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Mwana Mboka

qui sait lire et écrire a quatre yeux...

Drôle d'Eurovision!!!! | 27 mai 2006

cette année, les jurés du concours Eurovision nous a tous pris de court. en effet, contre toute attente, le 20 mai dernier, c'est un groupe de Heavy Metal qui a remporté le trophée haut la main. j'ai nommé le groupe LORDI.

 

le groupe de Metal Lordi

 

à coup de guitare rageurs et de paroles sataniques, ils ont séduit les pays en course.
la France, quant à elle, représentée par Virginie Pouchain, a fini antépénultième!!! en plus, elle a chanté faux de bout en bout. dur, dur! la France n'a toujours pas compris qu'il faut jouer l'originalité pour séduire les pays de l'Est ou alors carrément se retirer.

 

Corneille

 

pour la petite histoire, c'est Corneille qui avait été choisit pour écrire la chanson représentant la France. au départ, il avait écrit une chanson aux sonorités africaines qui était pas mal du tout. on aurait pu la défendre avec des danseurs africains et tout le toutim' mais cette chanson ne plaisait pas à Mam' Pouchain... Corneille, beaucoup trop gentil, a accepté de réécrire une chanson au dernier moment. il en sort quoi, une ballade à 2 euros 20. c'est pas possible... c'est pas cette année qu'on aura la chance ne serait-ce que d'être dans le top 10!!!

Publié par halfcrazy à 13:34:33 dans Divers | Commentaires (0) |

Laure Manaudou, une jeune femme qui impressionne... | 26 mai 2006

Laure Manaudou

 

né le 9 octobre 1986 à Villeurbanne
mensurations: 1m80, 63kg
spécialités: du 400m au 1500m nage libre, 100m dos

 

le 12 mai dernier, elle a tout déchiré!!!!

 

commence la natation à 6 ans
intègre l'équipe de France en 2002, à 15 ans
ambassadrice de l'équipementier Arena jusqu'en 2008
à inaugureé une piscine à son nom à Melun
possède sa marque "Catch Me If U Can"

 

Championnat de France, mai 2006 

 

Palmarès

 

Année

Type

Rang

Discipline

2005

Ch. d'Europe (PB)

1

400m nage libre 3'56"79 (Trieste)

2005

Ch. du Monde (GB)

1

400m nage libre 4'06"44 (Montréal)

2005

Ch. d'Europe (PB)

1

800m nage libre 8'11"25 (Trieste)

2005

Ch. d'Europe (PB)

2

100m dos 58"12 (Trieste)

2004

JO

1

400m nage libre 4'05"34 (Athenes)

2004

JO

2

800m nage libre 8'24"96 (Athenes)

2004

JO

3

100m dos 1'00"88 (Athenes)

2004

Ch. d'Europe

1

100m dos 1'00"93 (Madrid)

2004

Ch. d'Europe

1

400m nage libre 4'07"90 (Madrid)

2004

Ch. d'Europe

1

Relais 4x100m 4 nages 4'05"96 (Madrid)

2003

Ch. d'Europe (PB)

3

100m dos 58"99 (Dublin)

 

le 17 juillet 2005 à Montréal

 

Publié par halfcrazy à 14:11:42 dans Divers | Commentaires (0) |

Ceux qui vont mourir ne voteront pas | 25 mai 2006

Le HCR évalue à environ 1,6 million les Congolais déplacés. 170 000 le sont depuis novembre 2005 dans la seule province du Katanga. C’est donc souvent sans logis fixe mais plus largement encore le ventre vide que de nombreux électeurs iront aux urnes le 31 juillet prochain. Tous ne pourront d’ailleurs pas voter, à défaut de pouvoir circuler dans ce vaste et potentiellement richissime pays balkanisé par des bandes de maraudeurs armés, soldats gouvernementaux, milices politico-communautaires ou rebelles rwandais. D’ailleurs, dans deux mois et demi, beaucoup de Congolais seront morts, dans l’indifférence internationale. Sept ans de guerre ont fait près de quatre millions de victimes et pendant le seul premier semestre 2006, 100 000 Congolais ont péri de mort violente ou d’inanition en Ituri, au Kivu ou au Katanga. Il s’agit, selon l’ONU, de la «plus grande catastrophe humanitaire» du monde.

«Les donateurs ont, à juste titre, investi plus de 450 millions de dollars pour aider les élections, mais le vote ne règlera pas à lui seul les problèmes en RDC», estime l’organisation caritative britannique, Oxfam, en stigmatisant les Etats-Unis et le Japon pour «des engagements financiers minuscules par rapport à la taille de leur économie», la France et l’Allemagne pour leurs «petites» contributions ou l’Italie qui n’a toujours pas mis la main à la poche. Pourtant, les Nations unies ont consacré l’année 2006 à la République démocratique du Congo. Celle-ci promet en effet de se doter enfin d’institutions viables avec ses premières élections multipartites, après quarante ans de décrépitude politique et matérielle.

 

Au début de l’année, l’ONU et l’Union européenne ont présenté un «plan d’action» très ambitieux pour soutenir le Congo-Kinshasa jusqu’à sa sortie du tunnel. Mais sur les 682 millions de dollars requis pour l’aide humanitaire, 90,5 millions de dollars seulement ont été débloqués, soit 14% des fonds promis. Et selon Oxfam, ce sont toujours «1 200 personnes qui meurent chaque jours en raison des conflits» qui continuent d’opposer entre eux l’ensemble des protagonistes des deux guerres du Congo. Pour les populations civiles, ces affrontements se traduisent par des meurtres, des enlèvements, du travail forcé, bref un harcèlement quotidien.

 

«Utilisation routinière de la violence»

 

En février dernier, la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) a mené l’enquête dans le territoire de Mitwaba au nord du Katanga (dans le sud-est du pays), une région minière où des cohortes de déplacés s’entassent désormais dans des camps, à l’écart des terres agricoles qui assuraient auparavant leur survie. Le rapport de la Monuc est d’autant plus terrifiant qu’il décrit une situation d’après-guerre que rien ne paraît devoir adoucir puisqu’il implique aussi les «forces de l’ordre» nationales en gestation. Dans le Mitwaba, les miliciens locaux, «les Maï Maï et les Forces armées congolaises (FARDC) commettent des violations des droits de l'Homme de manière systématique». Miliciens et soldats gouvernementaux sont en effet à parité dans le sinistre bilan de la Monuc.
A titre de contre-exemple, la Monuc impute à tous les porteurs de fusils un volume équivalent d’exactions commises au nord du Katanga contre «97 civils qui ont été tués, blessés ou qui ont subi des traitements cruels et inhumains entre début 2005 et mars 2006». Mais surtout, selon les rapporteurs de la Monuc, «l'utilisation routinière de la violence physique contre des civils par les membres des forces de sécurité a été observée partout où l'armée et la police avaient été déployées». Soldats et policiers font usage de leurs armes pour arracher aux civils «de l'argent, des biens, du bétail ou des produits miniers». Conjuguée avec la violence des milices politiques ou communautaires, la brutalité des «forces de l’ordre» se solde par ce que la Monuc qualifie de «répression des libertés civiques».
Des régions entières se vident
Avant même le lancement de la campagne électorale, les «luttes de pouvoir locales» se traduisent par des éliminations physiques tandis que les affrontements entre Maï Maï et soldats gouvernementaux vident des régions entières. C’est ainsi que depuis novembre 2005, dans le nord et le centre du Katanga, des dizaines de villages ont été incendiés et les récoltes pillées. Basée depuis huit ans au Katanga où elle était censée faire barrage à l’avancée des soldats rwandais et de leurs alliés locaux, la 63e brigade des FARDC a pris ainsi l’habitude de se payer en nature en exploitant par exemple les gisements de cassitérite de la région de Mitwaba. La Monuc évoque aussi le meurtre d’une vingtaine de personnes «exécutées sommairement par des Maï Maï pour le simple fait de détenir des cartes d'électeurs» et donc d’être considérées comme des traîtres, des partisans du régime Kabila.
En fait, l’appellation Maï Maï est un fourre-tout qui désigne aujourd’hui un ensemble de milices d’obédiences diverses. Pendant la guerre, le régime Kabila s’est servi de miliciens communautaires Maï Maï hostiles à tout ce qui, de près ou de loin, évoquait le Rwanda de Paul Kagame. De même, Kinshasa a armé et employé des brigades de soldats et de miliciens de l’ancien régime rwandais. Mais dans la perspective électorale de juillet prochain, les enjeux ont changé, au Katanga, comme ailleurs au Congo. Aujourd’hui, ce sont des milices politico-communautaires qui harcèlent les électeurs, la ligne de feu passant désormais entre les partisans de Joseph Kabila et ses adversaires, avec des particularités locales ici ou là. Dans cette nouvelle bataille, certains ont jeté l’éponge. Ils ne sont pas de taille à disputer un territoire commercial aux soldats gouvernementaux et l’enjeu politique leur échappe largement. C’est ainsi par exemple que la Monuc s’est félicitée le 12 mai de la reddition du «commandant Gédéon» qui sévissait jusque là à Mitwaba.

 

20 000 déplacés à Mitwaba

 

Kyungu Kasongo, alias Gédéon «s'est engagé à déposer les armes et à rejoindre le programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Il était accompagné d'environ 150 combattants, dont une majorité d'enfants», indique la Monuc. L’armée congolaise le traquait depuis des mois, il «a été placé sous la protection des casques bleus de la Monuc à Mitwaba, où il a demandé à rester quelque temps pour organiser le désarmement de ses troupes». «Plusieurs hauts responsables de l'armée avaient déjà réclamé sa tête mort ou vif. Ils l'auraient préféré mort, pour éviter qu'il ne révèle des informations sur des soutiens présumés dont il aurait bénéficié au sein de l'armée», ajoute un observateur de l'ONU. Gédéon ne servira plus de prétexte aux 3 000 soldats de l’armée gouvernementale chargés de la «pacification du Katanga» depuis novembre dernier. Mais il reste des miliciens politiques actifs et l’armée elle-même est un facteur d’insécurité avéré.
Prises entre deux feux et interdites de choix, les populations sont la proie d’un totalitarisme local qui prépare à sa manière le terrain électoral. Concernant le Katanga, toutes les organisations indépendantes prophétisent un désastre humanitaire qui s’installe dans la durée. A Mitwaba, à des centaines de kilomètres au nord de Lubumbashi, le chef-lieu provincial, un camp du HCR qui regroupe déjà au moins 20 000 déplacés voit arriver chaque jours entre 50 et 100 nouvelles personnes. Beaucoup d’autres se cachent en brousse. Face au désastre et à la situation très instables qui fragilise les circuits de distribution d’aide, le Programme alimentaire mondial (Pam) a même dû procéder à des largages de vivres.

 

Premiers secours tardifs

 

Il y a quelques jours, après des mois d’attente dans les marais de Kilumbe, aux abords du lac Upemba, des milliers de rescapés des rivalités locales ont vu arriver les premiers secours de la Croix-Rouge, 130 tonnes de bâches, d’ustensiles de cuisine et de matériel agricole péniblement acheminés par train et par bateau. Reste qu’aujourd’hui encore, les villages appartiennent aux 350 hommes des FARDC et les champs aux Maï Maï. Certains habitants ont survécu des mois durant sur des radeaux de branches, avec des feuilles pour litières tant la survie sur les rivages est improbable. Une fois les humanitaires repartis, nul doute que les prédateurs du cru disputeront aux villageois l’aide fournie aux 3 700 familles de la région lacustre.
La formation de la nouvelle armée congolaise n’est pas achevée. Le ciment national ne prend pas toujours entre les troupes et surtout les cadres militaires des anciens protagonistes de la guerre. Sur les 18 brigades initialement prévues, six seulement sont plus ou moins en état de marche, dans l'est du pays où les soldats se plaignent du versement irrégulier de leurs soldes. De leur côté, les 18 000 casques bleus de l’ONU (dont 12 000 basés à Kisangani) peinent à quadriller le pays et répugnent à s’interposer. Un bataillon pakistanais est attendu au Katanga. Avec ou sans lui, rien ne garantit des scrutins libres et sécurisés dans cette région où Kinshasa et son opposition sont aux prises. Mais plus largement, pour la majorité des 25,7 millions de Congolais qui se sont fait enregistrer, la situation de catastrophe humanitaire n’est pas un environnement électoral propice à l’exercice d’un libre choix.

par Monique  Mas

Publié par halfcrazy à 16:06:43 dans Congo | Commentaires (0) |

Esclavage, la grande hypocrise... | 13 mai 2006

Serge Bilé, journaliste et auteur de Sur le dos des hippopotames. Une vie de nègre paru chez Calmann-Lévy pointe du doigt le révisionnisme qui sévit actuelllement en France. En effet, à l’approche de la célébration, le 10 mai, en France, de l’esclavage et de son abolition, le journaliste franco-ivoirien a rédigé une tribune libre et nous l’a proposée - à plusieurs sites également - pour publication. La voici donc dans son intégralité :

Il souffle, depuis quelques mois, sur la France, un vent de révisionnisme, inquiétant et mauvais, qui tente d’accréditer la thèse selon laquelle les Africains sont les premiers, voire les seuls responsables de la traite négrière; que ce sont eux qui ont vendu leurs frères, et que les Européens n’ont, au bout du compte, pratiquement rien gagné dans cette affaire, où ils eurent un rôle exclusivement passif.
     
Ce révisionnisme va même, jusqu’à mettre sur le même plan, l’esclavage que pratiquèrent jadis les Africains, les trafics négriers que développèrent les Arabes, et le commerce triangulaire qu’imaginèrent les Européens, en englobant les trois, sous le même vocable... la traite. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouvel argument, massue, est, aujourd’hui, avancé, chiffres à l’appui : la «traite» africaine a généré plus d’esclaves que la traite européenne, donc la «traite» africaine a été plus horrible que la traite européenne.
Ce révisionnisme, dangereux, a évidemment fait bondir les Noirs de France, antillais comme africains, sans qu’ils puissent, pour autant, porter la contradiction, faute d’un accès équitable aux médias. Une impuissance qui a provoqué colère, frustration, et indignation, au point que certains préfèrent, aujourd’hui, tout rejeter en bloc, y compris le fait que l’Afrique a autrefois pratiqué l’esclavage à grande échelle, et que des Africains ont été impliqués dans la traite.

Il serait vain de nier que les Africains, comme tant de peuples, à commencer par les plus grandes civilisations de l’Antiquité ou la France de l’Ancien régime avec le servage, ont, eux aussi, pratiqué l’esclavage. Pendant des siècles, des prisonniers de guerre ont, en Afrique, servi leurs vainqueurs, avec cette nuance que beaucoup d’entre eux étaient intégrés au cercle familial avec des droits et des devoirs mais aussi la possibilité d’être affranchis. Les autres, moins chanceux si l’on peut dire, étaient vendus à des marchands juifs ou arabes, et finissaient leurs jours loin de la terre africaine.

Il est temps d’en finir avec cette forme d’angélisme qui, chez certains Africains, consiste à nier une évidence : dès que des gens achètent quelque chose ou quelqu’un, il faut bien que d’autres vendent cette chose ou cette personne! À force d’imaginer les Noirs comme certains Blancs le font, c’est-à-dire comme de «bons sauvages», on rejette l’idée que certains d’entre eux puissent commettre des actes hautement blâmables.

Seulement voilà, lorsque les Européens sont arrivés en Afrique, c’est un tout autre système qu’ils ont mis en place, ce commerce énorme et monstrueux qu’on appelle la traite négrière. Les razzias et rapts encouragés, voire organisés, par les Européens alimentèrent alors un commerce régulier. Et c’est à leur corps défendant que les sociétés africaines entrèrent dans le système négrier, quitte, une fois dedans, à chercher à en tirer le maximum d’avantages.

Mais ces réalités ne peuvent nous faire perdre de vue l’essentiel. Malgré des complicités locales qui jouèrent un rôle non négligeable, la pratique de l’esclavage ne connut pas alors un changement de degré, mais de nature. Il suffit de voir les plans des navires négriers, de lire les témoignages qui nous sont parvenus, de savoir qu’entre un tiers et un quart de cette pauvre marchandise humaine ne parvenait jamais de l’autre côté de l’Atlantique, et que dans les plantations des Antilles l’espérance de vie moyenne d’un esclave n’excédait pas quatre ou cinq ans, pour saisir l’ampleur de ce phénomène.

Le caractère systématique, quasi industriel de la traite, la mise en place du code noir dans les colonies, les violences infligées aux esclaves, la négation de leurs plus élémentaires libertés d’êtres humains instaurent une responsabilité des Blancs d’un tout autre ordre que ne le fut celle des Africains. Quant à la collaboration de certains de leurs chefs avec les Européens, elle relève d’un autre niveau de responsabilité que celle des Européens eux-mêmes. Pour oser la comparaison : malgré leur attitude sous l’Occupation, certains Français, qui ont joué le jeu de la «collaboration», ne sauraient être confondus avec les nazis.

Et puis, une fois encore, l’histoire se veut sélective. Trop de Blancs cherchent à laver la culpabilité de leur civilisation en se défaussant sur les chefs noirs qui vendirent leurs frères ou les négriers arabes. Mais nous vivons en France, et ce qui nous intéresse, ce sont d’abord les agissements de nos compatriotes. Je suis sidéré qu’une des formes les plus subtiles du révisionnisme, qui consiste à dissimuler ce qui s’est passé chez nous au nom de ce qui s’est passé ailleurs, exerce tant de prise sur l’opinion. Au nom de quoi nous reviendrait-il de résoudre les problèmes des autres? Que dirions-nous, d’ailleurs, si à leur tour les autres venaient à s’occuper de nos propres problèmes? Il me semble que nous aurions du mal à le supporter... Ce que les Arabes et les Africains ont fait, qu’ils le règlent chez eux, et entre eux. Mais de quel droit s’exonérer d’une réflexion et d’un travail au prétexte que nous ne sommes pas les seuls à devoir les conduire?

Une autre forme d’oubli concerne l’authentique résistance historique, voire le rejet de l’esclavage, par certains leaders africains. Au XIIe siècle, bien avant la traite, le grand roi mandingue, Soundjata Keita, tout en tolérant l’esclavage domestique, avait aboli sa forme commerciale en décrétant que désormais, dans son royaume, «plus personne ne serait vendu». Trois cents ans plus tard apparurent les protestations du roi du Congo, Don Alfonso. Converti au christianisme dès 1491, celui-ci considère le souverain du Portugal comme son «frère» et, après sa prise de pouvoir en 1506, il ne comprend pas que les Portugais, sujets de son «frère», se permettent de razzier ses possessions et d’emmener les gens de Congo en esclavage. Il s’insurge donc et écrit au roi du Portugal une lettre d’une humanité exemplaire : «Nous n’avons besoin de personne d’autre que de missionnaires et de maîtres d’écoles. Nous n’avons pas besoin d’articles de commerce, seulement de vin et de farine pour la mission. C’est notre volonté qu’il n’y ait ni traite, ni exploitation d’esclaves.»

La demande se double ensuite d’une analyse. Avec une vision d’une grande lucidité, Don Alfonso écrit : «Le remède est la suppression de ces marchandises qui sont un piège du démon pour les vendeurs et pour les acheteurs. L’appât du gain et la cupidité amènent les gens du pays à voler leurs compatriotes parmi lesquels les membres de leur propre parenté et de la nôtre, sans considération, qu’ils soient chrétiens ou non.» Malheureusement, la fin de l’épisode est moins belle. Don Alfonso résistera un temps mais finira par se laisser convaincre de l’utilité et de la nécessité de ce commerce.

Comment laver cette tache de la traite sur le passé des Blancs, cette honte de l’esclavage dans l’âme des Noirs? Uniquement grâce à une meilleure connaissance historique de ce phénomène étendu sur plus de trois siècles. Les Noirs, contrairement à ce que disent certains Blancs, pour discréditer leur combat, et dresser les autres Français contre eux, ne demandent pas que la France fasse repentance. Ils veulent juste une reconnaissance nationale de la souffrance de leurs ancêtres. Est-ce trop demander?

article tiré du blog d'Alain Manbouckou

Publié par halfcrazy à 00:35:17 dans Divers | Commentaires (0) |

Abolition de l'esclavage... | 11 mai 2006

esclave au dos couvert de marques

 

aujourd'hui est un jour particulier où tous les humains peuvent ce rendre compte du lourd tribu que l'Afrique a payé en terme humain et matériel pour l'enrichissement de l'hémisphère nord!! il faut se souvenir que non seulement les blancs ont participé mais également les asiatiques et les africains eux-mêmes. en effet, les européens, à l'image de ce qu'ont fait les espagnols en Amérique, profitaient souvent de la situation géopolitique des tribus, des affrontements traditionnels et des guerres tribales.

 

marché aux esclaves de Tombouctou

 

tout un pan de l'histoire a longtemps été occulté et il était temps de remettre les choses à leur place. comme disait Christiane Taubira, la Shoah, évènement terrible dans l'histoire de l'humanité, a duré un peu plus de 10 ans et a mené à l'extermination de 6 millions de victimes principalement juives, mais aussi handicapées, homosexuelles, tziganes, résistantes et même noires alors que l'esclavage a perduré pendant 4 siècles et si on additionne la totalité des victimes du trafic humain en Atlantique, en Asie et en Afrique, on dépasse les 40 millions de victimes.

 

marché aux esclaves de Zanzibar

 

une étude (je ne sais plus laquelle) montre que toutes guerres, massacres et trafics confondus dans l'histoire du monde, c'est l'Afrique qui paie le plus lourd tribu. triste record!!! il faut savoir aujourd'hui que l'esclavage existe toujours et jusqu'en Europe et en France, on trouve encore des victimes de l'esclavage moderne.

 

Publié par halfcrazy à 00:11:50 dans Divers | Commentaires (0) |

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