Texte de Mannick
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Publié par jeanneperrotin à 14:48:56 dans Entre nous | Commentaires (0) | Permaliens
ABSENCE
Endormie sur la grève
Elle voyageait
Dans un monde d’absence
Où rien ne venait engloutir
Les rêves incandescents
De sa jeunesse évanouie .
Elle était l’évanescence
De ce qui ne peut mourir
Elle voyageait
Endormie sur la grève
Où les vagues effleuraient
Le bout de ses pieds nus
D’un baiser chaste et salé
Dans des soupirs menus
Languissants pour s’éloigner
Ensuite au soleil
couchant dans l’envol
des mouettes pareilles
Aux danseuses espagnoles
Déployant l’éventail
De leurs jupons de soie
Dans un flamenco
Fougueux et langoureux
Tandis que dans un soupir
La brise en écho
Apporte à l’amoureux
Le frémissant sourire
Des jupons de soie
Dans le soir de l’allée .
Qui d’un coup d’ailes
S 'envolaient !
Jeanne
Publié par jeanneperrotin à 17:41:33 dans Mes pages | Commentaires (0) | Permaliens
C'EST AUJOURD'HUI TA FÊTE
VOICI DES FLEURS
ET MON COEUR
POUR TOI ***
Publié par jeanneperrotin à 11:50:47 dans Entre nous | Commentaires (0) | Permaliens
Une seule phrase,tissée de musiques,fait elle un poème? Quel nombre est nécessaire pour qu'apparaisse en lui la part sauvée du naufrage ? Il accomplit le jour de la vie, fait la fête à peu de frais,lui fait fête , fait ce qu'il dit. Il met en oeuvre les secrets qui dormaient depuis toujours.Même s'il se répète , c'est le même .Le poème de la journée . Cela suffit .
Jean Mambrino (N'ÊTRE POUR NAÎTRE)
Publié par jeanneperrotin à 16:33:24 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (2) | Permaliens
CHANT DE LA PLUS HAUTE FEUILLE
Sur la plus haute branche
Langue vibrante au vent
La feuille la plus haute
Chante l'arbre vivant.
L'avide ver, la taupe
Savent-ils mieux que moi
S'enfoncer dans l'épaule
Maternelle où je bois?
O volupté de n'être
Jamais séparé du
Ventre qui me fit naître
Tel un enfant perdu.
Le martinet, la grive
Mieux que moi goûtent-ils
Cette ivresse de vivre
Dans l'air, de l'air subtil?
Par tant de bouches vertes
J'absorbe jour et nuit.
Feuilles! lèvres offertes
Aux lèvres de la pluie
Feuilles, mains palpitantes
Vous palpez dans l'air pur
Les brises fécondantes
La place du fruit mûr...
VICTOR HUGO
Publié par jeanneperrotin à 13:36:00 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (3) | Permaliens
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