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Il y a des jours où tout se mêle, les temps, les dimensions, et au milieu des miniatures qui peuplent l'atelier apparaît, comme d'un coup de baguette magique..... oui, c'est bien une vraie VOISIN, précisément la C14 qui remporta le concours de Pebble Beach l'année dernière dans sa classe.
Juste le temps d'une photo, les mondes se rejoignent, juste le temps au passé de laisser son empreinte au lieu qui lui rend hommage, silhouette fantômatique comme une page d'histoire en marche...
Merci pour cette visite.
Publié par van doren à 18:20:24 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (3) | Permaliens
Tout avait pourtant l'air normal hier matin sur le plan de travail de Jérôme : un planning qui se prépare, des boîtes de kits qui se désempilent, outils, pots de peinture, tout le monde bien à sa place.
Et puis hier après-midi, vision apocalyptique, que s'était-il passé ? De montage il n'était plus question mais de démontage !! Ici, dans leur casier en forme de gradins, ces petites pastilles qu'on pourrait par distraction prendre pour des roues tournées au 1/43ème avant qu'on y mette un insert (choc des échelles !), là les poussoirs qui vont avec, un pied à coulisse, un comparateur, aaahhhh !
Au garage où je courai bien vite, derrière le capot levé, mes soupçons étaient confirmés : cache enlevé, arbres déposés et chaîne pendante...
Eh oui, que fait donc le monteur pour s'aérer la tête (et les doigts...) entre deux séries de montages ? Je vous le donne en mille : le jeu aux soupapes de sa vieille italienne !
Et que font donc le monteur et la monteuse pour finir la soirée ? Ils descendent d'un étage, donnent un tour de clé, et se disent en souriant qu'il y a au moins une chose qui tourne rond dans ce bas monde......
Publié par van doren à 15:17:57 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (3) | Permaliens
Ah, celle-ci, je me l'étais gardée pour un jour de pluie ou de glissement spacio-temporel, un lendemain de jour férié en pleine semaine à ne plus savoir dans le sandwich qui joue le rôle du pain ou du jambon, du travaillé ou du chômé...
Celle-ci, je m'étais dit... et puis que dire ? Comment cette vision incongrue d'une VOISIN entre deux tubes des BEACH BOYS a-t-elle bien pu se produire ?
Vieille réminiscence des fastes de l'époque étendus outre Atlantique ? Histoire personnelle ? Hasard total ou folie passagère ??? Autant de questions soulevées comme un lèvement de sourcil et qui nous laisseront sur notre faim et à notre étonnement.
Mais les anecdotes liées à l'automobile n'auront jamais fini de nous surprendre...
Publié par van doren à 20:11:39 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne sais pas si les enfants d'aujourd'hui se plongent souvent dans les albums photos de leurs ayeux, ni comment ils posent leurs passerelles entre les générations, mais j'ai souvenir d'heures passées à écouter des récits, à feuilleter et refeuilleter des pages sépia, histoire de comprendre de quel bois je me chauffais, de savoir ce qui coulait dans mes veines.
Il y avait ces vieilles vues du garage de mon grand père paternel, avec ces autos d'un autre âge, les anecdotes qui avaient infiltré le temps pour parvenir jusqu'à mes oreilles : celle du docteur C. qui, ayant cassé la boîte de vitesse de sa Salmson dut monter 20 km de route en lacets en marche arrière (la seule qui lui restait...) pour rejoindre le-dit garage, ne sachant plus pour le coup quel côté de la route il devait emprunter, celle de la coqueluche de mon père que son paternel soigna d'une virée dans le spyder d'un de ses clients, Etancelin en l'occurrence (le docteur avait préconisé du grand air...).
Et cette petite photo de l'album maternel qui impressionnait beaucoup mon imagination, une vue à bord d'un sous-marin, avec une inscription au dos, « souvenir du télescopage de Shangaï », et le portrait en tenue du père de ma mère, un homme que je n'ai hélas pas connu mais à qui je dois lui aussi certainement un peu au passage le plaisir de me servir de mes dix doigts, et dont la nature avait doté les mains de talents variés allant du dessin à la sculpture en passant par la musique.
Nous en étions hier à ces considérations d'ambiance de repas familial lorsque je vis mon père, qui feulletait un ouvrage consacré aux œuvres des Labourdette, se bloquer net sur la photographie d'un intérieur de berline aux allures de salon aristocratique, et se piquer d'un flot de nostalgie, évoquant ces rares et formidables autos « qu'on voyait dans la cour des châteaux », ces uniques carrosseries du temps où les clients achetaient un chassis nu et s'offraient les services d'un créateur pour l'habiller.
Dans nos tourments actuels, nous avons oublié quelle chute vertigineuse et irrémédiable a été le sort des industries du luxe entre la crise de 1929 et la deuxième guerre mondiale.
Les grandes marques automobiles et les grands noms des carrossiers qui s'y associaient on tout perdu dans la ruine de certaines grandes fortunes, dans la montée de cette ère sociale qui préfigurait l'automobile « de série », accessible à tous, jusqu'à ces choses sans nom qui peuplent les routes d'aujourd'hui.
Certes, les joies simples de 1936, la 4cv familiale de notre enfance, et toutes les petites populaires sympathiques qui s'ensuivirent étaient attendues, désirées, et ont considérablement changé les modes de vie, mais pour autant que cette mutation s'imposait comme nécessaire, pour autant qu'on avait, dans l'innocente allégresse des luttes démocratiques, laissé sans même s'en rendre compte s'éteindre le feu de tout un pan de l'histoire automobile dans le raz de marée du progrès, on avait bien sûr permis à tous d'accéder à leurs rêves matériels, mais... on y avait sacrifié le fantasme, celui de ces galbes inaccessibles que les mômes regardaient passer dans les allées des châteaux........
Publié par van doren à 16:19:25 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Désolée pour le jeu de mots, je n'ai pas pu y résister !Publié par van doren à 10:48:16 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
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