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Être soi ! difficile quand notre éducation nous a toujours montrée, démontrée, qu'il fallait correspondre à un stéréotype. Celui de la personne idéale, bonne. De là, naissent tout un tas de complexes, physiques et mentaux. Cette image que l'on projette sur soi mais qui n'est pas soi.
Peu importe ce que l'on est. L'important est d'être libre. Libre des images de notre culture judéo-chrétienne. Libre du formatage de notre société.
Mais être libre n'est pas de vivre en autarcie ni en anarchiste. Être libre c'est trouver sa place en s'adaptant aux règles qui nous entourent. Ce n'est pas les règles qui me formattent. C'est moi qui décident de mes propres règles. Si celles-ci font que l'on me respecte, alors, j'ai tout gagné. J'ai su alors m'imposer dans la société. Si l'on m'aime, alors, je peux dire que mes règles, mes valeurs, mes limites sont réfléchies et adaptées à mon environnement proche. Je suis un être social. Je vis dans une grande ville. C'est donc à moi de m'adapter. Mes règles peuvent évoluer. J'évolue, je progresse. Je ne stagne pas. Je suis humain et donc, fragile, corruptible, faible et lâche. Je ne revendique pas mais je le sais. Je l'admets. Si un jour, je retourne ma veste, c'est que j'ai jugé bon de le faire. Par intérêt pour moi et pour les autres. Par acceptation d'avoir manqué de perspicacité et de jugement. Je porte de l'importance à être capable de me remettre en question parce que si, aujourd'hui, je suis ce que je suis et que je m'aime comme ça, c'est parce que, un jour, j'ai commencé à me remettre en question.
Le bon-sens est mon chemin. La nature me porte. Je suis bien.
Publié par Walter Norris à 15:03:53 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Une de mes plus grandes question a été "qui suis-je ?".
Quand on vit avec quelqu'un, on est sous son regard, son opinion, sa façon de voir et donc sa subjectivité.
Quand on a des amis, ils nous renvoient l'image que l'on veut bien leur donner. Consciemment ou inconsciemment.
Avez-vous remarqués que les gens qui attirent le plus sont, souvent, des personnes pleines de vie, franches, ouvertes et sans aprioris. Simples.
Certaines personnes savent séduire. Donner l'impression de franchise, d'ouverture et de simplicité. Je les appellerais des caméléons. Elles savent s'approprier des qualités qu'elles n'ont pas pour séduire. Celle-là n'ont pas de relations durables. Elles passent d'amis en amis.
Et il y a les personnes qui ne savent pas séduire et qui ne se connaissent pas. Elles... elles m'attristent.
Pour se connaitre, il faut observer les autres.
Et moi alors ? qui suis-je ?
j'aime séduire, j'aime plaire (comme beaucoup de monde)
Je ne fais pas les choses pour qu'on pense de moi que...
donc, je fais parce que j'en ai envie !
Je ne dis pas à quelqu'un une chose pour lui faire plaisir...
donc, je dis ce que je pense !
Bien sûr je ne cherche pas à lui faire plaisir. Parce que je ne recherche pas à conquérir son opinion. Je me fous qu'elle pense que je sois sympa, brillant ou con. Et c'est ce qui fait ma force. Parce que je ne dis pas de niaiseries pour faire plaisir ou communément pour dire ce que l'autre a envie d'entendre. Si j'ai à dire quelque chose, c'est parce que mon opinion est constitué d'arguments de bon-sens.
Donc je dis ce que je pense !
Je ne fait rien dans la contrainte (principe de bien-être!)
Si l'on m'invite et que cela me fait chier. Je décline l'invitation sans chercher de prétextes à la con. Dans ces cas là, les prétextes sont souvent TRÈS à la con. Il n'est, dans ce cas, pas question, d'invoquer une fausse raison qui puisse me mettre en défaut. Dans tout les cas, je dois assumer la situation.
Imaginons, Jean-Eude. Il refuse l'invitation de Bertrand en prétextant qu'il doit garder son petit frère qui est malade, mais qu'il aurait préféré venir ! (ça c'est la petite touche bien hypocrite mais qui a pour but de donner l'impression qu'on est touché de l'invitation). Manque de bol, son frère joue toute l'après-midi avec la soeur de... Bertrand qui, bien sur, n'hésite pas à lui dire que son frêre n'est pas malade... bref ... (déjà ça me saoule de poursuivre cette histoire à la con mais d'un commun !)
Ne serait-il pas plus simple de dire qu'on a envie de se reposer ce soir, que l'on préfère reporter à un autre jour ?
Le problème n'est pas le mensonge invoqué, ce n'est pas non plus la malhonnèteté vis-à-vis de la personne. Le problème est avec soi-même. Le pire est de justifier ses dires "non mais c'est parce qu'il n'aurait pas compris... !"
J'assume pas >> je n'ai donc pas confiance en moi >> je suis complexé.
C'est donc un complexe !
Je veux toujours séduire, que les gens disent "cette personne est 'bien' !" or, dans un contexte ou volonté et séduction sont en conflit, on est perturbé et on cherche fatalement une échappatoire pour arriver à ses fins "décliner l'invitation" tout en séduisant. Jeu dangereux et pas très intelligent !
Sauf que la séduction passe parfois par des comportements non... complaisants...
Publié par Walter Norris à 11:00:46 dans Le Moi | Commentaires (3) | Permaliens
r é a c t i o n s