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Mwana Mboka

qui sait lire et écrire a quatre yeux...

46 ans d'Indépendance de la RDC, ça se fête, non? | 01 juillet 2006

hier, 30 juin, était certes le jour où l'Italie s'est largement qualifié pour les demi-finales du mundial en Allemagne mais c'est aussi le jour anniversaire de l'Indépendance du Congo, 30 juin 1960. c'est l'occasion biensûr de faire la fête mais surtout de se souvenir des souffrances que le peuple congolais a enduré pendant des siècles: l'esclavage, la colonisation, la dictature, les guerres, les massacres...


 


petites parenthèses, la liste des candidats à la présidences sont visionnables ICI et l'ambassade de France du Congo n'a pas jugé bon de permettre à ses ressortissants vivant sur le territoire français de voter...


 




 


tobosana te, toyebi: Congo Mokonzi!

Publié par halfcrazy à 15:42:14 dans Congo | Commentaires (0) |

Le climat de peur menace les élections | 22 juin 2006

Le Conseil de Sécurité doit inciter le gouvernement à protéger les droits des journalistes et de la société civile

(New York, le 9 juin 2006) – Lorsque des membres du Conseil de Sécurité de l'ONU se rendront en République démocratique du Congo les 11 et 12 juin, ils devraient insister pour que le gouvernement de transition protège les droits des journalistes et des défenseurs des droits humains, lesquels font de plus en plus souvent l'objet d'attaques à l'approche des élections, a déclaré Human Rights Watch dans un document d'information publié aujourd'hui.

Le document d'information de 13 pages, intitulé "Journalistes et défenseurs des droits humains dans la ligne de mire," décrit les agressions, menaces et détentions accrues qui ont visé les journalistes, les défenseurs des droits humains et les membres de l'opposition politique en avril et mai, soulevant des inquiétudes quant à la liberté d'expression en cette période précédant le premier tour des élections congolaises fixées au 30 juillet prochain. Le document explique également l'incapacité des autorités congolaises à fournir une protection ainsi que l'implication des services de sécurité de l'Etat dans certaines des violences commises.  
 
"Il ne peut y avoir d'élections libres et régulières si la presse et la société civile sont trop effrayées pour faire entendre leur voix ou s'engager dans un débat politique légitime," a déclaré Alison Des Forges, consultante spéciale à la Division Afrique de Human Rights Watch.  
 
En avril et mai, au moins sept journalistes ont été menacés ou brutalisés dans l'exercice de leurs fonctions. Deux autres ont été appréhendés par les forces de sécurité et trois autres avaient été arrêtés quelques mois auparavant et inculpés pour diffamation, une accusation souvent utilisée abusivement par les agents du gouvernement en vue de restreindre la liberté d'expression.  
 
Depuis janvier, sept militants des droits humains, notamment certains qui travaillent sur la question de la liberté de la presse, ont reçu des menaces de mort anonymes. Lors d'une menace proférée par courriel le 20 mai dernier, deux militants de Journaliste en Danger, organisation qui défend la presse, ont été avertis qu'ils devraient choisir leur cercueil.  
 
Dans deux des rares cas où une enquête criminelle a été menée à propos d'agressions commises à l'encontre de reporters et autres militants, aucune condamnation n'a encore été prononcée. Quatre suspects ont été arrêtés pour le meurtre du journaliste Franck Ngyke et de son épouse Hélène Mpaka, tués devant chez eux le 2 novembre dernier, mais ces suspects n'ont pas été traduits devant un tribunal. Dans le cas de Pascal Kabungulu, un défenseur des droits humains tué par trois hommes armés à son domicile de Bukavu le 31 juillet, le pouvoir judiciaire a entamé un procès mais les autorités politiques et militaires sont intervenues. L'affaire a été renvoyée devant un autre tribunal et depuis lors, elle a quelque peu piétiné.  
 
"Les membres du Conseil de Sécurité ont investi des moyens considérables pour que ces élections aient lieu," a conclu Des Forges. "Ils doivent maintenant insister pour que le gouvernement congolais prenne des mesures immédiates afin que le scrutin se déroule dans un climat libre de toute crainte ou intimidation."

Publié par halfcrazy à 12:53:24 dans Congo | Commentaires (0) |

Count in Ciluba, Lakhota, Swahili... | 02 juin 2006

























































































Ciluba


Lingala 


Swahili (RDC)


1


umwa 


moko


moja


2


ibidi


mibale


mbili


3


isatu


misate


tatu


4


inayi


minei


ine


5


itanu


mitano


tano


6


isambombo


motoba


sita


7


mwanda mutekete


nsambo


saba


8


mwanda mukulu


mwambe


munane


9


citemba


libwa


tisa


10


dikumi


zomi


kumi


11


dikumi ne cimwa


zomi na moko


kumi na moja


20


makumi abidi


ntuku mibale


kumi mbili


100


lukama


nkama


mia moja


103


lukama lumua na isatu


nkama na misato


mia moja na tatu


400


nkama inayi


nkama minei


mia ine


1000


cinunu


nkoto


elefu

Publié par halfcrazy à 12:21:09 dans Congo | Commentaires (0) |

Ceux qui vont mourir ne voteront pas | 25 mai 2006

Le HCR évalue à environ 1,6 million les Congolais déplacés. 170 000 le sont depuis novembre 2005 dans la seule province du Katanga. C’est donc souvent sans logis fixe mais plus largement encore le ventre vide que de nombreux électeurs iront aux urnes le 31 juillet prochain. Tous ne pourront d’ailleurs pas voter, à défaut de pouvoir circuler dans ce vaste et potentiellement richissime pays balkanisé par des bandes de maraudeurs armés, soldats gouvernementaux, milices politico-communautaires ou rebelles rwandais. D’ailleurs, dans deux mois et demi, beaucoup de Congolais seront morts, dans l’indifférence internationale. Sept ans de guerre ont fait près de quatre millions de victimes et pendant le seul premier semestre 2006, 100 000 Congolais ont péri de mort violente ou d’inanition en Ituri, au Kivu ou au Katanga. Il s’agit, selon l’ONU, de la «plus grande catastrophe humanitaire» du monde.

«Les donateurs ont, à juste titre, investi plus de 450 millions de dollars pour aider les élections, mais le vote ne règlera pas à lui seul les problèmes en RDC», estime l’organisation caritative britannique, Oxfam, en stigmatisant les Etats-Unis et le Japon pour «des engagements financiers minuscules par rapport à la taille de leur économie», la France et l’Allemagne pour leurs «petites» contributions ou l’Italie qui n’a toujours pas mis la main à la poche. Pourtant, les Nations unies ont consacré l’année 2006 à la République démocratique du Congo. Celle-ci promet en effet de se doter enfin d’institutions viables avec ses premières élections multipartites, après quarante ans de décrépitude politique et matérielle.

 

Au début de l’année, l’ONU et l’Union européenne ont présenté un «plan d’action» très ambitieux pour soutenir le Congo-Kinshasa jusqu’à sa sortie du tunnel. Mais sur les 682 millions de dollars requis pour l’aide humanitaire, 90,5 millions de dollars seulement ont été débloqués, soit 14% des fonds promis. Et selon Oxfam, ce sont toujours «1 200 personnes qui meurent chaque jours en raison des conflits» qui continuent d’opposer entre eux l’ensemble des protagonistes des deux guerres du Congo. Pour les populations civiles, ces affrontements se traduisent par des meurtres, des enlèvements, du travail forcé, bref un harcèlement quotidien.

 

«Utilisation routinière de la violence»

 

En février dernier, la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) a mené l’enquête dans le territoire de Mitwaba au nord du Katanga (dans le sud-est du pays), une région minière où des cohortes de déplacés s’entassent désormais dans des camps, à l’écart des terres agricoles qui assuraient auparavant leur survie. Le rapport de la Monuc est d’autant plus terrifiant qu’il décrit une situation d’après-guerre que rien ne paraît devoir adoucir puisqu’il implique aussi les «forces de l’ordre» nationales en gestation. Dans le Mitwaba, les miliciens locaux, «les Maï Maï et les Forces armées congolaises (FARDC) commettent des violations des droits de l'Homme de manière systématique». Miliciens et soldats gouvernementaux sont en effet à parité dans le sinistre bilan de la Monuc.
A titre de contre-exemple, la Monuc impute à tous les porteurs de fusils un volume équivalent d’exactions commises au nord du Katanga contre «97 civils qui ont été tués, blessés ou qui ont subi des traitements cruels et inhumains entre début 2005 et mars 2006». Mais surtout, selon les rapporteurs de la Monuc, «l'utilisation routinière de la violence physique contre des civils par les membres des forces de sécurité a été observée partout où l'armée et la police avaient été déployées». Soldats et policiers font usage de leurs armes pour arracher aux civils «de l'argent, des biens, du bétail ou des produits miniers». Conjuguée avec la violence des milices politiques ou communautaires, la brutalité des «forces de l’ordre» se solde par ce que la Monuc qualifie de «répression des libertés civiques».
Des régions entières se vident
Avant même le lancement de la campagne électorale, les «luttes de pouvoir locales» se traduisent par des éliminations physiques tandis que les affrontements entre Maï Maï et soldats gouvernementaux vident des régions entières. C’est ainsi que depuis novembre 2005, dans le nord et le centre du Katanga, des dizaines de villages ont été incendiés et les récoltes pillées. Basée depuis huit ans au Katanga où elle était censée faire barrage à l’avancée des soldats rwandais et de leurs alliés locaux, la 63e brigade des FARDC a pris ainsi l’habitude de se payer en nature en exploitant par exemple les gisements de cassitérite de la région de Mitwaba. La Monuc évoque aussi le meurtre d’une vingtaine de personnes «exécutées sommairement par des Maï Maï pour le simple fait de détenir des cartes d'électeurs» et donc d’être considérées comme des traîtres, des partisans du régime Kabila.
En fait, l’appellation Maï Maï est un fourre-tout qui désigne aujourd’hui un ensemble de milices d’obédiences diverses. Pendant la guerre, le régime Kabila s’est servi de miliciens communautaires Maï Maï hostiles à tout ce qui, de près ou de loin, évoquait le Rwanda de Paul Kagame. De même, Kinshasa a armé et employé des brigades de soldats et de miliciens de l’ancien régime rwandais. Mais dans la perspective électorale de juillet prochain, les enjeux ont changé, au Katanga, comme ailleurs au Congo. Aujourd’hui, ce sont des milices politico-communautaires qui harcèlent les électeurs, la ligne de feu passant désormais entre les partisans de Joseph Kabila et ses adversaires, avec des particularités locales ici ou là. Dans cette nouvelle bataille, certains ont jeté l’éponge. Ils ne sont pas de taille à disputer un territoire commercial aux soldats gouvernementaux et l’enjeu politique leur échappe largement. C’est ainsi par exemple que la Monuc s’est félicitée le 12 mai de la reddition du «commandant Gédéon» qui sévissait jusque là à Mitwaba.

 

20 000 déplacés à Mitwaba

 

Kyungu Kasongo, alias Gédéon «s'est engagé à déposer les armes et à rejoindre le programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Il était accompagné d'environ 150 combattants, dont une majorité d'enfants», indique la Monuc. L’armée congolaise le traquait depuis des mois, il «a été placé sous la protection des casques bleus de la Monuc à Mitwaba, où il a demandé à rester quelque temps pour organiser le désarmement de ses troupes». «Plusieurs hauts responsables de l'armée avaient déjà réclamé sa tête mort ou vif. Ils l'auraient préféré mort, pour éviter qu'il ne révèle des informations sur des soutiens présumés dont il aurait bénéficié au sein de l'armée», ajoute un observateur de l'ONU. Gédéon ne servira plus de prétexte aux 3 000 soldats de l’armée gouvernementale chargés de la «pacification du Katanga» depuis novembre dernier. Mais il reste des miliciens politiques actifs et l’armée elle-même est un facteur d’insécurité avéré.
Prises entre deux feux et interdites de choix, les populations sont la proie d’un totalitarisme local qui prépare à sa manière le terrain électoral. Concernant le Katanga, toutes les organisations indépendantes prophétisent un désastre humanitaire qui s’installe dans la durée. A Mitwaba, à des centaines de kilomètres au nord de Lubumbashi, le chef-lieu provincial, un camp du HCR qui regroupe déjà au moins 20 000 déplacés voit arriver chaque jours entre 50 et 100 nouvelles personnes. Beaucoup d’autres se cachent en brousse. Face au désastre et à la situation très instables qui fragilise les circuits de distribution d’aide, le Programme alimentaire mondial (Pam) a même dû procéder à des largages de vivres.

 

Premiers secours tardifs

 

Il y a quelques jours, après des mois d’attente dans les marais de Kilumbe, aux abords du lac Upemba, des milliers de rescapés des rivalités locales ont vu arriver les premiers secours de la Croix-Rouge, 130 tonnes de bâches, d’ustensiles de cuisine et de matériel agricole péniblement acheminés par train et par bateau. Reste qu’aujourd’hui encore, les villages appartiennent aux 350 hommes des FARDC et les champs aux Maï Maï. Certains habitants ont survécu des mois durant sur des radeaux de branches, avec des feuilles pour litières tant la survie sur les rivages est improbable. Une fois les humanitaires repartis, nul doute que les prédateurs du cru disputeront aux villageois l’aide fournie aux 3 700 familles de la région lacustre.
La formation de la nouvelle armée congolaise n’est pas achevée. Le ciment national ne prend pas toujours entre les troupes et surtout les cadres militaires des anciens protagonistes de la guerre. Sur les 18 brigades initialement prévues, six seulement sont plus ou moins en état de marche, dans l'est du pays où les soldats se plaignent du versement irrégulier de leurs soldes. De leur côté, les 18 000 casques bleus de l’ONU (dont 12 000 basés à Kisangani) peinent à quadriller le pays et répugnent à s’interposer. Un bataillon pakistanais est attendu au Katanga. Avec ou sans lui, rien ne garantit des scrutins libres et sécurisés dans cette région où Kinshasa et son opposition sont aux prises. Mais plus largement, pour la majorité des 25,7 millions de Congolais qui se sont fait enregistrer, la situation de catastrophe humanitaire n’est pas un environnement électoral propice à l’exercice d’un libre choix.

par Monique  Mas

Publié par halfcrazy à 16:06:43 dans Congo | Commentaires (0) |

Congo, combat pour la vie... | 05 mai 2006

le sujet d'Envoyé Spécial de France 2 hier soir m'a bouleversé! voici l'entête du sujet:

Vue de Bukavu

Congo : un combat pour la vie
un carnet de route de Patrick Forestier

Christine et Karl Shuller vivent au Congo, un pays marqué par dix ans de guerre. Malgré le danger, ils n’ont jamais quitté Bukavu, en bordure du lac Kivu, qui marque la frontière avec le Rwanda.
Depuis le génocide des Tutsis au Rwanda, en 1994, et le repli ces miliciens et de l’armée hutue dans l’Est du Congo, la région n’a jamais connu la paix. Si Christine et Karl ont choisi de rester dans ce chaos, c’est parce qu’ils mènent un combat pour la vie : Christine tente de prendre en charge les milliers de femmes violées qu’elle a recensées dans la région et Karl se bat pour la préservation des gorilles des plaines orientales aujourd’hui en voie d’extinction.
Karl Shuller est Suisse Allemand, il est arrivé dans le Kiwu en 1983. Il avait 28 ans. Il est resté par amour de l’Afrique et de Christine, la fille d’Adrien Deschryver, un planteur belge qui fonda le parc de Kahuzi-Biega dans les années 70.

« Nous avons enregistré près de 10 000 cas de viols, affirme Christine. Les victimes sont âgées de 18 mois à 84 ans. On y dénombre des viols rituels. Violer des bébés ou de très vieilles femmes donnerait des forces surnaturelles… C’est un véritable fléau, une arme de destruction massive contre les populations de la République Démocratique du Congo», affirme Christine. «Avec le sida, nous assistons à la création d’une bombe à retardement… Je me dis toujours que c’est l’enfer au paradis et que si le diable est descendu sur  terre, il a commencé par chez nous» ajoute-t-elle.
Un film qui dénonce les massacres qui se perpétuent dans une guerre oubliée de la communauté internationale.

le viol: arme de destruction massive des populations locales. les femmes violées, les enfants non-désirés issus de ces viols en danger de morts, des rebelles rwandais qui sévissent dans l'impunité la plus totale, des populations affaiblis et terrorisées...  les gens viennent se battre chez nous, violent notre tranquilité, pourquoi??? pendant que les occidentaux et les asiatiques puisent dans nos réserves de pétrole, de diamants, de cuivre, de cobalt... les Nations Unis ne font pas grand chose... maintenant les populations sont sérieusement menacées par les pandémies, tel le sida. pauvre Congo!
en plus, les réfugiés rwandais qui sont au Congo depuis le génocide de 1994 demandent maintenant la nationalité congolaise, ce qui pose de véritables problèmes de stabilité politique... qu'adviendra-t-il???

Publié par halfcrazy à 13:54:56 dans Congo | Commentaires (1) |

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