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C'était au temps où l'automobile avait dépassé le simple stade d'invention pour devenir symbole de bon goût, au même titre qu'une robe de couturier. Et les berlines et leurs chauffeurs promenaient moustaches en guidons et bottines à boutons de la caste la plus dégagée des contraintes matérielles vers les villas d'une plage en vogue.
De ces maisons aux entrelacs forgés, aux vitraux fleuris, descendaient d'étroits escaliers, à deux pas du sable fin. Là, sous la dentelle des ombrelles, les regards se tournaient vers un horizon brumeux dont ni Debussy ni Ravel n'auraient renié les ondes.
Paris-Deauville, les malles des autos remplies pour un week-end des envies d'évasion, gavées au retour de folies et d'air pur... Liberté d'un début de siècle où les rêves s'épanouissaient, comme les kilomètres sous les roues des Delage, Bugatti ou autres Voisin, entre un casino et un concours d'élégance.
Etrange époque aux lignes pures et délicates où les carrosseries « habillaient » les chassis comme les robes leurs conductrices, quitte à être parfois dessinées par la même personne (pensons à Sonia Delaunay), et où même le chantre du fonctionnalisme se laissa aller à produire des voitures aux carrosseries d'un écossais parfaitement assorti à leur intérieur...
Lorsque vos yeux se poseront sur les reflets d'un de ces longs capots sous les spots d'une vitrine, prenez bien le temps de goûter cette atmosphère passée, ornée de volutes et de courbes, et que « Les Chemins de l'Amour », charmante quoique légèrement anachronique petite valse de Poulenc, pourrait illustrer, si vous avez envie de l'écouter...
« Les chemins qui vont à la mer
Ont gardé de notre passage,
Des fleurs effeuillées
Et l'écho sous leurs arbres
De nos deux rires clairs.
..............»
Publié par van doren à 17:26:17 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Un titre dont la source n'échappera pas à la belgitude qui fréquente ce blog...Publié par van doren à 08:37:54 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (2) | Permaliens
L'homme ayant appris à empiler les étages, il fut un jour où, lassé d'envahir la planète horizontalement, il entrepris d'aller se mettre la tête dans les nuages...Publié par van doren à 11:58:30 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (1) | Permaliens
Il fait maintenant nuit lorsque j'arrive à l'atelier, mais à cet inconvénient il y a un privilège : la chaleur des lumières artificielles, et les senteurs, non encore masquées par la pollution du jour, d'un chevrefeuil qui fleurit à contre-temps.Publié par van doren à 07:19:50 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (3) | Permaliens
Qu'on me pardonne mais j'aurai toujours une préférence pour FERRARI, synonyme pour moi de passion, d'audace et d'exception.Publié par van doren à 16:58:38 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
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