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Publié par van doren à 09:32:43 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par van doren à 14:55:34 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un atelier, il y a toujours des boîtes ; des boîtes qu'on accumule, et dans lesquelles dorment pièces et babioles diverses, tout cela allant du stock le plus nettement identifié au définitivement inutile qu'on n'arrive pas à jeter, en passant par toutes les variantes du « qui servira peut-être un jour », sans vraiment plus qu'on se souvienne, parfois, à quel usage particulier on l'avait potentiellement affecté.
Il y a les boîtes à vis, les boîtes à pièces standard, les boîtes à chutes de photodecs (elle ne jète rien...) les boîtes à pièces orphelines (on ne sait jamais...), ces choses qu'on ne trie plus jamais et qui, lorsqu'on en cherche une, font sur le plan de travail un gros tas qu'on redécouvre, tout comme, étant enfant, on ouvrait, dans le placard à couture maternel, la boîte magique pleine des boutons restants, perdus, trouvés ...
Et puis il y a les boîtes à peinture, qui vous colorent les jours, boîte à gants, boîte à seringue, étrange irruption médicale, les boîtes à boîtes, cartons encombrants qu'on promène aux quatre coins de l'atelier et qui finissent toujours par revenir là d'où on les a enlevés, la boîte à lettres, qui vous enchante ou vous déçoit, la boîte à questions, que l'on ouvre en coup de vent pour y jeter les incertitudes et les angoisses passagères, et dont on se garde bien de faire jamais l'inventaire.
Clic clac, la boîte à photos, récompense pour avoir eu mon bac, ça fait loin maintenant. La boîte à souvenirs qui s'ouvre inévitablement en même temps : les gens avec lesquels on ne travaillera plus, les modèles dont on pensait bien ne jamais venir à bout, ceux qu'on aurait bien aimé garder, et l'affection de toutes les « premières fois », des pas franchis année après année.
Une boîte à malice, peut-être bien ; celle-là, parfois, on ne sait plus où on l'a rangée, on la retrouve quand on ne la cherche plus...
Voilà à quoi se résume parfois notre existence : une histoire de mise en boîte...
Publié par van doren à 14:34:24 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (1) | Permaliens
Ayant commencé la journée par le constat du décès probable (à moins d'un miracle de mon chirurgien maison...) de ma mini perceuse dont l'état comateux, avant-hier, ne laissait que peu d'espoir sur la proche issue de notre collaboration (mais pour une DREMEL de chez Monsieur l'Enchanteur du bricolage, cinq ans de labeur intensif, c'est déjà très bien !), je me fis la remarque que j'avais déjà perdu cette année mon premier pistolet, et me pris de crainte pour, comme le suggère le dicton, un troisième élément de l'équipe... Non sans quelque regard en coin, donc, vers le moteur de la hotte à peinture, qui tourne depuis... mince, douze ans déjà, depuis les premiers pas de Jérôme dans la galaxie du modélisme professionnel, ces réflexions me ramenèrent à la récurrente question du nombre.
S'il est vrai qu'au tout début compter les modèles, puis les séries, est aussi rassurant qu'intimidant, plus les années passent, et plus (ceci n'engage que mon cas) le nombre s'efface, processus inverse, devant l'individualité renouvelée. Ainsi, les gestes mûrissant, rien n'indique que le montage de la PANHARD ou CADILLAC, de retour sur le plan de travail après un laps de temps plus ou moins long, sera traité de la même façon, que les options techniques choisies seront les mêmes. Ainsi j'entends : « Le rouge de tes PANHARD était plus beau que la dernière fois ». Perturbée : c'est le même mélange. Mais après consultation des souvenirs précédents, sur le fond Georges a raison : ce sont les filets noirs que j'ai fait différemment, d'où une impression d'ensemble des couleurs modifiée ! Ce que signifie cet exemple, c'est que succession n'est pas répétition, que série n'est pas clonage, que nombre important n'implique donc pas lassitude.
Ce qui le trahit, ce n'est pas le défilement des modèles, ce sont des comptes annexes : zut, plus de vis, manque de socles, ou de boîtes ; déjà mangé tous les sachets ?? Autant de limes épuisées, de forêts cassés... de mini perceuses à réparer.
Là où le matériel s'use, les idées explorent, et la main se forge ; et sous une identique dénomination, chaque modèle reste unique.
Publié par van doren à 11:30:52 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Ayant ce matin trouvé dans la boîte à messages des photos de cette PANHARD tout droit sortie de l'album de notre ami Serge, je vous en fait aussitôt profiter, juste pour le plaisir des yeux, et peut-être, pour certains, de quelques souvenirs...
Les décénnies défilent sur l'histoire de l'automobile, et pourtant, si l'on y réfléchit, ils ne sont pas si loin de nous les intrépides qui menaient ces mécaniques au bout de l'audace. Même pas un siècle, ce n'est rien !
La seule chose qui ait vieilli, c'est l'exaltation. Est-ce l'effet du lieu où cet atelier est posé, où les cadrans semblent s'être figés depuis si longtemps, ou bien la présence devenue familière ici de noms et de formes oubliés des plus jeunes, bien dérisoires peuvent paraître les tours de passe-passe électroniques dont sont affublées les autos d'aujourd'hui face à l'énergie, l'ambition et le parfum d'aventure qui pavaient les routes du siècle dernier.
Pas si loin non plus les souvenirs de Serge lorsqu'il me dit : « Ah oui, les PACKARD, la suspension était règlable de l'intérieur, et si l'on oubliait de déconnecter le bouton dans l'habitacle avant de mettre le cric, on faisait sauter le fusible ! »...
Il ne faut jamais ranger les souvenirs au rayon du désuet : une mécanique est une mécanique, une sensation en vaut une autre. La mécanique a quelque chose d'humain : des éléments agissant les uns sur les autres pour assurer un fonctionnement commun. Une notion sur laquelle le temps n'a pas de prise, ni l'ennui...
Qu'est-ce qui est obsolète, qu'est-ce qui reste à la postérité ? Que croit-on dépassé qui pourtant fait encore partie de nous ?
Les horloges humaines ont parfois une drôle de façon de compter les minutes...
Publié par van doren à 14:38:57 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
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