Imaginez la scène : la police boucle un périmètre de sécurité dans l'urgence. Nous sommes aux États-Unis, dans l'État d'Ohio, un vendredi matin. La tension est à son comble. L'unité de déminage, spécialisée dans les explosifs, envahit le coin d'une rue. En face d'une église, dix-sept paquets enroulés de papiers dorés et frappés d'un gros point d'interrogation ont été découverts par les voisins à leur réveil. Les environs sont évacués. La panique s'installe.
Quelques heures plus tard, cinq filles âgées entre 16 et 17 ans se dénoncent. Elles se sont adonnées à une simulation de Super Mario en plein air après avoir été inspirées par un site Internet. La police n'a pas encore donné la couleur des cheveux des coupables, et le ministère public n'a pas encore confirmé qu'il ne porterait pas plainte.
Publié par fmamb à 15:50:44 dans Actu | Commentaires (1) | Permaliens
Pouvons-nous vivre sans nous tenir au courant de l'actualité? Non, le monde nous rattrape toujours, d'une façon ou d'une autre. Alors, regardons comment va notre société...
Quand on ouvre les journaux, de nos jours, on ne trouve que des catastrophes: séismes, procès de pédophiles, violences urbaines...
Nous côtoyons la mort chaque jour, nous frôlons le malheur des autres chaque fois que nous écoutons les infos de vingt heures.
Les jeunes se suicident car ils ne croient plus en rien. Les plus âgés se suicident car ils ne croient plus en la société, voient la justice injuste.
Des personnes tuent les gens pour se défendre, pour voler des milliers d'euros, pour un appareil photo...
Les jeunes ont peur de l'avenir, les plus vieux ont peur que le passé se répète. Étranges paradoxes.
Est-ce qu'on a le droit de se lever un matin et de déclarer: «C'est une belle journée», sans avoir l'air d'un monstre ignorant de l'actualité?
En ces temps si sombres, où les faits divers prennent tant d'importance dans la société, pouvons-nous décemment nous écrier: «Vivons heureux!»?
Bien sûr.
Heureusement encore.
Le temps de quelques minutes ou de quelques heures, écoutons une musique qui nous rappelle de bons souvenirs, regardons une bonne comédie au cinéma, lisons un livre digne d'un vaudeville cocasse... pour nous permettre, le lendemain, de lever la tête afin de lire de nouvelles unes où le malheur côtoie l'horreur.
Oui,la révolution est au bout des mains, oui, l'horreur est au fond du cœur, et les blessures peuvent venir d'une bouche. Mais les mains peuvent apprendre à caresser, le cœur à aimer, les mots à soulager.
Alors, croyons encore à notre société, malgré les vieux aigris qui répètent inlassablement que «c'est trop tard», avec une lueur triomphante dans les yeux.
Apprenons à croire en les autres, et surtout à croire en nous-mêmes.
source : agoravoxPublié par fmamb à 11:42:21 dans Humeur | Commentaires (4) | Permaliens
Il y a un peu plus d’un mois, une opération policière conjointe belge et suisse mettait fin au règne du serveur Razorback 2 sur le réseau de peer-to-peer eDonkey. Qu’en est-il maintenant?
Le 21 février dernier au matin, la police fédérale belge effectuait une perquisition chez l’hébergeur des serveurs de peer-to-peer Razorback, tandis que les administrateurs étaient quant à eux "entendus par la Justice" en Suisse. Ce coup de force de la Motion Picture Association américaine avait en premier lieu jeté un grand froid sur la communauté eDonkey, dont les serveurs Razorback constituaient la plus importante zone d’échange. Petit aperçu de la situation un mois après...
Dans la journée, un des deux administrateurs fut relâché, et put donc rapidement transmettre son témoignage sur le forum Open-Files.com, suivi de près par son avocat, relayé par le site Ratiatum, tandis que l’autre administrateur fut libéré dans la soirée. Parlons-en, de ce site, Ratiatum! C’est un site sur les médias et loisirs numériques, proposant entre autres des échanges légaux de fichiers via le réseau eDonkey... et les serveurs Razorback! Très concernés par l’affaire, ils délivrèrent régulièrement des informations sur l’évolution de la situation.
Reprenons au début, à ce communiqué de la MPAA. Cette dernière, association de majors américains du film et de l’édition musicale, lutte intensément depuis des mois contre le piratage et les échanges de fichiers via le P2P. Elle annonce, au moment même de la perquisition, une "grande victoire dans le combat que nous [la MPAA] menons contre l’échange illégal de fichiers", à grand renfort d’accusations plus que calomnieuses à l’encontre de l’association Razorback.
En effet, le "véritable danger pour la société" est accusé de diffuser du contenu "offensant pour la morale", du contenu pédophile, des manuels de fabrication de bombes ou des "vidéos adressées par des terroristes". Comme s’il y avait besoin d’aller sur eMule pour trouver tout ça!
Quelles ont été les conséquences? Premièrement, beaucoup de sites totalement légaux qui étaient hébergés sur les serveurs Razorback se sont retrouvés à la rue, notamment beaucoup de sites de promotion de l’échange légal de fichiers libres de droit. Et quant au téléchargement illégal? Cela n’a eu aucun impact, pour deux raisons. Primo, le million d’utilisateurs du serveur Razorback 2 se sont rapidement redirigés vers d’autres serveurs, ne faisant pas diminuer d’un octet la quantité de fichiers téléchargés sur le réseau eDonkey.
Et, le plus ironique, je trouve, c’est que la MPAA espérait récupérer les logs (journaux) de connections de ces millions d’utilisateurs, afin de pouvoir les identifier et les poursuivre en justice. Seulement, ces données sont conservées dans la RAM (mémoire vive) du serveur et se sont donc envolées définitivement au moment où les policiers belges ont débranché la machine.
Juridiquement, les administrateurs peuvent encourir des peines très lourdes s’ils sont condamnés pour complicité de contrefaçon, mais l’affaire mettra plusieurs mois avant de passer devant un tribunal. Et une condamnation est peu probable: les serveurs ne font que de l’indexation de fichier, tout comme Google indexe des pages Web. Donc, en quoi les responsabilités en cas d’indexation de matériel illégal seraient différentes? Nombre de sites inscrits dans Google feraient des cibles parfaites pour la MPAA, pourquoi ne s’y attaque t-elle pas?
C’est donc un coup de pub pour la MPAA, mais surtout un coup d’épée dans l’eau, voire une auto-flagellation: Razorback était une des seules associations à prôner la distribution de fichiers protégés par des DRM.Sans affecter le réseau eDonkey, cette action n’aura fait que dégrader encore plus les relations entre les internautes et la MPAA.
Publié par fmamb à 17:52:34 dans Actu | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fmamb à 17:33:19 dans Actu | Commentaires (0) | Permaliens
Description : Le cadre de jeu de Vermine est celui de l'Europe en 2037 : une Europe dangereuse et délabrée, où l'homme tente de survivre face à une nature devenue hostile. A la différence des autres jeux du même thème, l'histoire de Vermine ne décrit aucun cataclysme destructeur, aucun bouleversement soudain. Mais il extrapole à partir de la situation écologique du début du XXIème siècle : une rapide détérioration des conditions de vie, qui en une génération balaye pratiquement l'homme de la surface de la Terre. Vermine évoque ce qui arriverait à la Terre si la nature mettait toutes ses ressources en oeuvre pour se débarrasser de cette pandémie qu'est la civilisation humaine.

Le terme "vermine" regroupe de nombreuses espèces différentes, comme les insectes, les arachnides, mais aussi des rongeurs comme les rats ou des prédateurs comme les loups. Toutes ces formes de vie, devenues plus hostiles, agressives et dangereuses qu'elles ne l'étaient, sont regroupées sous le terme unique de vermines - véritables anticorps générés par Gaïa pour se débarrasser de la lèpre humaine qui la défigurait. Vermine est donc un jeu "post-apocalyptique" sans Apocalypse, au propos ouvertement écologique.
Les joueurs incarnent des humains de 2037, en sécurité précaire face à une nature redevenue sauvage et à nouveau maîtresse du territoire. La civilisation humaine n'existe plus qu'au travers de vestiges en ruines et de restes technologiques tombant en déliquescence. Cette nouvelle humanité est divisée entre trois tendances, trois types de groupe :
- les survivalistes qui tentent de vivre jour après jour, formant de petites communautés nomades ou grégaires farouchement accrochées à leur mode de vie ;
- les humanistes, dont le but est de revenir au niveau technologie et au mode de vie d'antan : leur idéal est celui d'une Terre à nouveau urbanisée et industrialisée ;
- les adaptés, enfin, ont compris que pour survivre, il fallait changer : qu'ils voient la vermine comme un modèle à atteindre ou à abattre, ils ont choisi d'évoluer. Dans quelle mesure les plus avancés sur ce chemin sont-ils encore humains ?
En marge de ces grandes tendances, on trouve quelques extrêmes, fanatiques, marginaux ou mystiques.

Si Vermine ne possède aucun côté fantastique, la dimension spirituelle est présente avec une nouvelle forme de mysticisme, le chamanisme, organisée autour de Gaïa. Loin d'être un culte organisé autour de la personnification de la Terre, le chamanisme dans Vermine est une forme de reconnaissance de la nature sous tous ses aspects. Ceux-ci sont connus sous le nom de Totems, et on en distingue huit : le Prédateur, le Charognard, le Parasite, le Symbiote, le Bâtisseur, la Horde, le Solitaire et la Ruche.
Ils peuvent se manifester autant dans les cultures humaines que chez la vermine, et leur influence se fait notamment sentir à travers le développement de l'univers de Vermine. Les joueurs peuvent participer à celui-ci, même si leurs personnages ne sont pas en mesure de l'influencer, en votant la résolution qu'ils préfèrent à des problématiques proposées par le MJ. Ainsi, à la fin d'une aventure le MJ peut proposer deux développements possibles d'une situation. Le résultat fera varier les scores en Influence des factions de Vermine et, sur le long terme, provoquera de profonds changements au sein de l'univers du jeu.
La caractérisation du personnage se fait au moyen des Domaines, des Caractéristiques, des Spécialités. Ceux-ci sont notés en D10, de 1 à 5. Pour réussir une action, un joueur lance un nombre de dés correspondant à sa caractéristique, les additionnant pour atteindre ou dépasser le nombre fixé par le MJ en fonction de la difficulté. La connaissance d'une compétence appropriée, appelée Spécialité, permet d'obtenir un bonus en terme de dés.
Les caractéristiques, au nombre de 12, sont classées en 4 domaines : Physique, Manuel, Mental et Social. Des réserves de dés permettent de simuler la façon dont un personnage puise dans son mental ou son physique pour se dépasser. Le jeu met ainsi clairement l'emphase sur les capacités innées du personnage. Acquérir des connaissances est un processus long et fastidieux au terme duquel de nombreux personnages ne parviennent pas.

L'une des originalités de Vermine est que le MJ est, comme de nombreux personnages de jeu de rôles, lui aussi tributaire d'un système de niveau. A la fin de chaque scénario, les joueurs attribuent par vote des points au MJ en fonction de différents critères : ambiance, interprétation, implication... Certains PNJ ou lieux de Vermine possèdent un niveau minimum que le MJ doit posséder en expérience pour avoir le droit de les mettre en scène.
Publié par fmamb à 15:56:13 dans Jeux | Commentaires (0) | Permaliens
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