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Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks
Avec les as de l'escadrille Lafayette-Haussman !
C'est avec fierté et un profond sentiment de reconnaissance que nous vous présentons cette série de portraits de nos as qui tous les jours défendent l'intégrité du territoire parisien de l'invasion des pédalomanes et autres trous du cul à manivelles:"Ma première victoire c'est un souvenir toujours émouvant. J'accomplissais une mission de transport et de reconnaissance boulevard Haussmann sur mon Renault deux ponts articulé, le secteur était calme, le plafond bas, j'avais peu de charge, quelques retraités, il était 1400 GMT, peu d'activité sur la zone, je sors de l'arrêt quand mon leader Jean-Claude Baron dit le Baron rouge à cause de son teint c'est un normand, un sanguin, et qui était sur le secteur carrefour d'Antin me prévient par radio qu'il y a une flopée de "bandits" qui m'arrivent dessus à neuf heures, par réflexe je verrouille mes rétros et je décarre petit train.
Très vite je les aperçois, c'est comme une nuée qui se pointe, compacte, terriblement revendiquant, ils engueulent les rares tomobilisses qui se garent pas assez vite, ils sont bien une trentaine, ils se sentent forts, ils roulent en front, ah les salauds quand on voit déferler ça sur notre pavé parisien, excusez-moi mais on serre les fesses, par réflexe quoi!
Je réduis les gaz, me laissent dépasser et j'en prends un dans la mire, pas le plus rapide, c'est un peu triste à dire mais dans ces moments-là c'est celui qui pédale le moins vite qu'on verrouille. Il a son sac à dos plein. En plus il regarde son i-phone, il me voit pas lui revenir dessus.
Il essaye de se défendre me balance ses dernières munitions: son Télérama sur le pare-brise, je fais mine de le prendre sur l"extérieur, il veut changer de plateau, se rappelle soudain que sur les vélib's il y en a qu'un, panique un peu, il a pas le temps de regretter le Gitanes triple plateaux du grand-père que je mets ma flèche et hop je te le déborde sur l'intérieur, je lui tire l'écharpe, lui envoie un coup de lave-glace, ça les énerve, il relève la tête et il se prend mon rétro droit en pleine tronche, après quoi eh ben il est parti en vrille.
Ah sûr j'ai passé une sâle nuit, je me disais qu'il avait peut-être pu se poser dans un bistrôt, se refaire une santé et repartir, que jamais ma victoire ne me serait confirmée. On imagine plein de trucs dans ces moments-là
Le lendemain on nous a téléphoné au dépôt que ma victoire était homologuée, et qu'il avait navigué quelque temps avant d'aller s'écraser derrière les lignes ennemies, rue de Valois dans la cour du Ministère de la Kultur!"
"... ils viennent avec leur pack anti-homophobie jusque dans nos écoles, élargiiiir nos môôômes, nos enfants...".
Publié par urbane à 02:31:26 dans / Avec les as de l'escadrille Lafayette-Haussman | Commentaires (0) | Permaliens
Vive l'U.E.R.S.S !!!Je comprends pas depuis que je fais président des petits bleus tout va encore plus mal que quand ça allait pas mieux. Il faut dire aussi avec la théorie de connards et de malfaisants qu'ils ont eus comme président c'est pas racontable, vrai ça ressort de la malédiction et à chaque coup ils te vous choisissent le plus malhonnête ou le plus vicelard, ils se disent que comme ça ils sont parés on s'occupera bien d'eux, ils oublient ces couillons-là qu'on peut faire crevure à son compte et qu'un escroc ça joue perso.
Enfin je m'en fous pasque je vais faire président de l'Europe. L'U.E... R.S.S c'est quand même mieux, putain ça en fait des flics ça! Et ils sont tous à moi maintenant! Depuis que je suis môme j'ai toujours aimé ça de jouer au flicaillon, pas de protéger, la veuve et l'orphelin, rien à f... ils ont qu'à se démerder et s'ils y arrivent pas y dégage. Fliquer c'est autre chose, c'est empêcher le monde d'avoir un destin bien à lui, tous taulards, fichés, fliqués, signalés on peut pas appeler ça un destin! Et puis ça dégage la route pour les mecs comme moi, ceux qui se font pas chopper, parce qu'ils savent se rendre utiles et tenir l'échelle aussi quand il faut tenir l'échelle et la retirer quand c'est plus nécessaire et que le mec qu'est dessus ne vous sert plus à rien.
Cette semaine vo...yons, j'ai pas fait grand chose, ah si j'ai liquidé l'Armée Française, il faut dire qu'il en restait pas grand chose, le Grand Con avait obtempéré aux ordres de Bruxelles et déjà fait tout le travail, vrai il va plus nous rester que des gendarmes, mais beaucoup de gendarmes, une nuée de pandores: 100 000 pour fliquer le petit blanc... je veux dire le petit bleu, on imagine. Quand on voit tous ces cyrards, breveté parachutistes, sortis premiers de leur promo Bayard, Rochambeau ou Desaix et qui vont passer leur temps à photographier les chauffards qui roulent à 82,4 km/heures au lieu de 80 au bord des départementales.
C'est un destin ça: maton des nationales. Une grande taule c'est ça ce que doit devenir l'ex-France sans quoi ça finira comme l'Irak: un camp de tôles pluri-ethniques avec les Prukhménes au Nord, les Balourdches (très, très lourdtches!) au sud et les américains au milieu, de toutes façons j'y peux rien c'est les ordres.
Ah si il y avait le championnat d'Europe de Fotebale avec nos valeureux Coqs Indomptables, on me dira qu'ils jouent au fotebale comme des videurs de discothèque ou des vigiles de supermarché, l'intimidation ça ne marche qu'un temps mais quand même on avait bien une petite chance avec le fric qu'on met là-dedans mais il m'a suffit de causer dix minutes avec le Thuram à lunettes pour me rendre compte des limites du concept de rédemption de la ressource humaine par la race noire (tiens je croyais que ça existait plus les races, 'faudra que je me renseigne... oh et puis je m'en fous autant que de la veuve et de son gamin.) cher au cher et défunté et illisible Mémée Césaire(c'est comme ça qu'il l'appelait ses administrés, allez savoir pourquoi?). Le Thuram à lunettes (il parait que c'est lui l'intellectuel de la bande, marrant je croyais que c'était El Ribéry!) il m'a expliqué sans rire que c'était les noirs qui avaient construit les pyramides et inventé le sèche-linge et la biscotte sans sel avant tout le monde.
A l'époque ça lui avait pas coûté bien cher à l'ex-grand Mouffteur de la Mairie de Paris, il leur avait refilé un porte-avion d'occase aux brésiliens, ce coup-ci je me suis renseigné auprès de l'ambassade du Brésil pour avoir les tarifs et qu'ils me fassent un devis pour un titre de champion d'Europe et voir s'ils pouvaient pas me faire un petit rabais vu qu'on était bon client et là ils m'expliquent l'ambassadeur en personne qu'il voudrait bien mais que malheureusement le Brésil n'est pas (encore ) en Europe.
Merde alors! Mais qu'est-ce qu'ils foutent à Bruxelles? On élargit quoi ou merde. Surtout qu'il y a des plages sensass là-bas! Alors on prend les polaks qui nous emmerdent et où il y a rien à part des plombiers et des chantiers navaux et on s'occupe pas du Brésil qui est au moins aussi européen que... la Turquie par exemple.
L'ambassadeur, un type très bien, ancien arrière droit de devoir m'a conseillé de m'adresser aux allemands, mais là c'est du lourd, et puis la Merkel elle me met minable chaque fois que je m'illumine, pas oublier que je suis un visionnaire!
De toutes les façons j'avais plus de porte-avions, j'ai bien demandé à Carla si elle pouvait pas me dépanner un peu, me payer au moins une demi-finale mais depuis que la bourse s'effondre au moins deux fois par semaine, elle me lâche plus rien et il faut que je me trouve des petits boulots dans le quartier pour avoir un peu d'argent de poche alors je livre les courses à domicile pour Hassan l'épicier du coin, en bagnole officielle et avec les motards ça va plus vite, aussi je revends à Jean-Louis Bourmou mon miniss de je sais plus quoi les saisies de coke des douanes, il m'en prend un bon quintal par semaine et puis il y a le fils Leclerc qui quand il passe me rapporte un caddy garni. Il se fout de ma gueule l'apôtre de la libre concurrence, la dernière fois il y avait que des "premiers prix", j'ai eu des boutons toute la semaine, s'il continue je vais te lui en foutre de la concurrence moi! Des années qu'on bloque les frontières aux géants du discount américain et européens pour faire plaisir à cette engeance, tiens qu'il débarque Wal-Mart on verrait comment ils te l'arrangeraient le champion du libéralisme.
Y m'énerve! Y m'énervent tous! Je sens que je vais encore piquer une crise.
A propos du Chirak à Riri je l'ai rencontré dernièrement, il m'a dit qu'il était en train de monter une radio pour les pygmées, je m'ai pensé: ça y est il nous refait un ramollissement cérébral, mais non il rigolait pas. J'ui ai dit que c'était une fort chouette idée, qu'il faudrait juste prévoir de baisser la hauteur des micros ou bien que je leur refilerai des vieilles talonnettes dont j'ai plus l'usage et que j'en parlerai à Bernard (Kouchner) qui en parlerait à Christine et qu'elle lui ferait une chronique (pas gratuite la Cri-Cri, les tarifs sont affichés au Quai d'Orsay, petite et grande secousse en Francs CFA.) sur Radio Pygmée, sans les ménages, les couchers en ville et les piges que sa gonzesse lui fait, le Bernard il le confesse lui-même il s'en sortirait pas, il est comme tout le monde il a le pouvoir d'achat dans les chaussettes... de ses chaussures en croco, il a perdu le goût pour la belote et il proméne même plus son petit clebs au Bois.
-Enfin je lui ai dit Bernard on va être Président ... et pas d'un stalag comme l'ex-France, Président de l'Europe t'imagines! On va te leur mettre en place ... et bien profond le traité simplifié en vingt-quatre volumes!
-Justement ça il y a des mauvaises nouvelles les polaks et les tchèques en veulent plus!
-Quoi? Mais pour qui ils se prennent ces chiens de déviationnistes, ils vont voir ce que c'est que la puissance de l'U.E.R.S.S je vais te les normaliser moi ça va pas faire de pli, je vais te leur envoyer les chars moi à Prague et à Varsovie...
-Les chars? Quels chars?
Ah merde c'est vrai j'y pensais plus, j'avais tout liquidé.
Publié par urbane à 23:41:52 dans / Vive l' U.E.R.S.S !!! | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par urbane à 04:45:53 dans / Communiqués | Commentaires (0) | Permaliens
Le Pleuroir municipal de la Mairie du XXII ° par H.T.Fumiganza 1/1 Je me présente à vous: Muguette Boucheton, je suis en charge du Pleuroir municipal dépendant de la Mairie du XXII° arrondissement, c'est un travail qui m'occupe à plein temps, on l'imaginera, tellement enrichissant certes mais qui est parfois aussi assez éprouvant. La mairie de Paris en décidant l'installation d'un pleuroir municipal laïque dans chaque arrondissement a marqué là sa volonté d'engager une politique de pleurage laïque et républicaine, bien dégagée (derrière les autels) de toutes influences et dévoiements religieux judéo-chrétiens et obscurantistes même si bien entendu nous restons ouverts aux autres cultures de pleurage.
Encore récemment un couple de réfugiés politiques lapons nous a révélé d'étonnantes pratiques de deuil (ils venaient de perdre leur ourse polaire qui n'avait pas supporté le changement de climat), en effet il fait si froid en lapponie qu'il est impossible de pleurer, les larmes gèleraient tout de suite alors l'on pleure de l'intérieur en ravalant sa salive très bruyamment, la pomme d'Adam (dans cette culture si remarquable seuls les hommes ont le droit de pleurer, les femmes ont le droit elles de ravauder les canoés) monte et descend à la manière d'un dindon, c'est étonnant et... admirable bien sûr.
Nous disposons de plusieurs salles de pleurs : la première est bien entendu réservée aux ayants droits des arrière-cousins de déportés et victimes de la Sho...TM oh j'ose même pas écrire le mot en entier tant je serre les fesses (... d'émotion ?.... oui, oui ce doit être ça.), la deuxième salle est pour les descendants (amis, collègues de bureau et relations de travail compris) d'esclaves victimes de la traite négrière européenne (exclusivement), une troisième aux héritiers des voisins de palier des victimes de l'infâme colonialisme républicain français, enfin une dernière pour les discriminés de toutes sortes : victimes de l'homophobie, du racisme en discothèque (mais pas en épicerie de quartier ), de discrimination sexuelle ou de harcèlement moral.
Nous pensons ouvrir d'autres salles à l'avenir mais nous ne disposons que d'un budget annuel de fonctionnement de 17 millions d'euros.
Nous veillons à la parfaite tenue de l'établissement, aussi pour éviter tout débordement outre un service de sécurité en faction à l'entrée, nous avons carrelé les salles et installé au centre une évacuation des pleurs où ils sont recyclés et renvoyés vers des stations de lavage autos.
Hier alors que je me trouvais dans la salle de pleurs de l'esclavage, une jeune fille est entrée, elle me semblait bouleversée, je lui ai demandée si je pouvais faire quelque chose pour elle, elle m'a répondu qu'elle était mauritanienne, que dans sa famille l'on était esclave depuis 12 siècles au moins, qu'elle avait suivi ses maîtres, qui étaient venus en Europe pour leurs affaires, que comme c'était bien parti pour durer encore une bonne douzaine de siècles, elle voulait s'en sortir, alors elle avait eu l'idée d'aller voir le curé de la paroisse où ils habitent (elle loge sous l'évier de la cuisine) pour se mettre sous la protection de l'église, bien heureusement il a su éviter tout prosélytisme et l'a renvoyée sous son évier aussi en désespoir de cause elle était venue ici. J'ai dû moi aussi lui expliquer fermement que son cas ne nous concernait pas d'autant que je n'étais absolument pas convaincue par ce qu'elle me racontait, De fait si l'islam (Il faut mettre une majuscule non ?) si l'Islam avait jamais autorisé et encouragé l'esclavage cela se saurait, il me semble.
C'est le plus fatigant tous ces gens qui se trompent, on ne peut pas recevoir n'importe qui, Tenez la semaine dernière encore un descendant de réfugié ukrainien s'est mis à pleurer dans l'une de nos salles, comme ça sans autorisation, il pleurait disait-il à la mémoire des sept millions d'ukrainiens (dont les quatre-cinquiéme de sa famille) morts durant la grande famine organisée par Staline dans les années 30 eh bien il nous a fallu l'expulser cela ne nous concerne pas, j'insiste là-dessus, la Mairie de Paris a très clairement défini notre mission et les titres de ceux qui ont le droit de venir pleurer ici: pas de harkis victimes du F.L.N et du gaullisme, de cambodgiens manchedepiochés par les khmers rouges, d'anti-castristes castrés, d'arméniens génocidés par les kurdes ou de kurdes génocidés à leur tour par les turcs et que sais-je encore, ici l'on ne pleure que ce qui est au menu, on ne pleure pas à la carte.
De nombreuses personnalités sont venues: Elie Wiesel nous littéralement inondé et il a fallu fermer la salle, les égouts refoulaient. Nous avons même reçu la visite de Herr Schweitzer qui est venu pleurer pour tout le monde (sauf les blancs, il déteste ça les blancs, ils lui ressemblent trop !) avec Chirac qui a pleuré lui parce que son chien s'était pris la queue dans la porte, curieux phénomène de communion de pensée et de sensations, Ségolène Royal a elle aussi beaucoup pleuré et en sortant elle a masturbé un paralytique qui venait pleurer pour les paralytiques qui ne pouvaient plus se masturber tout seul et auxquels on prenait les places de parking réservées. A la mort d'Aimé Césaire le si grand poète, chantre de la race noire (tiens je croyais que les races n'existaient pas ?) et de la négritude uber alles nous avons fait une grande cérémonie de pleurs, j'ai lu un texte de lui mais personne n'a trop rien compris à ce que ça racontait, il était obscur le grand poète noir, alors on a tous pleuré ensemble. Notre président lui aussi nous a fait l'honneur d'une visite: lui il s'est pleuré dessus il n'y a que lui qui l'émeuve vraiment.
Martine Aubry aussi est venue, elle n'a pas pleuré.
Mais depuis quelque temps, je l'avoue, mon travail me pèse un peu, il faut dire que je veux un enfant est depuis quatre ans je suis presque constamment enceinte, mon compagnon est d'accord sur le principe, seulement voilà j'ai certaines exigences, je ne vais quand même pas dépenser de l'argent à élever n'importe quoi: je veux un bébé non fumeur, j'entends par là que je veux être sûre que mon enfant ne développera pas par la suite un tabagisme actif, grâce à la science il est parfaitement possible de s'en assurer maintenant et c'est ainsi qu'en quatre ans, il m'a été impossible de conserver un seul de mes bébés, il m'a fallu les interrupter volontairement (enfin eux n'étaient pas volontaires, mais c'est ma volonté à moi vu que le corps en question est à moi et eux ne sont au mieux que des locataires, sans bail et vachement précaires car je peux les expulser quand je veux, je vais m gêner tiens !) les uns après les autres, qu'on en juge: j'ai eu un fumeur de cigare (l'horreur absolue), deux fumeurs de pipes et trois fumeurs de cigarettes dont deux de Gitanes mais jamais un foetus sain. C'est usant à la longue. D'autant que Jean-Ché Poinbard mon compagnon qui est professeur des écoles (ben oui c'est le titre comme il y a des conducteurs des voitures !), lui ne veut pas d'un possible électeur du Flan National.Aujourd'hui j'attends les résultats de ma grossesse en cours, ce qui explique ma nervosité, permettez je regarde mes mails... ah voilà celui du labo:... oh mais c'est bon, ils écrivent : réponse négative aux marqueurs génétiques du tabagisme et de l'estrémisme... merde ! Merde ! Merde ! C'est un obèse ! Je vais quand même pas élever un obèse ! Ah ce n'est vraiment pas de pot, j'en pleurerais ! D'ailleurs j'en pleure... toute seule... dans mon coin...
Publié par urbane à 03:33:04 dans / Le Pleuroir Municipal de la Mairie du XXII° | Commentaires (0) | Permaliens
Oublions Ingrid ! 1/1 par A.Sottos-... je reçois aussi ce soir Benoît Pompaluile, je dois vous appeler Benoît ou Benoîte, je vous présente à nos téléspectateurs: vous avez changé de sexe ?
-Bonjour Madame Mireille Flaubert, je vous remercie de m'avoir invité (e) dans votre émission, en effet j'ai changé quatre fois de sexe, aujourd'hui c'est Benoîte pour l'état civil...
-Très bien donc je reçois Benoîte Pompaluile...
-Au beurre ! Benoîte Pompobeurre, en même temps que de sexe j'ai changé de spécialité.
-Très bien donc Benoîte Pompobeurre c'est tout naturel et je vais m'y faire très bien, vous allez voir... ainsi que le sous commissaire du peuple du mouvement révolutionnaire des Farç y Attrapas Ignazio Sanchez Ramonar. Vous parlez très bien français je crois sotto-commissario ?
-Honorario, sous commissaire du peuple honoraire, je suis en retraite, oui j'ai fait mes études à La Sorbonne de 65 à 67, à l'époque ce n'était pas encore la chienlit et cela voulait dire quelque chose !
-Je vous présente à nos téléspectateurs, vous avez été le gardien de l'otage franco-colombo-luxembourgienne Ingrid Billancourt
-Bourgeoise !
-Pardon sous commissaire ?
-Luxembourgeoise pas luxembourgienne, vous faîtes une faute d'usage, la terminaison que vous donnez à ce gentile est fautive.
-Euh oui merci Maître Capello... euh je veux dire sous commissaire, pouvez-vous nous parler de ces huit années passées dans la jungle colombienne avec l'otage ?
-Dans la jungle, n'exagérons rien, à l'époque notre lider Ernesto Guerriero-Manontropo croyait beaucoup à l'investissement immobilier et il faisait des lotissements un peu partout à travers le pays, nous avons donc pérégriné (verbe du premier groupe non transitif) de lotissements en lotissements, certes il n'y avait pas toujours tout le confort affiché surtout quand l'armée venait à nous bombarder, il y avait un accord avec le gouvernement central pour ne pas faire baisser les prix de l'immobilier de jungle en bâtissant outre mesure.
-Racontez nous ce qu'était le quotidien de...
-Je vais d'abord vous faire un rapide résumé de ma carrière: après des études supérieures à Bogota et à Paris, je suis entré comme tupamaros vacataire au mouvement du 19 de Abril, c'était une entreprise jeune, je l'étais aussi et leur slogan me plaisait : « Futar la mierda ! » c'était très vendeur à l'époque, quand ils ont été ramassés par la C.I.A et exécutés pour concurrence déloyale, j'ai changé de branche, dans la jungle c'est facile, je me suis orienté naturellement vers le mouvement maoïste des Farç y Attrapas qui était bien mieux implanté, un peu le Procter and Gamble du marxisme révolutionnaire si vous voulez, engagé comme sotto-combattante de 4 ° classo j'ai fini ma carrière comme sotto-commisario de primero classo.
-Très bien, très bien, mais parlez-nous un peu d'Ingrid !
-C'était une emmerdeuse !
-Euh oui... mais encore...
-Elle ne voulait manger que du lézard allégé, dans la jungle allez trouver du lézard allégé !
-Du lézard...
-C'est le plat de base de tout guérillero, elle ne voulait fumer que des joints issus de l'agriculture biologique et quand on s'arrêtait dans un village proche des gouvernementaux, au matin quand on allait brûler le village et fumer les villageois elle nous faisait un scandale parce qu'on allait polluer la nappe phréatique avec les cadavres ! Pourtant quand elle est arrivée parmi nous, un peu par hasard...
-Par hasard ?
-Elle faisait une tournée d'inspection en hélicoptère pendant les élections avec le chef d'état-major des armées et trois de ses collègues et elle est tombée de l'hélicoptère.
-Tombée comme ça ?
-On l'a poussée, même le pilote s'y est mis, je vous l'ai dit c'était une emmerdeuse !
-Comment l'avez-vous accueillie ?
-Plutôt bien, on la connaissait, son grand père avait fait une honorable carrière de dictateur cantonal, local puis national, il était très populaire avant les éliminatoires de la coupe du monde de football de 1950... beaucoup moins après. On a téléphoné par satellite à notre lider illimitado, il était en Suisse à Gstaad, il nous a dit de la rapporter à un commissariat de police ou aux objets trouvés et de ne plus l'emmerder avec cette conne !... mais c'était loin, le temps que l'on y arrive les français s'en étaient mêlés, et ses ex-maris, et les belle-famille et ils avaient tous bien foutu la merde, alors on l'a rappelé et il nous a dit de la garder en attendant que le dollar remonte. Il avait spéculé et venait de prendre un bouillon sur le marché à terme des remontées mécaniques, il avait besoin de cash.
-Et alors ?
-Il avait raison, une fois encore, grâce aux politiciens français elle a pris 500 points de base en même pas six mois. Il a titrisé l'otage et vendu sur le marché du crédit. Après ça a été l'envolée. Tout le monde voulait la voir, même les collègues proxos-léninistes du Promontoire Lumineux, le gouvernement français nous envoyait des signaux de fumées, des parlementaires et des pigeons voyageurs tous les jours pour avoir des preuves qu'elle était toujours en vie...
-Et les luxembourgeois?
-Ils s'en foutaient complétement, remarquez que ça nous distrayait, les officiels français sont de très bons comiques et on bouffait les pigeons ça nous changeait du lézard, on a bien gouté au parlementaire mais c'est immangeable, aucun goût, aucune consistance, pour les rassurer on leur envoyait une oreille de temps en temps, je crois bien qu'on leur en a envoyé une quinzaine.
-Et elle?
-Elle... elle continuait de ...de nous emmerder ! A chaque fois qu'elle voyait un hélicoptère elle se mettait à remuer de partout comme une folle et à tous les coups on se faisait grenader!
-Peut-être une résurgence de l'épisode traumatique initiale...
-Je vous dis que c'était une emmerdeuse... une...
-Je crois que le Sous Commissaire Ramonar est ému, nous allons le laisser boire un peu d'eau !
-...
-... ça va aller... elle... elle me réveillait à quatre heures du matin pour me parler des masses paysannes et du combat prolétarien urbain ... Ah la salope ! La salope !
-Il est temps je pense de demander au Docteur Zbormglub psychiatre-psychanaliste de nous rejoindre... installez-vous docteur.
-Bonjour madame Flaubert.
-Et vous qu'en pensez-vous Benoîte ?
-C'est émotionnant quand on se rend compte de ce qu'a vécu ce monsieur.
-Alors docteur quel conseil pourriez-vous donner?
-A Benoîte? D'essayer la margarine la prochaine fois.
-Et au Sous Commissaire Ignazio Ramonar.
-Lorsque nous avons un malade polytraumatisé, nous mettons en place une sédation artificielle, de la même manière je pense qu'il vous faut occulter pour un temps cette période et oublier Ingrid. Je dirais même pour vous accompagner dans votre démarche: oublions Ingrid !Publié par urbane à 23:12:46 dans / Oublions Ingrid ! | Commentaires (0) | Permaliens
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