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séquelles des rêves | 17 juin 2006

Réalité contaminée par les automatismes des rêves
Moiteur des couleurs fades, qui collent aux paupières
Marches rapides; obsession de l'enchaînement des pavés-pierres,
Qui défilent fondus au sol, courent sans trêve.

Publié par déviante à 22:33:01 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) |

arcobaleno e pozzanghera (oui, rimes pauvres, mais fatigue) | 15 juin 2006

Le ponant se reflète dans la flaque d'eau;
Une aérienne image, en surgit, l'arc-en-ciel
Divin pont coloré, qui s'irise de miel;
Ephémère hologramme de la pâleur des mots.

Un aveugle aux yeux blancs a croisé le fiel
De son regard; et il a plongé dans cette eau
Il en a sorti l'éventail aux sceaux royaux
L'infini nuancier ordinaire couleur de ciel.

Il l'ouvre. Il commande à l'arc. Sonnent les matines;
Et les couleurs frappent de nouveau sa rétine.
Ses yeux fades respirent les couleurs vidées

Avide, il dissipe l'arc, de sa soif naissante;
Et les couleurs fanent et se meurent, pauvres passantes
Avalées une par une, par deux vieux yeux ridés.

Publié par déviante à 23:08:38 dans le jardin de l'émeraude | Commentaires (0) |

incompréhensible prétentieux: deux minutes de sommeil au fond du jardin, entre les graviers | 09 juin 2006


Une immense déviation frappe le chemin de ces belles fourmis prétentieuses; sans visage, elles ne semblent pas même la remarquer.
C'est là qu'on s'aperçoit désespérément que l'humain est la seule bête dont la mécanique naturelle est imparfaite: elle est la seule à avoir malheureusement été dotée d'une cognition exprimable, apparemment.
La course de ces êtres des plus métaphoriques s'apparente au "but" final, l'infini antithétique. C'est l'insignifiant absolu, la fourmi, qui dérange l'humain fruste: il le renvoie douloureusement à son incompétence et à ses limites. Ces lisses fourmis qui nichent dans le sec recoin d'une montagne verticale, et portent leurs propres cadavres, ces fourmis annihilent l'humain qui se croit omniscient.

Publié par déviante à 23:53:30 dans despiration | Commentaires (0) |

évanouissement du moi | 09 juin 2006


Le plat ballet de la parole a le don d'endormir; dans la lente berceur des propos enchaînés, il devient de plus en plus difficile de s'affranchir du sommeil engourdi, sommeil, immergement doucereux dans la passivité oniriquement active...

Le printemps des amitiés sait s'éterniser, lorsqu'il a appris à se ponctuer d'automnes.

Vieux papillons de cendre

Publié par déviante à 23:46:40 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (1) |

après-midi | 09 juin 2006


Etouffement, dans la chaleur des idées qui germent
Les doigts tachés d'encre, qui filent un lent chemin impatient à la pensée, une étroite rangée de petits signes automatiques
Ils se liguent et composent, ingénieux
Les mots à la valeur trop pauvre
Pour difficilement les rendre signifiants
Et opérer la magnifique compréhension de l'indicible.
Allons dormir et bâtir notre empire vaniteux de signes, que patiemment nous ramasserons à la fine pince, dans les cendres d'une joyeux foyer éteint depuis deux siècles.

Publié par déviante à 23:41:58 dans paroles de papier | Commentaires (0) |

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