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URBANE TATTACK

LA LITTERATURE AU METRE

  UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net


Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks

www.jarretelagaufrette.gouv.enc | 18 septembre 2007

Publié par urbane à 07:51:46 dans / La gaufrette tue... aussi! | Commentaires (0) |

La Quinzounette de France | 12 septembre 2007

Pourquoi qu'on a-t-il don' perdu ?
Les raisons de la défaite du XV de France face à l'Argentine.

Par notre envoyé spécial  Pipo Lagroulade (liaison satellite) à la Plaine Saint Denis.
 J'ai recueilli les confidences de notre demie-d'ouverture:

  « Tout avait très mal commencé, je ne trouvais plus mon gel structurant, heureusement que  Michou (Michalak) qui était en train de se faire un gommage dans les vestiaires avant le match m'a prêté le sien, nous étions donc tous très occupés à nous préparer devant nos miroirs quand soudain deux hommes de type méditerranéen sont entrés dans les vestiaires :-Le-porte...  Le-Porte  where is this son of bitch?

-Désolé messieurs il n'est pas encore arrivé. Vous voulez bien refermer la porte, il y a du courant d'air... la porte please...

-Yes Le-Porte... we are going back in fiou minuchtes ! Ont-ils dit en claquant la porte, non mais vraiment violemment.

-Ouh là là ! Ils n'ont pas l'air commode ces deux-là ! Dîtes donc les garçons personne pourrait me prêter un truc contre la mauvaise haleine, c'est pas croyab' ce que je peux puer du bec !

On avait rendez-vous avec des argentins et je ne voulais pas leur faire mauvaise impression, ça compte, surtout la première fois.

Un de nos publicitaires Jean-Louis, celui qui s'occupe avec Milou de nos calendriers, lui qui a eu l'idée de la vaseline, bref un garçon charmant est entré avec une dame. Aussitôt dans le vestiaire, cela n'a été qu'un cri :

-Wouah une femme !

-Non non ne vous inquiétez pas les garçons c'est maman. Oh excuse-moi mon Davidounet je te dérange mais Maman voudrait absolument que tu lui dédicaces un calendrier.

Elle était mignonne, un chou sa maman, je lui ai dédicacé ma photo, elle est très belle, chaque fois que je la regarde ça m'émeut de partout, mais si celle où on me voit me branlant dans un ballon de rugby. Vraiment ces gens-là ont un talent fou !

Là-dessus notre Bernardou arrive, on lui dit pour les messieurs qui le cherchent et là il devient tout blanc et il sort en criant :

-J'ai oublié un truc dans la voiture, Jo tu leur fais le briefing !

Forcément Jo qui était en train de se faire une couleur, il est un peu pris au dépourvu et il insiste surtout sur le côté joueur des argentins, l'un des piliers m'a dit que c'était des vrais peloteurs, et que je te mets une main et que je te tripatouille, moi je veux bien mais il faut pas non plus que ce soit trop insistant, sur le terrain on doit rester dans les limites de la décence. Il me voit en train de me mettre du gel structurant et il conclut :

-... excellente idée faîtes comme notre David, sans quoi vous allez sortir tout décoiffés et vos mamans vous reconnaîtront plus, les argentins c'est des machos, c'est chahut, niches et compagnie, bon les garçons je vous aurais prévenu, allez amusez-vous bien !

Le président Lapasset est en train de nous donner sa bénédiction et de nous distribuer des images pieuses quand notre Bernardounet  entre tout essoufflé, lui il risque pas ça d'être décoiffé, il arrache un banc et le cale devant la porte. Il faut dire que de l'autre côté ça a l'air de s'agiter pas mal,  les deux malpolis de tout à l'heure on dirait :

-Come on asshole ! Come on !

Le plus terrible c'est qu'ils commencent à tirer des coups de revolver dans la porte, tout le monde crie, tout le monde pleure.

Le Président Lapasset, à plat ventre, dit à notre futur secrétaire d'état à la réforme pénitentiaire (il me semble que c'est ça non ?) à plat ventre :

-J'espère que t'as pas encore combiné un de tes trucs foireux !

-Quoi y marchent pour la concurrence, c'est normal... c'est à propos de la taule à Tanger qu'on a monté... je te rappelle quand même que t'en ai pour trente pour cent !

-Ta gueule parle pas de ça devant les mômes !

Et pendant ce temps ça continuait à tirer, on imagine que pour se concentrer il y a mieux, quand soudain plus un bruit et la porte qui s'ouvre, malgré le banc devant.

Ce sont les frères Spanghero :

-On a calmé vos camarlades ils étaient un peu tlop brluyants ! Dit Voualtère.

Il nous regarde, avec nos cheveux pointus et nos maquillages dégoulinants à cause de l'émotion, on est pas trop brillants.

-Oh con y se sont goulrés y nous ont amené la section féminine ! Ajoute-t-il en refermant la porte.

Sur ce arrive le Président, il nous lit la Lettre de Guy Hoquet (cf le blog http://www.blogg.org/blog-38767-themes-__la_derniere_lettre_de_guy_hoquet_avant_d_etre_fusille-133221.html!) on chiale tous, vrai ça remue, quels salauds ces argentins ! D'ailleurs dés qu'on les a vus sur le terrain on leur a craché à la figure en leur reprochant d'avoir fusillé le pauvre petit Guy et tout ce qu'ils ont répondu : "Ma qué? Ma quien es Guy Moquette?" 

Bon il ne reste plus que quelques minutes avant qu'on aille sur la pelouse et on attend toujours nos équipements, c'est vraiment pas sérieux, quand soudain le type qui  en a la charge arrive :

-Mauvaises nouvelles les garçons, le programme d'essorage a foiré, ils sont encore mouillés !

Et c'est comme ça qu'on a joué avec des tutus mouillés, un truc que je souhaiterais pas à ma meilleure copine ! »          

Publié par urbane à 06:37:39 dans / La Quinzounette de France | Commentaires (0) |

Déconstructons! A.Sottos 1/2 | 03 septembre 2007

Jean-Mich Beurleymois, élu local, de la race des déconstructeurs de cathédrales .
A.Sottos 1/2
 

Je me présente je m'appelle Jean-Michel Beurleymois, mais comme tout le monde ici, vous pouvez me donner du Jean-Mich je ne m'en formaliserai pas, ici c'est le Plessis-Les-Meules 47 habitants en hiver presque 69 en été.

Il y a longtemps que je rêve de tenir une manière de journal de bord et de le rendre publique afin de bien faire connaître aux gens ce qu'est la vie quotidienne d'un élu local en milieu rural.

Aujourd'hui, Urbane Tattack, par l'intermédiaire de l'un de ses rédacteurs, originaire du Plessis-Les-Meules (merci Jean-Pierre !),  m'en fournit l'occasion et je les en remercie, même si je m'empresse de dire que je ne suis pas d'accord avec tout ce qui peut s'écrire sur ce blog.

Je suis donc élu local, adjoint au maire en charge du développement durable et de la prospective environnementale, comme dit Jean-Claude Moulzandeux notre maire je suis le visionnaire de l'équipe municipale, sans doute ma formation de fonctionnaire des Contributions qui me prédisposait à celà. Lorsque l'ancienne équipe de sensibilité betteravière/divers droites à démissionné, beaucoup à notre initiative, l'ancien maire Max Poinsseau avait quand même quatre-vingt-quatre ans, nous avons mis en place une liste jeune, moderne et progressistes: écolo-bayroutiste (moyenne d'âge 53 ans... ben quoi c'est encore jeune non ?). La préfecture nous range dans les Divers-Gauche et Max Poinsseau qui n'a rien perdu de sa hargne dans les Divers-Cons.

En attendant la précédente administration municipale n'ayant rien fait ou presque, nous sommes condamnés à ramer pour nous mettre en conformité avec les nouvelles normes européennes mensuelles, pensez qu'il nous faut installer un recycletterie pour la déchetterie, éh oui même pour une commune de 47 habitants (mais 69 l'été). Il nous faut câbler tout le village en fibre optique. Mettre en place un observatoire du réchauffement climatique et des pratiques pollutoires solitaires, ainsi que des vélos en libre service pour lutter contre le trou d'ozone, rien que ça, cela coûte cher, d'autant qu'à la campagne les mentalités ne sont pas aussi évoluées qu'à Paris et que nous serons obligés par exemple de mettre des selles sur nos vélos, ce qui fera une dépense supplémentaire, quant à savoir si les agriculteurs délaisseront leurs tracteurs au profit du vélocipède la question mérite d'être posée sans à priori il me semble.

Malgré tout nous avançons, l'été dernier nous avons organisé un Plessis-Les-Meules-Plage, en plaine betteravière c'est méritoire, nous avons obtenu un certain succès (73 personnes recensées le 14 Août).

Il y a aussi le musée d'art contemporain que nous avons inauguré dans l'ancienne Halle aux Fumures, le Frac vient d'ailleurs de nous prêter un triptyque  une apparition de Jean Pierre Papin et un décrucifixion de Barthez de Jean Paul Chaumiac dit Chaumiac le jeune  quand je leur ai demandé où était le troisième tableau, béh dame dans un triptyque ?

-Ah y a pas de troisième c'est bien en cela que la démarche de Chaumiac le jeune est révolutionnaire, d'ailleurs quand nous lui avons réclamé un troisième tableau, il a envoyé une lettre d'insultes à notre président on lui disant qu'il avait rien compris à sa démarche et qu'il gardait les sous, normalement si l'on veut suivre le concept jusqu'au bout on devrait afficher la lettre d'insultes à la place du troisième tableau mais notre président préfère pas du fait de certaines allégations de l'artisse... enfin vous êtes élu, vous comprenez.  

 

La seule industrie du coin était la fabrique de gaufrettes Pipart qui avait pas loin de deux siècles,  elle a heureusement fermé l'année dernière, en grande partie, je le dis modestement, grâce à la campagne menée par le Collectif  « La Gaufrette tue aussi ! » que j'anime avec quelques collègues de bureau, tout aussi concernés et visionnaires que moi.

Les gens ne se rendent pas compte mais c'est incroyable ce que c'est polluant la gaufrette. D'ailleurs il  faut décontaminer le site il y a de la gaufrette un peu partout et ça obstrue peu à peu les poumons, un consommateur régulier de gaufrettes (plus de sept gaufrettes par jour, mais dés la première gaufrette consommée, il y a une atteinte irréversible des voies aériennes nous a expliqué le Professeur Béniteau-Poildeux le chef du service de Gauffretologie Nucléaire au CHU de Tours) perd 11,415789 années d'espérance de vie, en moyenne, des ouvriers de la fabrique ont fait des procès au père Pipart, parce qu'ils toussaient, surtout l'hiver, mais le Père Pipart s'en fiche et il continue de traverser le pays sa canne à la main en maugréant, en maudissant, en écoutant personne (la gaufrette rend sourd aussi !) et en bouffant des gaufrettes par provocation.

-Et allez hop 49 emplois de foutus ! A gueulé Max Poinsseau, qui décidément n'a rien compris aux enjeux écologiques et de santé publique de notre temps et a gardé une vision productiviste des choses.

Notre maire grâce à ses relations parisienne a réussi à faire venir en remplacement et dans le cadre de la décentralisation un service du Ministère de la Ville: l'Observatoire de Frappologie et Paindanlagueulogie des Banlieues, ils vont pouvoir bien observer de chez nous, la plaine à betteraves c'est vachement plat mais il va falloir les loger les 13456 fonctionnaires. Lors de notre première rencontre avec le délégué des mutés, Christian Fletcheur, un garçon très sympathique au demeurant,  venus voir le pays avec quelques collégues, ils ont demandé l'installation d'un métro aérien, notre maire leur a répondu qu'il ne   disait pas non mais qu'il faudrait faire quelques études de faisabilité et pas mal de rapports d'étapes, vous me direz ce sont des étapes de plaine (betteravières) mais quand même celà représente une dépense certaine pour un petit bourg comme le notre: un métro, même aérien!  

En attendant les dépenses indispensables s'accumulent, rien que pour ce semestre on a eu: le voyage des élus en Afrique pour se rendre compte et s'escuser rapport à l'esclavagitude et la colonisation, l'achat de vaseline et de  genouillères...

-On est obligé de faire ça à genoux ? A demandé l'adjoint aux sports qui dirigeait la délégation Plessislesmeuliennes.

-Ils préféreraient. J'ai insisté... on en fera jamais trop.

A quoi il faut ajouter le vote de subventions municipales aux victimes du tremblement de terre  d'Ibiza du 15 courant , au banquet des anciens staliniens de l'arrondissement (les élus trotskystes ont voté contre mais nous les Bayrouistes on a voté pour et décroché le morceau !), les aides à l'association Branl'arts qui va dans les écoles de la commune (une seule école dans la commune !) pour apprendre aux mômes à se branler à sec sans tacher les rideaux afin d'éviter de faire marcher la machine à laver de maman et ainsi économiser l'eau qui est notre bien le plus précieux, à l'association Travlos publiques qui va dans les écoles (toujours la même on en a qu'une je l'ai dit !) pour apprendre aux enfants ce qu'est la différence, les sensibiliser (par rang de deux) à la tolérance,  il y a aussi des petites subventions à Pine'en scène un groupe de théâtre amateur mais qui vaut bien des professionnels et qui nous a donné une représentation magnifique cet été pendant notre festival BetteRaves & Teufs : une relecture du "Soulier de Satin" , au dernier acte les acteurs se sont mis en ligne et ont pissé sur monsieur le sous-préfet et madame la sous-préfète, ils étaient ravis:

« Cela marque bien la modernitude de Claudel. A dit le sous-préfet. Je reviendrai!  »

« C'est ça revenez mais avec la troupe ! » a maugrée Max Poinsseau qui ne rate jamais une occasion de faire un scandale.

Personnellement j'avais vu la piéce dans le temps, jouée par la compagnie Renaud-Barrault, mais je ne me souviens pas avoir vu Mademoiselle Madeleine Renaud se débonder sur les spectateurs. 

-Il y a aussi l'assoç du Fils Chaufflot... m'a susurré l'adjoint à la Culture qui cousine avec les Chaufflot.

-Patrie et Traditions ? C'est ça son association ? Il continue ses conneries lui, il faudra faire un signalement à la préfecture !

Je ne compte pas le sarcophage en béton que nous devons couler sur le bâtiment où les jumeaux Pincenous fabriquaient leurs fromages de chèvre, le Délégué de la Préfecture  a bien insisté là-dessus lors de sa dernière visite:

-Le principe de précaution mon cher... dîtes don' ils toussent pas un peu vos poulets,  il faudra me les faire abattre, vous avez pas entendu parler de la grippe aviaire...

Max Poinsseau qui m'accompagnait pendant la visite des quartiers, il est toujours conseiller municipal, s'est mis en colère :

-Avec vos crises de panique de mal baisés à répétition vous avez déjà fait abattre tout le bétail de l'arrondissement il y a quatre ans à cause de la supposée maladie de la vache folle qui devait faire selon vos experts des millions de morts, on a rien vu de tout ça, vous pourriez respecter un peu les animaux, et les laisser vivre en paix! Halte au feu Bon Dieu ! Halte au feu !

Il est parti à travers champs en gueulant, le Père Pipart qui venait me bouffer des gaufrettes sous le nez chaque fois qu'il me croisait l'a rejoint :

-Mais moi je te dis Max qu'ils sont raide-dingues !

 -Vous auriez du me les signaler ces deux-là ! Ils peuvent être dangereux. A remarqué le Délégué de la Préfecture.

Bref et pour résumer la situation on n'arrive plus  à boucler le budget municipal, on en était là de nos constatations quand Jean-Claude Moulzandeux, notre maire, a pris la parole :

-Moi j'ai bien regardé le budget, la vraie, la grosse dépense superflue c'est l'entretien de l'église.

-Ben ouais c'est sûr mais qu'est-ce qu'on y peut ? On va pas raser Sainte Euphrasie?

-La raser non, mais on peut la déconstruire.

-Et c'est quoi la différence ?

-C'est la même chose mais ça choque moins les cons ! (à suivre...)

Publié par urbane à 08:01:49 dans / J-M Beurleymois, élu local, de la race des déconstructeurs de cathédrale... | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac 22 par H.T.Fumiganza | 24 août 2007

22.

Con... con... condidat!

 Ce n'était pas sans une émotion certaine que je me préparais à retrouver La Conche et la maison aux prestiges du cher Valter mais je me devais d'abord de rendre visite à Medpeu et La Branlaye qui luttaient en quelque façon pour une certaine idée de la démocratie participative.
Ils étaient dans la salle d'attente du consulat en train de draguer des ressortissantes bravadiennes en instance de formalités, jeunes étudiantes en économie planifiée et lutte des classes qui venaient parfaire en République Démocratique Française (RDF) leurs études supérieures prolétariennes.
Mademoiselle de Plombelec tentait bien de rétablir l'ordre mais ils étaient salement remontés les deux réfugiés politiques, tout rutilants de bonne santé et de forte alcoolémie ils se promenaient en slip et charentaises, l'opinel à la main, saucissonnant  et vantant leurs capacités génésiques, selon eux très au dessus de la moyenne plafonnée.
-Ils ne cessent d'importuner les dames et de raconter des cochonneries ! Le petit n'arrête pas d'exhiber son machin ! Oh mon petit Valter si tu pouvais nous en débarrasser.
-Le droit d'asile est sacrée mademoiselle. Mais enfin je vais voir... Messieurs, messieurs je vous en prie...
-Tiens il est là çui-là ! Oh putain et avec le mousse encore ! Alors la petite voiture elle marche bien... et si on te crevait les pneus tu serais bien emmerdé hein...
Martial Médpeu, barbu et sale, avançait vers nous, menaçant, il avait remisé son saucisson dans son slip et marchait son opinel à la main, les yeux rougis et huileux, la lutte clandestine les avait bien changé.
-Bon Dieu ! Vous avez trois minutes pour foutre le camp dans votre cave ou je vous déclare en grève illimitée de la faim et je balance un communiqué à la presse! Gueula le cher Valter convalescent et que notre dure nuit avait quelque peu éprouvé.
Mepdeu frissonna puis s'ébroua, merdeux comme un chien de chasse qui s'extirpe bredouille de l'étang aux canards et précédé par son comparse en com'erie se précipita vers les caves du consulat.
 *
    Ils étaient d'ailleurs fort bien installé, les caves tenaient plutôt de l'entresol cosy à l'anglaise agréablement aménagé, un rien bohême, il y avait des journaux de fesses par terre, des cannettes de bière, des cassettes vidéo, des collants et des capotes usagées.
Quand ces messieurs les conseillers réapparurent ils avaient retrouvé meilleure allure.
-Excusez-nous c'est ce salaud de Tintin le taulier du 10/18 qui est venu nous voir tout à l'heure, soi-disant parce que nous sommes ses meilleurs clients mais à la vérité sans doute voulait-il obtenir des renseignements et juger de notre esprit de résistance et du moral de la troupe, il nous a fait boire du vin de noix de son parrain... c'est terrible !
-Je sais, je connais, approuvai-je.
-Bien maintenant La Gaspérine parlons un peu de votre avenir, alors cette fois ce sera la bonne, vous nous êtes revenu, vous allez voir ce qu'on va leur mettre.
-Ah mais non mais ce n'est pas ce que vous pensez...
-Comment vous n'êtes pas ici pour la chose... le passage à l'acte, vous voulez le perdre ou pas votre berlingue électoral ! Vous êtes plus en âge de rester électeur. Enfin réfléchissez la route vous est ouverte... votre prestige est intact et même renouvelé et augmenté par les tribulations de votre remplaçant, d'ailleurs chacun pense ici que c'est Letroncheur qui l'a buté,  à cause du rayon crémerie...
-Le rayon crémerie vous êtes sûr que c'est un mobile de crime ?
-Et comment don', le parti a toujours touché un petit quéque chose et même un bon petit quéque chose sur le rayon crêmerie-produits frais de la grande distribution, ici ils avaient signé avec Edgar Letrouble des Centres Letrouble il est de Petros-Duisec, presqu'un enfant du pays, jusqu'au jour où le Lucien Boitel est parti rejoindre le grand plombier de l'univers, la succession revenait naturellement à Letroncheur, dans un premier temps il a pris la suite aux conditions habituelles et puis il s'est rebiffé et il a dénoncé les accords crêmerie-produits frais, il voulait faire revoir son pourcentage à la hausse, panique à bord au Parti... et dans la crémerie parisienne, c'était un précédent qui pouvait tout fou't par terre alors il a bien fallu trouver quelqu'un à lui mettre dans les pattes et c'est tombé sur vous. Il s'agissait pas de le menacer mais de le déstabiliser et le ramener à la raison. Vous l'avez vu en campagne et bien dans les affaires il est tout pareil affectif et exagéré.
-Ainsi c'est pour ça ! Pour figurer dans une carambouille de boulevard que j'ai été choisi !
-Vous ne vous doutiez de rien ? Vraiment ?
-Eh bien non, non, je croyais... je pensais... j'imaginais...
-Vous croyez qu'on vous avait distingué eu égard à  vos qualités d'homme d'état et votre caractère trempé ! Allons, allons soyons sérieux votre docilité convenait, quand elle vous a fait défaut un soir d'exaltation hormonale, paraît-il, eh bien vous n'avez plus convenu. Voilà tout !
-Mais alors et Noyeux ?
-Le Noyeux, ou devrai-je dire le Noyé puisqu'aussi bien nous pouvons employer le participe passé maintenant hiirc ! hiircc !...
Médpeu n'avait rien perdu de son humour agaçant et mal à propos.
-... bref votre petit camarade avait lui deux gros défauts: il était honnête et faisait ses courses le samedi, c'est au rayon fromages qu'il a tout découvert, en discutant avec le chef de rayon, un con à œillades vous voyez le genre, c'est toujours le petit personnel qui ruine les belles combinaisons, votre Noyeux a fait un renaud pas possible au parti, une semaine après on l'a retrouvé joyé le Noyeux... euh noyé le Joyeux, bon je rigole mais le plus troublant c'est le rapport de gendarmerie et l'autopsie qui a été pratiqué contre tout bon sens, ils ne se sont presque pas occupé des boyaux...
-Et pourtant la lecture des boyaux c'est toujours par ça que je commence le matin avant même le journal. Important pour se tenir au courant dans une enquête. Remarqua le Chef ‘von le Gueuzec.
-Eh bien eux ils ont juste retourné la peau comme un gant, un peu à la manière dont on prépare un lapin, vous voyez...
Je ne voyais que trop bien ce pauvre Joël écorché.
-...d'ailleurs le Chef ‘von le Gueuzec qui a été chargé par la famille de ce pauvre Noyeux d'enquêter à titre privé en a été le témoin ?
-En effet et j'en ai causé encore la semaine dernière avec Mau-Mau...le Professeur Maurice Maurin-Pointard que l'on aurait dû appeler en pareil cas surtout pour un parisien et une pointure encore...
-Une pointure n'exagérons bien, il était bien gentil ce cher Joël mais de là à ...
-... au lieu de quoi ils ont réquisitionné deux toubibs militaire du camp d'aviation de La Ponche, c'est à croire qu'ils voulaient se le faire en civet le candidat ou à la chasseur, et notez qu'il a été impossible de retrouver la peau, les gendarmes et le juge d'instruction disent qu'ils l'ont jetée, qu'ils n'en avaient plus l'usage puisqu'aussi bien l'information était close: mort accidentelle... oui tout cela est bien étrange...
 Nous quittâmes les deux défenseurs de la foi et arrivé sur le trottoir Walter demanda au Chef ‘von le Gueuzec :
-Dîtes-moi il en était de la petite fête à bord du yacht bleu votre candidat ?
-Béh ma foi... il me semble oui l'avoir aperçu su' le pont... pourquoi mon petit Valter tu penses... c'est marrant ça me trottait aussi... 
-J'aimerais bien le voir de prés le défunt, l'inventeur de « the authentic strawberry'french mustard ». Je vais demander au Capitaine Kelbonbec de préparer la Détestation.
-Moi je téléphone aux capitaineries de port pour savoir s'il est signalé quelque part et je t'appelle dés que j'ai des nouvelles mon petit Valter.
-Fort bien, vous venez La Gaspérine aaaallons prendre quelque repos avant que de repartir vers de nouvelles aventures.
Il était de belle humeur le cher Valter depuis qu'il savait que la belle madame Belcourt n'était pas indifférente à sa personne.
-Si ce sont des aventures maritimes très peu pour moi.
-Ne fâites pas votre bêcheur La Gaspérine.
-Je suis faaaaatigué de tout cela.
-Allez rentrons à la maison, venez sur mes genoux vous vous faaaaaatiguerez moins.
Nous traversâmes la ville dans cet équipage étonnant de jeunes mariés handicapés moteur, mais arrivés à la maison  du druide une surprise nous attendait.
 *
 En effet ce fut le cher Doubi le chef des services secrets prukhmen en personne qui nous ouvrit la porte.
Je pensais aussitôt, quoique faaaatigué :
« Oh merde ça y est c'est reparti pour un tour de manége infernal ! »
-Cherrr Voualtérrre quel biencontrrreux plaisirrr de vous revoirrr !
Le prukhmen n'était pas menaçant, au contrrrairrre il sourrriait, ah zut v'là que ça me prend moi aussi, ce doit êtrrrre contagieux le rrroulement de « r ».
-Colonel Dubaïev quelle bonne surprise !
Ils s'embrassèrent à la prukhmen, férocement sur la bouche, peut-être y mirent-ils la langue tant ils montraient d'empressement sentimental.
Pour ma part je n'y comprenais plus rien, il n'y avait pas deux heures nous échangions nos bons vœux de prompt démolition et force coups de flingue et grenades def' en veux-tu en voilà  et maintenant ils faisaient assaut... d'amabilités.
Un peu plus loin dans la grande salle à manger Dona Chupita y Gomez faisait goûter les enfants du prukhmen et échangeait avec sa dame des recettes de confiture à la rrrrhubarrrbe y bolones. Dona Chupita mettait des boulons partout, elle aurait pu écrire un livre de recettes de cuisine insurrectionnelle.
-Vous... vous connaissez ? M'étonnais-je.
-Le Colonel Dubaïev, Doubi est un ancien du KaGuéBé, nous nous sommes connus à Prague au temps de notre jeunesse.
-Le bon temps rrrrévolu hélasssss !
Ah non là s'il se mettait à rouler aussi les « s » je démissionnais.
-La belle fraternité des services n'est pas un vain mot, c'est une grande famille. Me renseigna ému le cher Valter en serrant une fois encore le cher Doubi dans ses bras.
Pour le reste les explications étaient simples le cher Doubi était au chômage,  Mademoiselle Br... avait dénoncé ses carences chroniques et déconvenues récentes à leur gouvernement et prit sa place à la tête des redoutables sinon redoutés services secrets prukhmens .
-Ah la sale cafetière ! M'indignais-je. J'étais moi-même encore sous le coup de la trahison de mon adjoint à la Filière truc-chose.
-Je licencié. La location maison saisonniérre dénoncée. Je me perrrmetrrrer venirrr à vous.
-Vous avez bien fait mon colonel. Ma foi il me semble bien qu'on embauche chez nous, je vais me renseigner, je pourrais vous avoir un poste d'adjoint middle east center and western europa et quelques heures de... de « ménage ». Et pour ce qui est de la pizzeria je ne devrais pas avoir trop de mal à négocier un arrangement avec votre propriétaire.
-Ah je trrrés bien, même si perrsonnel défaillant, prrroprrement perdu chef de rrrang maîtrrre d'hôtel serveurs mais deux plongeurrrs rrrestés loyales à moi.
-Des plongeurs de combat cela ne m'étonne pas. C'est un service public que le monde entier nous envie. Ce sont des gens d'honneur ! Approuvais-je avec quelque lyrisme .
-Non commis bengalis, pas comprrrendrre Prrrukhmen, pas frrrançais non plus, pas au courrrant de rrrrien mais fairrre vaisselle trrrés assidûment.

Publié par urbane à 04:39:49 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

Corbeil-Essonnes Novotel Pipoléoptère Pétassoïde Commun 2/2 par Lofti Benayak | 17 août 2007

Corbeil-Essonnes Novotel Pipoléoptère Pétassoïde commun  2/2

 

J'ai fait :Glups !

Très maître de moi malgré tout, la pratique du Ki-Tsi-Denldo n'y était pas pour rien, j'ai tenté un dégagement glissé latéral mais rien à faire elle m'avait fait une clef de slip, le truc imparable.

Entendons-nous Corby est très bien, blonde et bronzée elle est formatée  presse magazine : deux tiers de jambes, un tiers de buste et un sourire perché comme un phare lointain, un sourire qui ne s'éteint jamais : aligné et étincelant à la manière d'une palissade repeinte. Elle clignote même la nuit pour que les photographes puissent se repérer dans le noir, une œuvre dans le genre secours aux... paparazzi partis en mer avec leurs téléobjectifs, une manière d'apostolat  je vous dis.

Mais voilà moi je n'aime que les filles pas au standart, le genre inédit, jamais vu: les fessues tressautantes, les poitrinaires toussotantes, les régnantes aussi bien que les nourrissantes, j'aime les demoiselles complexées à lunettes et plus haut encore les rousses retentissantes qui lorsqu'elles sont nues sont tellement plus nues que les autres

Alors la Corby elle était parfaite mais je n'en avais que foutre, elle ne m'excitait pas du tout et même ...

-Comment tu me trouves ? Bandante ?

Gerbante ! Je la trouvais gerbante.

Elle ressortit ses doigts de mon slip, un peu incrédule :

-C'est tout l'effet que je te fais il y a des millions de blaireau qui se branlent en regardant mes photos et toi tu ne bandes même pas !

Elle était vexée-furax, moi j'avais pas envie de me faire lourder, j'ai cherché une explication :

-C'est que... voilà,  mademoiselle, je dois vous dire que...

-J'y suis t'es pédé ? C'est ça ?

J'ai approuvé timidement, en regardant mes pompes et en croisant les doigts, je savais pas ce que ça donnerait :

-Woouuuaaaaaaaps ! Blaque et pédé mais c'est tout ce que j'aime !

J'étais rassuré même question mentalité elle était au format, il n'y avait plus à s'inquiéter.

Elle a appelé Charley-Douar et Pervenche pour une réunion de crise :

-Rien à faire il est pédé.

-Ah merde alors ! Bon écoute on pourrait demander à ton mari, le pasteur qui est dans les combles ? On dirait que c'est ta nuit de noces !

-Tu rigoles Pervenche, la nuit de noces je te raconte pas, d'abord il était bourré, il a eu un mal fou à bander, après il a tiré son coup et le lendemain je l'ai retrouvé crucifié sur le gerflex, il expiait sa faute ! 

-Bon alors Walter Panzani ! Mais si ton soupirant de la saison dernière... l'héritier des pâtes Buitoni... il est pas pédé lui au moins!

Décidément la chère Pervenche avait l'air de m'en vouloir.

-Et pourquoi pas le père Lustucru ! Walter il est plâtré de bas en haut, il a eu un accident de Riva sur le lac Léman, il s'est mangé un bateau poubelle de la ville de Genève au petit matin en revenant de chez une de ses pouffes... je lui ai envoyé des chocolats... suisses pour le faire chier ce con !

-Et toi Charley-Douar tu pourrais peut-être ?

-Tu rigoles si Mauricette apprend ça, je suis mort! Et si... et si on faisait une... une  tombola ?

 

Finalement ils ont trouvé un chanteur belgo monégasque qui venait de faire un gros bide avec son dernier album et qui avait le fisc belge au train et le besoin pressant de se relancer, il leur a cédé ses droits d'image contre 30 pour cent sur la commercialisation, il était pas pédé, pas plâtré... il était juste éjaculateur précoce et il a fallu envoyer les rideaux au nettoyage.

Enfin Corby était maintenant célèbre, son petit film marchait bien :

-167000000 téléchargements rien que la semaine dernière ! Putain ça en fait des nuits de noces en solitaire à travers la planète ! Méditait Charley-Douar. Maintenant ce qu'il te faut c'est une émission de télé réalité en praîme-taïme !

-J'ai ! A dit Pervenche toute aussi triomphante.   

Elle  détailla le concept, il  était des plus vendeurs, on enfermait des pipoles vivants, dans des préfabriqués en tôle à la Plaine Saint Denis, déjà rien que ça, cela faisait rêver, on déterrait avec l'autorisation des familles s'entend, l'éthique c'est important à TéHéfHuns, des pipoles décédés, ça c'était pour le côté  transgénérationel, on formait des équipes de deux compétiteurs exerçant ou ayant exercé à des époques différentes dans la même spécialité par exemple: R.Virenque / le clown Zavatta ou Carla Bruni et le mime Marceau et c'était l'équipe qui avait perdu les moins d'os à l'issue des trois mois d'incarcération qui gagnait le gros lot, qu'elle reversait bien entendu à une bonne œuvre tellement utile dans le genre « Les orphelins du porno ».

Quand au processus d'élimination, ou de gestion du bétail, la chère Pervenche l'expliqua avec gourmandise en quelques phrases à une Corby déjà enthousiaste :

-... chaque fin de semaine, tu vas dans un gros tuyau avec les autres pipoles et on actionne d'en haut une sorte de cataracte, et tu dois t'accrocher et c'est celui qui tombe dans le bac, il y a un bac récupérateur à pipoles s'entend en dessous, qui est éliminé.

Si je comprenais bien la pauvre enfant allait passer ses fins de semaine dans un chiotte géant en Seine Saint Denis.

 

En tant que garde du corps personnel de l'une des personnalités, j'obtins l'autorisation, que je n'avais point sollicitée, de demeurer sur le plateau, de temps en temps je passais à la pauvre gosse milliardaire un petit pain récupéré à la cafétéria des studios, oui parce qu'en plus ils les affamaient (ça stimulait la consommation de snacks apéritifs pendant les pubs !), et elle m'expliquait qu'elle n'avait pas eu de chance parce qu'elle devait se coltiner Lolo Ferrari :

-Elle a vachement maigri depuis qu'elle est morte mais elle pèse quand même et alors... elle a aucune conversation !

C'est au terme de la troisième semaine que l'accident ou supposé accident survint :

Corby, quoique lourdement chargée, avait pris un bon départ qui devait lui permettre de se positionner assez bas dans le siphon et de mieux résister au poids de l'eau, puisque protégée par les derniers arrivés, bien sûr Richard Virenque et son clown crevé sur le dos revenait fort mais enfin elle parvint à s'installer assez confortablement, au moment où la personnalité invitée: Philippe Candeloro ex-tapineur artistique et tout nouveau secrétaire d'état aux Teufs et Raves actionna la chasse d'eau avec la solennité d'un baptiseur de transatlantique.

Il y eut un « Glaooooouuuurps ! » assez effrayant et l'un des techniciens s'écria :

-Merde c'est le filtre à pipoles qui a sauté ! Putain elle est partie direct' dans le collecteur principal... oh là là la ça sent pas bon...

Corbeil-Essonnes Novotel, héritière désignée, présélectionnée par le destin et castée par le Dieu des rongeurs himself, venait de disparaître à jamais dans les égouts de la Seine-Saint-Denis.

Bien sûr des recherches furent lancées en direct à l'antenne, au cours d'émissions spéciales multi diffusées :

-... je suis avec les hommes de la Brigade Fluviale Jean-Pierre !

-Ah très bien Jean-Pierre. Des professionnels dont il faut saluer le courage et l'abnégation, nous retrouvons Jean-Pierre et les personnels de la Brigade Fluviale ainsi que Maubeuge Ibis la sœur de Corbeil Essonnes Novotel qui nous a fait la gentillesse de venir sur ce plateau... à  tout de suite donc après une page de publicité...

Ils ont tenu comme ça quinze jours, les tévéspectateurs balançaient des gerbes de fleurs dans les bassins de l'usine de retraitement où ça sentait pas vraiment la rose d'ordinaire et devant les locaux de TéHéfHuns qui étaient, eux, très sérieusement désodorisés et désinfectés après chaque émission.

Les scores d'audience furent à peu prés ceux qui avaient été prévus.

Publié par urbane à 05:30:20 dans / Corbeil-Essonnes Novotel Pipoléoptère Pétassoïde Commun | Commentaires (0) |

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