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Le journal de Lou 2

Et la vie continue...

Vive les gens bêtes et méchants ! | 13 septembre 2006

Je suis bien contente aujourd'hui car j'ai pu découvrir le vrai visage d'une personne que j'appréciais beaucoup. Et oui ça peux parraître étrange, mais moi j'essaye toujours de voir le positif dans le négatif, je me dis que si je l'avais découvert plus tard, j'aurai été plus mal que maintenant. A présent je peux sortir cette personne de ma tête en toute tranquillité en me félicitant de ne pas avoir fait plus de vagues que celà, malgré mon impulsivité maladive. Je suis bien fière de moi et je crois qu'on le serait à moins.


C'est drôle comme on se trompe sur les gens, comme on accorde notre confiance aux gens qui nous veulent du mal et ne nous font pas confiance. Je crois que pour ma part, lorsque je me trompe sur les gens, c'est bien souvent parce que j'ai besoin de leur contact, et que je dois certainement me voiler la face sur qui ils sont vraiment.
Et puis il y a des périodes dans la vie où il est bon de pouvoir se confier et partager les problèmes d'une autre personne, qui qu'elle soit. Même si cette personne est mauvaise ou se rèvele l'être par la suite, il y a eu au moins ce moment de soutien et de bonheur.
A présent je n'ai plus aucune difficulté à faire le deuil des gens qui m'ont fait du mal, c'est comme ça. Quand ça vous est déjà trop arrivé, je crois qu'on finit par s'habituer à la trahison, à l'abandon, à l'injustice et qu'on passe son chemin sans se retourner car tout ce qu'on veux dans la vie c'est faire les bons choix et être heureux.


Au jour d'aujourd'hui ma vie est pourtant bien compliquée, et c'est justement quand quelque chose s'écroule qu'on a le plus besoin de soutien et de parler, et qu'on se rends compte qu'on a choisi les mauvaises personnes pour pouvoir le faire. Au moins ça permet de voir qui sont vraiment les gens et de les balayer de notre vie. La plupart du temps de toute façon il faut s'en sortir seul, et c'est comme ça pour tout le monde.


Pour ma part, une fois cela m'est déjà arrivé de cotoyer une personne que je n'appréciais pas, cette personne semblait penser que je l'appréciais, et je me sentais mal d'avoir envie de la rejetter, alors j'ai surmonté mon "dégout" (quelques fois certaines personnes nous repoussent au plus haut point sans qu'on sache vraiment pourquoi) et j'ai tout fait pour être à la hauteur de ce que semblait ressentir cette personne pour moi. Par après j'ai découvert qu'elle s'était en fait servie de moi pour avoir plus de popularité et se rapprocher d'une personne avec qui j'avais un très bon contact. Le jour où je l'ai su, je me suis sentie grandie, triste et trahie mais grandie.
Car avant ce jour si une personne me repoussait je ne faisais pas l'effort de la connaître, je lui disais carrément d'aller se faire voir, je la rejettais en bloc.
Alors c'est là que j'ai compris que même si cette personne m'avait trahie par la suite, j'ai fait un énorme effort sur moi même et j'ai réussi à voir de bons côté chez cette personne, et ça m'a paru plus important que la trahison elle-même. Depuis lorsque je vois une personne qui me repousse j'essaye de surmonter mon dégout, l'autre jour d'ailleurs je l'ai fait, une personne de ma famille que je déteste me suivais partout et me regardait tout le temps, je pensais qu'elle me regardait de travers alors qu'en fait elle m'appréciait ! Lorsque j'ai su ça et bien j'ai surmonté mon envie de la rejetter, et j'ai parlé avec elle, et je me suis sentie très bien dans ma peau ! C'est drôle et tellement bien de sentir qu'on essaye de s'améliorer contre ses propres émotions !


Alors aujourd'hui je me sens bien, même si cette personne a montré son vrai visage, je sais que j'ai tout fait pour la connaître et l'apprécier, pour la contenter, et que je n'ai absolument rien à me reprocher. On dit souvent que la meilleure façon de faire du mal à ses ennemis c'est de les aimer, moi je crois que déjà de ne pas les détester pour le mal qu'ils vous font c'est déjà pas mal. Il ne faut pas pousser quand même, je ne suis pas zen au point d'aimer encore les gens qui me font du mal et ne m'aiment pas du tout. Alors au bout du compte ils m'indiffèrent.


Je ne désespère pas, je sais qu'il y a beaucoup de monde sur terre, et ça donne de l'espoir car cela fait tant de gens à connaître, à découvrir, à aimer, à écouter, à soutenir. En 22 ans j'ai déjà découvert plein de gens, ceux qui m'ont fait du mal et m'ont trahit ne sont plus dans ma vie, sauf deux personnes : ma meilleure amie et mon père, et ceux qui sont dans ma vie sont ceux qui sont resté après écremmage, c'est à dire qu'il reste la crème de la crème ;) les autres sont des inconnus qui me cotoyent et que je n'approche pas car ce sont de véritables cactus ambulants :p lol Alors je suis bien contente qu'une personne me fasse du mal, car ça me permet de faire le tri entre les personnes qui valent le coup et les autres ! Penser comme ça, c'est vraiment une bonne façon de traverser la vie avec positivisme et plénitude.


Bien sûr une personne peux toujours faire une erreur et tenter de se rattraper, il y a toujours moyen de discuter, mais pas quand la personne persiste à ne pas recconnaître le mal qu'elle fait ou qu'elle a fait, là franchement j'arrête tout à ce moment là car je n'ai pas envie de perdre du temps à tenter de raisonner une personne pour quedalle...


Vive les gens bêtes et méchants, ils me permettent d'apprécier encore plus mes vrais amis !!


Lou2006

Publié par godesslou à 02:26:20 dans Réflexions | Commentaires (7) |

Le capitaine d'équipe | 08 septembre 2006

Tous les enfants étaient là, dans la cour de récréation sous le préau, il pleuvait, le préau était grand, et les institutrices censées nous surveiller sortaient de temps en temps la tête par la fenêtre, une tasse de café à la main, pour voir si tout allait bien.


Juliette s'avanca et proposa qu'on décide d'un jeu, bien évidemment elle avait déjà une idée en tête, Juliette elle aime faire la chef, elle ne se soucie pas de ce que les autres ont envie de faire.
Elle propose de jouer à la balle chasseur et de former deux équipes, qu'elle choisirait ceux qu'elle voulait dans son équipe, que ce n'était pas la peine de l'embêter avec ça, c'était elle la chef puisqu'elle a décidé du jeu. La voici envoyant Samuel chercher un ballon près des institutrices, tous les élèves se pressent autour d'elle, presque tous.


Moi je n'aime pas Juliette, je n'aime pas les jeux en équipe, je n'aime pas les travaux de groupe, je n'aime pas les filles d'abord, et c'est pas vrai que j'en suis une ! Les filles toutes les mêmes, toujours à jouer à des jeux débiles...


Juliette désigne alors Alicia, sa meilleure amie comme chef de l'autre équipe, et tout le monde se met en ligne, en rang comme de braves petits soldats, moi aussi, de toute façon il n'y a rien d'autre à faire.
Juliette ne m'aime pas et Alicia non plus, il faut dire que depuis que je leur ai lancé des cailloux hier elles me conspuent. Je m'en fiche, de toute façon j'ai moi aussi une meilleure amie, mais aujourd'hui elle est malade, elle a la grippe m'a dit sa maman à la grille ce matin...


Sur la ligne à présent il ne reste plus que 5 enfants, dont je fais partie, Alicia et Juliette se sont disputées pendant de longues minutes pour le choix des garçons, (toi tu prends Alexandre et moi je prends Julien, et pourquoi moi je prends Alexandre? Ce n'est pas juste!). Bref il reste moi, Louis, Valérie, Nicolas et Laurence. Nicolas et Laurence ne sont jamais choisis non plus, tout comme moi, de toute façon Nicolas passe toutes ses récréations à faire des trous dans le sol ou dans les murs et Laurence est bizarre, elle est toujours très bien habillée et ne veux jamais jouer à rien, mais là cas de force majeure, celui qui ne veux pas jouer sera le bouc émissaire, pas question !


Nous voilà répartis de gré ou de force dans les deux équipe, évidemment je suis dans l'équipe de Juliette. Ils font un cercle pour décider quelle stratégie adopter pour battre l'autre équipe, c'est alors qu'une voix lance une suggestion à Mme la capitaine de l'équipe, tout le monde se retourne vers moi... Sans m'en rendre compte j'ai parlé, j'ai osé suggérer comment jouer à Juliette, évidemment elle n'est pas d'accord et pour la peine je suis exclue de l'équipe...


Me voici assise près de Nicolas, il est en train de faire un trou dans le sol avec un bout de bois, je lui propose alors de creuser un circuit pour les fourmis, tout occupés à nos travaux, la partie a commencé et déjà deux élèves pleurent, l'un est tombé et est égratigné au genoux et l'autre a reçu la balle sur la tête... Il pleut...


Alors que nous allions planter deux petit bout de bois pour terminer notre circuit, je vois les chaussures de Juliette s'approcher de nous, elle commence alors à piétinner notre circuit, elle me donne un coup de pied. Et c'est là que j'ai pu enfin défouler ma colère sur Juliette... Ce jour là j'ai su que les filles ça ne se battait pas comme les garçons... J'ai 8 ans et je sais déjà que les filles sont des furies dans un corps de poussin sans défense... Comment se battre contre une tornade qui mord, qui pince, qui tire, qui arrache? Comment ne pas pleurer devant Juliette?

Je suis dans le bureau du directeur. Par la fenêtre je vois la maman de Juliette s'éloigner avec sa fille dans les bras. Juliette je lui ai cassé deux dents et elle a un énorme bleu au visage... Et là, la pluie s'arrête, le beau temps est revenu, les enfants sautent dans les flaques, je m'endors sous le bureau de Mr le directeur. Se battre c'est vraiment crevant ! J'en ai marre de l'école !


Lou2006

Publié par godesslou à 02:50:50 dans Texte | Commentaires (2) |

Le monde retrouvé | 04 septembre 2006

Je déteste perdre les choses, lorsqu'on perds quelque chose on ne le retrouve jamais, j'aime à penser que toute chose perdue se retrouve dans le pays perdu. Chaque personne, chaque animal, chaque végétal, chaque objets égarés ou perdus se retrouve dans ce monde, un monde qui grandit chaque jour grâce à notre étourderie, nos peines, nos joies aussi et nos coups de têtes, et bien d'autres raisons mystérieuses.


Quand on retrouve ce qu'on avait perdu, ce n'est jamais pareil qu'avant la perte... Et la plupart du temps, on ne retrouve rien. La science dit : rien ne se crée, rien ne se perds, tout se transforme. Et moi je suis sûre que cette phrase s'applique à chaque chose.
Lorsqu'on trouve quelque chose c'est une chance, lorsqu'on retrouve quelque chose c'est une épreuve et un mauvais souvenir.


J'ai l'impression qu'en 22 ans j'ai perdu tellement de choses ! Pour perdre quelque chose il faut avoir conscience de la chose égarée, sinon c'est une chose abandonnée. Je ne peux me défaire du souvenir de tout ce que j'ai perdu, pas même un vieux papier de bonbon qui trainait dans ma poche, pas même ce gravier que j'avais mis dans mon tirroir pour je ne sais quelle raison.

Chaque personne a son pays dans le monde des choses perdues, plus ou moins grand, plus ou moins peuplé, plus ou moins merveilleux.

Mon pays à moi est plutôt bleu, et peuplé de gens qui me manquent beaucoup, et de nombreux chats malchanceux. Il y a un cheval blanc aussi et une chemise blanche lignée, il y a également le portefeuille de mon petit frère (qui se trouve pourtant dans son pays à lui) et tant d'autres trucs ! Au fur et à mesure des arrivages, les choses bougent, les gens se construisent une maison avec tout ce bazar.
Dans le monde des objets perdus, les objets s'adaptent juste à la taille des gens et des animaux, aussi si je pense à ma petite voiture verte que j'ai perdue il y a un bail, et bien mon grand-père doit surement être en train de la conduire ou de trifouiller dans le moteur.
Et mon petit Bibi (un chaton) dort sur les genoux de Miguel qui a sur la tête ma casquette préférée des Lakers.


Un jour, lorsque j'aurai perdu des milliers de choses, de gens, d'animaux, de plantes, de sentiments, d'impressions et de mots, j'irai dans ce pays, lorsque je serai perdue moi-même, lorsque tout sera fini et il y aura tellement de choses que je construirai des tas de villes et de maisons pour abriter les gens que j'aurai retrouvé. Car les choses que l'on a perdu tout au long de sa vie on ne peux les retrouver que là-bas, une fois qu'une chose a été perdue c'est fini.


Dans mon pays je retrouverai : ma foi, ma virginité, mon enfance, mes cheveux bouclés, mon temps perdu, mes mots, mes histoires jamais écrites, mes cailloux ramassés dans la rivière, tous mes coquillages, mes chats, ma joie de vivre, ma chambre d'enfant, ma maison d'enfance, mon dragon-arbre, ma balançoire, mon premier baiser, mon étoile, mon enfant, ma capacité à être heureuse, ma famille réunie, mes plus beaux dessins, ma dignité, mes idées, toutes mes personnalités, mes cartes sis, mes cartes d'identité, ma santé, mes nuits blanches, mes lunes et mes plus beaux ciels, et tant d'autres choses !


Un jour j'irai... Mais pas encore...


Lou2006

Publié par godesslou à 02:26:14 dans Texte | Commentaires (2) |

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Lou

Lou (f) 22 ans.

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