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Coup de gueule !
Une semaine de grève et, franchement, j'en ai ras-le-bol ! Si encore leurs revendications servaient à celles et ceux qui sont gênés par cette mobilisation. Mais non. Même pas. Après qui en ont-ils ? l'Etat ? ou nous ? c'est à se poser des questions. Ils en veulent au monde entier et s'amuse à faire chier les gens parce qu'ils n'ont pas suffisamment de 'valeurs' pour se dire, ou, au moins, pour réfléchir aux conséquences d'un tel mouvement de grève. A savoir que certaines personnes perdent des journées de travail alors qu'elles ne sont pas concernées. D'autres vont à leur travail dans des conditions déplorables, et pour certains, 4 heures de trajets pour 3 heures de travail.
Et le problème est un problème de fond. Ces gens qui, au nom du social et de la liberté, se permettent d'emmerder le monde de façon indécente sans, à aucun moment, considérer la liberté des autres. Ces gens qui, pour beaucoup, ne comprennent même pas le détail de la réforme suivent des gens en qui ils font confiance (les syndicats). Ces gens pour qui, finalement, on n'est même pas sûr qu'ils nous soutiendraient si, à l'inverse, on les empêchait d'aller travailler par un mouvement de grève. A vrai dire, si on faisait une grève qui ne concerne pas les cheminot mais qu'on les empêchait d'aller gagner leur vie, il n'est pas certain qu'il aient une réaction de complaisance !
J'ai cru comprendre que faire du social était le contraire d'égoïsme. Cette situation, ces comportements démontrent pourtant l'inverse.
Alors putain de grève ! Marre de prendre les gens pour des cons ! Trop facile ! Pour s'attaquer à l'état on s'en prend aux citoyens... le pire est qu'il y a des sympatisants. ha ca fait bien d'être ... social !
Monde de faux-cul !
Publié par Walter Norris à 10:21:58 dans Divers | Commentaires (2) | Permaliens
Installé devant mon écran, je me délecte d'un moment de douceur. Sur le balcon, le soleil caresse la canisse et les tomates-cerise. Dans les jardinières, pas de géranium, non, mais des plantes rappelant un jardin sauvage. Des grandes herbes pliants au moindre souffle de vent. Bien qu'habitant à la ville et en appartement, j'ai la chance de vivre dans un environnement agréable. Pas d'immeubles, pas de rues. Ils existent, on les entends mais on ne les voit pas. En face, un jardin avec de grands chênes blancs qui nous accordent de profiter du soleil le matin et le soir et qui nous protègent de la chaleur d'une exposition plein sud. Quand je sors sur le balcon, c'est le plaisirs des yeux et de l'odorat. Les senteurs du matin sont extraordinairement délicates. A proximité d'une forêt, on peut sentir l'humus, les champignons et le bois qui se mélangent pour nous offrir une fragrance des plus exquise.
Les merles et les pies se chamaillent systématiquement mais c'est aussi ce que j'aime dans ce jardin.
Mais quand une pie se pose sur mon balcon, elle tient à me rappeler que la vie ne s'équilibre pas sur des critères de sentimentalisme.
J'aime mon jardin, il est ce que la vie est. Doux, calme, reposant, agité, bruyant et, parfois, cruel.
Publié par Walter Norris à 15:30:40 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Alors, entre la 'tolérance fermée" ("j'accepte mais je ne discute pas !") et "l'intolérance ouverte" ("je ne supporte pas mais je comprends qu'on ne soit pas comme moi"), les comportements sont multiples.
La vie doit donc être une mission. Tout est challenge, défi, extrême. Une simple relation avec quelqu'un ne peut pas être simple parce qu'on est convaincu que, de par notre complexité intrinsèque, une relation est forcément ultra-complexe. Et relativiser n'est pas compatible avec notre personnalité parce que cela reviendrait à accepter la banalité. Alors on se refuse à voir la réalité telle qu'elle est. On se sent investi d'une mission. De tout vivre intensément. On s'organise, on ne laisse jamais son planning avec des temps morts. On sort, on s'ouvre à l'art, aux activités sportives intenses. On est très exigent quant à notre carrière, quant à nos fréquentations. Ce comportement n'a rien de névrotique, entendons-nous bien ! Mais il ne s'agit pas de transformer notre vie jusqu'à rendre excessive notre propre vision des choses.
Sympathiser trop rapidement avec ses voisins et les assimiler comme amis n'est pas non plus une marque d'attachement aux vraies valeurs de l'amitié. Mais là, c'est un autre sujet.
Maintenant, quelque soit notre capacité à accepter que l'on ait tord, il peut être nécessaire d'ajuster notre vision de la réalité parce que celle-ci n'est pas celle que l'on se l'imagine.
Quelqu'un d'exigeant est souvent 'conscient' de sa capacité à juger et se sent lucide en comparaison de quelqu'un qui n'y réfléchit pas. De cette conscience peut naitre une image de soi trop élevée. C'est ce que l'on appelle l'orgueil qui va souvent de paire avec l'égocentrisme. Plus on est conscient de notre capacité d'analyse moins on admet que notre vision est décalée. C'est ce que j'appelle le 'Syndrome du Psychologue'. Ce qui ne l'empêche pas d'en avoir conscience. C'est bien pourquoi de nombreux psychologues suivent, eux-mêmes, des psychothérapies. Simplement parce qu'on ne peut pas être 'objectif' quant à la vision de notre propre vie et on l'est d'autant moins qu'on a des soucis.
Il s'agit de déterminer la façon avec laquelle on vie une situation.
Il est donc important, dans ce que l'on attend des autres, de comprendre qu'ils ne suivent pas les même processus cognitifs que nous.
Être subjectif n'est pas foncièrement grave mais il faut savoir prendre du recul et être capable d'en accepter nos torts ou bien que, trop impliqué, nous acceptions être dans ce phénomène de 'parti-pris' !
Nous sommes, pour beaucoup, enclins à protéger l'image que nous avons de nous.
Plus on veut se défendre et plus il est difficile d'admettre ses torts.
c'est donc un problème d'amour de soi.
Une femme qui aime un homme, mais qui n'a pas confiance par présomption de la nature humaine ne trouvera jamais la sérénité. Et un geste, un regard, un mot pourra plus facilement être sujet à interprétation, même s'il n'y a pas lieu d'interpréter. Par peur d'être abandonnée, elle imaginera le pire. Elle imaginera... De cette 'imagination' résultera une auto-défense et si la meilleure défense est l'attaque, alors elle attaque et adopte un comportement agressif. Parce que sans le savoir, l'homme a fait preuve d'agression inconsciente.
La vision que l'on peut avoir d'une situation est conditionnée par l'état dans lequel nous sommes. Typiquement, ce que l'on accepte d'une tierce personne dépend de notre implication émotionnelle avec elle. Un comportement, un mot, un geste, un regard peut être sujet à 'réaction' ou non. Dans le cas où l'on s'implique, notre seuil de tolérance se restreint parce que l'on se sent plus vulnérable et notre perception s'adapte en fonction de notre réceptivité émotionnelle.
Non seulement notre perception, nos raisonnements et le comportement induit ne sont pas les mêmes d'un individu à l'autre mais ils changent pour un même individu en fonction de son état émotionnel, des éléments extérieurs ou encore de la période de sa vie.
Publié par Walter Norris à 09:13:13 dans Le Moi | Commentaires (2) | Permaliens
Notre rapport au souvenir
La vie est courte et repenser au passé nous ramène à l'ultime réalité du temps qui passe. Profiter pleinement de notre présent et de notre futur dépend, en parti, du rapport que l'on a avec son propre passé. Personnellement, et pour revenir au cœur de la discussion avec mon ami, j'aime repenser à certaines choses du passé. Une amourette de jeunesse, un moment fort (comme mon premier décollage autonome en parapente), des moments de bonheur avec mon ex-amie comme des moment douloureux. Autant de moment par lesquels je suis passé.
De façon parfaitement hasardeuse, la semaine dernière, je suis retombé sur un morceau de musique de la bande original du film "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" composée par Yann Tiersen et notamment les morceaux intitulées "Comptine d'un Autre Eté" et "L'autre Valse d'Amélie", j'ai senti les larmes me monter aux yeux et je n'ai pas rejeté cette émotion qui m'envahissait. Je travaille beaucoup de chez moi et, aujourd'hui, je me suis construit un intérieur doux et chaleureux. Entre l'énorme confortable canapé bordeaux, les tentures orientales, les plantes et les meubles exotiques, je regardais le chat attiré par les pies dans les arbres dépourvus de feuilles (nous sommes en hiver). Au bruit de l'eau de l'aquarium, je regardais le jardin et j'écoutais cette musique qui m'emplissait de cette émotion dont j'ai régulièrement besoin. Je sais que mon ex-amie aspirait à cette douceur et cette musique me ramenait à ces puissantes émotions. La musique peut être porteuse tout comme des images, des odeurs, etc.
Nous nous réconcilions avec nous-mêmes...
Publié par Walter Norris à 12:56:49 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 23:54:42 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
r é a c t i o n s