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L air du temps

Vous et nous...

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Quincaillerie... | 06 mars 2006

Non, il ne s'agit pas là d'instruments découverts au finfond d'une lugubre antichambre londonnienne un soir de 1888, ...simplement du rayon quincaillerie de mon plan de travail.

Si cela vous semble à peu près rangé, c'est que le montage en série requiert une rapidité des gestes largement facilitée par un emplacement constant de chaque outil. Et puis, tant qu'ils ne sont pas complètement usés, garder les mêmes, habitués à la main qui les utilise, et c'est aussi pour cela que je n'aime pas les prêter !

Et puis, ce sont les objets avec lesquels on passe le plus de temps, qui partagent nos journées ; c'est comme ce vieux chiffon à polisher que je n'arrive pas à jeter et qui porte encore les noircissures du polissage des roues de chassis de Bugatti Royale. C'est idiot, je sais, mais on s'attache aux choses qui nous font avancer.

Le marteau ? J'ai souvent, en guise de plaisanterie, prétendu qu'il servait à passer mes nerfs sur les modèles récalcitrants... jusqu'au jour où est venu le montage de la VOISIN Biscooter : une planche d'éléments de carrosserie tout en métal photodécoupé, à former au marteau et à l'étau ! De même, sur la VOISIN Petit Duc, les ouïes de capot sont deux plaques à former sur pièce. Maintenant, je peux vraiment dire que je tape sur les modèles !

Publié par van doren à 09:41:35 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Toute petite histoire | 02 mars 2006

Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien cette photo, peut-être à cause de l'expression sur ces visages. L'année ? Ce doit être 1932, je pense.

On m'a parfois demandé si ça ne me dérangeait pas de travailler sur des modèles des années d'avant guerre. (Techniquement, il faut que le pistolet à peinture s'habitue à suivre le contour des ailes, c'est vrai...) L'automobile est un fruit de l'essor industriel, la représentation d'un enthousiasme technique et esthétique, mais surtout un symbole social.

J'aime m'imaginer cette époque où le nombre n'avait pas encore banalisé l'objet, où l'on se retournait encore au passage d'une voiture fraîchement lustrée du dimanche précédent...

Ce que représente cette photo ? Un petit garage dont les ouvriers n'auraient jamais pu s'offrir les autos qui passaient entre leurs mains (le patron à cette époque probablement pas non plus d'ailleurs...), une forme de passion laborieuse tout à fait surannée au service de mécaniques qui se découvraient, au détour de carrosseries parfois personnalisées. Certes, c'est si loin de nous, mais c'est ce qui en fait l'intérêt.

Ah, au fait, le monsieur à casquette qui est debout tout à gauche de la photo, c'était mon grand-père...

Publié par van doren à 08:12:55 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

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