UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net
Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks
Nous informons notre aimable clientéle qu'un site blanc de l'UrbaineDesArts qui contiendra la majorité des feuilletons déjà parus sur Urbane Tattack en version imprimable, est maintenant à sa disposition au deuxiéme étage du rayon Arts Ménagers... à cette adresse:
Publié par urbane à 02:51:29 dans / La Revue de L'Urbaine | Commentaires (1) | Permaliens
La Dame à la mycose 1/1 par A.Lagueulebée.
-... il était une fois dans un royaume merveilleux une reine et fée, belle dame aux cheveux d'or qui jouait du psaltérion, aussi partout dans le pays l'appelait-on la dame au psaltérion....
-Non, non, non mon vieux c'est pas possible votre truc!
Jean-Pierre Chassavagne notre estimé directeur de L'Urbaine se lève furieux, en deux foulées, il est si grand cette animal-là, il est sur le pauvre auteur qui se resserre un peu plus sur son texte qu'il est venu défendre.
-Et d'abord qu'est-ce que c'est que ça un psaltérion?
-Un... un instrument de musique... Bégaie-t-il
-Vous pouvez pas lui coller une lyre à cette conne comme tout le monde, de toutes les façons ça va pas je vous ai commandé un bouquin pour enfants pas l'Odyssée mon vieux! C'est un très grand honneur que je vous ai fait d'ailleurs, le premier ouvrage de notre collection pour enfants: les belles histoires du Père Cassepion. L'Urbaine s'ouvre au merveilleux, au marché de l'enfance, c'est autrement plus rentable!
-C'est justement pour ça que ça se passe dans le susdit pays merveilleux monsieur le direct...
-Mais on n'est plus au Moyen-Âge, vous les prenez pour des pastoureaux vos lecteurs, vous vous adressez aux 8/12 ans d'aujourd'hui, ce sont des mômes qui ont déjà violenté leur institutrice à 8 ans et incendier leur premier gymnase à 10 et vous venez leur jouer du flûtiau sous le naseau! Mais votre première signature/dédicace va finir en tournante mon vieux!
-Pou... pourtant monsieur le directeur, j'enseigne depuis 23 ans et je raconte chaque année ces mêmes histoires à mes élèves qui sont dans ces ages, et je vous affirme qu'ils les écoutent avec une infinie attention...
-Vous enseignez où?
-A Castagniez-les-Golfeurs prés Champlouzy c'est... en Loire inférieure
-Je vois ça fleure bon les heures les plus sombres du journal de treize heures votre bled! La France profonde quoi!
-De fait nous avons eu l'honneur d'un reportage au journal parlé de 13 heures il y a deux an-nées lors de notre grand concours de Cougnes annuel.
C'est d'ailleurs aussi à l'occasion de notre grand concours de Cougnes que j'ai rencontré cette année monsieur Fumiganza qui m'a conseillé de m'adresser à vous pour...
-Fumi, il est où ce salopard? Mais mon pauvre ami la France profonde, il y a longtemps qu'elle s'est fait mettre... profond! Vos moeurs d'iroquois ça n'intéresse plus personne, aujourd'hui ce qu'il faut c'est du social ! Verstehen Sie Herr Professor ?
Il se rétrécit, se lyophilise sur son fauteuil le petit instit' des campagnes, c'est toujours comme ça que le Jean-Pierre dresse les auteurs: en férocité.
-Bon allez on va vous arranger ça je vais vous adjoindre un conseiller éditorial et vous allez revoir votre copie ensemble...
-Vous voulez dire que vous allez m'imposer un nègre pour retoucher mon oeuvre?
-J'ai pas de négre sous la main, je vais vous refiler un arabe ça fera aussi bien l'affaire... Lofti? Il est pas là Lofti? Trouvez-moi Benayak!
*
-Bravo mon cher Lofti... bravo à vous deux vous avez fait du beau travail cette histoire d'une représentante du personnel socio-éducatif, reine du signalement, qui se trouve confronté à la maladie et aux problèmes de notre époque: inceste, chômage, alcoolisme, drogue, prostitution, viol, intégrisme, sida, travail clandestin, entre parenthèses... où sont mes parenthèses... oui je vous disais: (entre parenthèses mon cher Lofti vous n'en avez pas oublié un?)
-Vous me connaissez monsieur le directeur, je fais rarement les choses à moitié, ils veulent du social on leur en donne, ceci dit je m'en suis mis partout, j'ai eu de gros frais de teinturier.
-Vous me ferez une note de frais mais il y aura une prime mon cher...
-Et vous connaissez pas la meilleure notre ami vient d'être nommé officier d'académie pour l'ensemble de son oeuvre et plus particulièrement pour cet ouvrage qui parait-il à beaucoup plu à Monsieur le Ministre qui l'a même trouvé nécessaire et va le faire distribuer dans les écoles élémentaires et le mettre au programme.
-Putain le con j'en étais sûr!
-Pardon monsieur le directeur?
-Non je disais: et comme il a raison, vous avez si bien retrouvé le monde merveilleux de l'enfance: l'innocence préservée et l'imaginaire inépuisable hors de toutes les pollutions, cruautés et désillusions des adultes... je vais faire un tirage à 30 000 et une mise en place à 20 000, on enverra l'autre c... euh notre ami dans les écoles avec un pack... anti-tout ce qu'il faut pour lutter contre... avec une dizaine de parrainages de combinats institutionnels: Orange, SNCF ect et du rédactionnel payé dans la grande presse, vous allez voir le troupeau, ça va cartonner... ah oui un vrai compte de fées moderne!
version imprimable: http://revue.lurbaine.net
Publié par urbane à 07:48:46 dans / La Dame à la mycose | Commentaires (0) | Permaliens
Un grand jeu concours est organisé par Urbane Tattack à l'occasion de l'avénement du Messie... du nouveau président étasunien Barack Bomber Obama qui succéde à Georges Bomber Bush II, lui-même successeur de William Bomber Clinton, Georges Bomber Bush I, Ronald Bomber Reagan... ect
La question est:
Quel est le premier pays qui sera bombardé par la nouvelle gentille administration américaine?
Question subsidiaire:
De quelle couleur est le cheval Blanc d'Obama?
Envoyez vos réponses à lurbaine@orange.fr ou info@lurbaine.net , les dix premières réponses (bonnes ou mauvaises on s'en fout! D'ailleurs on vous donne la réponse à la question subsidaire: c'est gris, "Blanc" c'est son nom eh patate pas sa couleur!) recevront un magnifique ouvrage des collections de l'UrbaineDesArts/Noveling Press Editions en vente dans toutes les bonnes armureries librairies.
Publié par urbane à 03:06:58 dans / Communiqués | Commentaires (0) | Permaliens
19 Juin
Je profite de mon exil bibliographique pour mettre un peu d'ordre dans les 50 000 volumes, en rangeant les collections du grand-père je découvre toute une ancienne série des Pieds Nickelés je m'en régale tout en dégustant la pizza que j'avais commandée au fidéle Pezzollino et qu'il m'a fait livrée sans tarder. Brave garçon ! Quand même il faudra que je vérifie les pouboires qu'il donne aux livreurs... et les compositions et provenances des sus-dîtes pizzas, celle-ci me semble partculièrement poilue, cela ne prouve que davantage sa latinité certes mais quand même je préfére la pizza imberbe.
Je suis affalé sur mon canapé, en robe de chambre, les doigts plein de tomate quand une petite jeunasse, toute en blondeur clignotante et jupette d'été entre dans la piéce, je replie mon clic-cl...aïe à la con... hâte, m'essuie les doigts sur ma robe de chambre :
-Excusez-moi Monseigneur je viens prendre mon service. Je suis la nouvelle bibliothécaire adjointe.
-Mais ce n'est plus Mademoiselle Huurlmondborg. L'interrogeai-je, vivement intéressé par ce mouvement de personnel indépendant de ma volonté mais auquel je donne volontiers mon assentîment tant la vieille Huurlmondborg était chignognesque et détestable à tous points de vue.
-Non elle a pris sa retraite la semaine dernière Monseigneur, vous nous aviez fait le grand honneur d'assister à la fête pour son départ et sa Majesté lui avait remis la croix d'écuyer de l'Ordre d'Albert le Moyen pour ses trente sept années de service au Palais.
Quand je pense que cette vieille schnoque a été décorée et que moi-mâme on me chipote... enfin !
-Je suis mademoiselle Shupettsen.
-Mais oui, je me souviens, émouvante cérémonie. Très bien, très bien... alors bienvenue au Palais mademoiselle Shupettsen. J'étais justement en train de compulser quelques vieux traités d'archéologie carthaginoise...
Je suis devenu un spécialiste de l'archéologie carthaginoise le jour où j'ai découvert que le royaume en était fort dépourvu.
-J'ai passé mon doctorat sur le sujet de la représentation de la figure du sacré dans l'art mosaïcal des pédiluve anté-hamilcarien.
Une spécialiste des bains de pieds carthaginois convenons-en c'est pas de pot.
-Ah... bien, bien nous pourrons en deviser ensemble à l'occasion alors... dis-je tout en songeant-je qu'il allait me falloir réviser sérieusement la chose parce que je ne sais pas même où se trouvait Carthage. En Afrique et quelque... ce me semble ?
Enfin c'est l'une de ces filles qui ont la particularité de parler longtemps et sans respirer, si bien qu'elle arrivent au bout de leurs idées à peu prés asphyxiées et prêtes à cueillir.
-Mais asseyez-vous Mademoiselle Shuppetsen.
Elle s'assoit en confiance sur ma pizza encore chaude, se reléve vivement, maculée (déjà !) le fondement tout peinturluré, c'est charmant.
-Quand je travaille, je ne prends pas le temps de dîner, je grignote n'importe quoi.
Elle apprécie mon côté simple et sans façon, de fait je suis très accessible, pourvu qu'elle le soit autant. Je prends ma pochette de soie pour lui nettoyer galamment la partie maintenant la plus rutilante de sa personne et pas la moins avenante, certes non.
Elle se laisse faire, souriante, accommodante, je me fais plus pressant, elle ne recule ni ne proteste, après tout va très vite:
-Je... je vais demander à mon majordôme de vous faire monter une robe... voulez-vous ? Lui demandai-je en appuyant sur la sonnette d'appel.
Elle acquiésce, je l'aide à retirer sa jupette.
-Le slip aussi Monseigneur ?
Allez hop faîtes monter un slip !
-Aaarrrhh les français sont fous ! Murmure-t-elle béante de désir.
Dans nos emportements sensuels nous ne remarquons point le groupe de scolaires qui sous la conduite de leurs professeurs et du guide viennent d'entrer dans la bibliothéque, nous sommes lundi jour de visite du Palais Royal.
-... à gauche vous avez les collections de grimoires et incunables de feux les rois Hourrald XII et Youppiald XIII... à droite vous pouvez apercevoir le Prince consort Raoultkë de Nordnmark en train de troncher la nouvelle bibliothécaire adjointe du Palais Mademoiselle Shuppetsen...
-ÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔ !!!
Publié par urbane à 03:31:50 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
Le clochard dans le bac à sable de Lofti Benayak 3/3Le malheur c'est qu'au matin leurs foutues animations reprennent. Le clochard d'à côté lui continue de ronfler bruyamment dans la tente qu'il a installée nuitamment.
Je donne une tape sur les fesses chaudes de Godelaine:
-Allez debout là-dehors! C'est l'heure du jus!
C'est aussi ce que j'aime bien chez ma Poupinette, son côté sans façons, elle fait pas de manières, c'est pas le genre pétassouillard qui vous crame votre blé à toutes rames, elle peut dormir n'importe où, bouffer des sandwichs et fait jamais de caprices, chouette poupée, je lui ferais bien des mômes, toute une flopé.
On est en train de s'enlever mutuellement le sable qui nous est rentré partout quand nous arrivent dessus deux types, dans le genre gentils monos sympathiques, je me méfie de cette engeance, souriante, bienveillante, qui articule bien pour se faire comprendre et vous écoute bonasse en cherchant le motif.
-Vous êtes avec le monsieur là? Me dit le pas moins con dans le grade le plus moyen.
-Pourquoi?
S'ils veulent voir mes papiers, ils vont attendre quelque temps les gentils monos, j'aime pas ces façons de venir vous renifler le cul sans en avoir l'air.
-C'est h-interdit de camper sur le plage
-Ben c'est pas une plage de toutes les façons! La plage elle est là-bas, vous lui tournez le dos à la plage, vous êtes pas du pays vous on dirait?
Avant en France et surtout à Paris quand on dépotait un peu le mec embrayait direct, maintenant il vous regarde sans comprendre et neuf fois sur dix il vous fout un rappel au règlement, le règlement intérieur, le règlement extérieur, c'est pas les règlements qui manquent. J'étais déjà pas intégré dans le pays de mes pères, je vois pas pourquoi je m'intégrerais mieux dans le pays de mes fils. Et puis s'intégrer ça veut dire quoi? J'ai pas envie de finir en pendule murale!
Eux ils se regardent sans comprendre, ça a pas l'air d'être dans le manuel de plage du gentil mono répressif. Pas le moins con, pour les départager il vaudrait mieux tirer au sort, ajoute:
-Ouais mais nous on a reçu un signalement, comme quoi il y aurait un clochard qui se serait installé avec une tente et qui ferait ses besoins dans le coin.
-Ah non nous on fait caca dans l'eau, pas vrai ma Poupinette.
-Dans la mer aussi c'est h-interdit, alors vous le connaissez le monsieur qui est dans la tente?
-C'est mon oncle, c'est tonton Raymond.
-Bon allez présentez-moi vos papiers?
Nous y voilà.
-Le passeur qui nous a déposés là cette nuit qui les a gardés.
-Tu fais chier Lofti on va encore se retrouver au poste avec tes conneries. Me murmure ma Poupinette dans un sourire, mais elle se formalise pas, elle me prend comme je suis.
Ils appellent sur leur téléphone, et v'là les vrais pandores qui rameutent, je savais bien qu'ils chassaient au fermé ces salauds-là!
-Il y a le monsieur-là qui ne veut pas décliner son identité, il dit que l'autre c'est son oncle.
A ce moment, j'entends le ziiiiip! de la fermeture éclair de la tente et ce con de clodo qui en sort en slip noir et se met à chanter en russe d'une voix de basse hallucinante.
-Il est russe votre oncle! Ouais c'est bien le signalement qu'on nous a-t-été- fait...
Ils s'échangent des papiers d'un air très renseigné comme des mômes des Pokemon dans une cour de récré.
Bref on se retrouve tous à la gendarmerie, même le clodo russe avec son sac à dos et sa tente pliée, il s'appelle Léonid Léonidovitch Tarpov il est poète et ancien nageur de combat, dans la Baltique, ça classe son homme, ils auraient du mouron à se faire les gentils monos s'il se mettait en rogne et même les pandores, regardez-les ces cons-là qui plastronnent derrière leurs ordinateurs en tapant à deux doigts et demi:
-Le véhicule afférent est pas à vot' nom?
-Il est à mon tonton Rachid.
-Encore un oncle vous en avez combien? Bon on appelle le propriétaire, tu me fais une 18/24 .
-Si vous voulez je vous la fais la 18/24 et sans suppléments encore? Je leur propose aimablement.
-Vous voulez que je vous colle une "rébellion à autorité" ?
-Une "rébellion à autorité" c'est une combien ? Une 48/71?
Dans le temps à la fin des manifs on se faisait un flic histoire de pas être venu pour rien, maintenant à la fin de la manif on leur demande le chemin? Le chemin de quoi? De l'abattoir bande de veaux!
Pendant que les emplumés conciliabulent sec pour savoir ce qu'ils doivent faire de ma modeste personne, moi je rigole avec ma Godelaine et le clodof russkof.
La Godelaine je la redécouvre, c'est peut-être ça la bonne éducation, le quant à soi qui survit à tout, je la croyais marchant au mot d'ordre, formatée par ses études à la con, mais non elle y croit pas à leur système de merde, de bande mou qui veut jouer au dur, n'importe quelle pétasse renauderait, elle, elle défend son homme, se marre avec lui des cons d'importance et en plus elle me murmure que dans sa famille on aime pas trop ça les gendarmes:
-C'est des militaires pourtant, ça devrait plaire au colon?
-C'est tous des francs macs ! Elle me répond.
Merde va falloir que je pense à aller enfouir dans les dunes ma carte de membre de la Salutaire Fraternité du XIX°.
-Bon on va vous mettre en garde à vue!
C'est le menu du jour, depuis qu'ils ont trouvé ça dans leur panoplie de Noël de défenseurs des droits de l'homme (des cavernes) ils débandent plus, c'est le grand pied, et pour un rien, un bout de clope mal éteint ou une lueur d'ironie devant le spectacle navrant de tous ces flicaillons merdaillons factionnaires d'un état poltron, amoral et donneur de leçons, ils vous mettent en chaussettes quand c'est pas à poils et les mecs acceptent ça.
-Ils sont trop cons, je vais prévenir papa! Fais pas trop de dégâts quand même! Elle me dit ma Godelaine, en me caressant de son foulard en me passant devant et en s'esbignant discrètement.
Quand ils veulent m'alpaguer je me lève en gueulant :
-Bande de tantes mais il y a plus un seul homme dans ce pays de lopes!
Et le Léonid Léonidovitch Tarpov me prend la roue aussi sec, putain on va te les faire courir ces culs de plomb, ah ils croyaient que la province et les bains de mer c'était la bonne planque eh ben ils vont voir de quoi est capable l'estivant en débordement.
Moi j'écrase quelques képis, surtout que maintenant ils sont mous du képi, alors c'est moins marrant, mais le Leonid lui il te les travaille au corps, il te leur fait des prises qui leur font sortir les yeux des orbites, vrai il est beau, il est grand dans l'effort, ils sont une demie douzaine à essayer de seulement le tenir le russkof ancien des troupes spéciales... vraiment très spéciales mais ils y arrivent pas, on dirait des gamins aggripés à un géant.
-Colonel Moulinot! Repos!
Je suis quand même un peu soulagé par l'arrivée du papa. Histoire de pas verser tout de suite dans "l'homicide sur autorité" la fameuse 89/93. Il est pourtant seulement en short mais l'autorité naturelle, on l'a ou on l'a pas, lui, je peux en témoigner il l'a.
La récréation est terminée, chacun rajuste sa tenue, c'est la grande explication dans l'arrière-boutique, je sais pas ce qu'il leur dit le colon mais c'est convaincant, on ressort libre avec juste quelques prunes que le Léonid met dans son sac à souvenirs de Port Glandault Plage.
-Vous avez raison mon cher, Lofti: le doux, le résigné, ça ne vous irait pas tellement, me dit le colon en me donnant une tape dans le dos qui me décroche une bonne partie de l'appareil broncho-pulmonaire.
Il m'a adopté le papa.
Le Leonid Leonidovitch Tarpov, il l'a aussi à la bonne, il parle le russe le colon et il a en réserve quelques souvenirs de la Baltique du temps où il faisait des ménages pour les services français quand la boutique était pas ouverte et qu'il y avait encore le rideau de fer, ils plaisantent, ils se marrent et notre clodof va planter sa tente prés des celles des mômes.
Quand même le soir on est tous allés chier dans leur putain de bac à sable, et ça faisait du monde, avec les scouts marins et tous les cousins, et on lui a montré nos fesses à la mer, la vraie.
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Publié par urbane à 05:27:19 dans / Le clochard dans le bac à sable | Commentaires (0) | Permaliens
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