Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Auto 24

Now, here, and souvenirs ...

L air du temps

Vous et nous...

Depuis le 23-02-2006 :
937482 visiteurs
Depuis le début du mois :
57419 visiteurs
Billets :
1048 billets

Petit poisson deviendra grand... | 01 avril 2006

On ne peut pas parler de 1er avril sans évoquer le nom de celui qui, le 1er avril 1975, créa une société qui allait révolutionner le kit au 1/43ème et, de basique reproduction, l'amener, à force d'inspiration, d'ingéniosité et de détails, vers ce qu'il est aujourd'hui.

André-Marie Ruf est le cas typique d'une passion devenue profession. Lorsque cette année-là il démissionne de son poste chez un fabricant d'automobiles (des vraies...) pour se lancer dans la fabrication de miniatures, il se prépare à donner à la miniature artisanale, au fil des ans, tout ce qui lui manquait : des intérieurs plus détaillés (avec un système d'imbrication tunnel central/sièges/contre-portes/tableau de bord tout à fait spécifique), des roues beaucoup plus fines et réalistes, des pièces photodécoupées... 

Avec lui Jérôme a découvert, en 1996, une autre façon de travailler, un autre monde. Son exigence était pointue sur la finition et l'aspect global du modèle (collages, ajustage, couleurs...) et quasi obsessionnelle sur les alignements, notamment ce fameux système de "fourchettes" dans lesquelles viennent se glisser les axes de roues et qui autorise un règlage en hauteur et un centrage dans l'aile. Pour le reste, le monteur était gratifié d'un "faut pas user le soleil" qui signifiait non pas une incitation au relâchement, mais qu'il ne servait à rien de s'acharner à la réussite d'un détail si le reste n'était pas au niveau : ce qui importait était une cohérence d'ensemble, qu'un modèle puisse être regardé sous tous les angles sans que rien ne vienne gâcher le plaisir de l'oeil (une sorte de vision gastronomique...).

Ruf avait touché, instruit et fidélisé une clientèle internationale qu'il avait poussée à un autre niveau de collection, et il pouvait arriver de voir passer en commande pour un client un "coffret" (2 ou plusieurs versions d'une même auto), ou même un "rainbow", entendez en l'occurrence un ensemble de 8 FERRARI GTO totalement identiques hormis les 8 couleurs différentes...

Que certains prennent tout cela pour des accès de folie des grandeurs était inévitable. Il est vrai que l'aborder et le connaîre n'était pas une mince affaire, parfois d'une patience surprenante, souvent peu pédagogue, diplomate par le silence, pudique constamment. Et puis, vous connaissez beaucoup de fabricants d'automobiles miniatures qui ont posé leur logo sur les flancs d'une gagnante des 24 H du Mans ?...

Je ne l'ai jamais trouvé immodeste, juste parfois déçu (j'avais certainement raté la marche de l'enthousiasme, à une époque où les miniatures n'étaient pour moi qu'une distraction du mercredi après-midi ; quel décalage !). De quoi ? Là est la question d'une recherche esthétique, d'une passion de l'objet et de sa représentation qui ont fait que ses autos sont « des RUF » avant d'être des FERRARI ou des PORSCHE. Il en a fait ce qu'elles DEVAIENT  représenter, ce qu'elles DEVAIENT être pour lui : une leçon d'interprétation.

Rien ne l'agaçait plus que d'entendre rabacher que ses autos n'étaient pas « à l'échelle » ; évidemment qu'elles ne l'étaient pas : regardez les phares d'une Jaguard E et la version Ruf, si on les laisse à l'échelle, il n'y a plus de ligne, plus d'élégance. La sienne a de grands yeux qui terminent la courbe du capot. Pire que ça : la première fois que vous croisez pour de vrai certaines des FERRARI dont vous avez vu sa version, il peut arriver... pardon, que vous préfériez la miniature...

De ces trois ans de collaboration (qui ont aussi marqué le début de ma formation), il reste pour nous des photos (avec lesquelles j'alimente quotidiennement la rubrique "unités" de l'album de ce blog), quelques kilomètres de fax à l'humeur du jour..., quelques conversations sur le sens des choses, quelques énigmes (réponse à ma question sur la nature de la petite bestiole qui figurait sur les boîtages André-Marie Ruf
_ « C'est une fourmi ?
_ Non, un tipiiello
_(temps ) et... c'est quoi ?
_ (soupir) j'ai vu le film Danse avec les loups, et ils répètent souvent ce mot-là. Ca a l'air important et c'est un mot agréable à entendre... »), quelques images, comme cette inscription sur le mur de son coin d'atelier : "Ruf : un père, un fils, une fille", ou au marqueur au dos d'une veste kaki assortie aux espadrilles : "in God I believe", quelques petits dessins au bas des notices de montages (un soleil ou un parapluie, une calandre de Jeep..) en guise d'ambiance du moment, et puis surtout une énorme dose de sincérité.

Il y a des choses qui vous restent et font un peu du cours de votre vie, des gens qui sont comme ils sont mais qui laissent un vide lorsqu'il ne sont plus.

Publié par van doren à 04:50:40 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Au rayon des souvenirs | 27 mars 2006

 

La verrière traîne des parfums de buis, et les guitares des airs de jazz-musette : à l'atelier, les dimanches après-midi, tout comme les soirs d'été, ont une saveur particulière ...

De ces instants propices au vagabondage des pensées, me viennent parfois l'effluve d'un souvenir, l'esquisse d'une image : été 1968, l'ID bleue dans laquelle nous nous entassions avec insouciance (jusqu'à 9, enfants compris...) pour promener tantes et cousins, celle que mon père ressortait du garage en pleine nuit pour bercer d'un tour de pâté de maisons mes insomnies d'enfant, et avec laquelle cette année-là nous eûmes peine à rejoindre le reste de la famille 200 km plus au Nord, troquant je ne sais quelle denrée alimentaire (vraisemblablement liquide...) contre de l'essence. Quelques années plus tard, la Panhard rose bonbon de mon oncle, et sur la route de Bruges, l'AMI 8 familiale garée devant un passage à niveaux pour une photo souvenir : les derniers trains à vapeur et mes premiers souliers vernis.............

Le goût de la collection d'automobiles est le reflet du lien indissociable qui les attache à nos vies, qui nous attache à leur évolution. Que cherchons-nous tant ainsi à rattrapper ? Le train de l'aventure humaine, le fil de l'histoire sociale, les pages d'un passé qui nous échappe ?

« Ah, mon père avait la même en vert ! » et hop, une bouffée de jouvence !

Certains collectionneurs se limitent à une époque, une marque (d'automobile ou de kit...), une nationalité, des critères esthétiques, ou affectifs ; d'autres, sans suivre aucun thème, choisissent au coup d'oeil, au coup de coeur, et je connais des malles remplies de cet engoument boulimique qui ne trouve même plus assez d'étagères ni de murs pour s'afficher au grand jour...

Nous sommes tous de grands enfants, le nez collé aux vitrines, et les yeux illuminés à la moindre nouveauté. Et, heureusement, il reste encore bien des modèles à venir, bien des souvenirs à évoquer...

Publié par van doren à 08:04:57 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Ménage de printemps | 23 mars 2006

Eh oui, cela fait déjà six mois que l'atelier est réinstallé ici, et imparablement dépoussiérage et décapage m'attendent ce matin...

Purge du compresseur, révision du pistolet... Ah, non, là il n'est plus question de révision : d'habitude, je me contente de tout nettoyer et de changer la buse, mais aujourd'hui je vais déballer un pistolet neuf. Voilà, presque cinq ans de service et c'est la retraite !

J'en profite pour vous présenter cet outil qui est la clé de voûte de mon travail, et que je vais roder cet après-midi sur l'apprêt des NASH AMBASSADOR SUBURBAN qui sont en préparation (j'ai toujours la hantise du changement d'outil car il faut reprendre tous les repères....).

Publié par van doren à 09:11:12 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

En guise d'illustration... | 19 mars 2006

J'emprunte à de sympathiques pages perso ("le Tchouk") cette photo et le commentaire qui l'accompagne...

"Voici ce qui suit une Panoramique sur la route... (précision: ce jour là, il faisait très beau...)
Le premier qui dit qu'une Panhard et Levassor sans soupapes ça ne fume pas!"

Publié par van doren à 18:22:10 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

A propos de PANHARD... | 19 mars 2006

Je voudrais vous présenter aujourd'hui un ami, Serge DERMANIAN, qui a passé sa vie au service des plus belles mécaniques et pris soin de collections privées qui en feraient rêver plus d'un !

J'espère voir ses commentaires au fil de ces pages, car les anecdotes que nous feuilletons dans les livres sont pour lui des souvenirs...

A propos des PANHARD, donc, et de leur fameux moteur sans soupapes... mais je lui laisse la parole...

"Celle que j'ai bien connue pour avoir travaillé dessus était la Dynamique à moteur sans soupapes qui fumait comme une locomotive...
Je me souviens, à l'époque où je travaillais chez Roland Touzot, vainqueur des Mille Mille 1953, il partait sur la côte en villégiature, nous laissant responsables de son atelier, ne rentrant que pour faire le point, les salaires etc.
Catastrophe, à son retour il voit cette mastotonde de PANHARD Dynamique eu milieu du garage. Il était mécontent, moi je lui ai répondu : "Vous êtes agent PANHARD !"   Lui :"Mais pas ces vieilles casseroles fumantes, des Dyna OUI !"
Je démontais les bougies que je débarrassais de leur calamine avec le chalumeau !! et hop la voiture repartait.
C'était le problème chronique du moteur sans soupapes licence Knight, sans soupapes, c'est-à-dire avec des fourreaux ou chemises munies de fenêtres qui faisaient office de soupapes d'admission et d'échappement, ces chemises étant actionnées par des bielettes..."

Publié par van doren à 18:13:24 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| >>

Tous les derniers titres