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journal, pas très bien écrit, d'un quidam.

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s e x e | 30 mars 2006

Je pourrais appeler ce billet : "Sexe, désirs et frustration".

Je ne suis pas un obsédé. Le sexe vient à m'obséder dès lors qu'il me manque.

Mon amie est fidèle et me voit fidèle. Elle me voit avec des yeux de quelqu'un qui a idéalisé l'homme, son homme, l'homme de sa vie. L'homme monogame et sédentaire. Je ne peux pas lui en vouloir et si elle se complait dans cette imagerie, c'est parce que ça la rassure. Je pourrais lui dire que j'ai du désir pour d'autres femmes et qu'il est probable pour qu'un jour j'ai des rapports d'ordre sexuels en dehors d'elle. Cela me rapporterai quoi ? elle me quitterai par déception, la promesse d'être trompée étant insupportable. Cela lui apporterai quoi ? de la douleur ?

Deux points de vue :

  • Je suis stupide parce que j'entretiens une malhonnèteté vis-à-vis d'elle. Goujat et odieux, je ment par ommission. je mériterais de vivre seul !
  • Je ne souhaite pas lui faire du mal et qu'a moins de chercher le conflit, je sais qu'elle ne l'accepterai pas pour des critères d'appropriation ou de 'valeurs' acquises.

Le premier point de vue est celui que l'on rencontre le plus. Une femme se sentant, dans ce cas, en victime ne pourra pas créditer son homme des désirs qu'il a. Somme toute naturel. Pourtant et quoi qu'on en dise, le deuxième point de vue est le plus intelligent et la 'catégorie' de gens (homme et femme) ayant cet esprit est souvent une catégorie d'intellectuel, ouverte, libre, réfléchie et lucide. Des gens qui se sont réconcilié avec leur nature, la nature humaine.

Pour quelles raisons un couple devrait-il se séparer ? et là je précise, "devrait-il" parce que beaucoup de couples sont et restent ensemble par lâcheté de se retrouver seuls.

A priori, un couple se sépare quand les choix de l'un ne correspondent pas aux choix de l'autre. Quand les opinions divergent. Quand les objectifs de vie ne s'accordent pas. Amour ou non, ça fini par être la guerre. Et si ça n'est pas la guerre, c'est qu'un des deux ferme sa gueule, par peur du conflit, et vit, par concession sur concession ce qui a un effet catastrophique sur le moral. Conclusion : couple de merde !

On vit dans une société où la monogamie est respectée mais où l'homme est, par nature, polygame. Il y a donc ce qui est 'respecté', et ce qui est 'admis en silence' comme par exemple que les hommes ont souvent des maîtresses.

Autrement dit, nous vivons dans une société hypocrite !!! dont les fondements sont décalés par rapport à la réalité, la nature profonde de l'homosapiens-sapiens. Ce n'est pas une hypocrisie volontaire, c'est une hypocrisie culturelle, c'est notre histoire occidentalo-religieuse qui est fausse. Tout ça parce qu'un jour, un type a écrit, "L'homme quittera ses parents et s'attachera à sa femme" (la Bible - Genèse 2:24). Le problème est de se positionner correctement dans la société en étant en phase avec sa nature et ... les autres. Une histoire d'amour entre deux personnes est une jolie chose. Est-ce possible pour une vie ?

Formidable est l'homme qui est fou d'amour pour une femme et avec qui il est bien depuis toujours et pour qui ses yeux et son coeur n'irons pas ailleurs.

Mais ce schéma est-il courant ?

Homme ou femme, avons-nous les clés en main pour nous comprendre ? dès l'age où nous nous interressons les uns aux autres ?

Pour cela, il aurait fallu à nos parents de bien se connaitre. Etre ouvert d'esprit et d'avoir eu la pédagogie nécéssaire. Etant jeune, le sexe n'était pas tabou mais ce n'était pas le sujet de conversation. La relation au sexe opposé, hem... sujet compliqué. J'ai donc appris par moi-même et donc j'ai pris des baffes. Appris que l'homme et la femme sont très différents. Appris que, pour que l'un et l'autre cohabitent, il fallait une certaine dose d'ouverture d'esprit, de flexibilité, de simplicité... et d'intelligence.

Dans mon couple, aujourd'hui, il y a tout ça. Nous sommes dans un rapport intelligent de vie commune et nous accordons bien sur le minimum nécéssaire de la vie de tous les jours. C'est dire qu'au quotidien, je n'ai aucun intérêt d'aller chercher ailleurs. Au quotidien et pour le quotidien.

A l'époque de mon ex-petite-amie, j'en venais à culpabiliser de regarder une fille dans le métro (rapport à l'homme infidèle) et après des remarques du genre "elle te plait celle-là ? t'aimerais bien te la faire ?", j'ai fini pas ne regarder les filles que quand j'étais seul. Et c'est ça qui est malsain. Parce que du coup mon regard avait changé et je pensais, oui, au désir que ces filles pouvaient m'évoquer. Je me souviens d'une fois où j'ai du passer une soirée de merde à expliquer, à me justifier qu'on ne suivait aucune fille. Dans le contexte, nous marchions tranquilement dans Paris rentrant de ballade, quand, subitement, elle me parle d'une femme qui nous précédait vêtu d'un imperméable transparent que nous suivions vraissemblablement depuis un certain temps, enfin, que je suivais, entrainant ainsi ma compagne... Et que, comble de tout, elle était persuadée que c'était un phénomène inconscient. Là ! je me suis dit que nous tombions dans l'obsession, dans le délire. Parce qu'alors que je me souvienne parfaitement de notre ballade, je n'ai à aucun moment, remarqué une femme qui aurait attirée mon regard. Je sais être goujat, mais à ce point, s'en était délirant, décalé, absurde !

Sensation horrible de ne pas être crédible malgré son honnêteté, jusqu'à penser que pour retrouver sa crédibilité, il valait mieux admettre ce qui était faux. Dilemne personnel. Par fierté personnelle, je n'ai pas admis. J'ai donc été considéré comme incapable d'assumer mes propres fantasmes et désirs... ça allait loin, très loin.

Toute personne raisonnable et non-psychorigide sait qu'on peut regarder quelqu'un que l'on trouve beau (belle) sans pour autant avoir des désirs pervers ou, plus simple, avoir un sentiment de culpabilité. Le contexte peut être parfaitement sain ! un regard peut parfaitement être simple, attiré mais sans arrière-pensée malsaines. Et cela ne signifie pas que c'est le cas à chaque instant et pour tout le monde !

Dans ce contexte, j'ai chaviré. Persuadé d'être coupable, inconscient et coupable. remords, angoisses, psychoses devenaient mon quotidien. Mon quotidien avec elle. Quotidien dur à vivre, voire insupportable.

Du coup seul, avec des amis, avec d'autres filles, je me sentais redevenir moi-même. Accepté et aimé pour ce que j'étais et non pas pour ce que l'on voulait ou imaginait que je sois. Plus tard j'ai compris que l'image qu'elle avait de moi était subjective, conditionnée par son passé, son éducation, sa perception. Image qu'elle n'aurait pas su remettre en cause parce que moi, j'étais moins brillant qu'elle et, que c'était elle qui avait fait des études de psychologie. Pas moi. Et son amour pour moi, tellement fort, lui donnait toute les raisons de croire qu'elle voulait le meilleur pour moi. Mais elle m'enfermait dans la névrose, un mal-être horrible, et moi, je ne me décidait pas à la quitter ! Paradoxe de deux êtres complexés dont la vie commune nourissait le complexe de l'autre. Moi, observé, scruté, analysé parce qu'immature et que, par jeunesse, certains comportements paraissaient comme maladroits, inconscients, irresponsables voire odieux. Et ces comportements en étaient d'autant plus odieux qu'ils alimentaient les complexes d'une femme hyper-sensible et dont la vision avait, en réalité, besoin d'être recadrée dans son rapport à l'homme. L'homme sadique, l'homme infidèle, l'homme injuste, l'homme immature.


Je réalise, aujourd'hui, que, oui,  je n'étais pas mûr. Mûr pour une femme prête. Prête à vivre dans le paradoxe de l'amour d'un homme en qui elle ne croit pas, parce que, lui-même, perdu.

Du coups, quand je fut libéré, je me promis de ne jamais plus me mentir à moi-même, que les femmes comprennent, l'acceptent ou non. C'est une question de préservation et d'intégrité personnelle. Autrement dit, jusqu'à la fin de mes jours, personne de m'empêcherai de regarder une belle femme dans un lieu public si j'en ai envie. Personne ne m'empêcherai plus de vivre mes envies à 200%. De profiter d'un joli minoi qui vous regarde et partage le même trouble. Parce que, même si ça ne va pas plus loin... c'est le genre de chose qui est extrêmement agréable à vivre et cela ne fait pas de nous un goujat. Et même si ca va plus loin, l'important est de ne pas vivre dans la frustration. Plus jamais je ne n'idéaliserais la fidélité et l'amour parfait entre un homme et une femme ! cet idéal est mort parce qu'en réalité, entre hommes et femmes,... il n'a jamais existé.


Personnellement, je préfère l'homme qui rend heureux sa femme et ses enfants parce qu'il est bien dans sa peau, qu'il se sent équilibré et qui a une maitresse qu'un type frustré dans sa vie, qui aimerai bien baiser avec toutes les femmes de la terre, qui ne s'assume pas comme adultérin et qui du coup, mal dans sa peau est totalement insupportable et rend la vie de sa femme infernale.

Et si une femme pense : "et un homme qui rend heureux femme et enfants, équilibré et fidèle à sa femme" ? elle a le droit de continuer à vivre avec ce schéma de "prince charmant", mais elle doit savoir qu'elle s'aventure sur un terrain de déception. Mais les hommes ne sont pas tous les mêmes. Et les femmes, elles aussi, cachent bien leur jeu. Quelle femme ne connait pas une amie, une voisine ou une collègue qui ne correspond pas au stéréotype de la femme fidèle et "vertueuse" ?

Nos schémas relationnels entre homme et femme sont faux et intellectualiser tout ça est, pour beaucoup, trop compliqué, trop 'prise de tête'. Alors on préfère se retrancher vers ce qui nous arrange "les femmes sont trop pressées" pour les hommes et "les hommes pensent avec leur queue". Critiquer l'autre sexe est toujours plus facile quand on est incapable de le comprendre.

Qu'on ne me comprenne pas, quelle importance ? Que je me comprenne moi, c'est primordial !

L'important pour moi est de m'assumer telle que la nature m'a faite. Autrement dit, vivre pleinement mes envies, mes pulsions, mais avec finesse, élégance et intelligemment. Si une femme ne peut comprendre et accepter qu'un homme puisse être mordu de sport et y consacrer tout son temps. Elle ne supportera pas que ses week-end ne soit pas en couple rongée par l'idée que l'homme qu'elle aime ne partage pas les même priorités. Et si cet homme ne sait pas faire de concession pour partager un minimum avec la femme qu'il aime alors il ferait bien de vivre seul. Il faut donc savoir faire des concessions sans se perdre soi-même. Et je ne pense pas qu'il soit nécéssaire pour le bon fonctionnement d'un couple de tout se dire. Se respecter, c'est aussi savoir garder son jardin... secret. Respecter une femme ou un homme, ce n'est pas lui dire ce qui lui ne ferait pas plaisir ou ce qu'elle (qu'il) ne concoit pas. Ce n'est pas non plus lui dire ce qu'elle attend qu'on lui dise.

Vous trouvez ca triste que l'on ne puisse pas imaginer trouver quelqu'un qui réponde positivement et infailliblement à notre attente d'idéal ? Vous en oubliez la complexité de l'homme. Et si vous vous dites, ce quidam est bien négatif dans sa vision. Et bien pas si sur...

Alors, étaler tout ça dans un blog peut sembler à la limite de l'immonde, du scandaleux et si c'est que l'on pense, je répondrais que tout le monde à le droit de vivre dans ses petits rêves à coup d'idéal, de bonté, de vertues et qu'il serait temps de se réveiller et de regarder la réalité un peu en face. Ce n'est pas ce présent écrit qui fait de l'homme un être abjecte et absurde. Et, personnellement, j'en suis que plus lucide sain et serein.

Qu'on ne me comprenne pas, quelle importance ? Que je me comprenne moi, c'est primordial !

Publié par Walter Norris à 17:36:52 dans Le Moi | Commentaires (0) |

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