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LA OUICHE VERSION 2

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Capture Mystere 71 | 24 février 2006


Publié par fmamb à 14:32:47 dans Cine Quizz! | Commentaires (4) |

Collision | 24 février 2006



A chaque secousse de l'Amérique succède une vague de films reflétant
les maux du jour. Si le Vietnam fut au cœur de Platoon, Taxi Driver ou
Massacre à la Tronçonneuse, la phobie yankee actuelle se porte
logiquement sur le terrorisme et la peur de l'autre. La gueule de bois
post 11 Septembre en somme. Le Village, la Guerre des Mondes... et
maintenant Collision, première réalisation prometteuse de Paul Haggis
s'attachant à décrire la lancinante propagation du racisme quotidien.


Sur le mode casse-gueule du film choral (pas moins d'une vingtaine
de personnages à exploiter en moins de 120 minutes), le scénariste de
Million Dollar Baby dessine une mosaïque de comportements et
d'interactions faisant irrémédiablement évoluer les individus. La
structure narrative s'attache à divers protagonistes évoluant
indépendamment des autres mais dont chaque brides de vie aura des
répercussions sur celles des autres. L'idée serait qu'en dépit de leur
petite vie égoïste, chaque humains est connecté au autres. Cette notion
se répercutera même dans la mise en scène, lors des passages d'une
trame à une autre, où un mouvement amorcé par un individu sera
poursuivis avec le premier plan de la scène suivante (style on ouvre
une porte et op, on passe à un autre personnage qui en referme une). La
Collision du titre, ce n'est autre que le clash entre deux individus
obligés se confronter à l'autre par la force des évènements, comme par
exemple un accrochage en voiture. Dans une situation pareille, la peur
et la colère qui anime l'humain ressurgit brusquement et se traduit par
une violence verbale ou physique dévoilant les plus abjectes pensées.
Mais de quelle peur et de quelle colère parle-t-on ? La colère envers
sois-même d'abord, l'idée selon laquelle nous ne sommes pas parfait et
qu'en dépit de nos opinions politiques, nous ne pouvons voir le monde
constamment de façon utopique, comme c'est le cas de Jean, femme
blanche tolérante mais se faisant un jour braquée par deux noirs. La
peur née quand à elle d'une incompréhension face à une culture qu'on ne
comprend pas forcément et est à l'origine de clichés tenaces, à l'image
de ces perses vu comme des arabes ou bien de cette femme flic mexicaine
prise pour une portugaise.



Le réalisateur/scénariste rappelle un des problèmes majeurs de
l'incompréhension ethnique moderne en revenant sans cesse à l'image de
la religion qui trouble les esprits et fait du mal à l'humanité.
Lorsqu'un producteur télévisuel black sera poursuivis par la police, ce
sera à proximité d'un Père Noël symbolisant le versant commercial d'une
fête chrétienne. A un autre moment charnière du récit, une crèche
surgira mystérieusement dans le champ, le temps de choquer le
spectateur tant cet élément du décor semble surgir de nul part. Enfin,
la terrible conclusion du récit aura pour objet de discorde une
statuette de St Christophe qui aurait pourtant du rapprocher les deux
partis.

La meilleure idée du script vient sans conteste de son refus du
manichéisme et épouse le point de vue de chaque personnage pour mieux
faire entrer en résonance les conflits. Ici, le méchant n'est pas
totalement pourri, le gentil n'est pas à l'abri de la monstruosité
vivant en lui, la violence de l'un trouve parfois une résonance dans la
violence de l'autre... Même si le discours à tendance à se répéter en
boucle, on ne peut qu'apprécier la finesse avec laquelle il est énoncé,
par le biais de dialogues extrêmement justes, tour à tour cyniques,
tragiques ou juste lucides. Finalement, tous les personnages se
ressemblent, chacun à peur de l'autre... Pour Haggis, l'être humain est
une masse où tout le monde est semblable, à l'image de ces lumières de
phares qui traversent le générique, véritables petites boules de
lumières indissociables les unes des autres. Par les prises de bec
entre chaque individus, c'est l'Humanité tout entière qui est dévoilée
dans sa face la plus sombre. Reste que le final rappellera que l'amour
et le respect sont toujours possibles lorsque deux individus sont
capables de se comprendre. Collision s'achèvera ainsi par une image
optimiste (mais pas éternelle) d'une neige apaisant temporairement les
consciences.



Pour son premier film, Paul Haggis est parvenu à dépeindre Los
Angeles comme un monde brumeux collant à merveille avec son surnom de
Cité des Anges. Les lumières cotonneuses donne une impression de
Paradis où le Mal se terre profondément. L'utilisation fréquente de
ralentis appuie la notion de temps suspendu et la bande originale
planante nous transporte comme sur un nuage (le spectateur devient
omniscient car il a une vision d'ensemble. On pourrait presque parler
de point vue divin – prenant la forme du hasard -, comme le souligne le
plan final en plongée). Il est tout de même regrettable que le scénario
finisse par s'étirer inutilement par la force des trop nombreuses
coïncidences qui en plus de devenir extrêmement prévisibles sur la fin
(on tombe franchement dans le soap opéra télé), réduisent la
construction dramatique au rang de gimmicks, à la limite de la parodie
(on notera que le structures des rencontres entre-croisées n'est pas
nouvelle est empruntée à Short Cut et Magnolia).

Heureusement, ce n'est qu'un petit détail gênant sur un ensemble très
attachant où de nombreuses séquences ressortent (l'accident de voiture,
la fille courant vers son père...) et où le casting de luxe est employé
à très bon escient. Visiblement, Sandra Bullock et Brendan Fraser
attendait un script de ce genre pour montrer enfin toute l'étendue de
leurs talents. Ils n'ont pas à rougir des autres comédiens plus réputés
qui parviennent à exprimer beaucoup en en faisant très peu, comme Matt
Dillon au mieux de sa forme ou encore un Don Cheadle transfiguré
semblant porter tout le poids du monde sur les épaules. Les plus jeunes
acteurs se mêlent aux plus vieux et le métissage offre un aperçu très
représentatif de la population américaine loin des cotas (chose
suffisamment rare pour être soulignée). Le casting de l'année !



Si on ira pas classer Paul Haggis dans la Top List des auteurs
révolutionnaire du moment (comme dans Million Dollar Baby, il prouve
son goût pour les facilités mélodramatiques travesties en fausse
virtuosité), son premier film demeure passionnant grâce à sa direction
d'acteurs admirablement gérée et par la pertinence de son propos sur la
haine raciale. Pas de doute, le bonhomme a des choses à dire, et il les
dit relativement bien.



Merci à Merovingien

Publié par fmamb à 14:15:53 dans Cinema | Commentaires (0) |

Capture Mystere 70 | 24 février 2006


Publié par fmamb à 11:55:41 dans Cine Quizz! | Commentaires (4) |

Le Nouveau Monde | 24 février 2006



Date de sortie : 15 Février 2006
Réalisé par Terrence Malick
Avec Colin Farrell, Christian Bale, Q'orianka Kilcher
Film américain.
Genre : Aventure, Historique
Durée : 2h 16min.
Année de production : 2005
Titre original : The New world

Synopsis :
En avril 1607, trois bateaux anglais accostent sur la côte orientale du continent nord-américain. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir "Jamestown", un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu'ils considèrent comme le Nouveau Monde.
Même s'ils ne s'en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au coeur d'un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan. John Smith, un officier de l'armée, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s'adapter.
En cherchant de l'aide auprès des Indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle se nommée Pocahontas, ce qui signifie "l'espiègle". Très vite, un lien se crée entre elle et Smith. Un lien si puissant qu'il transcende l'amitié ou même l'amour...

Avis : Film que j'attendai comme le messie. 9 ans que le maitre Malick n'avait rien offert au public. 9 ans d'absence... Je vais essayer d'organiser mon propos du mieux mais le film est très riche et il est difficile de synthetiser cette richesse. D'abords, les choses qui ne m'ont pas touchés.
Le choix de cette love story ma peu emu. Touché certes, mais l'emotion n'etait pas envahissante comme elle l'etait sur la Ligne Rouge.
Colin Farrel est un acteur qui sait exceller dans certains cas, mais ici il reste assez peu convaincant.
Voilà les points qui m'ont empêché de mettre le Nouveau Monde au même niveau que La Ligne Rouge.
Ensuite, viennent les choses dans lesquelles Malick excelle, a savoir une photographie tout bonnement exceptionnelle avec des paysages d'une beautée effarante. Des lumières d'un naturalisme incroyable. Malick est un amoureux de la nature et il sait la filmer.
Ensuite je definirai beaucoup le film d'"instants volés". Tout comme dans la Ligne Rouge, on retrouve ces plans intimes de petites choses, parfois plus symboliques que demonstratifs. Ces petits moments a fleur de peau.
Un soucis du detail est apporté au realisme visuel. Les armures, les indigenes, les caravelles... Tout respire le realisme.
La voix off (element recurant chez Malick) qustionne ici comme dans la Ligne Rouge. Mais cette entitée questionnée dans la ligne rouge, trouve ici un nom dans les voix off : Dieu.
La musique est un choix assez osé de la part de Malick qui mise ici sur le classique en employant plus souvent le son ambiant, ou même le son des instrument  (ouverture et fermeture du film).
Pour conclure, un film magnifique, mais qui ne m'aura pas touché comme l'a fait La Ligne Rouge.
Malick sais definir le cinema par ces oeuvres.

Ma note : 8.5/10

Publié par fmamb à 10:59:53 dans Cinema | Commentaires (2) |

The Weather Man | 24 février 2006

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/c/cb/Weather_man.jpg/250px-Weather_man.jpg


Réalisé par Gore Verbinski
Avec Nicolas Cage, Hope Davis, Michael Caine
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2004

Synopsis : Un présentateur météo fraîchement divorcé souhaite se réconcilier avec son ex-femme et ses enfants avant de partir travailler à New York.

Avis : Film du Realisateur des Pirates des Caraibes. Ici, pas de studios jouant le rôle de Dieu dans le processus de realisation. Verbinski nous offre un film aux accents plus personnels. Ce Mr Meteo qui vis au rythme des incertitudes qu'implique un metier comme le sien. Un homme qui se fait pousser de toutes part par les vents violents et qui ne cherche qu'à se poser quelquepart pour se reconstruire et ne plus être aussi affecté par cette meteo changeante. Le film regorge de petite pirouettes cinematographiques qui rendent la trame narrative très agreable a suivre. Cage est propre dasn son rôle, sans pour autant briller. Michael Cane est delicieux en pere a la fois protecteur à l'experience riche, mais aux reperes flous dans cette epoque ou tout le monde jure. Bref une bonne petite surprise malgrès l'apparente legereté du propos..

Ma note : 6.5/10


Publié par fmamb à 10:22:44 dans Cinema | Commentaires (0) |

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