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De ce que l'on entend dans le lontain | 12 août 2008

Cris et chuchotements-
L'animé est-il
mort?

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Cris et chuchotements
L'animal est-il
toujours vivant?

            -

Et moi
Je suis assise
Dans l'ombre de la porte

             -

Lumière du soir
Lumière électrique-
Je me regarde

             -

Cris et chuchotements-
Une saison j'ai perdu
Ma peau

             -

Cris et chuchotements-
Une plainte évanouie
Je dors.

Publié par déviante à 17:57:21 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) |

"Cockpit Inferno" | 14 mai 2007

Les pavés volent de nouveau, comètes grises, sous le pas-course qui fuit. Le sol qui ne répond pas, et porte simplement tandis qu'on le frappe. Je lui ai raconté une histoire entre les coups. Les pavés ont souri. Il faut s'arrêter quand il n'y a plus de sol.

Des pas comme des questions-coups, vomies à chaque respiration comme autant de chimères qui auraient pu être merveilleuses, mais qui n'ont pas fleuri. Encore dans leur enveloppe, peau de grenouille, elles sont tombées à terre, et sont devenues cailloux anguleux, au visage sérieux.

J'ai couru comme ce jour qui ressemblait à hier.

Vouloir du courage peut coûter soi-même et vider tout. Je suis comme une maison sans meubles, qui a ouvert ses fenêtres dans l'espoir de s'y envoler.

Je dois passer au-dessus du temps. Donner enfin une naissance à ces deux personnages qui vivent en moi, les sculpter, les modeler, les regarder vivre pour oublier que je dois vivre maintenant...

Publié par déviante à 20:35:07 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) |

Juillet, gare de Sarrebourg | 07 janvier 2007

Les minutes s'écroulent. Du dallage délié, aux poussières accordées et aux jointures bues par la chaleur s'envole une main de pierre


Le millepertuis plonge vers le ciel. Il lui tend ses pores, longuement colorés de soleil. A côté de lui s'émiette avec peine le glacis d'étoupe d'un pissenlit mûr, à la faveur des rares courants d'air


Tout est prêt à on ne sait quoi.


Attendre, se déplacer pour mieux attendre. Croire qu'on ne sera jamais partie de tous ceux que l'on voit défiler rapidement sous les yeux immobiles. Leur ballet aveugle, spectacle burlesque; succession d'attentes, glissements déplacements pour tromper l'attente.


Leurres. Comme ce corps de morte dormante, au visage et aux bras blancs, qui une nuit près de moi happait l'obscurité, possessif, et attirait vers lui la matière du silence, qui blessait mes yeux.

Publié par déviante à 16:03:11 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (1) |

déchantements | 08 août 2006


Les destinations s'effilochent et perdent leurs lettres pâlissantees dans les cirrus.
Les enfants perdent leurs cheveux, leurs boucles pâles diaboliques;
Déjà ils expirent un parfum sophistiqué, les sourcils froncés, avec une fausse innocence consciencieuse.
Et les mots tombent de leurs bouches comme des cerises empoisonnées à l'épiderme fin, moiré de violet.

Publié par déviante à 12:38:33 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (3) |

Folies ordinaires | 07 août 2006


Les galets implosent et se livrent, dans une grêle de mots nerveusement doux.

Les faits se nouent et dénouent les gorges;

Béate vous salue.

Publié par déviante à 22:32:31 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (1) |

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