, j'espère que Roselyne va être colère et me punir sévèrement mais je suis déçu, elle est entrée dans un magasin de jouets tenus par un couple de jeunes gens de ses amis : Jean Fernand et Jean Marcel, le magasin de jouets qui s'appelle : « Pumpini » (23, rue Charly Gaul (2°)) est bien entendu interdit aux enfants et ils sont une bonne quinzaine d'adultes baveurs à faire: prout ! prout ! tuuut ! tuuut ! bang ! bang ! en jouant avec des petites voitures de pompiers et des poupons pisseurs.

-Ah te v'la toi tu sais que tu es en retard ! Tu as un mot de tes parents ?

Heureusement j'y ai pensé, j'en ai apporté un de Pineulope.

-Bon on verra plus tard, allez en avant !

Je la regarde, je la contemple, je l'admire: on dirait Jeanne d'Arc s'en allant inaugurer un sex-shop.

 

   Pour commencer nous  débarquons dans un salon de thé, les policiers de la Brigade Anti-Chouquettes que nous accompagnons ont un peu... les chouquettes quand même, mais comme l'a dit mon maître enrhumé : « Il ne doit pas exister de zone de bon droit dans botre république ! », bien sûr c'est dangereux, s'attaquer à un salon de thé, comme ça en plein jour: surtout vers les cinq heures, parmi les petites vieilles il peut y en avoir une plus affamée que les autres, ou en état de manque. Aussi tout de suite et sans faiblir ils utilisent les grands moyens, on fait ranger la clientèle contre le mur et doigt devant fouille au corps intégrale, on ouvre et renverse les sacs à main des fois qu'il y en aurait une qui y planquerait un paquet de gaufrettes. Bon il y a rien... une petite vieille essaie bien de ramasser un truc sur une table pour le planquer et se l'enfouir, aussi vite, on la plaque au sol, on se met à une dizaine dessus, au bout de deux minutes elle bouge plus rien la septuagénaire, même pas les oreilles :

-Un macaron ! Gueule triomphante la cheffe Josiane Chopinot en relevant ses grosses fesses du visage de la petite vieille cyanosée.

-Allez on l'emmène au poste. Décrète le commissaire, une jeune con éthique, souriant, sympathique qui ferait sans grand effort un parfait directeur de stalag  souriant, sympathique, éthique, tout barbelés de préjugés lâches et de slogans commodes.

-Vous savez pas que c'est interdit aussi les macarons ! On vous enverra la convoc' devant le tribunal.

   Car le macaron est assimilé, à juste titre, dans la loi, à la gaufrette, il est certes moins offensif, la pollution sonore est moindre que pour la gaufrette mais des études ont montré qu'une consommation régulière de 97.3 macarons/jour pendant  84 ans réduit l'espérance de vie de 4 ‘'27 par trimestre ouvrable, déductions faites des congés compensatoires.

Et que l'on ne me parle pas du macaron mou, lancé et vanté par quelques artisans et industriels peu scrupuleux, c'est loin d'être la panacée espérée.

 

   La petite équipe repart, sur un passage clouté des vélibeurs sur le sentier de la guerre sont en train de tourner autour et de crever les pneus et de casser les vitres d'un retraité barricadé dans sa voiture immobilisée, il vient de refuser une priorité à gauche à des  réformateurs du code de la route, très vite grâce à la cheffe Chopinot le dialogue s'établit avec les emplumés à vélo et l'on emmène le retraité à moitié scalpé au commissariat pour le mettre en garde à vue.

 

   Soudain la cheffe Chopinot s'immobilise, sort son 9 mm para H. und K. et entre en trombe dans une laverie automatique, les mômes se couchent à terre comme dans les séries tévé et les mères « sans papiers » montent à l'étage pour se jeter par la fenêtre comme dans les articles de journaux.

Nous suivons la Cheffe Chopinot toute à son inspiration et l'on découvre dans l'un des tambours un mangeur de chouquettes planqué, on arrête le tambour, on essore le contrevenant  dans le séche-linge attenant et hop en route !

 

-Tiens on s'arrête là, je les connais c'est des amis ! S'écrit Roselyne rosissante :

C'est un café délicieux que je vous conseille: L'Intromis rue Roger Pingeon. Les serveurs sont des jeunes gens charmants en slips kangourous. Le concept est original: boissons froides ou chaudes à la demande et slips kangourous. On peut acheter une quantité incroyable de slips kangourous tous différents tout en buvant un thé à la menthe. Il y a aussi un coin « antiques » où l'on peut chiner des vieux slips d'occasion. C'est rafraîchissant ! 

Seule fausse note : mon officier de sécurité qui demande un demi pression !

Nous repartons, quittant à regrets ce havre du bon goût.

 

Après quelques minutes de marche souriante, le commissaire reçoit un appel, c'est un signalement (en allemand : Ein Dénonciation !!!) dans une maison de retraite :

-Un mangeur de gaufrettes, fumeur de pipe, déprédateur d'arbres à la Résidence des Aubépines ! Articule-t-il avec quelque angoisse. Chacun des fonctionnaires de vérifier que son arme, son gilet pare-balles et son tampax sont bien accrochés.

-Il faut y aller ! Murmure magnifique la Cheffe Chopinot, avec Roselyne nous sommes émus, vrai ils en deviennent émouvants !

Bien sûr des renforts sont aussitôt demandés et très vite la maison de retraite est cernée par deux escadrons de gendarmerie.

Le contrevenant qui a été signalé est un dangereux récidiviste, un fumeur de pipe bien connu des services de police, ancien officier d'Indochine et d'Algérie aussi héroïque qu'une miss France découronnée.

C'est un couple de retraités des Pets et Têts qui l'a dénoncé.

-Il arrête pas de nous bouffer des gaufrettes sous le nez, c'est bien simple l'été, à cause de ç't engeance, on arrive plus-z-à écouter la tévé et puis il fume aussi tout le temps, sa fenêtre ouverte, d'ailleurs sentez, c'est à cause de lui que le parc pue ! Alors on s'est dit : il faut faire quelque chose contre le réchauffement qui monte à la tévé... ah aussi on vous a fait une liste de tous ceux qui ont du cholestérol dans le quartier. C'est pas seulement pour la prime c'est aussi pour aider.  

Ach les praves gens !

   Les policiers de a brigade anti-chouquettes  tentent bien d'engager des négociations avec le multi délinquant, mais il ne veut rien entendre, et continue de multi-délinquer de plus belle, la pipe au bec, le paquet de gaufrettes dans une main, son couteau suisse dans l'autre il s'obstine sur l'écorce de ce pauvre arbre.

Le spectacle est insoutenable, scandé par le craquement des gaufrettes.

Finalement après une demi-heure de tractations stériles autant que dangereuses, il est armé, ne l'oublions pas ( ben tiens et le couteau suisse !), le commissaire se résout à faire intervenir les tireurs d'élite syndiqués qui dégomment la concierge et son chat avant de casser la pipe au fumeur de pipe .

Sur l'arbre odieusement mutilé il a gravé : 

« Vive la France ... d'avant ! »

Publié par urbane à 21:45:15 dans / Réveillon chez les régressifs ! | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac 27/1 par H.T.Fumiganza | 05 janvier 2008

27.
Inauguration.
 Le complexe Transcontemporain Andréï Gromiko était sans complexe, haut de prés de trente mètres bâti dans un style stalinoïde amphibie mélange de totémisme kulturel et d'idolâtrie  productiviste.
Les associés de papa portaient des costumes à rayures, des lunettes aux verres fumés et blindés et des chapeaux en kevlar sur-taupés pour se protéger du soleil hautain de cet fin d'été sans doute, ils fumaient d'énormes cigares en lutinant les artistes et les trois demoiselles Van Der Konf suivaient le train des officiels en serrant fort leur lourd sac à mains noirauds et en se demandant combien toute cette... cette chose avait pu leur coûter et ce qu'en aurait pensé leur papa.
Outre le musée d'art Contemporain le 1287 ° du département il y avait un lieu muséal fort intéressant sur le Bletznec, sa vie son œuvre.
On allait lui attribuer un statut protégé international de non proie qui lui permettrait à l'instar des rennes septentrionaux d'émarger aux assedics, les indigènes avaient eu beau protesté comme quoi le Bletznec c'était rien que ‘h'une belle saloperie qu'il avait fallu en bouffer pendant des siècles quand il n'y avait que ça, que maintenant et même au jour d'aujourd'hui avec les zypermarchés ils préféraient s'empiffrer d'agglomérats de résidus de poissons, panés à la sciure, mais que quand même c'était une tradition et une coutume que la pêche au Bletznec et « ...que rien que pour que, ç'la méritait le respect quoi merde ! »
   Mais les protestations indigènes n'y avaient rien fait et l'officier de l'indigénat dépêché par les instances bruxelloises, un jeune allemand, charmant d'ailleurs, enfin au moins très « korreck », avait pris toutes les mesures nécessaires, un satellite espion et deux hélicoptères surveillaient en permanence les lieux de pêche et un régiment de bavarois campait en ville.
On pourrait s'étonner de cette sollicitude soudaine à l'endroit d'une telle poiscaille pestilentielle et quasi inutile mais des chercheurs suédois de l'université Gretagarbique de Malmoe l'avaient étudié pendant cinq ans avec force moyens humains, scientifiques et financiers,  détaillant ses mœurs, ses habitudes et ses humeurs.
Et ils en étaient arrivés à la conclusion que cet être infumable, immangeable, élastique, sans caractère ni moralité, cannibale, mangeant ses petits, violentant ses nièces et se mordant la queue en permanence, haineux, sectaire, grégaire, déshonnête intellectuellement, désolant de préjugés et de conformisme social, vivant en meute, feignasse et scolaire, s'attaquant toujours en nombre au plus faible, aux isolés ou aux seuls caractères, oui ces scientifiques exercés  en étaient arrivés à la conclusion, à force de kilomètres d'observations millimétriques, que le Bletznec était un authentique poisson rouge... non point  l'un de ces êtres purement décoratifs que l'on promène de bocaux en plateaux de tévévision, mais un poisson de gauche, et oui un être éthiquement pur au même titre que la hyène putridophone des Balkans et le tigre boulimique du Bengale et qu'en conséquence il méritait respect, protection, hommages et commémoraisons.
 *
    Il y avait aussi et ce me fut une consolation un espace de création contemporaine avec en cours un accrochage posture/imposture d'un plasticien franco-prukhmen où des caniches morts avaient été accrochés au mur comme autant de Christ en croix. C'était courageux.
Et questionnant aussi.
Oui tous ces caniches morts, il y en avait cinquante-quatre même s'ils puaient un peu, d'ailleurs le plus réflexif était ces vers qui grouillaient dessus, le vivant naissant du mort dans un comploiement incessant. Le créateur (en second) Kurt Zmlamay nous expliqua que devant se battre, tous les après-midis avec le pompier de service et la femme de ménage qui mettaient un coup d'insecticide le matin sur « ces saloperies », il en eut vite assez et pour les empêcher de censurer son œuvre auto productible car c'était bien de censure dont il fallait parler : censure prolétarienne mais censure quand même, et prolonger l'œuvre, il les avait exposés tous deux dans une cage qu'il avait intitulé « Répression ! » et fermés à cadenas et toute la bonne bourgeoisie conchoise tournait autour de la cage avec ravissement en se demandant lequel allait bouffer l'autre, la femme de peu ou l'homme de rien.
    Quand ils en eurent terminés de leur ronde d'avant-garde ils se dirigèrent vers le buffet.
Surprise ! Il était allégé on y servait du champagne light et du caviar d'algues c'était une adroite initiative de l'incomparable Le Radégoual, qui en avait la charge, malgré tout très vite il y eu un commencement d'émeute, une mutinerie de mondains, les plus terribles.
C'est qu'en province arriérée l'on bouffe encore ! Et notre cher Le Radégoual fut à deux doigts d'être dévoré tout cru et sans garniture, pour plus d'authenticité sans doute, quand le chef de meute l'ober-hauptman füerherin régionale aux droits de la femme se rendit compte après lui avoir mordu dans la fesse droite que question vérité du produit il n'était pas plus comestible que ses « élaborations grotesques d'affameur prétentiard » dixit Chéchignac.
Les amis de papa qui commençaient à la sauter appelèrent leurs chauffeurs-garde du corps, des types énormes, enjoués comme des incinérateurs industriels à fœtus.
Ils remirent une bétonnière en marche, laissée là par les ouvriers et le cimentèrent sur place Le Radégoual, avec l'ordre de préparer « good food ‘nd hurry up asshole! » sans quoi ils te le balançaient dans la mer et même un peu plus loin jusque dans l'océan. (à suivre...)

Publié par urbane à 02:33:41 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

Quand la com' décom' ou le schtroumpf à pédales. | 21 décembre 2007

Quand la com' décomme...
Ou le Schtroumpf à pédales
Par François F.soumis.
 

Je n'en peux plus depuis que mon maître révéré a engagé ces deux foutus conseillers spéciaux pour s'occuper de sa com' : Charley-Douar Bédouani et Pertuisanne Chapotteau c'est vraiment devenu n'importe quoi ! C'est ce crétin de Séguéla qui les lui a recommandés, soi disant que ce serait les meilleurs dans leur genre, ce sont eux qui ont lancé Diam's la rappeuse et en plus ils en sont fiers :

-Le repositionnement permanent c'est ça le secret, au départ Diam's c'était un boudin de Noël en promotion, on l'a sortie des produits frais et mise dans les shampoings antipelliculaires un shampoing acheté = un cd live après quoi on l'a basculé dans les loisirs culturels rayon révolté à messages pour petits blancs incultes qui veulent ressembler à des grands noirs incultes. On a bombé sévère les médias, acheté du temps d'antenne, sous loué quelques consciences de gauche, acquis une légitimité avec du street marketingue : une compil=une barrette. Et voilà comment on fait d'un boudin en promo une chanteuse à text...os.

Ces trucs-là ça le passionne mon maître adulé, il dit qu'il faut suivre le marché, donc l'électeur, je prédis que si il le suit de trop près il va finir aux articles de ménage et même pas en tête de gondole.

En définitive je crois que c'est plus le fils de Sopalin que de Machiavel.

-Il faut accessoiriser la fonction ! Renchérit Charley-Douar Bedouani qui n'est lui aussi jamais à court. Président tout court c'est rien, comme un smoking sans Rolex, chainette Mauboussin, bracelet Chaumet  et clefs de Porsche.

Leur dernière invention, fiancer mon maître considérable à une chanteuse transalpines (je l'ai mis au pluriel parce que la donzelle est coureuse) aphone, une italienne inaudible déjà c'est plutôt rare et pas tellement glorieux, et voilà pas que ces deux abrutis débarquent ce matin en pleine réunion de cabinet, le schtroumpf suprême était sur son trône en train de réclamer du papier... plus de papier encore sur lui à nous autres pôv minisses :

-On parle pas assez de moi ! Ils vont finir par oublier qui est le maître ! Il nous répétait quand les autres sont arrivés :

-Bon tu divorces de la ritale !

-Divorcer mais on n'est pas encore marié.

-Raison de plus tu la vires !

-Ah ouais ? Ah mais c'est que ça m'arrange pas ça elle était pleine aux as, à Disneyland c'est elle qui a payé les cocas et les glaces et les gaufres, je m'étais dit qu'avec elle j'assurerais pour la retraite, elle pouvait me pistonner pour rentrer chez Kleber aux relations publics.

-On s'en fout, on va te repositionner...

-Quoi encore ?

-Ouais de toute façon c'était pas crédible on a fait une enquête les sondés pensent tous que tu la sautes pas pour de bon !

-Ben j'ai bien essayé une fois, je m'ai bien cassé la gueule, la prochaine fois, sûr, je m'encorde.

-Non je te dis là ça fait rigoler, d'ailleurs tu te souviens j'étais pas d'accord, on a fait ça dans l'urgence pour rattraper le coup Radafi et rendre service, il y avait qu'elle sur le marché... ou  Evelyne Leclerc... t'imagines...

-En ce moment tu as un gros trou d'air dans les CSP-- le problème c'est qu'il y en a de plus en plus en France des « moins-moins ». Donc il faut te rapprocher du populo, or le populo il s'intéresse à quoi au Tour de France or tu fais du vélo, donc tu vas sortir avec un coureur cycliste.

-Sortir avec un coureur cycliste ça va pas non ? Toute la France va se foutre de moi !

-Mais ça existe plus ça. C'était la France d'avant: toujours la critique et la clope au bec, l'esprit railleur, fendant et casseur d'assiette ça n'existe plus. Dans la France d'après et même maintenant dans la France de pendant ils vont  fumer sur le trottoir et ils pensent où on leur dit de penser. Ils acceptent tout. Ils ont plus de repères, ça va les achever, sans compter que ça va emmerder Delanoë.

-Et puis t'es décomplexé ou pas ! Couverture de Paris match et dix pages intérieures avec Virenque : « Ils se sont rencontrés dans un club échangiste et...

-Dans un club échangiste y faut pas pousser ?

-Quoi t'es jamais allé dans une boîte à partouzes?

-Une fois... j'ai perdu ma capote dans un tas de blondes et puis j'ai croisé DSK, on était en chaussettes, il m'a regardé bizarrement et  j'ai préféré m'en aller, avec lui on sait jamais. Non tant qu'à faire je préférerais  un haut lieu de spiritualité...  

-Vézelay ! J'ai proposé.

-C'est quoi ça ?

-Euh... la mer de sable !

-Pas con ça c'est franchouillard gentiment ringard... ça plaira au « moins-moins ». Bon on t'organise une séance photo avec le cycliste à la Mer de Sable.

La séance photo s'est mal passée, il faut dire que le Virenque il était vachement intimidé, il appelait mon maître adoré : « mon président ».  comme un bitard parle à son adjudant. Au bout d'un moment le schtroumpf suprême il en a eu marre :

-C'est pas vrai il met la langue ce con ! Et puis la grande roue grince, j'ai pas envie de me foutre en l'air pour vos conneries.

Finalement le reportage photo sur l'idylle cyclo-touristique est bien paru mais ça se passait sur les bords de la Marne avec Jeannie Longo, il avait mis un marcel et jouait à la belote en buvant du Pernod, faisait du vélo, lançait les boules, et dansait la java au son de l'accordéoniste (factice) qu'on lui avait trouvé. 

A la fin de la séance il a fallu le rapatrier d'urgence au Val de Grâce Kelly (on vient de le rebaptiser sur ordre de mon maître exalté)  il était vert, il avait envie de vomir et une sacré migraine :

-C'est le Pernod quand on a pas l'habitude... j'ai voulu le rassurer

-Y a pas que ça c'est tous ces franchouillards, tu sais bien que je les supporte pas !

Publié par urbane à 18:11:24 dans / Quand la com' décom' ! | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac 26/2 par H.T.Fumiganza | 20 décembre 2007

Walter Chéchignac 26/2  

Je regardais au matin, très tôt, El Consolador s'éloignait dans le levant emmenant  vers des îles inédites le trio électoral, prés de nous la famille du colonel agitait des mouchoirs, une sensible coutume prukhmen pour éloigner les mouches à pleurs qui ne ratent aucun départ et ses enfants entonnèrent un doux chant de leur pays qui disait assez bien, quoiqu'en Prukmen, toute la nostalgie que ressentaient  ces exilés :
« ...Papa n'est plus là pour nous botter le train ! Youpaïdi ! Païda ! Païdo !  Il va prendre la bateau et peut-être qu'il va coulo... »
Bref c'était très émouvant et c'est à ce moment que ce cher Walter me confia que s'il n'était pour rien dans l'enlèvement de Letroncheur qui avait été organisé en représailles par les savoyards éconduits, il avait, renseigné par le cher Doubi, organisé son évasion.
-... une bonne chose de faite, ils vont s'aérer et nous revenir avec de bonnes couleurs.
-La vie là-bas est si facile que vous la leur avait décrite ?
Il avait été lyrique et inspiré pour parler de las Islas Bravadas y Perditos.
-Comme partout, dans une arène si vous êtes le fauve la vie est plus facile sinon... avec les renseignements que j'ai fournis sur leur compte aux autorités bravadiennes sitôt descendus du bateau ils partent direct pour le camp de rééducation !
L'indignation me sum... sub... sumbergea :
-Vous... vous avez fait ça ! Mais quel genre d'homme êtes-vous don' !
-Petite farce entre amis, ils vont passer quelques mois à casser des cailloux et puis je câblerai que je me suis trompé de dossier, allez je réparerai c'est promis. Ils commençaient à m'emmerder ces cons-là ! Letroncheur surtout !
-Ce n'était certes pas une raison pour... enfin pour Letroncheur d'accord mais le deux autres ne vous avaient rien fait !
-Rien fait ? vous voulez rire. Et le devoir de mémoire pour mes chiottes vous l'oubliez . Vous en faîtes à vos aises mais c'est Médpeu et La Branlaye qui ont fait sauter mes chiottes !
-Qu'est-ce que vous racontez là ?
-Le Chef ‘von le Gueuzec a enquêté et eux-mêmes me l'ont avoué un soir de beuverie, et c'est vous qui étiez visé, tout était prêt, Tintin des R.G, vous savez le patron du 10/18 leur avait passé la bombe, ils l'avaient posée, pas au bon endroit heureusement et voilà pas que cet imbécile de Martial Medpeu est pris d'un besoin pressant, il va se soulager et tire la chasse par réflexe et poum ! La chiasse d'un publicitaire parisien qui vous a sauvé. Bon toujours à propos de chiottes dîtes-moi mon petit vieux on aurait intérêt à se presser sans quoi nous allons rater l'inauguration des vôtres. Il faut vous faire voir, j'ai convoqué les photographes, n'oubliez pas que c'est Dimanche le premier tour !
Pour ma part, je n'avais aucune envie de me rendre à l'inauguration tant attendue du nouveau casino de La Ponche sur Conche mais Chéchignac avait raison, la route était dégagée.
-Et puis vous verrez il y a une petite surprise qui vous y attend.
Les surprises, je détestais cela depuis l'enfance, les surprises c'était surtout pour moi des changements d'affectation, d'une pension l'autre, j'ai été un enfant muté, déjà une vraie carrière de môme fonctionnaire au service de la paresse sentimentale et de l'égoïsme revendiqué de mes bourgeois de parents révolutionnaires.  (à suivre...)

Publié par urbane à 15:57:30 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

Mouammar l'a tuer ! | 13 décembre 2007

Mouammar l'a tuer.

Ou le Schtroumpf à moustaches 

Par  François F. soumis.

 

J'arrive à l'Elysée ce matin pour recevoir les ordres de mon maître estimé, comme à chaque fois j'espère que je vais en chier un max, trois jours sans mon maître révéré, c'est terrible. Je rentre d'Amérique latine où il m'avait envoyé pour discuter de la libération d'Ingrid, l'ancienne copine à Villepin, et où j'ai rencontré un duo de comiques très populaire là-bas : Chavez et Morales, quand ils sont ensemble dans un dîner officiel au bout de dix minutes ils se mettent à tirer des coups de flingue dans tous les coins,

-Normal ce sont d'anciens militaires putschistes: putschez pas derrière il y en aura pour tout le monde ! Rigolait l'ambassadeur de France pendant qu'on se terrait, planqués dans les jardins de l'ambassade en attendant la fin de la fusillade.

-Tiens tu portes des moustaches maintenant ! M'exclamai-je en découvrant mon maître préféré affublé d'une sorte de postiche gaulois: une paire de bacchantes retentissantes.

-T'es là toi ! C'est rapport au Mouammar pour qu'on me reconnaisse pas sur les photos officielles ! Y porte bien des lunettes noires lui quand il me rencontre! Il a peut-être honte lui aussi va savoir! T'aurais rien à vendre chez toi ?

-Pourquoi t'organises un vide grenier à l'Elysée ?

-C'est pour les fourguer à l'aut' grand con, avec ce qu'il me coûte en location de tente, charbons de bois pour le méchoui de chameau, spaghettis, capotes et cocaïne à volonté autant qu'il me rapporte un peu, je lui ai encore fait signer un contrat... un contrat de confiance chez Darty pour une gazinière 6 feux four double paroi et ce matin j'ui ai revendu  le scooter du gamin, ça l'a bien fait marrer, il arrêtait pas de faire le tour de la cour d'honneur de l'Elysée à donf jusqu'à ce qu'il s'emplafonne le perron... dis donc t'en fais rien de la pendule là, c'est du lourd et du doré ça devrait lui plaire ! A propos ça s'est bien passé ton voyage, tu m'as rapporté quelque chose ?

-Je t'ai rapporté un doigt de pied d'Ingrid, c'est tout ce que j'ai pu avoir, et encore je ne suis pas sûr de sa parfaite authenticité, le Chavez il se marrait drôlement quand il me l'a donné.

-C'est vrai qu'il a l'air bien grassouillet pour un doigt de pied d'otage. Enfin c'est toujours ça de pris, après tout j'ai dit que je la ferai libérer, j'ai pas dit que je la ferais libérer en une seule fois, tiens je vais le faire porter dans un paquet cadeau à Villepin... niark ! Niark !

Bon aut' chose à partir de maintenant t'as plus droit aux gardes républicains !

Je demeure coi et bien vite je m'effondre... dans une bergère Louis XV, c'est quand même plus confortable que du Stark.

-Mais... mais comment ça ! Mais un premier ministre sans garde républicain, je vais plus oser sortir moi ! De quoi vais-je avoir l'air !

-J'ai dit. Si t'es bien sage et obéissant, je t'en refilerais quelques uns, on verra. En attendant t'as qu'à mettre des gendarmes !

-Ils ont même plus de képis, cette c... d'Alliot-Marie les a relookés tendance, ils ressemblent à des gardiens de parking maintenant !

-Bon aut'chose t'accompagnes le Mouammar au Jardin d'Acclimatation cette après-midi moi j'en peux plus!

-Au jardin d'accli...

-Il nous fait un caprice. C'est toujours mieux qu'une soirée à l'Opéra  Bastille non ! Tiens je te prends aussi la lampe bouillotte.

 

J'arrive seul, au jardin d'acclimatation, je n'imaginais pas qu'on puisse s'attacher autant à des gardes républicains, putain ils me manquent ! J'espère au moins qu'il va en prendre soin et bien me les nourrir, pourvu qu'il oublie pas leur apéros à 9 heures, 11 heures, 13 heures. 17 heures ect  sans quoi ils ont le poil tout de suite terne.

En attendant le libyen  je me paye une barbe à papa et quelques tours de manéges, j'en suis à mon dix-neuvième quand le Mouammar débarque. Putain la classe, pas à dire c'est un dominant celui-là ! Le plus étonnant c'est le bataillon de filles en treillis et kalachnikovs qui l'entoure dés qu'il descend de sa Mercedes aussi immaculée que surblindée. Je m'approche un peu trop, juste pour lui serrer la louche, ben quoi ça se fait entre chefs non ?... et je me prends un coup de crosse sur la théière.

Quand je me réveille, l'interprète qui a l'accent de Barbés traduit ce que dit le grand leader tripolitain qui est penché au dessus de moi et semble très affligé par l'incident.  

-Il faut escuser la petite vous étiez tout seul dans votre pardessus elle vous a pris pour un emmerdeu... importun... un quidam quoi! 

Très vite je me remets et nous devenons très copains avec Mouammar, il me paye quelques tours de manége supplémentaires, même si j'en raffole pas à ce moment-là, à cause des maux de têtes, on tire aussi quelques pipes, à la kalachnikov ça rend bien, c'est un sacré tireur, ce que me confirme ces demoiselles, bref je m'ouvre à lui de mes malheurs récents et ma foi il y prend sa part.

-On va t'arranger le coup t'inquiètes pas mon p'tit pôte me susurre le traducteur barbéso-lybien. 

 

Le lendemain le schtroumpf à moustaches tire une drôle de gueule quand il entre dans la cour de Matignon et que mon bataillon de donzelles en armes et bérets lui rend les honneurs. Na !

Publié par urbane à 04:27:46 dans / Mouammar l'a tuer ! | Commentaires (0) |

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