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Mwana Mboka

qui sait lire et écrire a quatre yeux...

Xavier Carter, Something Like A Phenomenon... | 26 juillet 2006



 


ce mec est un phénomène. en 70 ans de compétition NCAA, ça n'était jamais arrivé! il entre dans l'histoire en étant le premier athlète à décrocher 4 titres universitaires la même année avec le 100m, le 400m, le 4x100m et le 4x400m. c'est du jamais vu, vu le temps réduit de récupération auquel il a eu droit! il risque de faire des ravages dans le circuit pro... il a déjà signé! 

voyons un peu sa carte d'identité:


 




 


XAVIER CARTER

Height: 6-3 (1.90m) / Weight: 170 (77kg)
PR: 100m – 10.09 (2006); 200m- 19.63 (2006); 400m- 44.53 (2006)
Born: December 8, 1985
Current Residence: Baton Rouge, La.
High School: Palm Bay (Melbourne, Fla.) HS ‘04
College: Louisiana State ‘08
Coach: Dennis Shaver
Club: Nike


Career Highlights: 2006 NCAA Outdoor 100m, 400, 4x100m relay & 4x400m relay champion; 2005 NCAA Outdoor 200m runner-up; 2005 NCAA Outdoor 4x400m relay champion (anchor leg); 2006 NCAA 400m champ & 200m runner-up



 




 


2006: NCAA 400m champion, 200m runner-up (45.28, 20.30)...NCAA outdoor 100m and 400m champion (10.09, 44.53)...1st in 4x100m and 4x400 at NCAA Outdoors (38.44, 45.6)...NCAA Indoor 400m champ (45.28)...NCAA Indoor 200m runner-up (20.30)...1st at Lausanne GP 200m (19.63PR)
2005: 9th at USA Outdoors (20.71)...NCAA Outdoor runner-up (20.08)...SEC Outdoor champion (20.16)...1st at NCAA Mideast Regional (20.02PR)...ranked #6 in world, #4 U.S. by T&FN...best of 20.02.
2004: Bests of 10.50, 20.72, 45.44.
2003: Bests of 10.38, 20.69, 45.88.
2002: Bests of 10.52w, 21.02, 46.90
2001: Best of 46.95

Publié par halfcrazy à 16:48:36 dans Track&Field | Commentaires (0) |

Plantain!!! | 20 juillet 2006



 


this is one of the greatest things to eat on earth this and chocolate maybe... and a few other things. u give me this and i'll love u forever!

Publié par halfcrazy à 19:23:20 dans Divers | Commentaires (0) |

Jamel Comedy Club!!! | 20 juillet 2006

Jamel Debbouze, maître de cérémonie à la Martin Lawrence


 


Jamel Comedy Club


 


cette émission créée sur une idée de Jamel Debbouze qui deviendra culte, j'en suis sûre, me fait étrangement penser au Def Jam Comedy Club de notre ami Russell Simmons. en tout cas c'est très drôle!! diffusée la samedi soir à 20h et rediffusée la semaine, je vous invite vivement à regarder si vous avez Canal+ biensûr!


 


je ne les ai pas tous vus mais pour l'instant voilà mes préférés:


 


Noom


 


Thomas Ngijol


 


 


 Fabrice Eboué


 

Publié par halfcrazy à 14:11:36 dans Divers | Commentaires (82) |

Elections en RDC... | 20 juillet 2006

Elections en RDC

Les observateurs sud-africains à Kinshasa

Par  Le Potentiel

 

Le gros des observateurs sud-africains des élections prévues pour 30 juillet prochain en République démocratique du Congo (RDC) est arrivé hier mercredi 18 juillet 2006, à Kinshasa, rapporte l'Agence France presse (AFP) citant le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Aziz Pahad, qui a annoncé la nouvelle le mardi dernier à Pretoria.

 

Charles Nqakula


 

Le groupe est conduit par le ministre sud-africain de la Sécurité, Charles Nqakula. Il a rejoint une petite équipe d'observateurs déjà sur place, portant leur nombre à cent vingt-huit, a expliqué M. Pahad.

 

Aziz Pahad


 

Selon la source, le ministre Nqakula ne restera pas nécessairement en RDC. Il y reviendra selon les besoins, a-t-il précisé. Il a indiqué, par ailleurs que la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), regroupant quatorze pays, dont la République démocratique du Congo, déploiera également deux cents observateurs, et l'Union Européenne (UE) devant en envoyer soixante-dix.

Aziz Pahad a, par ailleurs, rappelé s'être rendu la semaine dernière en RDC avec une délégation de la SADC qui, selon lui, a reçu l'assurance que les troupes de la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo (MONUC) pourraient résoudre n'importe quel problème qui se présenterait.

 

le Président de la République Démocratique du Congo actuellement en exercice, Joseph Kabila


 

Interrogé au sujet de l'attitude des Congolais sur les prochains scrutins, Aziz Pahad déclaré que «nous avons eu l'impression que malgré le peu d'infrastructures et l'inexpérience des Congolais dans le processus électoral, ils sont très, très désireux de voter». Et de conclure : «Donc, nous n'accepterons aucun appel à repousser les scrutins. Les élections doivent être libres, transparentes et les perdants devraient accepter les résultats.»

Signalons que les élections présidentielle et législatives prévues le 30 juillet 2006 en République démocratique du Congo seront les premiers scrutins libres depuis l'accession du pays à l'indépendance. Elles doivent mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 après une guerre régionale de près de cinq ans.

SYLVAIN KAPUYA

Publié par halfcrazy à 13:36:59 dans Congo | Commentaires (0) |

Des nouvelles du Congo... | 18 juillet 2006

à quelques jours des élections présidentielles au Congo-Kinshasa le 30 juillet prochain, voyons l'ambiance qui règne dans le pays et prions pour que ces élections se passent bien et ramènent un peu de stabilité dans le pays...

 

 

Congo-Kinshasa: La marche du " C.19 " et du " FDC " réprimée dans le sang


Le Phare (Kinshasa)

12 Juillet 2006
Publié sur le web le 12 Juillet 2006

Dom
Kinshasa

La marche pacifique organisée sur l'initiative du Cartel de 19 présidentiables qui réclament le gel de la campagne électorale pour vider toutes les irrégularités relevées dans le processus électoral et des partis politiques membres du Front pour la Défense du Congo (FDC) s'est arrêtée aussitôt après le coup d'envoi, dans le périmètre des buildings Onatra et Gecamines. Explication : plusieurs unités de la police (UPI, PIR, PNC) ont été déployées pour bloquer à tout prix la progression des manifestants qui devaient converger vers le Palais du Peuple pour un meeting suivi d'un sit-in de trois jours ( du 11 au 13 juillet).

Un long round d'observation C'est à 9 heures que la marche devait commencer conformément au programme. Cependant, toutes les voies à emprunter par les marcheurs étaient bouclées par les hommes en uniforme. Pendant plus de deux heures, on a assisté à un round d'observation entre les manifestants et les éléments de la police superbement armés et équipés de l'arsenal anti-émeutes. Les deux camps ont continué à se défier à distance jusqu'à l'arrivée des leaders politiques de l'opposition qui devaient occuper les premières lignes. Effectivement, les gros calibres de l'organisation qu'on attendait se sont finalement annoncés. Du côté des présidentiables, on a vu Vincent Lunda Bululu, Gérard Kamanda wa Kamanda, Roger Lumbala,etc. Les partis membres du FDC étaient représentés par Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba, Gabriel Mokia.ainsi que bon nombre de cadres de l'UDPS.

Soulignons qu'en attendant l'arrivée de leurs leaders, les combattants s'étaient positionnés le long du boulevard du 30 juin, particulièrement dans le rayon compris entre les Galeries présidentielles et l'immeuble Gecamines. Le plus grand rassemblement était observé devant le siège de la Gecamines, au niveau du croisement du boulevard du 30 juin et de l'avenue Luambo Makiadi.

Répression violente et sanglante Dès les premières colonnes des marcheurs ont tenté de s'engager sur le boulevard du 30 juin, une véritable pluie de grenades lacrymogènes et de balles réelles s'est déversée sur elles. Manifestants, journalistes et cameramen tant nationaux qu'internationaux, passants. personne n'a été épargné.

Plusieurs personnes sont tombées soit sous l'effet des gaz lacrymogènes, soit sous celui des balles, des matraques et crosses. Le sang a coulé à flots ! La chasse à l'homme était si serrée que de nombreux manifestants n'ont pu trouver leur salut que dans la fuite. Voilà comment s'est terminé l'épisode d'une marche qui se voulait pacifique.

Les événéments vus par les organisations de défense des droits de l'homme

L'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO) est vivement préoccupée par la répression faite par les éléments de la Police à l'endroit des manifestants de la marche organisée par l'opposition politique et les 19 candidats aux élections présidentielles le mardi 11 juillet 2006.

En effet, les militants de l'opposition politique et les. 19 candidats aux élections présidentielles qui ont exigé 1e gel de la campagne électorale sont descendus sur le boulevard du 30 juin pour exprimer leur hostilité au processus électoral en cours.

Vers 9h00 du matin, aux environs de la Gare centrale, une dizaine des manifestants ont été brutalisés par les éléments de la police qui ont arraché les banderoles de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

En réaction, les autres nombreux militants ont brandi d'autres banderoles de plusieurs partis politiques à savoir UDPS, Mouvement Populaire de la Révolution/fait privé (MPR/FP), Forces Novatrices pour l'Union et la Solidarité (Fonus), PNRD, Mouvement de Libération du Congo (MLC) et même l'ancien drapeau de la République du Zaïre.

Devant cette confusion les éléments de la police (Inspection de la Police de Kinshasa (IPKin), Unité de la Police Intégrée (UPI), Police d'Intervention Rapide (PIR) ont commencé à disperser les manifestants avec des gaz lacrymogènes au niveau du siège central de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Des tirs à balles réelles ont été aussi signalés

Il ressort du rapport obtenu les cas çi-après :

- Un cas de décès, un homme non autrement identifié, abattu par un élément de service de gardiennage « DSA »non loin de l'Ambassade de la France;

- Six cas de blessés dont trois non autrement identifiés et amenés par la jeep de la police et les trois autres dont: - Monsieur Didier BONGEYA Isekwanda, militant de l'UDPS, résidant sur l'avenue Maimpili n° 106, quartier Mombele dans la Commune de Limete; blessé par balles et a perdu tous ses doigts; - Monsieur Papy, non autrement identifié; - Monsieur Jean Jacques, journaliste de Radio Télé Luxembourg (RTL).

- Plusieurs cas d'arrestations et embarqués dans les véhicules de l'I.PKin; - Le major KANYAMA, s'est vu arraché son revolver par les manifestants et retrouvé par la suite; - Quelques dirigeants politiques ont été étouffés par le gaz lacrymogène dont : Jean Claude MVUEMBA . Christian BADIBANGI ; . KIBONGE; . Anatole MA TUSILA ; - Kamanda Wa Kamanda ; - Jean Baptiste BOMANZA ; - Gabriel MOKIA, - Roger LUMBALA, - LUNDA Bululu, - Franck DIONGO, qui est hospitalisé à l'hôpital général de Kinshasa - NDAYE (manifestant), tabassé et conduit au Centre hospitalier Medicis à côté de l'Hôtel Memling.

Par ailleurs; l'Asadho rappelle qu'en date du 30 juin 2006 à Matadi dans la Province du Bas-Congo, les adeptes de Bundu dia kongo qui sortaient d'une retraite de prière en dansant et chantant ont été pris en étau par les éléments de la police nationale qui n'ont pas hésité à ouvrir le feu. Cet incidence avait occasionné plusieurs pertes en vies humaines.

A cette même date à Kinshasa, plusieurs personnes ont été arrêtées par les éléments de la Police nationale.

L'Ashado dénonce vivement le manque criant d'encadrement pacifique des manifestations politiques dans le chef des éléments de la police.

Elle demande instamment que les éléments de la Police qui sont à la base de ces répressions soient déférés devant les juridictions militaires.

Fait à Kinshasa, le 11 juillet 2006 Amigo Ngonde Funsu Président

 

 

Congo-Kinshasa: Global Witness dénonce la fraude à grande échelle dans les mines au Katanga


13 Juillet 2006
Publié sur le web le 12 Juillet 2006

Amedee Mwarabu Kiboko
Kinshasa

Le récent rapport de Global Witness ne vient que confirmer la cacophonie qui a élu domicile dans l'exploitation des ressources naturelles de la RDC, ces dernières années. Cette Ong britannique note et démontre, dans une enquête dans les mines de cuivre et de cobalt du Katanga, l'existence d' « une corruption profonde » entretenue par les responsables politiques. En même temps, Global Witness dénonce l'exploitation, d'un autre âge, des creuseurs artisanaux par les négociants et les sociétés d'exportation des minerais du secteur formel. Le vote utile aux élections du 30 juillet prochain reste l'alternative pour le peuple de mettre des dirigeants responsables et épris de l'intérêt supérieur des Congolais et de la RDC, estime cette Ong. Cette recommandation sera-t-elle suivie ?

La responsable en République démocratique du Congo de l'Ong britannique Global Witness, Carina Tertsakian, a présenté, lors d'une conférence de presse tenue mercredi 12 juillet au Centre paroissial Notre Dame de Fatima, le rapport publié le 5 juillet dernier par cette Ong britannique sur la fraude et les abus commis dans les mines de cuivre et de cobalt dans la province du Katanga. Ce rapport intitulé « Une profonde corruption » met à nu les méthodes et autres pratiques « officieusement instituées » aussi bien par les sociétés du secteur formel d'exploitation des mines que par les agents des organes de contrôle et de perception des droits et taxes de Etat sur ces minerais. « L'Industrie minière du cuivre et du cobalt au Katanga reste en proie aux pratiques frauduleuses, aux abus et à des actes d'ingérence politique ». C'est le constat fait part Global Witness à l'issue d'une enquête menée sur le terrain au Katanga et en Zambie, pays voisin à cette province, entre 2005 et 2006 .

Dans les faits, l'enquête révèle l'existence d'un comportement quasi systématique reposant sur l'exportation illicite de minerais par la frontière entre la RDC et la Zambie. Il est même noté expressément dans ce rapport que les représentants du gouvernement et des forces de sécurité choisissent soit de fermer les yeux sur le certificat d'exportation faux ou inexacts, soit d'agir de connivence avec les sociétés de négoce pour les aider à se soustraire aux procédures de contrôle. Ainsi, de grosses quantités de minerais quittent le pays sans avoir été déclarées, d'où une perte importante pour l'économie congolaise. En revanche, « des gains considérables sont réalisés par un petit nombre d'acteurs politiques puissants ». Global Witness met même en doute l'arrivée en masse de sociétés étrangères au Katanga depuis 2004. Ces sociétés naissantes donnent plutôt à l'élite politique des possibilités accrues de s'enrichir, selon Global Witness.

La tragédie des mineurs locaux

Selon Global Witness, des représentants du gouvernement et des forces de sécurité prélèvent une « commission » à chaque étape du processus, extorquant de manière systématique des paiements aux creuseurs artisanaux. Ceux-ci gagneraient, d'après cette ONG à peine 2 à 3 dollars par jour tout au plus. Aussi, les négociants qui sont des intermédiaires entre les creuseurs artisanaux et les sociétés d'exploitation minière subissent aussi ces tracasseries des agents commis au contrôle dans ces zones minières. A ceci, l'Ong britannique fait cas des conditions de travail difficile dans lesquelles exercent ces creuseurs dans les mines artisanales non sans compter « l'absence totale des mesures de sécurité et du refus du gouvernement tout comme des entreprises d'assumer une responsabilité à l'égard de la santé et de la sécurité de ces milliers de creusseurs artisanaux ». De nombreux cas de décès ont été enregistrés mais plusieurs accidents passent inaperçus, dans l'anonymat et dans l'ind ifférence des autorités locales, note Global Witness. Ici, les sociétés de négoce sont particulièrement pointés du doigt par cette ONG du fait qu'elles travaillent avec les creusseurs qui extraient des minerais dans des conditions sub-humaines, guettant la mort en permanence par les éboulements.


On n'est pas sorti du tunnel

 

Au nombre de recommandations les responsables de Global Witness demandent notamment au prochain gouvernement issu des élections voulues libres, démocratiques et transparentes, la mise en oeuvre des mesures susceptibles d'éradiquer la corruption, le renforcement des contrôles des exportations, l'amélioration des conditions de travail dans les mines artisanales ou encore l'accroissement de la transparence et de équité des contrats miniers. Cette Ong internationale en appelle aussi aux bailleurs de fonds d'influer pour la mise en place des mécanismes de gestion transparente des ressources du pays.

Il sied d'indiquer cependant que ce rapport vient une fois de plus confirmer les conclusions auxquelles sont parvenus d'autres enquêteurs, notamment le rapport de la Commission Lutundula qui n'a jamais été débattu à l'Assemblée nationale ou encore celui de Niza sur l'exploitation minière notamment au Katanga. A l'analyse, le problème est complexe et implique aussi bien la responsabilité des acteurs politiques congolais actuellement dans les institutions et des multinationales qui généralement soutiennent les acteurs politiques au pouvoir.

 

 

Congo-Kinshasa: un journaliste abattu

NOUVELOBS.COM | 09.07.06 | 07:59

Mwamba Bapuwa, qui travaillait pour Jeune Afrique Economie, a été tué à son domicile.

Un journaliste a été abattu à son domicile par des hommes armés au Congo-Kinshasa dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 juillet, ont annoncé plusieurs organisations pour la défense de la presse.
Mwamba Bapuwa, qui était âgé de 64 ans et qui travaillait pour la revue Jeune Afrique Economie, a été abattu d'une balle dans la jambe et est mort d'une hémorragie à un hôpital de la capitale, Kinshasa, selon Donnat Mbaya, président de l'organisation Journalistes en danger.
Selon Reporters sans frontières (RSF), les témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que "trois hommes armés, dont deux habillés en civil et le troisième portant un pantalon militaire" s'étaient introduits dans le domicile du journaliste, dont le corps a été retrouvé peu après 2h.

Elections

Bapuwa, qui travaillait également pour le quotidien de l'opposition Le Phare, avait été victime d'un braquage en mars et reçu plusieurs menaces concernant le contenu de ses articles, selon John Richard Kasonga Tshilunde, président du syndicat congolais des journalistes.
Ce meurtre intervient à quelques semaines de l'élection présidentielle du 30 juillet, le premier scrutin en RDC depuis 40 ans.
En novembre dernier, le journaliste Franck Kangundu et son épouse avaient été assassinés devant leur domicile par des hommes armés, rappelle RSF dans un communiqué. (AP)

 


EUROPE-RDC: La longue marche, du pillage au maintien de la paix
Petar Hadji-Ristic

BRUXELLES, 8 juin 2006 (IPS) - Une malédiction ou une bénédiction? Des diamants, de l'or, du cobalt, du cuivre et plusieurs autres ressources minières précieuses font de la République démocratique du Congo (RDC) l'un des pays potentiellement les plus riches en Afrique. Mais la cupidité en a fait un cimetière de pillages.

Aujourd'hui, une large opération de maintien de paix des Nations Unies est en place pour aider à donner à la nation une meilleure chance à travers la première véritable élection en plus de 40 ans, prévue pour se dérouler à la fin de ce mois.

Moins de la moitié du 'groupe de bataille' de l'Union européenne (UE), fort de 2.000 hommes -- quelque 800 hommes -- sera en fait au Congo lorsque 25 millions d'électeurs iront aux urnes le 30 juillet. La plupart de ces soldats seront campés à leur 'base-avancée' à l'aéroport de N'Dodo à Kinshasa, la capitale du Congo.

Le principal contingent de l'UE, fort de 1.200 soldats, sera à deux heures de vol à Libreville, la capitale du Gabon. En Europe, il y aura une réserve stratégique de 800 soldats français.

''La visibilité, la crédibilité et la dissuasion' étaient les trois mots précis que le général allemand Karlheinz Viereck a utilisés pour les objectifs de sa mission au Congo, à une conférence de presse à Berlin. Son but, a-t-il souligné, était d'appuyer une ''élection propre et régulière'' au Congo. ''Nous disposons de forces appropriées, aux bons endroits et au bon moment''.

Sur une base militaire située de façon idéale hors de Potsdam, pas trop loin de Berlin, le général montrait son quartier général opérationnel high-tech aux journalistes et à Javier Solana, le haut diplomate de l'UE. En face de trois grandes cartes murales éclairées du Congo, lui et ses hommes assis devant des écrans d'ordinateurs coordonneront la mission lointaine appuyant les 17.000 soldats de maintien de paix de l'ONU dans un pays de la taille de l'Europe occidentale -- soit sept fois plus grand que l'Allemagne.

Mais tout le monde n'est pas impressionné. L'opération n'est qu'un simple exercice 'superficiel', a déclaré Timothy Raeymaekers, chercheur au Groupe de recherche sur les conflits à l'Université de Gand en Belgique, et spécialiste de l'Afrique centrale.

''Cela ne va pas régler la situation actuelle -- l'une des plus sérieuses dans le monde aujourd'hui. Les gens n'ont toujours pas la sécurité. Au cœur de la crise, se trouve une crise politique''.

Pendant ces trois dernières années, les Congolais ont eu un gouvernement de transition, après près de 10 ans de guerre. Le conflit a commencé en 1996 avec un mouvement rebelle conduit par Laurent-Désiré Kaliba qui a renversé le général Mobutu Sese Seko, un despote corrompu.

Un gouvernement de transition comprenant deux mouvements rebelles a été mis en place en 2003 avec le fils de Kabila, Joseph, à sa tête.

''Il y a eu beaucoup de bavardages sur les 'saboteurs de la paix' au Congo'', a souligné Raeymaekers. ''En réalité, c'est le gouvernement de transition et l'armée qui partageaient avec ces 'saboteurs de la paix' un intérêt à maintenir un climat de peur, pour leur profit économique''.

Le pillage provenant de l'exploitation minière illégale par des autorités gouvernementales et des milices irrégulières ''se chiffre en milliards par an'', a-t-il indiqué. ''C'est de l'argent qui doit être utilisé au profit des populations congolaises''.

Comme les élections approchaient, la situation sécuritaire s'est en fait détériorée, affirme Raeymaekers. ''En termes de victimes directes, la situation pourrait être pire aujourd'hui qu'il y a trois ans lorsque le gouvernement de transition a été formé''.

En janvier dernier, le 'International Rescue Committee' (Comité international de secours) estimait que 38.000 personnes mourraient toujours chaque mois de causes liées à la guerre. Près de quatre millions sont mortes depuis le début du conflit.

Des travailleurs humanitaires revenant des provinces troublées de l'est, riches en ressources minières, confirment qu'il y a un conflit qui couve plus que jamais.

''C'est si frustrant. Il y a une initiative locale pour construire quelque chose, et ensuite trois semaines plus tard, des troupes gouvernementales ou des rebelles, arrivent pillant, violant et laissant tout en cendres'', déclare Michaela Raab d'Oxfam, après une récente visite dans la province du Sud-kivu, frontalier avec le Burundi.

''Partout où vous allez dans l'est, vous voyez des signes de malnutrition, en particulier parmi les enfants'', souligne Raab. ''Cela signifie que la résistance aux maladies courantes est faible. Mais la situation des soins de santé du Congo est effroyable et il y a peu de médicaments''.

Plus de trois millions sur les 60 millions de Congolais dépendent maintenant de l'aide alimentaire de l'ONU.

L'un des besoins post-électoraux les plus pressants du Congo est pour les agences humanitaires d'avoir le courage de dépenser davantage sur des projets de développement pour reconstruire l'infrastructure du pays et fournir des emplois à sa population jeune, indique Raeymaekers. Mais une fois encore, ceci s'attaque à la question non résolue de la sécurité. ''Aussi longtemps que la sécurité fera défaut, nous ne pourrons offrir que l'aide humanitaire'', ajoute Raab.

Malgré l'insécurité, des millions de personnes devraient sortir pour aller voter dans quelque 50.000 bureaux de vote.

''Les gens sont manifestement enthousiastes à l'idée d'y prendre part'', affirme Annetta Weber du Réseau œcuménique pour l'Afrique centrale qui a parcouru de long en large le Congo et est en contact avec un vaste réseau d'églises, de groupes civiques et d'organisations de droits humains dans le pays.

''Cette élection est une étape importante. Actuellement, il manque du temps pour la structure actuelle imposée. Il y a réellement un espoir que les choses vont changer maintenant, que les armes vont finalement être abandonnées''.

Mais elle ajoute avec prudence que les espoirs de changement pourraient être anéantis.

''Il y a un intérêt international de profits que l'actuel mécanisme de pillage reste en place. Il y a un nombre important de personnes qui détournent les ressources du Congo. Tout ceci a été exposé dans des rapports que vous pouvez lire sur Internet. Il y a l'élite gouvernementale, toutes sortes de firmes européennes, un grand nombre d'entreprises africaines, et des pays voisins. C'est un vaste réseau qui profite de l'exploitation''.

Weber, qui travaille avec un réseau de 58 groupes européens faisant pression pour le Congo, croit qu'un acquis positif de l'envoi de troupes européennes sera un intérêt public accru pour le Congo. Ceci pourrait donner lieu à des pressions pour exiger la transparence de la part de sociétés faisant le commerce de ces métaux rares comme le coltan, la 'poudre magique' des appareils électroniques, et le germanium utilisé dans les satellites, les télécommunications et l'équipement militaire.

Le Congo possède 80 pour cent du coltan mondial, une ressource stratégique, sans laquelle le quartier général opérationnel de l'UE à Potsdam ne serait probablement pas opérationnel.

''Le consommateur peut dire 'oui', j'aime bien utiliser mon téléphone portable et ma station de jeu, mais je ne veux pas particulièrement être complice de l'utilisation des enfants soldats comme ouvriers esclaves dans des mines dont sont extraits les métaux, et du pillage des ressources d'un pays'', souligne Weber.

''Je pense que ceci maintient un lien avec les jeunes gens en Europe. Le changement intervient toujours lorsque des gens s'engagent''.

Pour Raeymaekers, les élections offrent une opportunité pour l'émergence de ''nouveaux partenaires pour la paix'' au Congo.

''Le conflit au Congo peut être assimilé à un ouragan'', affirme-t-il. ''Cela a transformé toutes les régions. Plutôt que de se focaliser simplement sur le partage du pouvoir au niveau du gouvernement central, nous devrions maintenant être préparés à travailler avec ces populations et organisations qui pourraient réellement apporter la sécurité et être prêts à partager et à redistribuer les riches ressources du Congo''.

Ensemble avec de nouvelles pressions pour une plus grande responsabilité, ce changement d'intérêt pourrait finalement mettre un terme à ce qu'il décrit comme la 'malédiction' historique 'des ressources' du Congo.

''Le Congo a un énorme potentiel. Ses ressources pourraient en faire l'un des pays les plus riches du monde. Mais ce sont justement elles qui ont été -- jusqu'ici -- son principal obstacle à la stabilité et à la démocratie''. (FIN/2006)

Publié par halfcrazy à 21:00:45 dans Congo | Commentaires (0) |

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