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Le journal de Lou 2

Et la vie continue...

Le vide entre nos bras | 19 novembre 2006

Nous sommes des millions, peut être même des milliards, une horde de gens qui se relaient depuis la nuit des temps, pour pleurer d'un manque dont on ne parle pas, et quand on le fait c'est parce qu'on ne pleure plus.
Nous sommes si nombreux que même les uns les autres, tous rassemblés, nous ne pourrions nous consoler d'un tel vide. Et ce n'est pas un vide qui signifie l'absence de quoi que ce soit, mais un vide qui absorbe, qui avale et qui démembre.


Nous sommes une horde d'assoiffés, une horde à manquer d'amour. Tant de visages qui aimeraient se blottir dans le creu du cou de quelqu'un, tant de bras serrant l'air, tant de dents serrées sur d'autres dents, qui à force s'usent et se dégradent sûrement.
Beaucoup se disent ou se croient comblés, ceux là sont heureux ou bien le pensent, mais les autres, ceux qui n'ont rien, ceux qui sont avides, ceux qui s'en cachent, ceux qui auront toujours ce creux au bas du ventre, ceux-là ne seront jamais heureux.


Je crois que je peux me rapeller de chaque baiser, de chaque étreinte, de chaque marque d'affection, d'attention, je les sens encore sur moi, chaque acte est une oeuvre d'art dans mon coeur.
Cette caresse dans mes cheveux de ma mère alors que j'avais 16 ans, cet énorme calin fait à mon grand-oncle lorsque j'avais 5 ans, cette première étreinte de mon père quand j'avais 17 ans, la première fois que j'ai posé la tête sur l'épaule de mon frère, cette caresse sur la joue de ma grand mère paternelle, ... tous ces actes forment une danse merveilleuse dans ma tête, merveilleuse oui mais dangereuse et ennivrante.


Je n'ai jamais su si j'ai manqué d'amour et si j'en manque encore, ou bien si je suis une droguée qui a besoin d'une grande quantité de substance pour me sentir bien. Il faut dire que poser la question est toujours interpreté comme un reproche et la poser m'empreint de culpabilité.
Ceux qui manquent d'amour ne le disent pas, ou alors au creux de l'oreille, comme un secret bien gardé. Car ils savent que lorsqu'ils l'ont dit, ça a fait mal aux autres, et que le seul but de l'aveu était pourtant de chercher le bien, pas de faire mal.


Je crois que oui j'ai manqué d'amour, et qu'à cause de ça j'en ai besoin beaucoup plus que si je n'en avais pas autant manqué.
Ma mère en a manqué beaucoup plus que moi, est ce qu'après ça elle a eu toute sa vie besoin qu'on l'aime dix fois plus? Je ne lui ai jamais posé la question, je crois que ce genre de questions ne se posent pas, quelques fois je m'aventure à chercher dans le passé des réponses au présent, mais en général ça ne fait que retourner le couteau dans la plaie.


En tout cas j'ai un grand vide, celui de mon père. Partout je vois ces pères, à la télé, autour de moi, dans mes lectures, à la radio, et il ne se passe pas un instant en les voyant ou en les écoutant ou je ne me dise pas : Si seulement mon père...
Mon père, il parait que lorsque j'étais bébé il était dingue de moi, sur les photos ça se voit, on rigole, on s'amuse bien, mais tout ce que je me rapelle de lui c'est deux ou trois bons souvenirs de cette époque et le reste c'est tout des cris, des mots qui blessent, des injustices. Je ne me rapelle pas ces instants sur les photos ou on avait l'air de bien s'amuser, je me rapelle juste de son air fâché ou qu'il me dise d'aller au coin, ou manger mes choux de bruxelles sur la terrasse. Est ce que parce que je ressens tout plus fort ? Que le mal a effacé le bien? Est ce que les photos mentent parce qu'il faut bien sourire pour les photos?
Mon père ce n'est plus qu'une grosse douleur pour moi, une fracture ouverte qui ne se refermera jamais. Il en a trop dit, et trop fait pour que cette histoire entre lui et moi respire le présent.


Depuis qu'on s'est quittés fâchés à mes 15 ans, il a commencé à me montrer des marques d'affection mais très occasionelles, et souvent lorsqu'il est saoul. Ces marques d'affections étrangement me font plus de mal que de bien, alors que j'en ai manqué terriblement, à en avoir mal physiquement...
Lorsqu'il me serre dans ses bras même puant la bierre, je me sens petite et jeune, et ça me fait mal, mal à en crever.
Pour finir je ne sais plus si je l'aime parce que je le déteste ou si je le déteste parce que je l'aime, je n'aime pas parler de lui, je n'aime pas lui parler. Car lorsqu'il me parle (surtout s'il est sobre sinon pour moi ça ne compte pas) j'essaye de lui faire dire des choses, qu'il me parle de moi, mais quand il me parle de moi c'est pour me dire qu'il a honte de moi, qu'il me trouve nulle, et malgré ça je continue à essayer de grapiller même ces mots négatifs lorsque je le vois.


Si quelqu'un déteste un de ses parents il peut comprendre, je crois, ce que je dis. Il peux comprendre cette culpabilité qui ronge, il peux comprendre cette douleur de n'avoir qu'un père, qui est faillible et malfichu, il peux comprendre qu'on rêve parfois d'être la fille de... et que tout de suite après l'avoir pensé on se sente très mal, car on n'a qu'un père. Est ce que ma mère peux comprendre ça? Je le crois oui. Car elle a plus ou moins vécu ça, plus par défaut d'actes.


Je suis terriblement en manque, et je n'ose pourtant pas passer le pas bien souvent, quand il s'agit de dire à un homme que je l'aime pas de souci, c'est mon amoureux, mais chercher l'amour dans ses proches c'est une autre aventure... Et je crois qu'un amoureux ça ne compte pas quand on a ce genre de blessures, ça compte mais ce n'est qu'un réconfort, pas une guérison véritable.


Le manque ce n'est pas du vide, c'est juste un gros nuage insaisissable et rempli d'épines enduites d'un poison mortel.


Lou2006

Publié par godesslou à 03:36:19 dans Besoin de parler | Commentaires (3) |

WoW et moi | 05 octobre 2006

Je me suis remise à jouer à WoW depuis une semaine et demie, et comme je n'ai jamais joué sur les serveurs officiels (sans commentaires merci), tout est différent : plus de monde, beaucoup beaucoup moins de bugs, je redécouvre un monde que je n'avais qu'entrapercu.


Pour ceux qui ne connaissent pas, World of Warcraft alias WoW est un MMORPG (jeu de rôle online massivement multi-joueurs), pour faire bref vous incarnez un personnage dans un monde médiéval fantastique avec des centaines d'autres personnes pour combattre des ennemis à coup d'épées ou de sorts en tout genre, et ça c'est pour faire très très très bref. D'autres prennent ce jeu pour un Msn géant, un chat + une forme de visuel, il y a tellement d'aspects et de façons de jouer que beaucoup de gens s'y retrouvent et plongent dans le monde d'Azeroth (C'est le monde de WoW).


Voici certains aspects : On peux choisir entre différentes classes telles que : prêtre, paladin, guerrier, mage, démonistes, chaman, druide, voleur, chasseur mais aussi entre différentes races : Orc, Humain, Elfe, Tauren, Gnome, Mort-vivant, Nain, Troll. On peux choisir deux métiers principaux : mineur, dépeceur, forgeron, travail du cuir, couture, herboriste, alchimie, ingénieurie, enchanteur et des métiers secondaires : cuisine, premiers soins et pêche. On peux également jouer en groupe (c'est tout le principe des MMOG :p hahaha), former une guilde, faire du pvp (joueur contre joueur), du pve (Joueur contre Environnement), etc etc mais l'aspect le plus important à mes yeux ce sont les ouvertures et les possibilités pour le JDR (jeu de rôle (c'est à dire qu'on incarne son personnage et on le joue comme au théatre en gros), car WoW est très immersif, il permet de rentrer complètement dans ce monde et de pouvoir faire du JDR comme on le souhaite.


Il y a tout de même pas mal de bémols à tout ceci. Le plus gros problème vient des boulets ou kevin. Ces joueurs écrivent en langage sms, en général ne parlent pas et n'expliquent rien, insultent, brisent le RP, font les ninja (voler le contenu d'un trésor gagné en général par tout un groupe), etc etc bref ils ne sont là que pour faire les malins et atteindre le niveau 60 (niveau maximum à ce jour qui passera à 70 lorsque l'addon sortira). Il y a différentes sortes de serveurs JcJ guerre ouverte, JcJ normal et serveurs RP, mais il semblerait que certains ne comprennent pas les nuances qu'il existe et on se retrouve avec des gens qui choisissent des pseudos qui brisent l'immersion (comme par exemple : killer, thebest, tranchedepain ou pire encore ils utilisent des insultes comme pseudo). Cela brise l'immersion sur les serveurs RP et cela fait que ces serveurs sont pourris par ces individus, malgré celà les serveurs RP pour l'avoir testé ont une meilleure ambiance que les serveurs JcJ où tout le monde passe son temps à flooder, s'insulter, etc etc. Bref ce jeu est interdit aux moins de 12 ans mais apparament certains parents laissent faire et permettent à des jeunes enfants de venir étaler leur langage sms et pourrir le jeu des autres, vous allez me dire que je fais des généralités mais tout joueur de wow un peu sensé pourra vous le dire, il y a beaucoup de boulets sur wow.
Et il y a beaucoup de boulets partout évidemment, pas forcément dans la tranche des 9-16 ans d'ailleurs.


Ce qui est très dérangeant c'est que l'on se retrouve souvent seul lorsqu'on n'a pas envie d'être mal accompagné, si on a pas d'amis fan de wow, on est plus ou moins condamné à jouer seul son RP, à moins d'avoir de la chance et de tomber sur de bons joueurs sympa et aimant le RP.
Donc la plupart du temps on croise un type dans wow, celui ci nous invite dans son groupe sans rien dire, nous fait signer une charte de guilde sans rien expliquer. D'un point de vue RP c'est comme si vous vous balladiez dans la rue et qu'un type tentait de vous prendre par la main pour vous emmener quelque part sans rien dire c'est un peu comme ça que je le ressens en tout cas.
Bref au départ ce n'est pas si convivial qu'il n'y parrait surtout lorsqu'on est minimum exigeant (pour moi pas de langage sms, du respect envers les autres ainsi qu'un minimum de politesse c'est la base pour un bon compagnon de jeu, mais rien que ça c'est difficile à trouver). Nous sommes sans doute beaucoup dans le cas et finalement les gens ne se parlent pas énormément, à la fin on est tellement las de ce genre de comportements qu'on évite les autres joueurs ou qu'on se résigne à les suivre. Heureusement je ne joue pas seule, je connais plein de gens IRL (IRL = dans la vraie vie) qui jouent à WoW et ça me permet souvent d'être bien accompagnée.


WoW c'est un vaste piège tout de même. Au début on doit acheter une boite de jeu, dedans un mois gratuit et un compte invité à donner à un ami pour le convertir sans doute, au début on ne se rends pas compte, on se dit : il a l'air excellent ce jeu, mais sans plus, on ne se rend pas compte de l'impact que ça aura. Mais ensuite on est tellement immergés que ça devient prenant, même les gens qui jouent occasionellement se retrouvent dans cette sorte de piège, le monde bouge même lorsqu'on est plus connectés, comme dans la vie, lorsqu'on dort le monde ne s'arrête pas de tourner pour autant, et c'est ce qui fait que l'on reste parfois scotché à son écran, comme dans une toile d'araignée. Pour ma part passé la première semaine ça va mieux, j'arrive à me détacher du jeu et à faire d'autres choses, mais quelque fois il faut bien avouer que je reste scotchée comme par exemple le dimanche, le dimanche souvent on a la flemme et on reste piégé ;)
Mais d'autres personnes même après une semaine de jeu intensif ne décrochent plus, ils jouent 16h par jour voir plus (si si c'est possible), ils parlent tout le temps de ça au point de lasser, moi ça me fait profondément chier lorsque je me retrouve avec mes amis s'il y en a un ou deux qui y jouent c'est partit pour des heures de conversation, pendant ce temps là les autres sont plus ou moins largués et il y a deux clans, je n'aime pas du tout ça et je n'hésite pas à le faire remarquer si ça dure trop longtemps. Ce jeu a un véritable potentiel social et ludique, mais est également source de problème. Allez donc faire un tour sur les forums psycho dédiés à la cyberdépendance, vous allez croiser des gens vivant des drames induits par ce jeu (entre autre chose). C'est très triste de voir ça. Tout ces gens qui décrochent totalement de leur vie et qui se plongent dans un monde virtuel, souvent ce sont les gens qui sont plus fragiles, qui ont moins d'amis, qui vivent des périodes difficiles, ils ne l'avoueront pas, mais ça se sent bien évidemment. J'ai lu des tas de témoignages de proches de joueurs, de petites copines délaissées, de mères désemparées, d'amis sans amis, il suffit de lire un témoignage pour se rendre compte de l'atrocité du piège de WoW. Un piège parfois mortel si les joueurs à la base ont déjà des fragilités psychologique (comme ce type qui se prennait pour un elfe, ou cette fille morte d'innanition parce qu'elle n'avait plus fait de pause depuis X temps).

Avec tout ça je suis très partagée face à ce jeu et je regrette énormément de l'avoir acheté, c'est aussi ça le piège, on achète le jeu, on paye tous les mois +/- 13 euros et on se dit : ben zut faut bien rentabiliser, alors on joue... Mais en même temps si on s'en sert comme d'un jeu et pas comme d'un mode de vie, et bien WoW est tout simplement génial, quel que soit nos buts, il offre tellement de possibilités que beaucoup seront comblés. Le contenu est très riche et varié, on n'a jamais fait le tour, on se spécialise, on rencontre des gens, on participe à certains projets, c'est tout de même mieux que de jouer dans son coin, même si ça fait du bien parfois de revenir aux bons vieux jeux traditionnels où l'on joue seul et si l'on déconnecte on peux sauvegarder et tout éteindre pour faire autre chose, des choses plus constructives et gratifiantes, plus réelles en tout cas.


J'ai plusieurs personnages, il a bien fallu que je teste et je crois que mon préféré c'est mon chasseur, c'est très interessant, car on peux "dompter" un animal au choix dans le monde et en faire son compagnon, on tire à distance, on place des pièges, on repère les mobs (les mobs ce sont les objets agressifs du jeu comme des monstres, des méchants, des sale bêtes quoi :p et qu'il faut en général éliminer, à contrario des npc qui donnent des quêtes, vendent des trucs ou sont simplement là pour faire partie du grand spectacle virtuel). Bref je m'amuse bien, je découvre des choses, je commence à participer, je me renseigne sur tout ce qui concerne wow, je fais le satellite comme beaucoup autant que moi.
Malgré celà, je sens que je m'en lasserai comme je me suis lassée d'autres occupations de ce genre et ça me rassure, car lorsque je regarde en arrière, je m'apperçois que je n'ai aucune difficulté à laisser tomber des choses pour en faire d'autres, ça peut être négatif comme ça peut être positif et là en l'occurence c'est positif il me semble, je sais passer à autre chose. Je suis tout de même très prudente sur ma consomation pour éviter de tomber dans les travers des joueurs piégés.


J'ai deux conseils à vous donner donc : Ne jouez surtout pas à WoW et jouez à WoW :)
Bon ok ma conclusion n'est pas géniale en voici une autre : si vous pouvez économiser 13 euros par mois économisez les, sinon, si l'appel du jeu est le plus fort et bien lancez vous mais avec prudence ;) en tout cas renseignez vous bien avant, sur les pièges à éviter.
Et pour les accrocs et bien je vous souhaite bien du courage pour tenter de limiter les temps de jeu et j'espere que vous prennez au moins soin de votre santé (bien manger, bien dormir, boire suffisament, faire des pauses de temps en temps et surtout sortir de votre tannière de temps en temps, mais attention, la voisine ne vous donnera jamais de quête, vous ne devrez pas dépecer les bestioles, et AQ n'existe pas, alors n'allez pas participer à l'ouverture des portes si ce n'est l'ouverture de la vôtre à vos amis et à votre famille, bref si vous sortez de wow et que vous découvrez la vraie vie, vous risquez d'être sérieusement dépaysé ;) mais au moins il n'y a pas d'abonnement à payer et pas de coupure du mercredi matin :p lol).


Lou2006

Publié par godesslou à 05:19:56 dans Lou IG | Commentaires (10) |

Vive les gens bêtes et méchants ! | 13 septembre 2006

Je suis bien contente aujourd'hui car j'ai pu découvrir le vrai visage d'une personne que j'appréciais beaucoup. Et oui ça peux parraître étrange, mais moi j'essaye toujours de voir le positif dans le négatif, je me dis que si je l'avais découvert plus tard, j'aurai été plus mal que maintenant. A présent je peux sortir cette personne de ma tête en toute tranquillité en me félicitant de ne pas avoir fait plus de vagues que celà, malgré mon impulsivité maladive. Je suis bien fière de moi et je crois qu'on le serait à moins.


C'est drôle comme on se trompe sur les gens, comme on accorde notre confiance aux gens qui nous veulent du mal et ne nous font pas confiance. Je crois que pour ma part, lorsque je me trompe sur les gens, c'est bien souvent parce que j'ai besoin de leur contact, et que je dois certainement me voiler la face sur qui ils sont vraiment.
Et puis il y a des périodes dans la vie où il est bon de pouvoir se confier et partager les problèmes d'une autre personne, qui qu'elle soit. Même si cette personne est mauvaise ou se rèvele l'être par la suite, il y a eu au moins ce moment de soutien et de bonheur.
A présent je n'ai plus aucune difficulté à faire le deuil des gens qui m'ont fait du mal, c'est comme ça. Quand ça vous est déjà trop arrivé, je crois qu'on finit par s'habituer à la trahison, à l'abandon, à l'injustice et qu'on passe son chemin sans se retourner car tout ce qu'on veux dans la vie c'est faire les bons choix et être heureux.


Au jour d'aujourd'hui ma vie est pourtant bien compliquée, et c'est justement quand quelque chose s'écroule qu'on a le plus besoin de soutien et de parler, et qu'on se rends compte qu'on a choisi les mauvaises personnes pour pouvoir le faire. Au moins ça permet de voir qui sont vraiment les gens et de les balayer de notre vie. La plupart du temps de toute façon il faut s'en sortir seul, et c'est comme ça pour tout le monde.


Pour ma part, une fois cela m'est déjà arrivé de cotoyer une personne que je n'appréciais pas, cette personne semblait penser que je l'appréciais, et je me sentais mal d'avoir envie de la rejetter, alors j'ai surmonté mon "dégout" (quelques fois certaines personnes nous repoussent au plus haut point sans qu'on sache vraiment pourquoi) et j'ai tout fait pour être à la hauteur de ce que semblait ressentir cette personne pour moi. Par après j'ai découvert qu'elle s'était en fait servie de moi pour avoir plus de popularité et se rapprocher d'une personne avec qui j'avais un très bon contact. Le jour où je l'ai su, je me suis sentie grandie, triste et trahie mais grandie.
Car avant ce jour si une personne me repoussait je ne faisais pas l'effort de la connaître, je lui disais carrément d'aller se faire voir, je la rejettais en bloc.
Alors c'est là que j'ai compris que même si cette personne m'avait trahie par la suite, j'ai fait un énorme effort sur moi même et j'ai réussi à voir de bons côté chez cette personne, et ça m'a paru plus important que la trahison elle-même. Depuis lorsque je vois une personne qui me repousse j'essaye de surmonter mon dégout, l'autre jour d'ailleurs je l'ai fait, une personne de ma famille que je déteste me suivais partout et me regardait tout le temps, je pensais qu'elle me regardait de travers alors qu'en fait elle m'appréciait ! Lorsque j'ai su ça et bien j'ai surmonté mon envie de la rejetter, et j'ai parlé avec elle, et je me suis sentie très bien dans ma peau ! C'est drôle et tellement bien de sentir qu'on essaye de s'améliorer contre ses propres émotions !


Alors aujourd'hui je me sens bien, même si cette personne a montré son vrai visage, je sais que j'ai tout fait pour la connaître et l'apprécier, pour la contenter, et que je n'ai absolument rien à me reprocher. On dit souvent que la meilleure façon de faire du mal à ses ennemis c'est de les aimer, moi je crois que déjà de ne pas les détester pour le mal qu'ils vous font c'est déjà pas mal. Il ne faut pas pousser quand même, je ne suis pas zen au point d'aimer encore les gens qui me font du mal et ne m'aiment pas du tout. Alors au bout du compte ils m'indiffèrent.


Je ne désespère pas, je sais qu'il y a beaucoup de monde sur terre, et ça donne de l'espoir car cela fait tant de gens à connaître, à découvrir, à aimer, à écouter, à soutenir. En 22 ans j'ai déjà découvert plein de gens, ceux qui m'ont fait du mal et m'ont trahit ne sont plus dans ma vie, sauf deux personnes : ma meilleure amie et mon père, et ceux qui sont dans ma vie sont ceux qui sont resté après écremmage, c'est à dire qu'il reste la crème de la crème ;) les autres sont des inconnus qui me cotoyent et que je n'approche pas car ce sont de véritables cactus ambulants :p lol Alors je suis bien contente qu'une personne me fasse du mal, car ça me permet de faire le tri entre les personnes qui valent le coup et les autres ! Penser comme ça, c'est vraiment une bonne façon de traverser la vie avec positivisme et plénitude.


Bien sûr une personne peux toujours faire une erreur et tenter de se rattraper, il y a toujours moyen de discuter, mais pas quand la personne persiste à ne pas recconnaître le mal qu'elle fait ou qu'elle a fait, là franchement j'arrête tout à ce moment là car je n'ai pas envie de perdre du temps à tenter de raisonner une personne pour quedalle...


Vive les gens bêtes et méchants, ils me permettent d'apprécier encore plus mes vrais amis !!


Lou2006

Publié par godesslou à 02:26:20 dans Réflexions | Commentaires (7) |

Le capitaine d'équipe | 08 septembre 2006

Tous les enfants étaient là, dans la cour de récréation sous le préau, il pleuvait, le préau était grand, et les institutrices censées nous surveiller sortaient de temps en temps la tête par la fenêtre, une tasse de café à la main, pour voir si tout allait bien.


Juliette s'avanca et proposa qu'on décide d'un jeu, bien évidemment elle avait déjà une idée en tête, Juliette elle aime faire la chef, elle ne se soucie pas de ce que les autres ont envie de faire.
Elle propose de jouer à la balle chasseur et de former deux équipes, qu'elle choisirait ceux qu'elle voulait dans son équipe, que ce n'était pas la peine de l'embêter avec ça, c'était elle la chef puisqu'elle a décidé du jeu. La voici envoyant Samuel chercher un ballon près des institutrices, tous les élèves se pressent autour d'elle, presque tous.


Moi je n'aime pas Juliette, je n'aime pas les jeux en équipe, je n'aime pas les travaux de groupe, je n'aime pas les filles d'abord, et c'est pas vrai que j'en suis une ! Les filles toutes les mêmes, toujours à jouer à des jeux débiles...


Juliette désigne alors Alicia, sa meilleure amie comme chef de l'autre équipe, et tout le monde se met en ligne, en rang comme de braves petits soldats, moi aussi, de toute façon il n'y a rien d'autre à faire.
Juliette ne m'aime pas et Alicia non plus, il faut dire que depuis que je leur ai lancé des cailloux hier elles me conspuent. Je m'en fiche, de toute façon j'ai moi aussi une meilleure amie, mais aujourd'hui elle est malade, elle a la grippe m'a dit sa maman à la grille ce matin...


Sur la ligne à présent il ne reste plus que 5 enfants, dont je fais partie, Alicia et Juliette se sont disputées pendant de longues minutes pour le choix des garçons, (toi tu prends Alexandre et moi je prends Julien, et pourquoi moi je prends Alexandre? Ce n'est pas juste!). Bref il reste moi, Louis, Valérie, Nicolas et Laurence. Nicolas et Laurence ne sont jamais choisis non plus, tout comme moi, de toute façon Nicolas passe toutes ses récréations à faire des trous dans le sol ou dans les murs et Laurence est bizarre, elle est toujours très bien habillée et ne veux jamais jouer à rien, mais là cas de force majeure, celui qui ne veux pas jouer sera le bouc émissaire, pas question !


Nous voilà répartis de gré ou de force dans les deux équipe, évidemment je suis dans l'équipe de Juliette. Ils font un cercle pour décider quelle stratégie adopter pour battre l'autre équipe, c'est alors qu'une voix lance une suggestion à Mme la capitaine de l'équipe, tout le monde se retourne vers moi... Sans m'en rendre compte j'ai parlé, j'ai osé suggérer comment jouer à Juliette, évidemment elle n'est pas d'accord et pour la peine je suis exclue de l'équipe...


Me voici assise près de Nicolas, il est en train de faire un trou dans le sol avec un bout de bois, je lui propose alors de creuser un circuit pour les fourmis, tout occupés à nos travaux, la partie a commencé et déjà deux élèves pleurent, l'un est tombé et est égratigné au genoux et l'autre a reçu la balle sur la tête... Il pleut...


Alors que nous allions planter deux petit bout de bois pour terminer notre circuit, je vois les chaussures de Juliette s'approcher de nous, elle commence alors à piétinner notre circuit, elle me donne un coup de pied. Et c'est là que j'ai pu enfin défouler ma colère sur Juliette... Ce jour là j'ai su que les filles ça ne se battait pas comme les garçons... J'ai 8 ans et je sais déjà que les filles sont des furies dans un corps de poussin sans défense... Comment se battre contre une tornade qui mord, qui pince, qui tire, qui arrache? Comment ne pas pleurer devant Juliette?

Je suis dans le bureau du directeur. Par la fenêtre je vois la maman de Juliette s'éloigner avec sa fille dans les bras. Juliette je lui ai cassé deux dents et elle a un énorme bleu au visage... Et là, la pluie s'arrête, le beau temps est revenu, les enfants sautent dans les flaques, je m'endors sous le bureau de Mr le directeur. Se battre c'est vraiment crevant ! J'en ai marre de l'école !


Lou2006

Publié par godesslou à 02:50:50 dans Texte | Commentaires (2) |

Le monde retrouvé | 04 septembre 2006

Je déteste perdre les choses, lorsqu'on perds quelque chose on ne le retrouve jamais, j'aime à penser que toute chose perdue se retrouve dans le pays perdu. Chaque personne, chaque animal, chaque végétal, chaque objets égarés ou perdus se retrouve dans ce monde, un monde qui grandit chaque jour grâce à notre étourderie, nos peines, nos joies aussi et nos coups de têtes, et bien d'autres raisons mystérieuses.


Quand on retrouve ce qu'on avait perdu, ce n'est jamais pareil qu'avant la perte... Et la plupart du temps, on ne retrouve rien. La science dit : rien ne se crée, rien ne se perds, tout se transforme. Et moi je suis sûre que cette phrase s'applique à chaque chose.
Lorsqu'on trouve quelque chose c'est une chance, lorsqu'on retrouve quelque chose c'est une épreuve et un mauvais souvenir.


J'ai l'impression qu'en 22 ans j'ai perdu tellement de choses ! Pour perdre quelque chose il faut avoir conscience de la chose égarée, sinon c'est une chose abandonnée. Je ne peux me défaire du souvenir de tout ce que j'ai perdu, pas même un vieux papier de bonbon qui trainait dans ma poche, pas même ce gravier que j'avais mis dans mon tirroir pour je ne sais quelle raison.

Chaque personne a son pays dans le monde des choses perdues, plus ou moins grand, plus ou moins peuplé, plus ou moins merveilleux.

Mon pays à moi est plutôt bleu, et peuplé de gens qui me manquent beaucoup, et de nombreux chats malchanceux. Il y a un cheval blanc aussi et une chemise blanche lignée, il y a également le portefeuille de mon petit frère (qui se trouve pourtant dans son pays à lui) et tant d'autres trucs ! Au fur et à mesure des arrivages, les choses bougent, les gens se construisent une maison avec tout ce bazar.
Dans le monde des objets perdus, les objets s'adaptent juste à la taille des gens et des animaux, aussi si je pense à ma petite voiture verte que j'ai perdue il y a un bail, et bien mon grand-père doit surement être en train de la conduire ou de trifouiller dans le moteur.
Et mon petit Bibi (un chaton) dort sur les genoux de Miguel qui a sur la tête ma casquette préférée des Lakers.


Un jour, lorsque j'aurai perdu des milliers de choses, de gens, d'animaux, de plantes, de sentiments, d'impressions et de mots, j'irai dans ce pays, lorsque je serai perdue moi-même, lorsque tout sera fini et il y aura tellement de choses que je construirai des tas de villes et de maisons pour abriter les gens que j'aurai retrouvé. Car les choses que l'on a perdu tout au long de sa vie on ne peux les retrouver que là-bas, une fois qu'une chose a été perdue c'est fini.


Dans mon pays je retrouverai : ma foi, ma virginité, mon enfance, mes cheveux bouclés, mon temps perdu, mes mots, mes histoires jamais écrites, mes cailloux ramassés dans la rivière, tous mes coquillages, mes chats, ma joie de vivre, ma chambre d'enfant, ma maison d'enfance, mon dragon-arbre, ma balançoire, mon premier baiser, mon étoile, mon enfant, ma capacité à être heureuse, ma famille réunie, mes plus beaux dessins, ma dignité, mes idées, toutes mes personnalités, mes cartes sis, mes cartes d'identité, ma santé, mes nuits blanches, mes lunes et mes plus beaux ciels, et tant d'autres choses !


Un jour j'irai... Mais pas encore...


Lou2006

Publié par godesslou à 02:26:14 dans Texte | Commentaires (2) |

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Lou (f) 22 ans.

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