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Now, here, and souvenirs ...

L air du temps

Vous et nous...

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Avant / après... | 27 juillet 2006


D'un côté de la photo une portion de filtre à peinture neuf, de l'autre le résultat après une série.
Tout professionnel, quelle que soit l'échelle à laquelle il travaille, se doit de prendre des précautions : pour lui, car ces produits, ne l'oublions pas, sont toxiques, et pour ce(eux) qui l'entoure(nt).

J'aimerais insister un peu sur la question de la pollution : de l'air ambiant, et de vos poumons aussi... Il peut paraître inoffensif et anodin de peindre un modèle, à la bombe ou à l'aérographe, sans protection. Mais même si la quantité vous paraît faible, les effets sont bien là, en poussières et vapeurs néfastes. Et, à répétition, cela peut finir par vous brûler les bronches et les neurones...

Donc, s'you plaît, METTEZ UN MASQUE (et un vrai, pas un simple masque à poussières) !!

Publié par van doren à 09:32:43 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

L'homme qui inventa l'automobile... | 23 juillet 2006


Lorsqu'on dit que la région rouennaise est fortement liée à l'histoire de l'automobile, on pense bien sûr à RENAULT, ALPINE, au circuit des Essarts, au rallye Jeanne d'Arc..., mais il y a bien plus que cela...

Transportons-nous en 1883, dans un petit village à une vingtaine de kilomètres de Rouen, Fontaine-le-Bourg, et plus exactement au château de Montgrimont.
Là, dans son atelier, un ingénieur, Edouard DELAMARE-DEBOUTTEVILLE, flanqué de son mécanicien Léon MALANDIN, est sur le point de réaliser un exploit qui va changer bien des modes de vie : un moteur capable de faire se mouvoir une voiture (reprenons délibérément ce terme associé à la traction hyppomobile).

Oh, bien sûr, il n'est pas le premier à s'être penché sur la question, mais il va bel et bien être le premier à la mettre en pratique !
Des inventions, il en a déjà beaucoup à son actif. Sorte de « Géo trouve tout », esprit hyper actif fasciné tant par les techniques que par les sciences humaines et naturelles, 40 années (brutalement interrompues par un coup de froid pris à Saint Petersbourg...) d'une vie remplie de recherches et de voyages laisseront de lui à la postérité un grand prix à l'exposition universelle de 1900 (pour un moteur de 7000 cv), quelques traités de mytiliculture (culture des moules...), trois volumes d'une grammaire de Sanscrit, une collection d'oiseaux, et quelques études philosophiques... Bah, on réfléchit ou on ne réfléchit pas !

Mais revenons en 1883 : Edouard a 27 ans, et sur la charmante petite route de Cailly, il lance un engin composé d'une voiture à chevaux modifiée, et d'un moteur à explosion fonctionnant au pétrole (bien que conçu à l'origine pour du gaz).
L'engin est difficile à contrôler, un peu emporté semble-t-il par la masse d'un volant moteur qu'on n'a pas encore songé à positionner verticalement, et les deux acolytes terminent leur course dans un mur. Mais, mais, elle a roulé !

Le 12 février 1884, la chose est officialisée par un brevet. Voici l'histoire tamponnée, certifiée : nos deux hommes sont bien les premiers au monde à avoir mis sur la route un véhicule à quatre roues mû par un moteur à explosion.

Quelques années plus tard viendront, avec BENZ, PANHARD-LEVASSOR, PEUGEOT, les premiers véhicules aboutis et commercialisés. L'« automobile » était née...

Collectionneurs, vous trouverez chez NOREV une reproduction de cet engin, et si vous avez de la chance, vous pourrez vous procurer la version « 100 ans de l'automobile » produite pour cette occasion.

Si vous passez un jour par ontaine-le- ourg.............. oui, les lettres du panneau publicitaire des commerçants sont un peu effacées..., n'y cherchez pas de musée (comme les villages sont parfois ingrats !), mais seulement, tout au bout à la sortie, une stèle retraçant l'événement. Bon, il vous faudra faire plusieurs fois le tour du ridicule rond-point pour lire les inscriptions car on n'a même pas jugé bon d'installer une place de stationnement, mais après trois tours de manège sans pompon, vous aurez sûrement une pensée pour cet ingénieur fou qui révolutionna un peu le monde...


Publié par van doren à 14:55:34 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Mise en boîtes | 11 juin 2006

 

Dans un atelier, il y a toujours des boîtes ; des boîtes qu'on accumule, et dans lesquelles dorment pièces et  babioles diverses, tout cela allant du stock le plus nettement identifié au définitivement inutile qu'on n'arrive pas à jeter, en passant par toutes les variantes du « qui servira peut-être un jour », sans vraiment plus qu'on se souvienne, parfois, à quel usage particulier on l'avait potentiellement affecté.

Il y a les boîtes à vis, les boîtes à pièces standard, les boîtes à chutes de photodecs (elle ne jète rien...) les boîtes à pièces orphelines (on ne sait jamais...), ces choses qu'on ne trie plus jamais et qui, lorsqu'on en cherche une, font sur le plan de travail un gros tas qu'on redécouvre, tout comme, étant enfant, on ouvrait, dans le placard à couture maternel, la boîte magique pleine des boutons restants, perdus, trouvés ...

Et puis il y a les boîtes à peinture, qui vous colorent les jours, boîte à gants, boîte à seringue, étrange irruption médicale, les boîtes à boîtes, cartons encombrants qu'on promène aux quatre coins de l'atelier et qui finissent toujours par revenir là d'où on les a enlevés, la boîte à lettres, qui vous enchante ou vous déçoit, la boîte à questions, que l'on ouvre en coup de vent pour y jeter les incertitudes et les angoisses passagères, et dont on se garde bien de faire jamais l'inventaire.

Clic clac, la boîte à photos, récompense pour avoir eu mon bac, ça fait loin maintenant. La boîte à souvenirs qui s'ouvre inévitablement en même temps : les gens avec lesquels on ne travaillera plus, les modèles dont on pensait bien ne jamais venir à bout, ceux qu'on aurait bien aimé garder, et l'affection de toutes les « premières fois », des pas franchis année après année.

Une boîte à malice, peut-être bien ; celle-là, parfois,  on ne sait plus où on l'a rangée, on la retrouve quand on ne la cherche plus...

Voilà à quoi se résume parfois notre existence : une histoire de mise en boîte...

Publié par van doren à 14:34:24 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (1) |

Un seul être vous manque... | 05 juin 2006

 

Ayant commencé la journée par le constat du décès probable (à moins d'un miracle de mon chirurgien maison...) de ma mini perceuse dont l'état comateux, avant-hier, ne laissait que peu d'espoir sur la proche issue de notre collaboration (mais pour une DREMEL de chez Monsieur l'Enchanteur du bricolage, cinq ans de labeur intensif, c'est déjà très bien !), je me fis la remarque que j'avais déjà perdu cette année mon premier pistolet, et me pris de crainte pour, comme le suggère le dicton, un troisième élément de l'équipe... Non sans quelque regard en coin, donc, vers le moteur de la hotte à peinture, qui tourne depuis... mince, douze ans déjà, depuis les premiers pas de Jérôme dans la galaxie du modélisme professionnel, ces réflexions me ramenèrent à la récurrente question du nombre.

S'il est vrai qu'au tout début compter les modèles, puis les séries, est aussi rassurant qu'intimidant, plus les années passent, et plus (ceci n'engage que mon cas) le nombre s'efface, processus inverse, devant l'individualité renouvelée. Ainsi, les gestes mûrissant, rien n'indique que le montage de la PANHARD ou CADILLAC, de retour sur le plan de travail après un laps de temps plus ou moins long, sera traité de la même façon, que les options techniques choisies seront les mêmes. Ainsi j'entends :  « Le rouge de tes PANHARD était plus beau que la dernière fois ». Perturbée : c'est le même mélange. Mais après consultation des souvenirs précédents,  sur le fond Georges a raison : ce sont les filets noirs que j'ai fait différemment, d'où une impression d'ensemble des couleurs modifiée ! Ce que signifie cet exemple, c'est que succession n'est pas répétition, que série n'est pas clonage, que nombre important n'implique donc pas lassitude.

Ce qui le trahit, ce n'est pas le défilement des modèles, ce sont des comptes annexes : zut, plus de vis, manque de socles, ou de boîtes ; déjà mangé tous les sachets ?? Autant de limes épuisées, de forêts cassés... de mini perceuses à réparer.

Là où le matériel s'use, les idées explorent, et la main se forge ; et sous une identique dénomination, chaque modèle reste unique.

Publié par van doren à 11:30:52 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Histoire d'horloge. | 28 mai 2006

 

Ayant ce matin trouvé dans la boîte à messages des photos de cette PANHARD tout droit sortie de l'album de notre ami Serge, je vous en fait aussitôt profiter, juste pour le plaisir des yeux, et peut-être, pour certains, de quelques souvenirs...

Les décénnies défilent sur l'histoire de l'automobile, et pourtant, si l'on y réfléchit, ils ne sont pas si loin de nous les intrépides qui menaient ces mécaniques au bout de l'audace. Même pas un siècle, ce n'est rien !

La seule chose qui ait vieilli, c'est l'exaltation. Est-ce l'effet du lieu où cet atelier est posé, où les cadrans semblent s'être figés depuis si longtemps, ou bien  la présence devenue familière ici de noms et de formes oubliés des plus jeunes, bien dérisoires peuvent paraître les tours de passe-passe électroniques dont sont affublées les autos d'aujourd'hui face à l'énergie, l'ambition et le parfum d'aventure qui pavaient les routes du siècle dernier.

Pas si loin non plus les souvenirs de Serge lorsqu'il me dit : « Ah oui, les PACKARD, la suspension était règlable de l'intérieur, et si l'on oubliait de déconnecter le bouton dans l'habitacle avant de mettre le cric, on faisait sauter le fusible ! »...

Il ne faut jamais ranger les souvenirs au rayon du désuet : une mécanique est une mécanique, une sensation en vaut une autre. La mécanique a quelque chose d'humain : des éléments agissant les uns sur les autres pour assurer un fonctionnement commun. Une notion sur laquelle le temps n'a pas de prise, ni l'ennui...

Qu'est-ce qui est obsolète, qu'est-ce qui reste à la postérité ?  Que croit-on dépassé qui pourtant fait encore partie de nous ?

Les horloges humaines ont parfois une drôle de façon de compter les minutes...

Publié par van doren à 14:38:57 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

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