<< De l'illusion | Le refus de la grâce | Monde immobile >>
Le 14 juillet dernier, je pensais au refus de la grâce présidentielle, traditionnelle, et même constitutionnelle, fait aux prisonniers, pour cette année. Et puis, en me disant que le 14 juillet était la fête de la prise de la Bastille par le peuple en 1789, j'ai trouvé que la gifle faite au symbole par ce refus était aussi énorme que passée sous silence. La Bastille était une prison, royale, que le peuple a ouverte. 218 ans plus tard, on le fête encore. 218 ans plus tard, le président actuel laisse ses prisons bouclées à double tour. Voilà. Je crois que le symbole parle de lui-même.
On appelle ça asseoir son fondement sur ceux de l'Histoire.
Qu'un poète soit indifférent à l'Histoire, c'est la limite. Qu'un président en exercice soit aussi insultant envers l'honneur de la mémoire à la liberté du peuple est encore un indice flagrant d'incurie spéculatrice, autant que de l'aveuglement des journalistes, comme du peuple. Car personne ne l'a relevé, à ma connaissance.
Ça se paie un jour, messieurs dames. Tout seul...
Publié par blownblue à 23:20:48 dans Bonjour | Commentaires (0) | Permaliens
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