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requiem | 21 mai 2004

"Il erre seul dans une forêt infinie,

La désolation est autour de lui.

Les grands arbres semblaient murmurer leur peine,

Leurs bras noueux sont tendus vers le ciel.

Cette forêt est meurtrie de désespoir,

Tout un monde qui se serait laissé choir.

 Cet être avançait dans son propre esprit,

Et la Nature aspirait à la vie.

 Il cherche la Mort figée dans les ténèbres.

Des yeux noirs règnent sur son esprit funèbre.

Il n'aime vraiment qu'eux ces beaux luminaires,

Qui illuminent un vague visage lunaire.

C'est le sort réservé aux Fleurs du Mal,

D'être trop tôt cueillies, chétives et si pâles.

 Tu le hantes, immonde démon morbide !

Tu l'entraînes vers toi de tes bras perfides.

 Sans le savoir, il a sombré doucement.

Il erre dans un silence propre au dément.

 Soudain s'ouvrit un vaste gouffre de douleurs,

Profond, obscur, veillé d'arbres en pleurs.

Ce monde est dépressif et endeuillé,

Tout y est mourrant, flamboyant, ocré.

 Dans cet esprit règne l'automne sépulcral.

Tout est contraste, partout sombre et pâle.

L'eau lugubre se répand dans ta nature,

Petite âme n'espérant rien du futur.

 Les démons côtoient les fées pour toujours,

Dans ce jardin sauvage triste d'Amour"

Publié par marilyn à 19:55:20 dans MarilynpourquoiestuMarilyn | Commentaires (1) |

enfer | 21 mai 2004

« Laissez ici l'espérance, vous qui entrez ».

 

« Nous sommes arrivés au lieu où je t'ai dit que tu verrais les âmes douloureuses qui ont perdu la béatitude de l'esprit.

« Et après avoir posé sa main dans la mienne avec un visage joyeux pour me réconforter, il me fit pénétrer dans ce lieu secret.

« Là, des soupirs, des plaintes et d'autres cris d'angoisse résonnaient parmi un air sans étoiles, si bien que je commençai à pleurer.

« Des langues diverses, d'horribles jargons, des paroles de douleur, des accents de colère, des voix hautes et sourdes, et avec elles, des bruits de mains, faisaient un grand tumulte qui, éternellement, retentira dans cet air obscur et sans temps, pareil au bruit du sable lorsque souffle le tourbillon.

« ...Et quels gens sont-ce là qui paraissent si accablés de douleur ?

« Et lui à moi :  « Ces cris misérables viennent des tristes âmes de ceux qui ont vécu sans infamie et sans louanges, et à eux se mêle le chœur abject de ces anges qui ne furent ni rebelles, ni fidèles à Dieu, mais se tinrent à part » (Enfer, Chant III).

Publié par marilyn à 18:50:51 dans MarilynpourquoiestuMarilyn | Commentaires (0) |