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Mwana Mboka

qui sait lire et écrire a quatre yeux...

Gary Kikaya à Stuttgart... | 11 septembre 2006

Gary Kikaya (22), le meilleur athlète Congolais à l'heure actuelle, a terminé second en 44"10 derrière Jeremy Wariner (2) 44"00 et en plus en établissant un nouveau record de RDC et d'Afrique!!!

 

Le Congolais Gary Kikaya (G) et l'Américain Jeremy Wariner (C) lors d'une épreuve du Tour mondial d'athlétisme à Stuttgart le 3 septembre 2006

 

lumière sur...

 

Gary KIKAYA

Né le : 04/02/1978
Taille : 1m84 cm
Poids : 76 kg
Nationality : RD Congo
Specialité : 400m

Université : Tennessee


 


Palmarès de Gary KIKAYA
2004 Championnat du Monde Indoor; 400m; 3ème en 46"30 à Budapest

2006 Championnat d'Afrique; 400m; 1er

 

Gary Kikaya - article IAAF

Publié par halfcrazy à 21:01:04 dans Congo | Commentaires (1) |

Voyage au Congo: impressions de scrutin | 04 septembre 2006

Voyage au Congo: impressions de scrutin
lundi 31 juillet 2006



A l'école Molière de la Gombé, au centre de Kinshasa, certains électeurs sont arrivés à 6 heures pétantes, pour être sûrs de voter. Mais la majorité a commencé à affluer à partir de 9-10h, tout endimanchés, après la messe. Les Congolais ont voté massivement aux élections présidentielle et législatives, de dimanche, les premières réellement libres depuis l'indépendance.
Le lycée accueille une vingtaine de bureaux. "Nous avons prévu des unités de 350 inscrits, pas plus pour qu'il n'y ait pas trop de foule", explique un représentant de la Commission électorale indépendante. De fait, les électeurs, d'humeur joyeuse, ne patientaient pas plus d'une heure et demi sous l'oeul moqueur de Louis de Funès, immortalisé par une fresque murale. "Ça coule bien", constate avec satisfaction Papy Malundu Kapuita, président d'un bureau.


Dans cette circonsciption de Kinshasa I, les électeurs doivent choisir un président parmi les 33 candidats, comme partout ailleurs dans le pays. Mais ils sont aussi censés cocher un seul nom sur 885. Le bulletin de vote à la députation tient sur 6 pages agrafées format A1 (60x80 cm). C'est un vrai casse-tête: les isoloirs en carton sont trop petits pour poser les feuilles à plat, il n'y a pas assez de lumière, faute d'électricité: de nombreux électeurs, ne sachant lire, se fient aux photos des candidats. D'autres arrivent avec un petit bout de papier pour ne pas se trompre: numéro tant page tant.


Dès 11 heures du matin, il faut amener de nouvelles urnes, tant le buletin, une fois plié en quatre, est volumineux. Pour distinguer les deux scrutins, les bulletins et les urnes destinés à la présidentielle sont en orange. Une fois effectués ses deux votes, l'électeur repart, non sans avoir trempé le pouce dans un flacon d'encre indélébile.


Dans le quartier populaire de Matongué, la plupart des électeurs sont trop jeunes pour avoir voté. "Sous Mobutu, se souvient Charles, un vieux "papa", il n'y avait que deux bulletins: un rouge, un vert. On vous donnait le vert. Rouge, ce n'était pas possible. A midi, tout était fini."
Il avait participé au "plébiscite" de 1984. En 1993, les 5000 délégués de la Conférence nationale souveraine avaient élu Etienne Tshisekedi, le président du parti d'opposition UDPS, au poste de Premier ministre. C'était jusqu'à présent la seule expérience de démocratie indirecte.


Cette fois-ci, l'UDPS a appelé au boycott, jugeant ces élections truquées et jouées d'avance en faveur du président sortant Joseph Kabila. La consigne n'a pas été suivie. Même le quartier de Limete, le fief de Tshisekedi, on a voté. Il avait donné des consignes pour ne pas empêcher le vote. A côté de sa maison, des militants menacent mais sans grande conviction: "Si Kabila passe, ça sera l'Irak ou l'Afghanistan ici. Il est votre candidat à vous les Blancs de la communauté internationale et surtout de l'Union européenne. Nous ne sommes pas des macaques: dites aux Français, aux Américains et aux Belges que les Congolais vont se prendre en charge tous seuls. Partez et cessez de nous exploiter! "


Une vieille dame sortant d'un bureau, à qui l'on demandait ce quelle attend de ces élections, répond du tac au tac: "Tout!" Son voisin, Badi Bonga Ngoy, métier "débrouillard", attend son tour sur un banc d'écolier: lui attend un travail. Il croit en la démocratie: "Sous Mobutu, la dictature régnait, tu pouvais être soumis à la torture si tu ne votais pas pour lui. Nous ne voulons pas que ces élections nous ramènent à la case départ." Il ne dit pas pour qui il va voter mais une chose est sûre, contre Jospeh Kabila, le président sortant.


A 11 heures, Jean-Pierre Bemba, le grand rival de Kabila, arrive pour voter au lycée Bosangani. Chemise blanche, il est accompagné de sa femme. Ses supporters l'acceuillent en faisant le V de la victoire, un référence aussi à son numéro sur la liste des 33, le 2. En sortant, il dit qu'il a "bon espoir". "C'est un jour important pour le Congo, pour que naisse enfin un nouveau Congo. Quand on lui demande comment il réagirait s'il n'était pas au second tour, il éclate de rire: "ce serait un miracle!"


Dans le quartier populaire de Mombele, le scrutin se déroule sans heurt. Quelques électeurs se plaignent de n'avoir pu voter car le numéro de leur carte électorale correspond à un autre nom. Ailleurs dans le pays, selon Radio Okapi, des déplacés se plaignent de ne pouvoir voter là où ils se trouvent et non là où ils sont enregistrés. Mais globalement, aucun incident notable n'est à déplorer, sauf l'incendie d'un bureau à Kinshasa et la destruction de matériel électoral à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï.


Avec près de 24 millions d'électeurs répartis sur un pays grand comme 4,5 fois la France, sans voie de communication, 1080 tonnes de bulletins de vote, des bulletins géants et deux scrutins à la fois, ces élections sont un casse-tête logistique pour les Nations unies qui les organisent, en coordination avec la Commission électorale indépendante, et l'Union européenne qui les finance..
Quelque 50000 observateurs de toutes obédiences ont supervisé les 50000 bureaux de vote Et 100000 hommes, - 80000 policiers locaux, 17000 Casques bleus de la Monuc et 800 soldats franco-allemands de l'Eufor -ont été mobilisés pour l'occasion.


Puis débutera le comptage, le plus souvent à la lumière de lampes à pétrole. "Personne n'a prévu de nous amené de l'eau ou à manger, se plaint une agente électorale. Certains d'entre nous sont là depuis samedi et ne finiront pas avant demain midi." Un marathon. Des premières estimations seront connues dès ce soir, grâce à l'envoi des décomptes locaux par SMS, mais il faudra attendre trois semaines pour les résultats définitifs.


C.A.

Publié par halfcrazy à 20:23:51 dans Congo | Commentaires (0) |

Elections en RDC... suite... | 25 août 2006

eh bien après l'annonce des résultats du premier tour (Kabila 45%, Bemba 23%) des émeutes ont éclatées dans les rues de Kinshasa, opposant l'armée de Kabila et les supporters de Bemba. entre tirs et échauffourées, le bilan s'èlève à une vingtaine de personnes tuées. maintenant que les rues sont calme, la vie reprend plus ou moins normalement mais l'atmosphère reste tendue. le second tour des élections aura lieu en octobre prochain...


 


Publié par halfcrazy à 14:29:22 dans Congo | Commentaires (0) |

Dikembe Mutombo Hospital | 16 août 2006

 
Dikembe Mutombo a inauguré l'ouverture d'un centre hospitalier et de recherche Biamba Marie Hospital à Kinshasa, financé par sa fondation (29 millions de dollars dont 15 de sa poche et le reste récolté auprès de ses amis de la NBA et d'âmes généreuses...).
 
 

Publié par halfcrazy à 16:52:59 dans Congo | Commentaires (78) |

Risque de collision entre poids lourds | 05 août 2006

Le carnet de Colette Braeckman
Risque de collision entre poids lourds

Mercredi 2 Août

 

Pour les shégués (enfants de la rue) du rond point Victoire, la cause est entendue. A la volée, ils distribuent un feuillet photocopié à la hâte, avec des chiffres impressionnants : à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba l'emporterait avec 70% des suffrages, contre 20% à Joseph Kabila ; le « chairman » ferait 80% dans l'Equateur, 60% dans le Bandundu, où il se partagerait la victoire avec le patriarche Antoine Gizenga, dont les partisans menacent de reprendre le maquis si leur leader n'était pas élu et où Kabila est inexistant!

 

Jean-Pierre Bemba


  

Ailleurs dans la cité, cet engouement pour Bemba se confirme : près du marché de la Liberté, sur la route de l'aéroport, les résultats affichés devant le bureau de vote de Bethanie ont été arrachés comme des trophées et les chiffres recopiés sur un simple carton. Ils assurent que Bemba a emporté 920 voix, contre 471 à Gizenga et 329 à Kabila.

Au siège du Mouvement pour la libération du Congo, on n'hésite pas à confirmer et amplifier ces résultats très partiels enregistrés dans la capitale, assurant que Bemba, avec 60% des bulletins dépouillés, mènerait désormais la course en tête et pourrait même espérer la majorité absolue au premier tour ! Assis devant leur parcelle en ce jour de congé (c'est la fête des parents) des hommes désoeuvrés mais bavards confirment leur adhésion à Bemba : ils aimaient Kabila père, qui leur a offert le grand Marché de la Liberté, mais assurent qu'ils ne connaissent pas le fils.

 

Antoine Gigenza


 

Il ne faut pas attendre longtemps pour que défile la litanie des accusations dont le président est l'objet. « Un étranger, responsable de la mort de son père, une créature des Blancs, un homme qui n'a rien fait pour une capitale qu'il ignore et méprise, qui ne parle même pas le lingala ». Et les titis kinois assurent que lorsqu'il prononce le mot « élection », eux, ils entendent « érection », à la mode rwandaise.

D'où viennent ces rumeurs, devenues articles de foi à force d'avoir été indéfiniment répétées? Tous assurent que c'est la télévision de Bemba qui leur a expliqué tout cela, et aussi le vice-président lui-même, au fil de ses discours de campagne...Et de promettre, avec des accents bravaches, que Kabila ne sera jamais accepté dans la capitale et que beaucoup d'hommes sont prêts à faire usage d'armes qui leur ont été distribuées... Fanfaronnade, vantardise ? Comment le savoir avant qu'il ne soit trop tard ?

Le problème, c'est qu'en face aussi, les accents sont à la fois martiaux et triomphalistes. Le « camp Kabila » est galvanisé par les scores « soviétiques » enregistrés dans l'Est du pays : à Bukavu, Uvira, et même Masisi ou Goma, l'adhésion au chef de l'Etat dépasse les 90%.

A tel point que les Tutsis congolais, constatant que leurs représentants n' ont pratiquement obtenu aucun suffrage, sont déjà en train de traverser la frontière vers le Rwanda ou le Burundi, comme s'ils voulaient se mettre à l'abri. D'ailleurs, à Bukavu, la fête a déjà commencé : lundi, jusque tard dans la nuit, les voitures ont tourné dans la ville, la bière a coulé à flots.

 

Joseph Kabila


 

Il y a eu de la musique et des chants, tout les Kivutiens étant persuadés que grâce à leur soutien sans faille au chef de l' Etat une victoire au premier tour lui était assurée. Dans l'entourage du président, on se veut plus prudent. On prêche la réserve, on accuse les gens de Bemba d'enflammer les esprits en proclamant trop vite la victoire et en dénonçant, en cas d'échec, d'éventuelles tricheries.

On assure ne vouloir se fier qu'à la froide réalité des chiffres. Tout en ajoutant, l'air de ne pas y toucher, que Kinshasa n'a pas connu la guerre, mais que, en cas de troubles, tout sera fait pour rétablir l'ordre, par la force s'il le faut. Autrement dit, la transition, l'époque du partage du pouvoir sur une base « consensuelle » est révolue et cette « bataille des chiffres » pourrait bien se terminer par un choc frontal.

C'est donc le temps des arbitres, le moment où, rentrées du terrain, les diverses missions d'observation publient leurs conclusions. Un communiqué commun, publié par les observateurs européens, ceux des pays d'Afrique australe et des Etats d'Afrique centrale, ne prend aucun risque : plus petit commun dénominateur entre des Européens excessivement prudents et des Africains qui auraient voulu utiliser le mot « succès » il se contente de féliciter le peuple congolais pour sa participation et à exhorter les candidats à respecter le choix qui aura été exprimé.

 

Pierre Buyoya


 

Vieux routier de la politique africaine, l'ex-président burundais Pierre Buyoya, refuse de se montrer alarmiste, mais il laisse entendre que, quelle que soit la réalité des chiffres, un deuxième tour permettrait aux deux rivaux de s'affronter à la loyale...

Quant aux ONG congolaises qui, depuis des années, ont assuré la formation civique de la population, elles se préparent à affronter la minute de vérité. Car si Kinshasa s'embrase sur base de rumeurs et de manipulations, l'immense travail mené à la base n'aura servi à rien...

Publié par halfcrazy à 14:21:47 dans Congo | Commentaires (0) |

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