Vous êtes là, avachie sur votre canapé l'oeil vide et presque larmoyant. Vous n'avez pas dis un mot depuis 3 minutes environ. Vous songez que cette disette sexuelle qui dure depuis un moment, affole vos hormones à un point que bientôt vos oreilles vont devenir pointus, vous allez vous transformer en vulcain (7 ans sans faire crac crac et c'est la cata).
Vous en êtes là dans vos reflexions, quand vous sentez une main toute chaude se poser contre la votre. Votre coeur, et vous même d'ailleurs faîtes un bond de cinq mètres « oh mon dieu!!!! ohhh mon dieuuu!!! ohhhhhh mon dieuuuuuuu! »
Et des lèvres, ouiiiiii des lèvres viennent se poser dans votre cou. Vous êtes carrement electrisé, à un tel point que vous pourriez alimenter une centrale nucléaire à vous toute seule. Vous tournez légerement la tête, et vous tombez nez à nez , non, lèvres à lèvres avec les siennes (ohhhh mon dieuuuuu!). Vous avez alors comme un coup de chaud, et vous sentez des papillons dansant la java dans votre ventre. Ses lèvres sont douces, chaudes et vous décidez de le grignoter (vous évitez de le dévorer, même si vous en avez terriblement envie) tellement vous avez faim.Vous poussez un espèce de gémissement et vos mains vont s'égarer dans sa chevelure, oubliant que vous portez une grosse bague à l'un de vos doigt. Vous sentez sa bouche qui se décolle de la votre (hé oh!!! ca va pas reviens ici !!!!!), vous l'entendez pousser un léger cri de douleur, mais comme vous êtes lente à comprendre et que vous avez l'impression d'être ivre (mais sans avoir bu, une première) vous restez un peu hébétée. Vous otez votre main de sa tignasse, enfin vous essayer. Le voilà qui hurle comme un veau parce que vous avez faillis le scalpé. Vous comprenez enfin, que la bague en perle faite par votre soeur vient de s'accrocher dans ses cheveux. Quel idée d'être frisé aussi!! vous avez alors un rire nerveux (de hyène). Vous vous mettez à genoux sur le canapé, et penché sur sa tête vous tentez de décoincer la bague de sa tignasse tout en lui parlant de façon rassurante.
« bordel!! c'est coincé, fais chié!!!! j'y arrive pas, y'a comme un noeud!!! ». Si le moment n'était pas dramatique vous en ririez.
Vous vous souvenez alors des consignes de sécurité en cas d'incendie « ne pas paniquer », rrhha zut, non, ce n'est pas un incendie. Le seul feu qui couve chez vous (situé dans une partie charnue de votre anatomie) n'est pas prêt d'être éteint, vu la tournure des événements. Perdue dans vos pensées, vous ne l'entendez pas braire comme un âne (?)
« va chercher des ciseaux, viteee!!! aïeeee!!! » seulement voilà, la seule paire de ciseaux que vous avez se trouve dans la cuisine. Et vous avez une idée lumineuse, tellement éclairante que votre tête se transforme en néon clignotant. Vous allez enlever la bague tout simplement. Sans le prévenir (inutile de perdre du temps en conciliabules inutile) vous faîtes glisser le bijou le long de votre doigt. Vous tirez un peu (lui gueule beaucoup) et triomphante vous vous exclamez « ca y est, j'ai réussis!!!! » Vous avez du mal à comprendre ce regard noir et furieux qu'il vous lance, n'empêche la bague qui pendouille c'est plutôt drôle, mais il n'a pas l'air du même avis que vous. Vous esquissez un sourire et filez rapide comme le vent jusqu'à la cuisine chercher les ciseaux.
Une heure après et une mèche de cheveux en moins, vous avez réussis à le trainer jusqu'à votre lit. Vous l'avez joué 9 semaine ½ sur le trajet, balancant vos fringues qui jonchent à présent le couloir. Vous avez frolé de peu l'incident diplomatique en faisant un excès de zéle au lancer de chaussures. La droite, (un mouvement un peu vif) est allée heurter sa tête. (et dire que vous étiez nulle au lancer de disque). Heureusement, vous ne portiez pas des docks mais des petites sandalettes toutes légères. Vous avez eu un temps d'arrêt quand même, en soutien gorge et culotte attendant que :
1)il se barre en courant en vous traitant de folle furieuse
2)le voir tomber à la renverse assommé
3)le voir se jetter sur vous telle une bête furieuse et vous faisant subir les pires outrages (ouii!!)
Il choisit l'option numéro 4, se frotter le front en grimacant et vous sortir qu'avec vous on ne s'ennuie jamais. Vous hésitez devant cette déclaration, compliment ou pas? Mais c'est avec le sourire qu'il vous poursuit jusque dans l'antre de la luxure.
Toute fébrile que vous êtes (pour un peu vous seriez capable de vous évanouir) vous vous attaquez à son tee-shirt que vous lui arrachez (mais pas avec les dents) tout en le dévorant de baisers. Vous aimez son odeur et vous passez un moment à embrasser, léchouiller son cou et vous titillez le lobe de son oreille de votre langue. Vous vous attaquez à son pantalon, et surexcitée vous le poussez sur le lit. C'était sans compter sur l'étagère au dessus de votre lit. En fait vu comment vous l'avez propulsé sur les draps de tata ginette, et l'angle de l'étagère, il y avait une chance sur deux pour qu'il se vautre dessus. C'est chose faite, vous entendez le bong qui ne présage rien de bon et pour un peu vous hurleriez à la mort de desespoir. Vous avez un instant de frayeur, vous vous voyiez appellant les pompiers (et donc adieu corps à corps fièvreux, vous étiez à ça d'y arriver) ou alors pire, vous vous imaginez seule avec un cadavre, pleurant à côté de son corps encore chaud « Non, pas ça!!!!!!!! on a encore rien fait!!!!!! » Vous êtes pleine de sollicitude et vous êtes (il faut le reconnaître) vachement mal barrer..................