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Contes disgracieux,
Epopées maladroites
Luisent en ma mémoire
D'un joli vert bouteille -
Batailles à reprendre,
Mélopées effacées -
Leur rythme heurté sourd
Sans cesse monte à ma gorge
Une strie de nuages bleutée
Barre le front de la lumière
Et la ville, à cette heure-là
N'a plus rien à vous dire.
Publié par déviante à 14:52:44 dans nyctalope | Commentaires (0) | Permaliens
Juste ces yeux un peu mouillés que l'on peut avoir
Au creux d'une rue
d'une oeuvre
d'un feu
Le corps qui bat sans prévenir
Une valse lente
Une valse de désir calme
Alors on glisse les pieds nus dans des chaussures
On valse sur place, les pieds qui chantent
Et tout s'échappe
comme l'averse qui s'arrête
Publié par déviante à 19:59:20 dans nyctalope | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par déviante à 15:54:02 dans nyctalope | Commentaires (0) | Permaliens
4h52
Des tigres de papier-chiffon rouge bataillent, légers, sur le corps déformé.
Une sauterelle est tapie, dans la fleur mangée d'une rose trémière.
C'est le calme avant le combat; c'est la contemplation avant la confrontation. Le soleil gronde, de l'autre côté des limbes; et ses salves étouffées parviennent, à travers le velours mité nocturne. Dans l'obscurité cramoisie, l'éther s'envole, des poupées aux yeux crevés chevauchent les mouettes. Les lys épanchés hocheront bientôt la tête, secouant un nuage.
La fenêtre sale palpite bruyamment, elle demande à être rouverte.
Publié par déviante à 17:09:17 dans nyctalope | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par déviante à 22:12:32 dans nyctalope | Commentaires (0) | Permaliens