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Le Nouvel Oubli | 26 août 2009

Des silhouettes au coin des yeux;




Ca brille intérieurement.

Publié par déviante à 20:15:32 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (0) |

Bâtons rompus | 10 août 2006


Se voir heureuse en sa solitude; s'y croire immergée. Jouir de ces trêves, de cette paix armée, au coeur de la bataille contre soi-même. Déglutir l'espace, puis encore l'espace, qui se renouvelle devant les yeux, malgré le décor inchangé.
Donner une naissance avortée au futur. Se sentir emprisonnée dans cet espace qui entoure et enlace de ses bras trop tranchants et trop aériens. Il est difficile d'y évoluer.
L'immobilité malsaine et nerveuse, dans un calme qui, lui, ne semble rien attendre.

Publié par déviante à 12:23:44 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (6) |

Morceaux d'hier | 09 août 2006



[Phalène aux yeux de bois,
Ne vois-tu pas la peur qui s'effrange?]


Observe le bruit des feuilles qui ventent. Il aime à se faire croire qu'il est pareil à celui de la pluie lancinante, languissante, lapidante. Petits chocs secs entre les feuilles gonflées. L'écho des vagues claque encore, et les oiseaux sonnent la retraite.
Le lever semble si sombre au fond des vallées. La pente épineuse attire, donne envie de nager dans les ronces et de se rouler dans les écorchures. Noyer l'oubli dans un parfum de sang végétal. Au loin, des enfants ont lancé leurs cris ronds comme les balles avec lesquelles ils jouent; les voix ivres tournent; on se croirait dans une piscine.


Le soleil se fraie un chemin au-dessus des nuages. Les herbes surplombant mon visage deviennent imposants bonsaïs. Le sol est vraiment sculpté avec une minutie lascive. Chaque brin de paille, chaque paillette de poussière a été placé pour former un ensemble diaboliquement sûr. Peu à peu, un parfum d'alcool se fait au jour; lentement, il se disperse, par échos de gorgées.
Même les camomilles tortueuses mais salvatrices possèdent leur grâce ciselée.
Airs troubles de l'incompréhensible et déchaînements de fausse puissance. Les feuilles des buissons spartiates tentent de s'ailer; mon regard les retient. Les mouettes repues promènent un vol puissant mais léger; les turbulences de l'herbe me chuchotent un japonais délié et mature.
Plus bas, un pont a déposé ses arcades. Le fleuve entraîne doucement sa pollution. Le vent en vieillit la surface par instants, formant de légères îles d'eaux ventées; on a envie d'arracher la peau du fleuve, et de se jeter en lui sans se bander les yeux. Le fond préservera son intimité.

Les jeunes démences commencent.


Publié par déviante à 20:42:21 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (2) |

Affection affectionnée | 17 juin 2006


Etreintes agressives à couteaux tranchés
Ces maladroits et faux amis qui grimacent
Les bons mots, qui leur font cracher autant de limaces;
La guillotine est blanche chaude; elle est branchée.

Publié par déviante à 22:56:00 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (0) |

évanouissement du moi | 09 juin 2006


Le plat ballet de la parole a le don d'endormir; dans la lente berceur des propos enchaînés, il devient de plus en plus difficile de s'affranchir du sommeil engourdi, sommeil, immergement doucereux dans la passivité oniriquement active...

Le printemps des amitiés sait s'éterniser, lorsqu'il a appris à se ponctuer d'automnes.

Vieux papillons de cendre

Publié par déviante à 23:46:40 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (1) |

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