Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

PsyCHoRigidE

PsychOtOcritiqu3

le type

journal, pas très bien écrit, d'un quidam.

Rechercher

c h a p i t r e s

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Compteur

Depuis le 21-02-2006 :
42445 visiteurs
Depuis le début du mois :
1151 visiteurs
Billets :
42 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Retour | 16 mars 2009

Petites matinées calmes et bucoliques, voilà qui décrit les quelques moments agréables passés il y a quelques années maintenant. Si mes séjours dans cette maison n'ont pas toujours été très bien accueillis, j'ai su en garder les bons souvenirs. Aujourd'hui, je chéri cette case de ma mémoire.

Aujourd'hui, au détour d'un déplacement en clientèle j'ai cette puissante envie de retourner à cet endroit que j'ai tant aimé. Dans cette région de Fontainebleau, belle de ses villages longeant le Loing et ses terres marécageuses, j'aimais me balader en forêt ou en bord de canal entre Moret-sur-Loing et Nemours. Je ne résiste pas à, finalement, y faire un détour. Le plaisir commence à la sortie de l'Autoroute A6, mais arrivé au Carrefour de l'Obélisque, à prendre cette petite route de forêt, on passe aux choses sérieuses. Ici, on est dans la forêt de Merlin. La route, sinueuse et vallonnée, est protégée par les pierre magique couvertes de mousse. Loin de la civilisation. Ici, on ouvre les fenêtres, on respire, on hume cet air imprégné d'humus, d'odeur de feuilles mouillées et de châtaigne. L'odeur de la forêt.
Cet endroit est magique parce que grisant. J'en ai la tête qui tourne. Ce chemin est la porte sur le passé. Passé cette porte, je retrouve les villages bien connu pour les avoir traversés de nombreuses fois. Je roule avec cette sensation de ne pas être aujourd'hui. Je longe le Loing, attendant d'être dans cette ville ou la Mairie ressemble au Château de Moulinsard.

Enfin j'y arrive et rassemble les bribes de souvenirs pour ne pas me tromper de chemin. A faible allure, je roule jusqu'à apercevoir cette maison dont j'aimais les habitants, malgré tout. Un père et une mère s'étant construit un nid calme et douillet. Je fais le tour du pâté de maison pour pouvoir revoir encore une fois cette maison. Tiens, ils ont une nouvelle voiture, oui, normal, cela fait bien plus de 13 ans que je ne suis pas revenu. Comme le temps passe et je me pose mille questions. Je sors du lotissement, me gare à l'entrée de la Mairie décidé à faire une ballade au bord de Loing. Mais le téléphone sonne et me coupe mon imaginaire. L'appel dure trop longtemps. Il se fait tard. Je repars. Mais j'ai aimé revenir ici. Parce qu'on m'a appris à aimer les belles et bonnes choses. À en saisir "le sens" et toute la richesse "des sens".

Je repars et retrouve rapidement 'les choses' de mon présent. Je viens pour le réécrire et ne plus y penser... pour un certain temps.

 

 

Publié par Walter Norris à 10:30:37 dans Le Moi | Commentaires (0) |

Sexe & Hypocrisie | 17 décembre 2008

Une des plus grandes hypocrisie de notre société est celle du rapport de l'homme vis-à-vis de la femme et principalement vis-à-vis de lui-même. Et je suis surpris que, finalement, on n'en parle jamais.
Le rapport de l'homme à la femme est tellement faux. Il est établi comme généralité ce qui devrait être pris comme des exceptions.

Mais de quoi parle-t-il donc, vous demandez-vous ?

Le prince et la princesse. Il vécurent ensemble et eurent beaucoup d'enfants.
Adam et Eve. "C'est pourquoi, l'homme quittera son père et sa mère et il devra s'attacher à sa femme, et ils devrons devenir une seule chair.

Cette règle, qui semble 'normale' est toutefois contre-nature. Contre-nature et totalement inavouable.  Pourtant la majorité des gens vont penser que ce n'est absolument pas contre-nature et que je dis des énormités.

L'homme est un chasseur et se doit d'assurer la préservation de l'espèce, de son capitale génétique et de sa lignée.
La femme se doit d'assurer la préservation de l'espèce en trouvant le mâle 'fort' qui va lui apporter sécurité et pérennité de son cocon familiale.

Ce sont, là, des bases dites 'naturelles', c'est-à-dire, propre à notre nature.

A cela s'ajoute nos capacités à aimer, à communiquer, à s'inquiéter de notre propre bien-être et de celui de notre compagne(compagnon). S'ajoute aussi notre besoin d'être aimé.
Et là, ça devient très compliqué.
En aimant, on s'attache et on a besoin d'être aimé par les êtres que l'on aime. Et là, on sort du schéma de la facilité.

Hommes et femmes

L'homme et la femme ont, tout les deux, besoin de sécuriser leur périmètre personnel, d'en faire un repère de façon à équilibrer leur contexte de vie. Une maison, des habitudes, des 'routines' qui, contrairement à ce que l'on pense, ont leurs bienfaits et sont nécessaires à l'équilibre d'une vie.

Les hommes, tout comme les femmes, ont la capacité à aimer une personne 'en particulier' avec un attachement très fort. Mais ça n'est pas 'tout'.

La femme

La femme, saura, plus facilement, se contenter de l'homme aimé, physiquement, sexuellement si celui-ci sait la contenter. Elle prend plus facilement les décisions qui concernent son confort personnel (et celui de son foyer) et est capable d'affronter les choses. La femme à souvent une détermination que n'ont pas, souvent, les hommes. Cette détermination est lié au fait qu'elle doit sécuriser son environnement, elle, ses enfants et son homme.

L'homme

De son coté, l'homme ne se contente jamais d'une seule femme. En tout cas, s'il en est capable, ce sera durant une période plus ou moins longue. Elle varie d'un homme à l'autre. Ce qui ne varie pas c'est le besoin de l'homme de charmer et d'attirer d'autres femmes. Non pas pour tromper l'être aimé (s'il en existe un) mais pour assouvir un besoin naturel : avoir du plaisir. Besoin qui découle d'un autre besoin : celui de procréer. C'est pourquoi, aussi, il est moins déterminé à construire un nid douillet (traduction : à faire de la déco comme madame). Cela n'exclut pas qu'il existe une minorité d'homme qui se contenteront d'une femme. Quitte à passer à coté d'envies qui le chatouillent mais qui, finalement, n'apparaissent pas être comme une priorité 'sanguine'. D'autres ne pourront pas, du fait de leur physique, assouvir ces besoins et se verront obligés de vivre dans la frustration. Il pourront vivre dans la fidélité 'forcée' et, au passage, pourront se permettre de 'd'ironiser' sur la faiblesse des autres.

En réalité, je ne connais pas d'homme qui puisse dire, honnêtement : "Je ne désire pas d'autres femmes que la mienne." Il n'existe pas, sur cette terre, d'hommes qui, naturellement, ne sont pas obligés de mentir ou de vivre en hommes libres sur ce point de la vie.

Et c'est là qu'on aborde le sujet le plus hypocrite de notre société : comment font les hommes et les femmes pour décider, finalement, de se mettre en couple ?

1/ Comment la femme procède.

La femme va jouer de ses atouts physiques. Telle une Mante religieuse Orchidée, dont l'aspect ressemble à une orchidée pour mieux tromper les insectes butineurs et mieux les manger. Vous remarquerez, au passage, une allégorie bien trouvée. Ensuite elle jouera sur ce que l'homme a le plus besoin et sur lesquels il est, souvent, très négligent : la cuisine, le ménage. Généralement, au début, c'est souvent par des remarques 'mignonnes' : "Oh toi ! Tu as besoin d'une femme à la maison". Notons que la femme sait jouer sur les mots. L'idée n'est pas qu'elle fasse le ménage à la place de l'homme mais qu'elle "prenne possession" des lieux (dans un premier temps, souvent l'appart devra être rapidement changé).

Donc, si l'homme plait et qu'il représente un potentiel fort (physiquement pour des enfants solides et financièrement pour la sécurité du foyer) pour construire un couple, dans l'argumentaire commercial, il y aura : le sexe et la gestion matérielle de la maison. Attention toutefois à ne pas imaginer que la femme appâte systématiquement pour construire un foyer. Elle peut appâter pour son besoin de le faire, pour le sexe uniquement, pour jouer et, mêlé à tout ça, pour répondre à un besoin plus enfoui, moins évident, moins avoué, de se sentir attirante, attrayante, belle, confirmer sont pouvoir de séduction.
Donc, au début, la femme ne pose pas les problèmes de fidélité, d'argent ou tout autre aspect qui serait un frein à une relation durable.

Pourquoi parler de 'problème' de fidélité alors que, dès la naissance, on nous apprend que, dans les principes du mariage, l'homme et la femme se doivent fidélité toute leur vie et, qu'à fortiori, c'est dans la nature de l'Homme ?

Parce que, dans son instinct, la femme sait parfaitement qu'elle est la nature de l'homme et de la femme. Une fois avec un homme, les autres femmes deviennent des concurrentes redoutables. Bon, sans allez jusqu'à la compétition, vous aurez remarqué que l'amour génère 'naturellement' deux névroses : d'une part 'la Possessivité' et, d'autre part, une névrose émotive 'La Jalousie' .
Vous avez aussi remarqué qu'on ne choisi pas d'être jaloux, c'est 'instinctif'. Or la jalousie, dans le cadre d'une relation amoureuse, est la peur de perdre l'être aimé, peur, donc, de voir l'autre nous être infidèle. Ce qui s'explique aussi par la peur d'être dépossédé et de ne plus être aimé.

En réalité, et comme nous avons tous la capacité d'amours multiples, il est normal d'aimer, à différents degrés, d'autres personnes (famille, amis, animaux,...) et personne ne verra de problème à aimer deux amis. Un couple qui s'aime qui sont assurés que chacun aime l'autre et qu'il y ait un rapport de confiance dans les sentiments d'amour de l'autre, ne devrait pas avoir cette crainte de perdre l'autre, et ce, malgré des infidélités 'physiques'. Et ces infidélités ne devraient plus être considérées comme telle.

Aujourd'hui, des millions d'hommes et de femmes découchent et assument (plus ou moins) leur relation extraconjugale secrète. Or il est souvent, pour les femmes, inconcevable d'imaginer leur homme les tromper parce qu'alors elles se sentiraient trahies. Donc, ces millions d'hommes et de femmes mentent. Tout simplement pour ne pas entrer dans le conflit et la rupture d'une vie que, malgré tout, ils aiment.

Vous êtes idéalistes et vous vous dites que non, c'est un discours fataliste et qu'il est possible de trouver un homme qui vous sera fidèle toute votre vie ?
Ce constat n'est pas là pour imposer une opinion mais pour mettre une évidence une réalité, que 99,9% des gens n'admettent pas ouvertement.

On est loin du Prince charmant et de la princesse et, oui, on n'a jamais été préparés à ça !

2/ Comment l'homme procède

L'homme jouera de l'attention plus que du charme. Même si beaucoup de femmes sont sensibles au charme, celui-ci se montrera très attentionné et tentera de se montrer le plus 'parfait' possible. Une fois l'intérêt éveillé du sujet. L'homme jouera sur le fait qu'une femme est sensible au fait qu'elle soit l'objet de toutes ses pensées. L'homme sait que s'il demande, de but en blanc, "Est-ce que tu baises ?" cela coupera court à la réussite de la démarche. Donc la séduction passe par une manipulation sentimentale. En général, la femme se livre (sexuellement) si elle sent des sentiments. Or l'homme se peut se livrer sans sentiments.

Mais comme la femme aime la complication. Le schéma que je viens de décrire n'est généralement pas tout à fait celui qui est suivi.
L'homme sait aussi user d'indifférence pour attiser le feu de la femme.
Alors, même si ces schémas semblent quelque peu basics et puérils et s'il est difficile de définir un paradigme universel, ce qui est sûr, c'est que quelque soit les moyens utilisés, l'objectif est toujours le même.

Pour beaucoup d'hommes : l'homme cherche à sortir avec une fille parce que, physiquement, elle lui plait. S'il arrive à ses fins, au début ça n'est QUE sexuel. la démarche utilisée sera en réponse à l'attente de la femme désirée. Autrement dit, si elle se montre romantique, il se montrera romantique. Si elle exprime qu'elle considère que le sexe n'intervient qu'après les sentiments, là, ça se corse mais il dira "je t'aime" pour enfin passer à l'action. Si, en revanche, elle aime le sexe sans condition cinequanon, alors c'est le top. Quitte à ce qu'il se sauve après, ça sera plus facile, il n'aura pas à trop s'expliquer. Dans le cas de la romantique ou de la psychorigide, là, ça va être plus compliqué à résoudre.

Maintenant, l'homme, qui n'est pas un mauvais bougre, n'est pas pressé et attend de voir si ça se passe bien. Si c'est le cas, il restera, sinon... la galère commence. Parce qu'entre temps, il s'est peut-être attaché ! Aïe ! D'où une totale incompréhension entre les hommes et les femmes parce que, il faut bien le dire, la femme a beaucoup plus de facilité à être honnète quand il s'agit de sentiments !

L'homme regarde les femmes, il les désire et cherchera à assouvir ses envies.

Si des femmes n'ont pas de problèmes avec ça, et elles sont une minorité et si elles acceptent la nature de l'homme, elles acceptent largement le fait de faire de même.

Voilà qui engendre beaucoup de problèmes. Pour l'homme, celui de se placer vis-à-vis de la femme pour ne pas être jugé, d'avoir à faire des choix par amour. Celui de cacher cette nature 'inavouable'.

Il est très courant que l'homme n'ai pas l'envie d'aborder le sujet puisque tabou alors que la femme aura, évidemment, envie de l'aborder . Un problème pour la femme qui préfèrera se cacher derrière l'illusion que l'homme n'a pas cette nature qui ne lui convient finalement pas. Ou celui de réaliser qu'elle n'a pas le choix d'accepter que les hommes qu'elle va aimer dans sa vie risquerons, un jour, de lui 'échapper' le temps d'une 'escapade sexuelle'.
Il n'est pas incompatible, pour un homme, qu'il aime sa femme et y soit très attaché et qu'il s'accorde, de temps à autres, des 'sorties de route'. Et là, il se met face à un dilemme ; "J'aime trop ma femme pour lui être malhonnête, donc je préfère lui dire" ou bien "j'aime trop ma femme pour vouloir la faire souffrir". Alors qu'elle est l'attitude à adopter ? Difficile de répondre pour les autres. A chacun ses arguments. Pour ma part, la réponse est clair. Si je trompe ma femme, je ne lui dirais jamais. Parce que, d'une part, je me risque à briser une vie, un équilibre, une relation que je ne souhaite pas détruire. Et, d'autre part, si ce n'est pas brisé, je vais casser la confiance qu'elle me porte parce que, elle aussi, est dans le doux équilibre de l'illusion de la fidélité. On ne peut pas aimer et être aimé, à tout les coups, avec une femme qui comprenne cet état de fait. D'autant que ces femmes sont très minoritaires.

Beaucoup d'hommes brisent leur vie de couple ou de famille uniquement parce qu'ils ont cédés au chantage de la culpabilité.
Maintenant quelle place à la morale dans la relation que l'on a avec une femme. Qu'est-ce qui est moral et ce qui ne l'est pas. Il n'est pas évident d'apporter l'affirmation d'une quelconque compréhension entre la femme et l'homme à ce sujet. L'évolution de la société, sa culture, ne prend pas forcément en compte ce qui peut être comme la plus grande hypocrisie de l'histoire humaine. Il n'est pas déplacé de considérer cela comme une anomalie. Le simple fait qu'il n'y ait pas d'accords possible entre les intérêts de l'homme et ceux de la femme font de ce dilemme un casse-tête.
Il est fort à penser qu'il faudrait redéfinir cette morale pour qu'elle normalise ce qui aujourd'hui est anormal et vice-versa. Normaliser des besoins sexuels ne signifie, en aucun cas, normaliser un comportement de 'tromperie'.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'infidélité est une déviation due au manque de liberté et d'ouverture d'esprit du à la culture du "Silence" et de la "Possession".
A chacun donc de trouver sa voie pour vivre le plus en cohérence avec soi.
Se poser des questions sur nos motivations, sur nos envies ou sur ce qui nous équilibre.
L'homme et la femme vivent dans le paradoxe d'aimer, de s'approprier, d'être aimé et de s'attacher à la liberté de l'autre et à son bien être.
La nature nous a doté de sentiments auxquels on ne peut échapper. L'envie d'aimer, d'être aimé qui l'on associe, sans le vouloir, à un sentiment d'appartenance. Je lui appartient, il (elle) m'appartient. Cela entre dans un processus d'équilibre de la vie. Or l'attachement n'est pas compatible avec le 'partage' à cause de cette peur d'être 'rejeté(e)' ou 'éliminé(e)' de la vie de la personne que l'on aime, et çà, que nous soyons homme ou femme. Malheureusement, il n'y a pas de solution à ce problème. Il faut apprendre à se placer. D'une part, par rapport à soi. Cela implique une introspection forte et lucide. D'autre part par rapport à la personne que l'on aime.
Rares sont ceux qui supportent l'idée d'appartenir à quelqu'un ou d'avoir un 'propriétaire'. Pourtant, ces même personnes considèrent souvent que les autres comme, par exemple, leur conjoint, leur appartiennent. Ne jouons donc pas sur les mots, on s'approprie effectivement notre conjoint. d'ailleurs la racine du verbe "s'approprier" est bien propriétaire. Ne dit-on pas "Mon mari", "Ma femme" ?

L'être humain ayant, donc, un solide sens inconscient du paradoxe, s'autorisera à s'approprier sans pour autant accepter d'appartenir. Ironie de la chose, il sera incapable de s'avouer être dans un pur paradoxe.

Dans notre société, on est donc très mal barré pour que cela s'arrange.

La vraie hypocrisie est celle de se cacher derrière des paradigmes que l'on croit idéaux quant à l'image que l'on renvoi de soi. Et ça, c'est le fond du problème.


Publié par Walter Norris à 11:01:20 dans Le Moi | Commentaires (0) |

C'est la vie | 03 juillet 2008

Tout au long de notre vie, nous allons traverser des périodes, des tranches de vie, qui vont plus ou moins nous marquer. Certaines, passées, nous ont marqués au fer rouge. Ni nostalgie, ni regrets, juste marqués. Aujourd'hui je vais être papa et je sais maintenant que cela va être un garçon. Papa d'un petit bonhomme. Voilà la page de l'homme célibataire ou l'homme d'un autre couple tournée. Mon présent est fait d'équilibre et de petits bonheurs. Plutôt linéaire mais pas insipide. Mais il est vrai que mon attirance pour la difficulté me manque. Des envies de piquant, de passion, de fusion, de furie, de choses déchirantes qui nous donnent terriblement cette impression de vivre. Ces envies que je relègue au passé pour protéger mon couple, pour lui éviter l'instabilité, pour le conserver comme base solide.
Et pourtant, je reçois mes baffes régulièrement, quand au détour d'un magasin, d'une émission télévisée, j'entends certains morceaux de musique qui ont ponctués mon proche passé. Certaines première note me transpercent le cœur. Cela fait parti de mon jardin secret qu'un lecteur anonyme, un jour, lira et qui ne saura rien de moi parce que je suis aussi un anonyme, un quidam.
Comme je l'ai entendu, une fois, "on n'oublie jamais, il faut s'y habituer".

C'est la vie.


Publié par Walter Norris à 16:26:20 dans Le Moi | Commentaires (2) |

Le Printemps | 02 mai 2008

Les arbres de mon jardin ont commencés à bourgeonner. Il y a maintenant de belles et nombreuses feuilles d'un vert anis. Aller sur le balcon, Humer l'air, quel bonheur !

Le printemps est un moment très particulier, très privilégié. C'est la période de l'année ou tout renait, ou tout 'reprend vie'. C'est, pour moi, la plus belle période de l'année. Après l'hiver ou je suis moins attentif à la nature (quand je ne pars pas en montagne) et je revis en même temps que le printemps arrive.

Avec le printemps est arrivé le moment d'être papa et ce printemps 2008 est le départ d'une nouvelle page de ma vie. Un bébé qui s'annonce est très étrange. Beaucoup de questions se posent mais pour l'instant c'est la découverte. La découverte d'un être qui se développe. Semaine après semaine, mois après mois. C'est la prise de conscience de la procréation et de notre part de responsabilité de faire un bébé dans notre société. C'est merveilleux et effrayant à la fois. Le cycle de la vie pour lequel, pour une fois, on se sent 'acteur' et qui nous met face à ce que l'on est. Voilà une facette de moi que je ne connais pas et que j'ai à découvrir. Tout un programme...

Publié par Walter Norris à 13:19:35 dans Le Moi | Commentaires (0) |

Bonheur | 12 octobre 2007

Installé devant mon écran, je me délecte d'un moment de douceur. Sur le balcon, le soleil caresse la canisse et les tomates-cerise. Dans les jardinières, pas de géranium, non, mais des plantes rappelant un jardin sauvage. Des grandes herbes pliants au moindre souffle de vent. Bien qu'habitant à la ville et en appartement, j'ai la chance de vivre dans un environnement agréable. Pas d'immeubles, pas de rues. Ils existent, on les entends mais on ne les voit pas. En face, un jardin avec de grands chênes blancs qui nous accordent de profiter du soleil le matin et le soir et qui nous protègent de la chaleur d'une exposition plein sud. Quand je sors sur le balcon, c'est le plaisirs des yeux et de l'odorat. Les senteurs du matin sont extraordinairement délicates. A proximité d'une forêt, on peut sentir l'humus, les champignons et le bois qui se mélangent pour nous offrir une fragrance des plus exquise.

Les merles et les pies se chamaillent systématiquement mais c'est aussi ce que j'aime dans ce jardin.

Mais quand une pie se pose sur mon balcon, elle tient à me rappeler que la vie ne s'équilibre pas sur des critères de sentimentalisme.

J'aime mon jardin, il est ce que la vie est. Doux, calme, reposant, agité, bruyant et, parfois, cruel.


La Pie
envoyé par Walter_Norris

Publié par Walter Norris à 15:30:40 dans Le Moi | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| >>

Tous les derniers titres