Depuis le 23-02-2006 :
935871 visiteurs
Depuis le début du mois :
55808 visiteurs
Billets :
1047 billets
Il était une fois un monsieur qui fêtait ses noces de diamant... avec sa voiture !
Ses amis et les amis des amis lui avaient préparé une surprise, et lorsqu'il arriva ce samedi à Montville, il trouva sa Type 30 sur le parvis du Musée, une foule de sourires, et sur le capot la réplique au 1/43ème de sa compagne mécanique, numéro 30 de la série bien entendu...
Le regard pétillant dont les années n'ont rien altéré, Monsieur Jean méritait bien cette fête pour avoir toujours gardé une passion véritable et sans fard partagée avec son épouse-co-pilote.
D'autres Bugatti étaient au rendez-vous dans le froid ensoleillé.
(Plus de photos dans l'album colonne de gauche !)
VIVE LA MARQUE,
comme il se doit de clamer,
et vivent les hommes qui la font vivre !
Nos remerciements à la municipalité de Montville pour nous avoir accueillis dans le cadre agréable de son Musée des Sapeurs Pompiers de France, à Romain Tailleur, Président du club Rétro Auto Moto et ses membres qui nous ont grandement assistés dans cet événement, ainsi qu'à la sympathique "haute autorité" représentante du club Bugatti pour sa présence chaleureusement amicale dont la sincérité et la modestie sont un exemple pour bien des grands clubs...
Publié par van doren à 09:13:11 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Vous conviendrez je pense que la base d'un modèle est son prototype.
L'histoire du 1/43ème est jalonnée de multiples prototypistes, des plus mythiques aux moins médiatisés.
D'autant de méthodes, de styles et d'approches aussi.
Selon les acteurs dont ou avec lesquels on parle, on entend des mots, distribués à la volée, considérés comme acquis ou juste tâtonnés.
Inspiration,
exactitude,
interprétation,
création....
autant de mots qui veulent tout et rien dire à la fois,
et si 30 ans ont pu laisser dériver le sujet au gré des personnages qui ont construit ce qu'est le modèle réduit d'aujourd'hui, enfin ce que sont car les typologies se dessinent mantenant clairement entre le plaisir quasi solitaire, l'industriel à son opposé, le semi-industriel (appréciez la nuance), le pseudo-artisanal (encore plus subtil à cerner
), et la résistance, appelons ainsi ceux qui tentent encore de s'exprimer au milieu du reste,
il faut aujourd'hui tenir la barre pour ne pas chavirer.
2010. Ca fait drôle à dire n'est-ce pas ?
Vous vous souvenez de la série télévisée "Cosmos 1999" ?
En 2010, après 3 décennies d'extensions diverses dans les sens les plus opposés, comment croyez-vous qu'un professionnel, j'entends quelqu'un qui ne vit que de la fabrication de modèles réduits, peut aborder la question de l'identité de ses modèles et donc du prototypage ?
Laissons les catégories pour ne retenir que les mots.
Inspiration....
Ca c'est quelque chose qui me fait bondir chaque fois que je l'entends.
Où a-t'on pêché que le rôle d'un prototypiste de modèle réduit est d'être inspiré ? Quelle prétention : celui qui a eu besoin et recours à son inspiration dans l'histoire est celui qui a dessiné l'auto à échelle 1 ! Que je sache, nous n'inventons rien en la réduisant ! Cela relève de l'élucubration, pas du bon sens.
Création. Attention, nous ne créons pas le modèle, nous ne le re-créons même pas (auquel cas il s'agirait d'une autre version, ce qui n'est pas le but !) : nous créons des systèmes de conception, de dessin, de construction afin de restituer le modèle original. Nous créons les méthodes, améliorons nos techniques. Mais nous n'inventons rien.
Et pourquoi le modèle réduit garde-t'il malgré tout sa personnalité propre, son aura individuelle ?
C'est là que nous pouvons en venir à d'autres mots pour situer les deux pôles : transposition, transcription.
Se limiter à ces deux termes est un point de vue, et comme 2010 ne permet plus les errances d'autrefois (ah, le bon temps de l'empirisme...) et que chaque jour de cette ère vaut une semaine au moins du temps jadis
, les professionnels doivent faire des choix.
L'individualisme du prototypiste qui se fait plaisir à concevoir des pièces comme il en a envie, voire pour montrer qu'il sait le faire (ah, la belle histoire, c'est son métier que je sache !), voire même (là ça relève de la pathologie mais croyez-moi hélas cela existe) pour mettre au défi ceux qui vont dupliquer et assembler les pièces d'y arriver, sans tenir compte de ce qui se passe derrière, les étapes de fabrication disloquées au gré des états d'âme de chaque intervenant, cela ne peut plus avoir lieu là où d'autres, plus insignifiants peut-être mais très bien organisés, mobilisent la place. Donc si l'on veut encore avoir la nôtre, il faut sérieusement réviser sa copie !
C'est pourquoi je m'attache tant à ces deux mots : transposition et transcription.
Ce sont deux mots que les musiciens connaissent, mais aussi d'autres domaines, médical ou légal, peu importe où on les utilise, le fait est qu'on en a besoin pour baliser la piste.
Transposer, c'est littéralement poser la même chose dans un autre contexte. En musique, vous prenez le même texte, et vous le calquez quelques tons plus haut ou plus bas. En linguistique, vous le passez d'une langue à une autre. Mais il reste parfaitement identique. ....... En gros tout ce qui ne sert absolument à rien dans notre domaine !
Interprétation. Ah, là on a une marge de manoeuvre : la même partition, les mêmes notes, les mêmes indications du compositeur, et pourtant pas la même approche selon l'interpréte, et parfois même selon l'humeur d'un même interprète. Mais risqué, très risqué car trop aléatoire. Donc à doser avec modération.
Alors pour ne pas s'égarer, il n'y a plus qu'un mot auquel s'accrocher : transcription.
Transcrire, c'est là toute la subtilité : c'est partir d'un canevas bien précis, et le réécrire en l'adaptant à un autre cadre.
Lorsque vous transcrivez une partition de quatuor pour piano seul, vous gardez strictement les mêmes mélodies et harmonies, les mêmes note si vous préférez, le même chant, le même esprit, rien ne dévie.
MAIS vous passez d'un entrelac de 4 sons différents à un seul instrument, donc pour retrouver les mêmes sensations, il faut adapter l'écriture afin d'exploiter au maximum, de développer, voire d'extrapoler les potentialités de cet unique instrument destinataire de sorte qu'il ne rate rien de l'expression originale.
C'est pourquoi lorsqu'on transcrit une oeuvre pour orchestre entier à un ensemble de chambre ou même un piano seul, on parle de réduction. Tiens, réduction ! Voilà, nous y sommes !!!
Le modèle réduit, c'est exactement cela :
vous prenez les mêmes cotes, divisées par 43 comme canevas de base,
les mêmes lignes,
les mêmes traits de caractère,
MAIS vous les arrangez pour l'échelle et les techniques employées de sorte que le résultat produit donne les mêmes sensations que l'auto à échelle 1.
Donc le travail du prototypiste se fait sur deux points, avec la difficulté de leur interactivité :
le respect des caractéristiques essentielles,
mais dans le respect du techniquement réalisable.
Si l'un des deux points l'emporte sur l'autre, cela produit soit du facile sans âme, soit de l'infaisable qui rend toute l'équipe cinglée !
C'est tout le funambulisme du modèle dit "haut de gamme" d'aujourd'hui, terme que j'évacuerai d'emblée parce que réduire une oeuvre fondée sur l'extraordinaire magie de la transcription à une tranche de gamme, c'est hacher menu toute la beauté et le sens du geste.
Restons sur le funambilisme : il persiste peu de marques significatives aujourd'hui, et le premier qui penche trop d'un côté ou de l'autre aura perdu....................
Le modélisme est un ensemble de techniques, mais la transcription demande de ressentir, de comprendre, d'intégrer pour restituer. C'est ce qui fait la différence entre un jouet, une cacophonie, et le charme d'un modèle réussi.
Publié par van doren à 09:18:56 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (4) | Permaliens
La course de côte de Gaillon est l'une des plus ancienne manifestations de la compétition automobile ; où l'on voit que l'homme ne peut se contenter de fabriquer utile, il faut qu'en plus ce qu'il invente lui apporte du plaisir.
Un jeu qui fut parfois mortel sur ce kilomètre à 10% de moyenne (dont une jolie bosse que certaines ont eu un peu de mal à franchir...), au point qu'après l'exploit de Sir Thomas, au volant de sa Sunbeam en 1920, franchissant le sommet à près de 175 kmh, il fut décidé que les départs seraient arrêtés et non lancés.
Ce qui n'empêche quelques autos, et pas les plus jeunes, de vous souffler l'appareil photo à plus de 120km/k,
ou certains de trouver le moyen, comme vous le voyez sur cette image, de se photographier mutuellement tout en concurrant comme des sauvages !
Un album dans la colonne à votre gauche résume l'événement en quelques clichés pris à la volée, quelques échantillons sur plus de 100 participants. Cliquez ICI pour y accéder directement (il y a plusieurs pages).
Publié par van doren à 11:37:23 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Classique détour aujourd'hui par le salon rétro Rouen, avec pour première en ligne sur le stand des américaines, surprise... la De Soto convertible custom S13 à notre programme !
On est célèbre ou on ne l'est pas hein (je parle de la De Soto bien sûr !!!).
6 années de travail pour son propriétaire à qui la tâche n'a pas fait peur pour... à ce stade-là on ne dit même plus restaurer, on dit reconstruire ce rarissime modèle et le ramener à l'état neuf, chaque série chez De Soto ayant ses propres spécifications, et avec les difficultés qui en résultent de tout retrouver qui appartienne uniquement à du S13 d'origine.
Je compléterai cet article lorsque le modèle sera mis en fabrication, de sorte à vous faire partager son histoire, mouvementée mais avec la Happy End qui s'impose !
Publié par van doren à 17:53:05 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) | Permaliens
Bien entendu qu'on ne peut considérer le 1/43ème que comme une part de l'automobile, son histoire, ses histoires d'hommes. Notre parti a toujours été de ne pas voir les modèles réduits comme des jouets ni de la matière froidement statique mais comme une émotion directement venue de TOUT ce qui fait une automobile à échelle 1:1. C'est ce qui a toujours fait nos choix.
Pas de frontière entre les deux univers : micro/mega, même passion.
Ce matin le Tour Auto a pris le départ, et grâce à la complicité d'Eric Helary, sur le nez de la Lotus Europe n°136, un clin d'oeil aux échelles qui se rejoignent !
Publié par van doren à 11:18:14 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (5) | Permaliens
Your comments / dialogue...