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Helix | 18 août 2007

Ce n'est pas la musique qui nous habite,
C'est nous qui habitons dans la musique.

Publié par déviante à 10:28:52 dans paroles de papier | Commentaires (5) |

Ces jours I | 07 janvier 2007

 

[La nausée a déserté rêves et éveils
Le papier se tait
Brûle sur lui-même
Et dessine une simple idée calme muette]

Publié par déviante à 17:09:16 dans paroles de papier | Commentaires (0) |

l'Eden brûle-t-il? | 07 août 2006


Les branches âpres s'embrasent;
Et l'arbre prend vie et feu, avec ses douces couleurs monte-en-l'air...

Ces brûlures que l'on lèche du regard, comme un sang à la parole calme.

Publié par déviante à 17:00:34 dans paroles de papier | Commentaires (2) |

enfance 3 | 23 juin 2006

L'ours est muet; ses grelots sont collés de sommeil.

L'enfant est relégué au fond de la cave. Blotti contre le soupirail, il a enceint le rempart de ses genoux blancs écorchés.
Il n'arrive plus même à s'ennuyer de ses monstrueux jeux. L'un retient son haleine avec engouement émerveillé.

L'enfant éprouve la flamme d'un briquet.
Faire craquer la pierre, muer sa main en une coupe
Pour abriter le feu de la brise éteinte;
Laisser s'envoler la flamme silencieuse qui respire un peu d'air, quelques jeunes secondes.
Faire tourner la pierre rugueuse, de la corne du pouce, pour faire cracher au petit dragon de plastique
Quelques étincelles vertes;
Ou encore écouter, lorsqu'on est las, le gaz s'échapper sans un souffle.

Jeu éternel.

L'enfant, assis contre le mur, l'enfant s'ennuie consciencieusement. Il n'a pas très peur car il sait qu'il fait jour au-dehors.
Il est libre, il est seul, l'enfant prodigue. Il sent sur lui un peu de lumière blanche, échappée du soupirail
Lumière blanche qui a distillé diffracté cambriolé
Les brillantes froideurs de l'été extérieur.

Il sait et contemple ce monde qui ne l'attend plus.

Publié par déviante à 20:25:50 dans paroles de papier | Commentaires (1) |

après-midi | 09 juin 2006


Etouffement, dans la chaleur des idées qui germent
Les doigts tachés d'encre, qui filent un lent chemin impatient à la pensée, une étroite rangée de petits signes automatiques
Ils se liguent et composent, ingénieux
Les mots à la valeur trop pauvre
Pour difficilement les rendre signifiants
Et opérer la magnifique compréhension de l'indicible.
Allons dormir et bâtir notre empire vaniteux de signes, que patiemment nous ramasserons à la fine pince, dans les cendres d'une joyeux foyer éteint depuis deux siècles.

Publié par déviante à 23:41:58 dans paroles de papier | Commentaires (0) |

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