UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net
Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks
Demain j'arrête de péter.
La première réunion s'est passée dans un garage, ça m'a étonné aussi un peu mais le président de l'association Jean-Patrick est concessionnaire Toyoku (une marque coréenne ou malaise je crois) à Bagnolet et c'était plus commode pour lui et sa dame, Josy, qui est comptable (du garage) et vice-présidente (de l'assoç) et s'occupe des finances. On s'est tous présenté, on était onze, mon copain n'avait pas pu venir. Ce qui m'a un peu surpris aussi c'est la présence des deux mécanos rigolards en bleu tachés et les mains pleines de cambouis .
On était onze mais il n'y en avait qu'un qui causait : un vieux con, presque centenaire, un ex-colonel ex-scout qui a expliqué qu'il avait toujours été écolo, qu'il avait commencé avant guerre chez les scouts et continuait pendant la guerre dans les chantiers de jeunesse avec le Maréchal qui était à fond pour ces trucs là et le retour à la terre, j'ai voulu protester rapport « aux heures sombres » qu'on cause à la tévé et au devoir de mémoire et tout ça... mais Jean-Patrick qui voulait qu'on l'appelle Jean-Pat m'a pas donné la parole et le vieux con a conclu en disant:
La fille qui était à côté de moi m'a expliqué pendant la pause (un des clients du garage ramenait en la poussant sa bagnole toute neuve qui marchait déjà plus du tout et il faisait un foin terrible. C'est de la merde ces bagnoles malaises !) que le colonel était le grand oncle de la vice présidente et que donc il vice-présidait un peu lui aussi.
Là j'ai bien failli quitter l'assoç mais comme j'avais déjà payé ma cotise (50 teuros quand même) j'ai renoncé et puis la fille à côté était sympa, elle travaillait dans l'intérim, elle était intermittente je crois.
Jean-Patrick est revenu, il était pas content, il mesure pas loin d'un mètre 90, il fait bien ses 100 kilogs et avec ses cheveux en brosse on n'a pas tellement envie de lui chercher des ennuis.
-Bon j'ai décroché une subv du ConsGén mais il faudrait participer à un programme d'alphabétisation des éponges en baie de Seine est-ce que quelqu'un pourrait s'en charger ?
Comme un con pour me faire bien voir de la fille sympa j'ai re-levé le doigt.
-Okay je t'envoie le dossier, c'est ton adresse ça : 23 rue Eddy Merckx dans le 5°? Bon on fait ça transparent et démocratique c'est pour le P.V de la réunion, quelqu'un a quelque chose à dire ?
Je voulais briller et puis j'étais quand même concerné rapport aux 50 teuros de cotise et j'ai re-re-relevé le doigt :
-Oui... moi. N'est ce pas un peu réducteur comme programme : « Sauvons ( nous aussi ) la planète ! », je propose : « Sauvons le système solaire ! »
-A onze tu veux faire ça à onze ?
-Ben... justement on pourrait ajouter : ensemble ! pour l'effet d'entraînement.
- On n'est pas à Carrefour non plus. On n'est pas là pour faire de la marge sur les sacs plastiques en culpabilisant le troupeau ! Jean-Claude tu voulais dire quéque chose ?
-Moi non j'attends juste l'apéro.
Jean-Claude c'est son préféré, c'est le patron de l'armurerie à côté du garage m'a expliqué la fille sympa, (je croyais que c'était interdit les armureries ? En tout cas ça devrait l'être ! Ouais on me dira il y a quand même des chasseurs qui... que... mais qu'est-ce qu'ils font les chasseurs sinon tuer des oiseaux qui leur ont rien fait... ouais à ce compte y faudrait aussi interdire les micro-ondes !) c'est aussi un gros type pas sympa avec les cheveux courts et qui fume tout le temps des cigarillos alors forcément ça pue dans le bureau.
-Oh le con t'as raison l'apéro, Josy tu nous sers l'apéro.
A ce moment un type est entré dans le bureau, il avait la tête toute noire et les cheveux brûlés et un bout de tableau de bord incrusté dans le front. D'après ce qu'on a compris son airbag s'était déclenché pendant qu'il réglait son rétroviseur électroluminescent à visée nocturne et acquisition paramétrique (une option à 1500 teuros), ça l'avait sâlement secoué et il se souvenait plus trop bien de quel cosmodrome il avait décollé ?
Jean-Patrick l'a évacué vers les sous sols en l'engueulant sévère :
-Monsieur Bernachon si ça continue je vous vends plus d'auto.
-Le rétro pif-tac-boum... le rétro... pas vu... pas comprus...
Les Ricards sont arrivés et j'ai demandé une menthe à l'eau... sans colorants et si c'était possible d'arrêter de fumer.
-Pourquoi t'es enceinte ? M'a demandé Jean-Pierre l'air mauvais.
-Arrête ça J.C. notre ami vient de régler sa cotisation, il est nouveau et...
-Il... il a payé... il cotise pour de vrai ! Putain c'est Josy qui doit être contente. Y faut faire un vœu !
Il a fait un clin d'œil à madame Josy, et un autre à Jean-Patrick et un troisième au colonel, et aussi un à chacun des deux mécanos qui se marraient.
-Alors si monsieur cotise... ici le client est roi.
Il a écrasé ostensiblement son cigarillo dans le cendrier avant d'ajouter :
-Tu lui as pas encore refilé un de tes cercueils roulants quand même.
-Arrête tu veux.
J'ai re-re-re-relevé le doigt pour demander la parole, je tenais ma vengeance.
-Quoi encore ? A dit Jean-Patrick.
-Est-ce qu'il serait possible de savoir si les comptes de l'assoç sont déposés annuellement au greffe et s'il est possible d'en avoir une copie ?
-Quoi qu'est-ce qu'ils ont mes comptes ! Ils sont pas beaux mes comptes ! S'est indigné Madame Josy qui était en train de souligner en s'appliquant et au crayon rouge son compte-rendu de la réunion.
Avec son accent de Montpellier, son rouge à lèvre mauve fluo, ses bijoux sonores et ses seins en obus elle était elle aussi impressionnante et j'ai préféré écraser le coup :
-Non je disais ça pour... pour mieux faire connaissance et... tout ça quoi !
-Bon alors la séance est levée, on se re-voit le 16 il y aura une petite surprise je pense. A conclu Jean-Patrick en se resservant un Ricard.
Ce serait sans moi, j'étais bien décidé à ne pas revenir, Jean-Patrick m'a rattrapé par le bras pour me proposer de venir voir la petite dernière qu'il venait de toucher: une Toyoku Excellencis XGTDIS série limitée Barbie rose fluo :
-C'est la bagnole de Josy, elle a pas 2000 bornes, je peux te faire un gros quéque chose dessus si ça t'intéresse. T'as pas de reprise en plus.
-Non merci . Lui ai-je répondu un peu vivement.
Avant d'ajouter en détachant mon vélo:
-J'essaie d'être un écologiste responsable et de mettre mes actes en accord avec mes convictions !
-T'as raison ... si tu veux je te reprends le vélo.
J'étais déjà sorti.
Devant le garage la fille sympa m'a rattrapé elle était elle aussi en vélo, on s'est fait la bise et elle m'a dit :
-Bonne chance avec tes éponges et on se revoit le 16. Je m'appelle Luizita... papa est portugais. Ciao !
Merde les éponges j'avais oublié cette connerie d'éponges à alphabétiser. (à suivre...)
Publié par urbane à 01:15:40 dans / Demain j'arrête de péter ! | Commentaires (0) | Permaliens
Non il n'y a pas que les vaches qui pétent!
Tous les plus grands trou du cul (Tarlouzan de Villepine, Jacques N'Chirac, Seccotine Régence ect...) sont déjà équipés de filtres individuels à particules Michoubichi !
Faîtes commes les Pipoles devenez un trou du cul citoyen!
Tous ensemble et avec tous les autres (mais sans moi) filtraparticulons!
Publié par urbane à 05:33:45 dans / Demain j'arrête de péter ! | Commentaires (0) | Permaliens
*
Le malheur c'est qu'on est resté plus longtemps que prévu, le bistrôt était fameux tout autant que la spécialité-maison: le chacal mort-né farci à l'infidéle, cuit dans son urine le tout servi avec une petite julienne de pois frais, ouais dire aussi qu'on avait faim et soif et re-faim et que ça pouvait pas être plus dégueulasse que de l'intellectuel aux légumes du jardin, la vérité du produit ça compte népa? faudra que j'écrive un guide gastronomique un jour...
-Qu'est-ce qu'il y a comme dessert sinon? Je reprendrais bien encore un fruit... tiens le vendredi y font la choucroute de chameau, ça te plairait ça J.P ?
-Parlez-moi un peu de vous. Vous êtes donc un enfant de la banlieue, un gosse des cités ? Jean-Mostaph n'est-ce pas emblématique d'un tiraillement entre deux cultures? La France vous a rejeté ? Votre famille a connu l'occupation française en Algérie?
On le laissait débloquer le journaleux, il y avait même pas besoin de répondre, lui répondre quoi ? Que j'étais un peu plus français que lui, moi le fils du Roi des Gaules, et puis il faisait son papier tout seul, on aurait dit un étudiant bachotant son examen de licence és lieux communs. C'était peut-être l'âge qui me venait, mais je lui pardonnais tout même sa couennerie bienveillante, mi-lâche, mi-méprisante.
N'empêche que le temps passait, les serveurs s'étaient tirés les uns après les autres, après ça a été le tour du cuistôt et enfin la caissière est venue encaisser parce qu'elle avait à faire dans les montagnes et quand on est sorti, la ville était vide, Nasr-el-Bézons les jours de marché y doit pas y avoir loin de 120000 bédouins, là : nessuno, Pompéi après la seconde couche.
Comme toutes ces villes-frontières du temps et des civilisations, rendez-vous de caravane, bâti de sable, de siécles et d'or, qui s'évaporent un beau matin sous l'ultîme menée d'un vent de sable, guichet fermé, comptoir condamné par décret d'un conquérant lui aussi de passage.
Cette fois c'était les américains et leurs alliés qui arrivaient, en authentiques libérateurs bien sûr, mais les barbus, authentiques défenseurs de l'authentique foi occupant les abords de la ville, il n'était pas difficile de deviner l'authentique surchauffe à venir, d'ailleurs on pouvait entendre les avions qui se rapprochaient.
Les techniciens sont partis les premiers soi-disant pour aller faire chauffer la Renault qui avait tendance à caler aux plus mauvais moments mais quand on est arrivé à leur suite, ils avaient disparus, les syndiqués.
Le coup était bien joué et reconnaissons-le pas tellement blâmable, moi aussi je me serais volontiers débarrassé de Jean-Luc Leprofepte.
*
Comme ça qu'on a été libéré nous aussi par les américains... et qu'on s'est retrouvé en cage avec le Mollah J.P et le môme, c'est pour lui que j'ai le plus de peine, il est pas prés d'arriver l'arriviste de la Basse-Meuse, bah il pourra toujours écrire un bouquin quand il sortira de là dans 147 années, il faut dire aussi qu'il étonne les psycho-trucs étatsuniens, pourtant sympathiques, souriants ... et barbus (eux ils ont le droit), à défiler tout le temps dans sa petite courette en gueulant des trucs contre le Flan National.
-Why Li Peng ? Il s'interrogent les socio-trucs.
Ils en ont reconditionné quelques uns des « fanatics » comme ils disent mais lui ils ont renoncé à le dérouler, et ils le laissent pétitionner contre la montée du fachisme et présenter tous les soirs son J.T citoyen à dix-neuf heures douze devant la caméra qu'il a dans sa cellote, on en a chacun une qui nous filme en permanence, ce doit être ça la télé réalité qu'y causent partout.
Moi j'ai bon moral, j'ai même la vue sur la mer quand Fridge l'énorme flic aux hormones se baisse pour péter un coup, au début ça les intriguait un peu la photo dédicacée de mon papa, la gueule leur disait quelque chose aux texans:
-French actor ? m'a demandé le mieux renseigné, au moins l'un des plus gradés, moi j'ai pas calé:
-Yes french comic.Pourtant jusque là les interrogatoires s'étaient plutôt bien passés, j'ai tout avoué... de ce que j'ignorais. A la fin je leur ai même lâché que c'était moi qui avait foutu le petit Gregory à la baille, mais y m'ont dit qu'yz-en avaient assez pour que j'ai plus à m'inquiéter pour mes réservations de vacances jusqu'à l'été 2189, ouais pasqu'en plus y z'ont de l'humour les extra-terrestres. Il faut reconnaître quand même qu'ils mettent des gants... pour pas se tâcher, ils se permettent tout, mais avec le souci de l'hygiéne, normal vu qu'y causent à des pas humains, c'est pas le genre fair-play, vieille France: « Messieurs les angliches défouraillez les preums ! » Non eux ce qu'ils affectionnent c'est le technico-tactique, la saloperie usinée et bien boulonnée, leur côté prussman.
Quand même c'est papa qui aurait été fier, j'étais z'ému.
Publié par urbane à 03:22:58 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par urbane à 05:12:44 dans / Communiqués | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par urbane à 04:56:46 dans / Communiqués | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| >>