Depuis le 26-02-2006 :
98037 visiteurs
Depuis le début du mois :
3096 visiteurs
Billets :
123 billets
Je vais te raconter un peu mes doux cauchemars vivants.
Erosion mnésique, yeux sourds d'incompréhensibles
Pas de paroles vraies; elles se reflèteraient en elles-mêmes.
Et il ne faut que certains instants de silence pour retenir l'espace,
L'espace nécessaire à la peur.
Ce sont les bruits amplifiés qui composent une voix âpre
Quais aux glyphes inquiétants, confusion
Des sensations qui se succèdent, impatientes, dont on ne peut profiter
Temps modelé par l'urgence
L'enchaînement implacable des actes, sans volonté conductrice
Les mots utilisés sont toujours pareils...Les mots,
Ce sang qui sourd de mes ongles,
Et joaille sur le bois fendu une noire pupille, qui éclate quelque part dans les nuages coulants.
Publié par déviante à 19:05:48 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
rêves embrigadés,
visage dégradé,
aucune certitude rassurante,
parfum des questions lancinantes.
ces fétiches banals,
que l'on retrouve à la lumière d'un fanal,
les jours de grand vent,
entre les grains du bitume fumant
feuillets paraphés, strates de la mémoire
un ancien chemin méconnu, illusoire,
se ferme sous les pieds,
alors qu'on le parcourt de l'être entier
marques du passé perdues,
stigmates sans yeux à l'entour tendu,
les phrases non achevées,
qui déroulent l'inventaire des souvenirs crevés.
pas de raison...muselez le trouble, annihilez les
nausées matinales
"Je n'ai jamais personnellement recherché l'immortalité.
On naît, on grandit, on vieillit.
Au soir de sa vie, on devient désabusé sur soi-même et le monde.
Je suis devenu désabusé bien avant le grand âge.
S'il y a quelque chose au-delà, alors ce doit être véritablement terrifiant."
Sergei Rachmaninov
Publié par déviante à 18:23:44 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (1) | Permaliens
les matins sont des renoncements hâtifs à la contemplation, vains refus de la désesthétisation de la réalité.
le ballet des humains, neuf de dix heures ensommeillées, se met en place presque avec grâce; mais le midi, la première difficile ingestion de nourriture réduit à néant ce sursaut d'espoir, brutal comme la respiration stérile des poissons échoués. le midi, milieu du jour, césure dramatique; les instincts vitaux reprennent le dessus, et le haut soleil sèche les brumes rêveuses qui baignaient la ville du matin...
Publié par déviante à 14:25:14 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens
(actes) volatils
Publié par déviante à 21:53:55 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
Ennui profond, ennui meurtriPublié par déviante à 19:42:37 dans paroles de papier | Commentaires (0) | Permaliens