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Alors, entre la 'tolérance fermée" ("j'accepte mais je ne discute pas !") et "l'intolérance ouverte" ("je ne supporte pas mais je comprends qu'on ne soit pas comme moi"), les comportements sont multiples.
La vie doit donc être une mission. Tout est challenge, défi, extrême. Une simple relation avec quelqu'un ne peut pas être simple parce qu'on est convaincu que, de par notre complexité intrinsèque, une relation est forcément ultra-complexe. Et relativiser n'est pas compatible avec notre personnalité parce que cela reviendrait à accepter la banalité. Alors on se refuse à voir la réalité telle qu'elle est. On se sent investi d'une mission. De tout vivre intensément. On s'organise, on ne laisse jamais son planning avec des temps morts. On sort, on s'ouvre à l'art, aux activités sportives intenses. On est très exigent quant à notre carrière, quant à nos fréquentations. Ce comportement n'a rien de névrotique, entendons-nous bien ! Mais il ne s'agit pas de transformer notre vie jusqu'à rendre excessive notre propre vision des choses.
Sympathiser trop rapidement avec ses voisins et les assimiler comme amis n'est pas non plus une marque d'attachement aux vraies valeurs de l'amitié. Mais là, c'est un autre sujet.
Maintenant, quelque soit notre capacité à accepter que l'on ait tord, il peut être nécessaire d'ajuster notre vision de la réalité parce que celle-ci n'est pas celle que l'on se l'imagine.
Quelqu'un d'exigeant est souvent 'conscient' de sa capacité à juger et se sent lucide en comparaison de quelqu'un qui n'y réfléchit pas. De cette conscience peut naitre une image de soi trop élevée. C'est ce que l'on appelle l'orgueil qui va souvent de paire avec l'égocentrisme. Plus on est conscient de notre capacité d'analyse moins on admet que notre vision est décalée. C'est ce que j'appelle le 'Syndrome du Psychologue'. Ce qui ne l'empêche pas d'en avoir conscience. C'est bien pourquoi de nombreux psychologues suivent, eux-mêmes, des psychothérapies. Simplement parce qu'on ne peut pas être 'objectif' quant à la vision de notre propre vie et on l'est d'autant moins qu'on a des soucis.
Il s'agit de déterminer la façon avec laquelle on vie une situation.
Il est donc important, dans ce que l'on attend des autres, de comprendre qu'ils ne suivent pas les même processus cognitifs que nous.
Être subjectif n'est pas foncièrement grave mais il faut savoir prendre du recul et être capable d'en accepter nos torts ou bien que, trop impliqué, nous acceptions être dans ce phénomène de 'parti-pris' !
Nous sommes, pour beaucoup, enclins à protéger l'image que nous avons de nous.
Plus on veut se défendre et plus il est difficile d'admettre ses torts.
c'est donc un problème d'amour de soi.
Une femme qui aime un homme, mais qui n'a pas confiance par présomption de la nature humaine ne trouvera jamais la sérénité. Et un geste, un regard, un mot pourra plus facilement être sujet à interprétation, même s'il n'y a pas lieu d'interpréter. Par peur d'être abandonnée, elle imaginera le pire. Elle imaginera... De cette 'imagination' résultera une auto-défense et si la meilleure défense est l'attaque, alors elle attaque et adopte un comportement agressif. Parce que sans le savoir, l'homme a fait preuve d'agression inconsciente.
La vision que l'on peut avoir d'une situation est conditionnée par l'état dans lequel nous sommes. Typiquement, ce que l'on accepte d'une tierce personne dépend de notre implication émotionnelle avec elle. Un comportement, un mot, un geste, un regard peut être sujet à 'réaction' ou non. Dans le cas où l'on s'implique, notre seuil de tolérance se restreint parce que l'on se sent plus vulnérable et notre perception s'adapte en fonction de notre réceptivité émotionnelle.
Non seulement notre perception, nos raisonnements et le comportement induit ne sont pas les mêmes d'un individu à l'autre mais ils changent pour un même individu en fonction de son état émotionnel, des éléments extérieurs ou encore de la période de sa vie.
Publié par Walter Norris à 09:13:13 dans Le Moi | Commentaires (2) | Permaliens
Notre rapport au souvenir
La vie est courte et repenser au passé nous ramène à l'ultime réalité du temps qui passe. Profiter pleinement de notre présent et de notre futur dépend, en parti, du rapport que l'on a avec son propre passé. Personnellement, et pour revenir au cœur de la discussion avec mon ami, j'aime repenser à certaines choses du passé. Une amourette de jeunesse, un moment fort (comme mon premier décollage autonome en parapente), des moments de bonheur avec mon ex-amie comme des moment douloureux. Autant de moment par lesquels je suis passé.
De façon parfaitement hasardeuse, la semaine dernière, je suis retombé sur un morceau de musique de la bande original du film "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" composée par Yann Tiersen et notamment les morceaux intitulées "Comptine d'un Autre Eté" et "L'autre Valse d'Amélie", j'ai senti les larmes me monter aux yeux et je n'ai pas rejeté cette émotion qui m'envahissait. Je travaille beaucoup de chez moi et, aujourd'hui, je me suis construit un intérieur doux et chaleureux. Entre l'énorme confortable canapé bordeaux, les tentures orientales, les plantes et les meubles exotiques, je regardais le chat attiré par les pies dans les arbres dépourvus de feuilles (nous sommes en hiver). Au bruit de l'eau de l'aquarium, je regardais le jardin et j'écoutais cette musique qui m'emplissait de cette émotion dont j'ai régulièrement besoin. Je sais que mon ex-amie aspirait à cette douceur et cette musique me ramenait à ces puissantes émotions. La musique peut être porteuse tout comme des images, des odeurs, etc.
Nous nous réconcilions avec nous-mêmes...
Publié par Walter Norris à 12:56:49 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 23:54:42 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 23:53:49 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Beaucoup de gens brillants et beaux-parleurs écrivent des livres, font des blogs de façon à faire bénéficier aux autres le fruit de leur réflexion. Je ne blâme personne. Je suis même ravi que certains psychologues utilisent internet de façon louable, anonyme et sans volonté de faire du fric.
Il y a ceux qui ont, à mon sens, une vraie réflexion psychologique pure et qui sont simple et il y a ceux qui enjolivent. Il y a ceux qui sont brillant, certes, mais qui en rajoutent un peu en mettant une petite dose de spiritualité dans tout ça. Ah ? parce que ça plait au gens quand il y a 'un peu' de spiritualité ? mouais, possible... Bref !
Il y a ceux qui s'efforcent d'avoir un sourire sur le visage pour paraitre agréable, pour se donner un air 'bon enfant', chaleureux, ... rassurant, "tu peux te confier à moi mon enfant, ne craint rien...". Vous savez ces sourires que l'on pourrait qualifier de 'surfaits'. Cela me rappelle une psychologue invitée à une emission de télévision, sur une grande chaine, récemment. Elle prenait une voix douce dès qu'elle avait la parole, elle maquillait un sourire sur ses lèvres pour simuler le visage 'bon' sans pour autant avoir l'éducation de ne pas couper la parole. Bref, elle m'agacait ! Et beaucoup de beaux-parleurs m'agacent. Leur complexe de supériorité.
Mais il y a une catégorie de gens qui m'agacent encore plus !!!
Ceux qui lisent cette litérature dans le but de "s'élever" et qui vont s'identifier à l'érudit. Ils tentent de transformer leur vie régie par leur complexe d'infériorité et de l'inspirer par des âmes généreuses qui écrivent des lignes et des lignes sur le bien-être et la spiritualité. Ces gens qui caressent dans le sens du poil untel ou untel, en les nommant, croyant que ça leur donnera un coté cultivé. Et ils y croient !
N'avez-vous jamais remarqué une de ces personne qui, un jour, vont lire "Les Hommes Viennent De Mars, Les Femmes Viennent De Vénus" et qui vont, au détour d'une discussion avec leur voisine, s'exclamer : "voyez-vous, madame Duchemin, vous devriez lire le livre de John Gray, il est décidément très interessant, ..., comment ? vous ne connaissez pas ?... ".
Mieux encore, celle qui va dire : "Oh, ce livre là,... les hommes sont de Mars... hein ? de qui déjà ? bref ! il est bien hein !?"... oui ! Bref !
Je crois aussi que j'ai un problème avec ceux qui se laissent envahir par des idéologies vaseuses, des spiritualités ésotériques venues, on ne sait d'où. Medecine douce, sophrologie, astrologie, massage, kinésiologie, jmefoudtagueulogie-maionsenfoupleinlesfouillologie.
Méditez sur cette phrase : "deviens ce que tu es ! "
Ne plus jouer un jeu, ne plus avoir un masque... ? non ?
Etre en phase avec soi-même, est-ce si difficile ? et bien oui ! ca l'est pour beaucoup et pas du tout pour beaucoup d'autres ! Du coups, quand ceux, pour qui c'est difficile, regardent leur voisin, pour qui ça ne l'est pas de tout, soit il dépriment, soit ils se tournent vers la sophrologie, mais jamais ils ne comprennent qu'ils ont un problème. Une petite minorité vont voir un psy et vont en apprendre beaucoup... !
Ceux qui ne m'agacent pas, m'attendrissent parce que même s'ils ont des difficultés dans leur vie à tout gérer, tout comprendre, ils mérite qu'on les aime !
Publié par Walter Norris à 02:57:16 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
r é a c t i o n s