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Comme je le disais à un ami récemment, dans notre vie, il y a des histoires, comme dans un livre mais dont la fin ne nous convient pas. A l'inverse d'un roman policier où l'on sait que dans le dernier chapitre on y découvre le dénouement, le mot 'fin' et où l'on fini par fermer le livre pour le ranger, notre vie, elle, est composée d'histoires pour lesquelles, le dénouement n'est pas aussi 'évident'. Pour certain, l'histoire n'a pas de fin agréable. Comme par exemple la rupture, sans explication, sans comprendre, sans avoir su si, finalement, "l'autre" nous avait compris(e). Ce qui est bizarre, c'est parfois la différence entre le conscient et le subconscient.
Cette nuit, par exemple, je me suis réveillé avec un sentiment étrange. Pour être clair et pour bien mettre en situation. J'ai 38 ans bientôt, j'ai vécu une histoire folle entre 1993 et 2000. Folle dans le sens où elle me rendait fou. Amour ou pas. Passion ou pas. Destruction ou pas. Bonheur ou pas. Comme je le disais dans un autre billet, j'ai vécu des moments d'intense bonheur parce qu'en contraste avec le reste de la relation... destructeur. Après 2000, nous avons limités les rencontres pour en terminer en 2002. Nous avions un appartement, que j'occupais et pour lequel nous étions tous deux propriétaires. Alors que nous nous étions séparés et qu'elle vivait dans son propre appartement, je continuais à la voir mais, surtout, je la voyais par envie. Cette fille me fascinait totalement. Elle me détruisait mais m'attirait terriblement. Nous nous sentions tous les deux lésés dans notre histoire et je ne pouvais pas imaginer que c'était par bonté qu'elle m'accordait "l'arrangement à l'amiable". Peut-être était-ce un moyen de pression pour me garder. Peut-être avais-je tord. Peut-être pas.
Bref, lors du passage devant le notaire pour libérer mon ex-petite-amie de l'appartement en question, je sentis une réelle libération et me suis dit que là ! c'était bien fini ! d'autant que je pensais qu'une jeune étudiante qui avance, comme prétexte, que par amour, on construit à deux, on achète à deux, pour l'avenir mais qui cache une vérité vénale. J'ai eu la naïveté de ne pas le croire.
Aujourd'hui, je suis d'accord avec elle maintenant, pour dire que par amour on construit, on se fait confiance, on achète à deux... mais pas quand le couple est chaotique et que dans les faits, le vécu du couple, rien ne repose sur des bases saines et solides. L'amour peut être présent, mais si la relation est anarchique, passionnelle et fusionnelle, l'amour ne sera pas assez fort pour constituer un maillon à toutes épreuves. Et là ! je regrette de contredire une idée reçue.
Aujourd'hui, j'ai refait ma vie avec une femme avec qui je me sens parfaitement bien. Avec une relation simple mais pas stupide, complice mais pas fusionnelle, aimante mais pas passionnelle et le quotidien est serein parce que je me sens libre, très libre.
Pourtant... c'est con mais il y a un "pourtant"... Certaines choses me manquent et cruellement (le comble ! que nous sommes compliqués) :
- Le plaisir qu'elle avait en écoutant de la musique. Voir que quelqu'un pouvait, comme moi, jouir vraiment d'un instant musical où, ensemble, des frissons nous parcouraient le corps quand on écoutait la première plage de l'album "The Pearl" de Brian Eno ou encore la plage 06 'Dark-Eyed Sisters'. Et ces instants étaient pour moi sublimes dans le sens où c'était agréable de partager cela avec quelqu'un... un trip sur du Brian Eno !!! et aussi sur Dead Can Dance (Within the Realm Of the Dying Sun) !!! et aussi sur Hans Zimmer !!! ..., ...à ces moments, elle m'apparraissait comme merveilleuse.
- Cet autre plaisir de jouir d'un instant de nature. 19h, en plein été, sur le versant ensoleillé dans les Alpes à regarder le coucher de soleil et à écouter le silence composé de cloches de vaches.
- La voir jouir d'un camember 'fait' et d'un verre de vin rouge.
- Les matinées calmes et buccoliques chez ses parents en campagne où nous prenions le petit-déj dans une cuisine fleuries, écoutant du classique.
- Certaines discussions très intellectuelles et passionnées. Brillante.
Tout ça est enfoui dans ma mémoire et au quotidien, je n'en parle évidement pas. Et je n'y pense que très très rarement et de plus en plus rarement. Je l'écris, là, parce que cette nuit, j'ai rêvé que j'étais parti un weekend dans la ville de ses parents, pour revoir, ... et alors qu'il semblait y avoir beaucoup de monde dans la rue, au risque d'être reconnu, je m'en retourne me cachant dans un tissu noir et blanc (allez savoir ! les rêves !!) jusqu'à ce que quelqu'un me prenne le poignet. C'était elle, jeune et belle comme à notre première rencontre. Elle avait le sourire de quelqu'un de sincère. Comme si elle avait effacée les raisons qu'elle avait de m'en vouloir. Elle m'emmena chez ses parents, qui, vraissemblablement, avaient déménagés mais reconstruit un 'nid' chaleureux. Je ne voulais pas rester et souhaitais partir mais paradoxalement j'étais trop heureux de la voir, comme une sensation de bonheur de savoir qu'elle voulait me garder.
On comprend bien que, par ce rêve, l'on n'aime pas être ' r e j e t é ' alors que l'on peut se sentir fort à ''j e t e r '. J'aurais voulu que tout se termine bien, oui ! c'est sur !
Ce qui me manque aujourd'hui et pour bien fermer ce livre, je l'avoue, c'est un mot de sa part me disant "je vais bien, j'ai refait ma vie, j'espère que tu vas bien !" avec un sourire.
Bon ok, c'est le type de fin idéal.
Pense t-elle à moi en écoutant la BO du film "Le Fabuleux Destin d' Amélie Poulain" comme moi je pense à elle ?
Verse t-elle une larme sur certaines musiques de Craig Armstrong (qu'elle m'a fait connaitre) ?
A t-elle des pulsions de haine envers moi comme il m'arrive d'en avoir envers elle ou plutôt envers notre histoire ?
Tout cela, ne signifie pourtant pas que je vis sur le passé, que mes pensée sont toujours monopolisés sur cette rupture, elle, etc. Non ! en revanche, je ne peux pas mentir à ma mémoire et à moi-même en me disant "non, non ! j'y pense pas, c'est oublié, je veux pas y revenir, etc...". J'en connais qui diront ça. Moi, mes rêves me trahissent. Je suis pas obligé de les raconter mais là, des fois, je comprend pas le cerveau humain. Aujourd'hui, mon travail, ma vie, mon job, mes soucis ne me laissent pas beaucoup de temps à penser à mon passé. Je joui du présent et suis fortement encré dans ma vie de tous les jours et dans mes objectifs et donc à l'avenir. Et hop ! sans qu'on demande rien à personne. Une nuit, comme ça, le subconscient va vous projeter en rêve des images, des personnes, des émotions auxquels vous ne vous attendez pas trop. Remarquez ! vaut mieux rêver de ça plutôt que de voir sa mère se faire dévorer et devenir un zombi qui fini par vous poursuivre !
Manque de bol ! je me souviens parfaitement de ce rêve ! alors que d'autres...non ! Alors peut être je me dit que si le subconscient transmet au conscient certaines choses, c'est peut-être qu'il a un message à me faire passer. Du genre, faudrait peut-être voir à comprendre ceci, à essayer de résoudre cela ou encore simplement à me faire comprendre ceci :" bah mon gars, te crois pas tiré d'affaire, il y en a des merdes dans ta mémoire et compte sur moi pour te les rappeler au cas où ça ne t'ai pas servi de leçon !" ou encore "c'est la vie, c'est ta vie, ne l'oublie pas, ne la renie pas, finalement, ce n'est pas un rêve qui fait de nous un psycho-obsessionnel, c'est simplement la mémoire qui travaille et moi, ton subconscient, je suis là pour te rappeler que tu n'as pas fait que rêver !"
Il faut donc savoir que nos histoires peuvent être des livres que l'on doit refermer sans en lire le mot 'FIN' et ne pas, pour autant, se dire qu'une histoire sans dénouement positif est un échec.
Voilà ! c'est dit ! je vais me mettre au travail maintenant...
Publié par Walter Norris à 13:27:54 dans Le Moi | Commentaires (1) | Permaliens
Aujourd'hui, durant une demi-heure, je me suis arrêté, arrêté de travailler, mis sur Internet et ais erré sur la toile et notemment dans le fabuleux univers des blogs. Intrigué, interressé, amusé, esclaffé, bref. Tout y est passé. Conscient de mes névroses, je me pose toujours mille questions sur moi et les autres. Et oui, je suis un être social adapté à un environnement qui me l'impose (d'être sociable). Et à ce titre, les autres m'interressent. Qu'est-ce qui pousse un individu à créer un blog et à y emmagasiner, photos, vidéos, musiques et textes. Je ne dis volontairement pas "pensées" parce que "textes" est le mot juste.
Je suis névrosé parce que conscient de mes phobies, bloquages ou autres comportements inadaptés. Petites pathologies sans gravité que l'on peut accepter de leur accorder à ce qu'elles participent à notre charme. Néanmoins je suis rassuré, et de façon totalement égoïste, de voir que certains blogs sont le fruit de schizophènies, trauma et pathologies sérieux ! De voir comment certains sont torturés et mal dans cette vie qu'est la nôtre !
La schizophrénie est la limite où l'on perd pied avec la réalité de manière inconsciente.
Autant de gens qui s'expriment soit avec art et dons pour l'écriture soit de façon vide et sans contenance mais dont l'expression 'libre' laisse entrevoir de réelles psycho-pathologies profondes et inconscientes.
Si la névrose est une des maladies de notre siècle, il apparait que la schizophrénie est plus étendue qu'on ne pourrait le penser.
Publié par Walter Norris à 16:22:43 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Je connais un homme qui as le profil type du gars qui m'agace. Je suis quelqu'un de très naturel, authentique. Je veux dire par là que, dans mes relations avec les autres, je ne me cache pas derrière un masque. Cela fait de moi quelqu'un de spontané, jamais embarrassé face à une situation que quelqu'un d'autre peut trouver gênante. Donc rarement déstabilisé. Il m'arrive quand meme d'être déstabilisé, devant une femme qui m'attire par exemple. Et cet homme, avec qui j'ai 'travaillé', avec qui nous avons passés de long moments à discuter, à partager musique et verres de bière. Et pourtant, alors qu'il aurait pu devenir un ami, ne l'est jamais devenu et ne le sera jamais. Toujours à se faire valoir, à se donner un style, un style de mec cool. Mais qui, psychologiquement, est complètement bridé, bridé dans le naturel, bridé dans les intentions. Alors que j'avais l'impression qu'il m'admirait, je sentais qu'il se dévalorisait mais sans le montrer. Alors que je ne suis pas quelqu'un qui prend plaisirs à chercher l'admiration des autres, je me montrais particulièrement accessible, faisant l'effort de rire à ses pauvres vannes, d'être enjoué, agréable. Lui, ne décrochait pas, à croire que c'était dans sa nature d'être un brin hypocrite. Je voyais qu'il avait la volonté de se lâcher, mais ça n'arrivait pas ! Son profil : complexé, il se donne un style vestimentaire et musical qui le différencie des autres et ne s'assume qu'au travers d'une image qu'il renvoie aux autres mais qui n'est pas son vrai visage ! Dommage, c'est quelqu'un qui a un bon fond, fragile, cultivé, interressant mais lâche et faible (mais qui lui en voudra ? ne le sommes nous pas tous un peu ?). Mais il n'assume pas et n'a jamais été capable de se confier librement et sans peur d'être jugé. et ce profil d'homme m'agace vraiment. Rien ne sert de faire des efforts pour eux, il ne tient qu'à eux de se trouver, ... un jour ! peut-être !
Ces hommes qui n'arrivent pas à être naturels, mentent aux autres et à eux-même. Et qui, pire que tout, ne s'imaginent même pas qu'ils auraient à travailler sur eux-même. Se persuadent qu'il n'ont pas à se remettre en question pour la simple raison mais évidente (pas pour eux) que cela 'ajouterai' à leur dévalorisation. Et ce qui est lamentable à mon sens, c'est leur volonté de vouloir tirer leur épingle du jeu mais sans aucun art. Se valoriser en passant par la dévalorisation des autres (je sais, c'est lourd comme phrase). Faire une approche amicale pour finallement tirer dans les pattes des autres. Tirer à soi ceux qui pourraient être plus maléables, on tente, on a rien à perdre. Sans compter, les pires, ceux qui, en bons comédiens, vont se montrer ultra-sensibles, faussement meutris par une situation regrettable, pour mieux amadouer la victime. Etre aimable sans user de subterfuges n'est pas chose facile. Ces hommes, ces femmes sont plétores. Pauvres gens ! Vous m'agacez !
Publié par Walter Norris à 13:42:10 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 17:21:28 dans Croire | Commentaires (0) | Permaliens
Dans ma vie, ce qui est indéniable, c'est que je m'aime, j'ai appris à m'aimer et à être confiant :)
Depuis quelques temps, néanmoins, je trouve que je m'enorgueillis de ce que j'appelle mon "niveau" intellectuel. Et, peut-être, au point d'être pédant et méprisant. Lors d'une discussion, ce week-end, avec ma compagne, voilà qu'elle me dit (et nous n'étions pas seuls) que, quand je suis en société ou avec des amis, quand je me met à parler de moi, j'en viens à être méprisant vis-à-vis des autres. De ceux qui par exemple, sont faibles ou qui n'ont pas de réflexion sur leur vie ou encore qui n'ont aucune culture.
Ca m'a foutu un coup mais le pire c'est que je soupsonne moi-même que j'ai changé. Il est vrai que je me sens moins naif, moins gentil. Ma compagne ajoute que si elle ne me connaissait pas, elle dirait de moi que je suis gentil mais que je ne me prend pas pour de la merde. Donc dans le sens péjoratif, vraiment. J'aurais pu me sentir blessé et indigné -- "Comment ?... mais comment peut on parler de moi de cette façon ?" -- non je plaisante évidement mais j'aurais pu être blessé ! Non ! je ne pouvais pas l'être parce que j'en suis conscient. Elle avait raison. Mais comment faire pour éviter, éliminer un tel comportement ? Est-il plus question ici d'une attitude ou d'une question de fond ? Un peu des deux. Deviendrais-je méprisable à prendre de haut les autres ? donc deviendrais-je méprisable tout court ?
Si je ne m'attarde pas à 'penser' à mon attitude quand je suis en société... oui, sans doute !
Publié par Walter Norris à 11:24:03 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
r é a c t i o n s