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En regardant cette Peugeot de 1923, je me disais pensons à ceux qui sont nés avec le siècle, non, pas celui que nous venons d'entamer mais celui qui nous a propulsés des temps anciens aux temps modernes : ceux qui sont nés en 1900 auront vu l'automobile passer de la voiture à cheval au véhicule tout confort-toute-puissance-tout-électronique-tout usage. Ils auront appris à la médecine à presque remplacer l'irremplaçable, et auront envoyé l'homme sur la lune...
Que pourra donc faire ce siècle pour nous épater ?
Pardon de le dire, mais globalement il semble qu'on ait fait le tour de l'essentiel ; les inventions du futur seront certainement utiles et pratiques, mais culturellement ?
La musique a tout exploré, étendant sans cesse son espace des carcans médiévaux jusqu'aux déluges du post romantisme, rajoutant siècle après siècle des touches aux claviers. Vous allez me dire que chaque génération pensait avoir tout fait. La différence est que même après Debussy il restait encore à creuser, techniquement, mais depuis, on a fait exploser les tonalités, fouillé les octaves jusqu'au moindre micro-intervalle : impossible matériellement d'aller plus loin, et c'est bien la première fois. L'art pictural est passé par tous les courants d'agitation et de révolte culturelle ; idéalisme, symbolisme, réalisme, surréalisme, structuralisme, que peut-on remuer de plus ?
La culture populaire ! me direz-vous. Et bien ? La chanson à texte reste ce qu'elle est, même scandée et RAPée, le rock est passé par toutes les phases, tous les rythmes, toutes les intentions, se trouvant, tout comme le "classique" devant les mêmes épuisements de solutions d'écriture (ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'ils ont fini par se rejoindre et qu'on a vu Zappa dirigé par Boulez...).
En 100 ans, tout est allé si vite qu'on a peine à croire qu'il n'a fallu qu'un siècle pour en arriver là.
Revenons à vos automobiles : qu'ont-elles de plus qu'il y a 50 ans ? Mécaniquement, rien : tous les types de motorisation sont appliqués depuis longtemps, les compresseurs, les accessoires électriques, et en dernière date le turbo, mais ensuite ? Le seul progrès des dernières décennies a résidé dans l'automatisation, la robotisation, la programmation, mais d'un point de vue purement mécanique, on avait déjà quasiment fait le tour dans les années 30 !
Les civilisations ne vivant que dans le progrès, faute de pouvoir faire plus, il faudrait maintenant faire mieux !
Le 21ème siècle aura donc à choisir entre futilité et humanité ; ça va être dur...
Publié par van doren à 19:27:19 dans Archives montages pour le C.A.M.P. | Commentaires (4) | Permaliens
La journée avait été étrangement calme. Sur le pas de la porte, le lapin de Pâques tapait le carton avec le chat du voisin, tous deux se félicitant de n'être point des moutons...
Il était quelques heures déjà, et une coccinelle venait de rater son atérrissage sur mon plan de travail.
Les ailes des Peugeot ne risquaient plus de s'envoler, et la nuit se promettait reposante.
Je laissai les clés sur la porte ; demain serait un autre dimanche.
Publié par van doren à 19:23:50 dans Archives montages pour le C.A.M.P. | Commentaires (1) | Permaliens
Chaque modèle a ses difficultés, c'est un fait.
Il y a ceux dont les formes sont difficiles à peindre ou la couleur à composer, ceux qui ont beaucoup de pièces, etc.
Mais surtout, plus qu'aux difficultés en elles-mêmes, c'est à la manière dont elles s'organisent le long des opérations de montage que l'on est sensible.
Il y a les "tout dans la peinture", comme les woody, par exemple, qui vous traînent longtemps avant de pouvoir passer le vernis, mais une fois cela fait, il ne reste "plus qu'à" empiler des pièces.
Il y a ceux qui sont préparés et peints en un clein d'oeil, mais qui ont tant de petits éléments, baguettes, et autres décalques que la phase d'"empilage" semble désespérément longue.
Et puis il y a les modèles à rebondissement, et celui-ci en fait partie : vous avez peint toute la carrosserie, mais il faut ajuster les ailes. Vous avez règlé et posé toutes les tiges de support avant, ouf, mais il faut les peindre en noir. Vous avez posé deux trois bricoles entre-deux et l'auto est fermée, youpi, mais il faut règler et fixer les ailes arrière. Vous avez fixé les roues, l'auto est sur socle, aaahh !, mais il reste encore les poignées à poser, etc.
Zboing, Zboing.........
Publié par van doren à 19:08:01 dans Archives montages pour le C.A.M.P. | Commentaires (0) | Permaliens
A force qu'on me pose la question, j'ai tout de même fini par essayer de compter les pièces qui composent ce modèle.
En comptant tout (sauf les vis et la goutte d'époxy dans les phares...) : métal, résine, photodecs, décalques, morceaux de vitres, tiges en tous genres, pneus et autres rondelles, j'arrive à... 76...
Même pas fait exprès.
Publié par van doren à 19:18:20 dans Archives montages pour le C.A.M.P. | Commentaires (1) | Permaliens
Lorsque j'étais formatrice, nous avions un "conseiller pédagogique" (si si !), chargé en principe de nous précéder dans nos interrogations, mais dont le sacerdoce avait quelque peu émoussé la vélocité, si bien qu'on le perdait coutumièrement en route, mais bon, c'était l'intention qui comptait...
Toujours soucieux, dans son rôle de capitaine, d'encourager ses troupes, de soutenir leur moral, bref, de se pencher sur nos cas faute de pouvoir élever le sol, il avait inventé un concept censé résoudre tous nos problèmes : "l'énergie tripale". Non, pas celle que mettaient parfois les nôtres à nous ressortir par les yeux face aux meutes qui nous faisaient face, mais tout bonnement le coeur à l'ouvrage.
Car il avait le vocabulaire imagé, cet homme, tout comme le goût des proverbes, qu'il mélangeait d'ailleurs autant que tout le reste _ mais, comme il l'avouait lui-même, il n'avait "pas inventé le fil à couper l'eau chaude".......
Alors parfois il faut aller la chercher, cette énergie, bon, pas trop pour ne pas énerver les mains qui doivent rester zen et sereines, mais suffisemment pour prendre une bonne bouffée d'air vivifiant avant d'attaquer la falaise. Un pied après l'autre, un doigt en l'occurence, une tige à la fois.
Demain Jérôme pourra respirer, ce sera mon tour de gérer les contorsions de la résine......
En attendant, une bonne dose d'"énergie tripale", et, les amateurs d'un certain feu compositeur jamais à court d'inspiration qui repose désormais en paix au rayon "Z" des disquaires le lui auront réattribué, quelques décibels sur l'un des morceaux toujours à disposition ici dans une boîte, juste sous l'inscription "à écouter en cas d'urgence" :
Dancing fool !!!
Publié par van doren à 19:29:26 dans Archives montages pour le C.A.M.P. | Commentaires (0) | Permaliens
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