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Noctuelles | 21 décembre 2009

Au creux du sommeil s'est joué un terrible festin
Dans le tiède corps de la terre que la pluie trempe
Et enveloppe d'un bain à la douceur d'estampe.
Le regard se dépose sur ces mystères, invité clandestin.

Lentement s'épanchent les lueurs du long matin
Qui se mêlent à l'électricité obstinée de la faible lampe
L'esprit endormi cherche encore le songe et sa souple hampe.
Silencieusement là-bas, l'air déploie son large satin.

Au pied du lit, las, reposent quelques sauvages iris jaunes
Qui chantent les éclats-sanglots étranges du faune
Avec les mots vrais d'une antique et pure geste.

L'odeur vénéneuse de la rose sanguine baigne tout, comme l'amour d'un apôtre 
Et anime la lumière fauve du midi d'un éclat autre
La nuit est avalée dans sa ronde bouche; maintenant seul l'ambre amer du jour reste.

Publié par déviante à 05:11:27 dans le jardin de l'émeraude | Commentaires (0) |

Pâline | 20 décembre 2009

 

Les coudes à la fenêtre, le visage dans les mains
J'observe la métamorphose du présent
Les jeux d'immobiles, leur nébuleux bruit pesant
La rondeur du monde et le goût de demain

Au-dehors, le soir en ultime robe d'étain
Le couchant étouffé au coeur des immeubles tiédissants
Les toits muets, au canevas de tuiles s'éternisant
La sombre blancheur des murs et leur ombre-fusain

Tout près devant, l'air d'hiver et son âpre olifant
Chuchotent un fleuve de mots verts aux enfants
Qui recherchent sa caresse brûlante et cristalline

Et dans leur visage on peut lire le muet reflet
Des promesses que la première neige leur a fait
Tombant douce dans la nuit, évanouie avant que la nuit ne décline.

 

Publié par déviante à 23:43:47 dans le jardin de l'émeraude | Commentaires (0) |

Italiques | 17 décembre 2009

Egratignures étincelantes, neiges fines qui s'effilent dans le bleu
Le papier libre qui crisse et bruisse
Dresse des paravents-oiseaux;

Les étoiles dans l'odeur du bois luisent entre les feuilles avec un son sourd et flou,
Avec une étrange nuance rose-orangée, comme une poudre nue pour la peau du soir.

Libertés amusées qui construisent un vent parlant
Les blanches images penchées ondulent
Dans les vagues d'air moiré tiède qui s'exhalent du langage;
Les sons tissent un sens dans les silences respirés. 

Publié par déviante à 13:43:02 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) |

Nuit du 2 au 3 septembre, 04h00: Tristesses ambulatoires | 03 septembre 2009

Contes disgracieux,
Epopées maladroites
Luisent en ma mémoire
D'un vieux vert passé -

Batailles à reprendre,
Mélopées effacées -
Leur rythme heurté sourd
Traverse ma respiration

Une strie de nuages bleutée
Barre le front de la lumière
Et la ville, à cette heure-là
N'a plus rien à vous ouvrir.
 

 

Publié par déviante à 14:52:44 dans nyctalope | Commentaires (0) |

Le Nouvel Oubli | 26 août 2009

Des silhouettes au coin des yeux;




Ca brille intérieurement.

Publié par déviante à 20:15:32 dans sans les mains, sans les yeux | Commentaires (0) |

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