Depuis le 26-02-2006 :
98344 visiteurs
Depuis le début du mois :
3403 visiteurs
Billets :
123 billets
iphigénie se réveillait la plupart du temps quand son rêve était fini, vers midi le plus souvent. elle ouvrait les yeux, la couette tirée sur le visage, et resassait dans l'obscurité les merveilles de son rêve. l'architecture molle de la couette lui créait une chaude grotte utérine, où il faisait bon se souvenir et s'enrouler sur soi-même. elle restait indifféremment quelques minutes ou une heure sous cette carapace épaisse qui étouffait si bien les sons, parfums et lumières du dehors. elle eût voulu y rester toute la journée mais il fallait affronter encore le regard des objets, et même parfois des personnes, qui tentaient, raisonnantes, de la ramener à la réalité,Publié par déviante à 21:42:05 dans erreurs de jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
ruptures; d'autres noeuds se font.Publié par déviante à 20:46:07 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
tout ce que je peux encore vouloir
c'est être un enfant sans morale
ce n'est même plus possible
alors semblons.
à tracer des croix mouillées sur les ardoises, au petit matin...
faire une croix sur les pensées qui reviennent
marée vomissante, lourde, renversante
des morceaux d'épaves rouillées en travers de la gorge
l'orbe rouge passé des anciennes douleurs
avec la blessure présente, la cicatrice blanche qui se rouvre
(ce sont les pensées qui laissent les cicatrices les plus profondes
pas de jamais pas de toujours
noyez-vous pensez)
Publié par déviante à 22:32:57 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par déviante à 20:38:07 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
Un coup de frein.
Des branches graciles, volées, pleutres, qui griffent de gris les pourpres du couchant.
Arrêter le temps sur un instant. Le moduler, revivre, s'emplir de la sensation, l'inspirer, pour ne jamais l'expirer.
Enfermer en soi un instant de sa propre existence.
Iphigénie a été quatre années durant ma poupée de chiffon, ma créature. Elle est passée par tous mes états d'âme; elle a porté ma vie. Elle n'a juste pas fait les choses exactement comme moi, ni dit les mêmes choses aux mêmes personnes. C'est le jouet de mes émotions; c'est le moi onirique aux infinies possibilités.
Publié par déviante à 20:27:17 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens