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Les élucubrations de Lokie

Un peu de moi, un peu de tout, un peu de rien......

Qui suis-je?

 




Un peu folle, mais je ne me soigne pas

 


 

 

 

Y'a du monde qui vient ici??

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La corniche | 20 février 2007

Je ne sais pas comment j'en suis arrivée là...........enfin, non je mens. Je sais pourquoi, ou du moins je le sais mais j'ai du mal à l'admettre, je me cache la vérité parce que chacun le sait, la vérité ca fait toujours mal. Je ne sais pas si vous me suivez, mais ce n'est pas bien grave, l'essentiel étant que moi je me comprenne et ce n'est pas une chose facile croyez-moi.


Le fait est que ce soir je suis bien là, assise sur cette putain de corniche à me demander si je dois sauter ou pas. Et si vous voulez tout savoir (même si vous ne le voulez pas je vous le dirai quand même) sautez dans le vide n'est pas une chose aussi facile que l'on croit. Tout d'abord il y a le froid. Parce qu'on est en plein hiver et que cette saloperie de vent souffle fort et il est plutôt glacial. Vous me direz, j'aurai pu attendre l'été pour faire ce que j'ai à faire, mais je vous répondrais qu'on ne plannifie pas son suicide comme un rendez-vous chez le medecin. Et puis il y a le vide et d'ou je suis je vois les personnes en bas qui marchent dans la rue, et ils sont sacrement minuscule. Et pour finir ben tout un tas de trucs vous traversent l'esprit, il y a même des souvenirs d'enfance qui refont surface je ne sais pas pourquoi. Peut-être ne suis-je pas assez désespérée pour en finir une bonne fois pour toute, peut-être aussi que je n'ai pas assez de courage, peut-être que finalement je ne trouve pas l'idée si bonne que ça. Pourtant quand j'ai quitté la maison tout à l'heure j'étais décid é a le faire, remonter comme une pendule suisse, persuadée que ma vie n'était qu'une longue suite de merde qui colle à la semelle de mes chaussures et dont je n'arrive pas à me débarasser. Je pensais que me tuer serait un soulagement pour moi et pour les personnes qui m'entourent, mais je ne peux m'empêcher de penser à mon enterrement et aux gens que j'aime entrain de pleurer toutes les larmes de leur corps, de toute la peine que mon suicide pourrait leur faire et ca me met mal à l'aise. Vous me direz que là ou je serai je n'en aurai plus rien à foutre, mais bordel ca me rend malade de savoir qu'ils essayeront de savoir pourquoi j'ai fais une chose pareille sans jamais en trouver la réponse, parce que bien évidemment je n'ai pas laissé de lettre bien en évidence expliquant ce qui m'a poussé à faire une telle chose, et je sais qu'il n'y a rien de pire que de ne pas savoir.


J'ai secoué un peu mes jambes, pas beaucoup parce que j'ai eu peur subitement de tomber. Au mon dieu!, voilà que je suis venu ici pour en finir une bonne fois pour toute et que maintenant j'ai la trouille de tomber, il faut bien avouer que la situation vire au cocasse. Même pas fichue de réussir son suicide, c'est à pleurer! Je suppose que vous vous demandez ce qui m'a poussé à venir me percher ici au milieu des fientes de pigeons hein? Je vais vous le dire, du moins je vais essayé de vous expliquez ça, mais inutile de sortir les mouchoirs je vais éviter le pathos. Si je vous dis que j'en ai marre de la vie vous n'allez pas comprendre et pourtant c'est la triste vérité. Vous allez me sortir que dans la vie il faut se battre et que rien n'est facile et gnagnagna!! Mais quand la poisse vous poursuit et que vous vous trouvez nulle à un point tel que vous n'osez plus vous regardez dans la glace parce que vous vous dégoutez presque, je trouve que c'est une bonne raison d'en avoir marre de la vie moi, une bonne raison de faire disparaître ce dégout une bonne fois pour toute en vous balancant du haut d'un toit et d'aller vous écrasez sur le bitume. J'ai tout foiré et je suis fatiguée.


J'ai foiré mes études , j'ai tout laché pour des boulots merdiques et mal payés, j'habite un studio tellement petit que pour en faire le tour il me suffit de faire demi-tour sur moi-même, et pour couronner le tout j'ai perdu la seule chose qui me raccrochait à cette putain d'existence, l'amour d'un mec. Oh, je vous entends ricaner et dire que ce n'est pas si dramatique que ça. Y'a des gens qui n'ont même pas de toit et encore moins à bouffer et pourtant ils ne hantent pas les toits des immeubles. De toute façon je vous l'avais dis, vous ne comprenez pas, alors à quoi bon m'emmerder avec ça hein? J'ai le nez qui coule, voilà que je vais choper la crève en prime, de toute façon ce n'est pas bien grave au point ou j'en suis. Et puis j'ai pensé à lui, en fait, non ce n'est pas tout à fait ça. J'ai eu comme une espece de flash j'ai vu son visage, il souriait et il à un espèce de sourire à vous faire fondre, le plus beau sourire qui soit. Et ca ma donner envie de chialer, parce que son sourire je le reverrai plus jamais et tout ça par ma faute, parce que j'ai merdé comme d'habitude. C'est con comme l'amour peut faire mal, tenez dans les bouquins y'a des tas de morts par amour, l'amour ca devrait être beau et tout le toutim, ca doit baigner dans la guimauve et le bonheur cucul et ben même pas, l'amour ca fait vachement mal, on souffre tellement qu'on pourrait presque en crever. Et c'est sans doute la raison principale de ma présence ici. Ouais, marrez-vous, vous n'avez jamais eu de chagrin d'amour vous, d'un truc qui vous fait tellement mal que vous avez l'estomac serré en permanence, l'impression que vous tombez un peu plus de jour en jour dans le vide, que tout vous semble moche et gris, vous n'avez plus goût à rien, vous ne mangez plus, vous restez protré toute la journée en ruminant, parce que bien sur c'est de votre faute, vous avez déconnez, vous le savez et ca vous rend tellement dingue que la seule solution pour arrêtez de souffrir c'est de mettre fin à vos jours?


C'est bon, vous minez pas, je ne sauterais pas, je le sais et vous le savez, sinon y'a longtemps que je l'aurai fais au lieu de vous emmerdez avec mon discours à la con completement décousus. Je vais continuer à avancer dans cette putain d'enfoiré d'existence, peut-être même que j'essayerais d'en sortir de cette merde, comment j'en sais rien pour l'instant mais je trouverais bien. En réflechissant bien je trouverais un moyen, y'a toujours un moyen hein?


N'empêche que la ville à l'aube vu d'une corniche c'est vachement beau...

Publié par lokie à 23:27:53 dans lokie et le grand n'importe quoi | Commentaires (6) |

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