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Baddi News

Aïssa Benchekroun Ancien Ambassadeur

Les Juifs le Monde et l’Argent (1) | 16 janvier 2006

Ce livre livre ( 1 ) semble confirmer que la fécondité  littéraire de l'auteur n'a point tari après  son parcours  politico-intellectuel avec l'ancien Président Mitterrand ( 2 ),   et que  son imagination débordante sous une plume prolifique , conforte largement son appétit pour la Recherche et le  Savoir, lui permettant ainsi une faconde  pour, par exemple, l'explication des  Textes sacrés, qui  ne paraît pas  connaître de limites,   puisqu'il en extrapole  ce qui convient à son argumentation  et justifie  des  « avancées » conformes à une  thèse peut-être préalablement conçue !  

        C'est ainsi que, réunissant en lui une compétence dans les magouilles des jeux  politiques en France et dans les milieux intellectuels internationaux, jointe à celle en matières financières et à un penchant certain pour les plongées historiques,  le voilà qui nous gratifie d'un énorme volume dans lequel  il traite d'un sujet qui a longtemps  troublé les hommes de religion comme les hommes de science, et leur a  occasionné pas mal  de problèmes à travers les temps et le lieux , à savoir la nature et le degré de relations entre l'Argent et l'Homme juif ! Selon l'auteur,  les rapports de ce métal/symbole   avec les  descendants d'Adam, n'auraient  singularisé que les Juifs  avec  des termes  souvent péjoratifs , et  auraient, du coup  épargné  d'autres peuplades, vivant aux mêmes époques et  non moins « adorateurs » de ce   instrument  de la richesse et de la puissance ; sans penser que  plus tard ( 3 ) ces mêmes rapports    devaient bénéficier d'une approche plue réaliste et plus humaine , instituée par une autre Religion..  Mr. Attali semble également prendre de bonne grâce  ces diverses qualificatifs ,  comme s'ils étaient innés spontanément  dans une seule et même société, constituant désormais des facteurs spécifiques communs   à un  groupement humain particulier, devenu  avec le temps  une  « Ethnie » bien  distincte.


       Ce « gène / argent »  que  d'aucuns  ont transformé   en rhésus d'identification   et transmetteur de quelques uns de leurs traits   héréditaires supposés , a servi de thème  prédominant  dans cette longue étude   qui, loin d'épuiser le sujet , se termine sans qu'on sache que sa lecture  ait  pu réussir  à en confirmer l'existence,  à l'effacer   ou à le renforcer davantage , tant il  est devenu actuellement un signe de ralliement international, auquel paradoxalement, un certain nombre des personnes concernées, et non des moindres d'ailleurs , n'ont pas hésité à recourir   pour  se tailler de grosses fortunes .  

       Mais  fort de sa laïcité intellectuelle,  certainement ancrée en lui par son milieu  ambiant  de socialisme politique, Mr.Attali ne s'embarrasse point d'un quelconque « message » divin  reçu par le peuple juif , ( pour ne pas avoir à le reconnaître sans doute pour d‘autres Prophètes, comme Jésus ou Mohamed ), et attribue toute l'histoire de ce peuple  , dans ses moments de gloire et ses moments de misère, et dans ses diverses pérégrinations à travers le temps et l'espace , à son  seul  génie et à son remarquable  instinct de survie , contribuant involontairement peut-être , à  s'appesantir sur l'idée volontairement répandue parmi les juifs non religieux, d'un caractère exceptionnel, d'une « exception » juive, qui auraient permis les « prouesses » au sein de la race humaine. Et c'est à non pas douter,  la voie ouverte, par jalousie, par esprit de médisance  ou par toute autre bassesse humaine, à la calomnie, à la méchanceté ,  et par voie de conséquences aux persécutions , aux infamies et autres ignominies.

        Mais a-t-il pour autant, en tant que socialiste, été tout à fait fidèle à la vision de cette œuvre , puisqu'il nous livre en fin de compte , non l'histoire du peuple juif  et ses rapports avec l'argent, mais bien de celle de ses riches et grandes familles qui n'étaient grandes que par leur accumulation de richesses, délaissant tous les pauvres bougres corvéables à merci qui travaillaient pour elles , et partageant certes avec elles les vilenies,  mais non point l'opulence, l'aisance et la sophistication  .  

         Telle était du moins l'auréole sous laquelle aimait se pavaner le jeune Attali, ne mettant point en question les apports des  autres facteurs spirituels ou religieux communs aux civilisations anciennes ,  jusqu'à l'irruption  de cet élément  « monétaire » qu'il mettra désormais en exergue dans ses analyses et en bonne place dans le titre de ce livre. Pour peu il disputerait la préséance aux « Tables de la Loi » et rappellerait l'épisode du « Veau d'Or ».

        Et depuis, il ne  fait plus que prêter le flanc à ses détracteurs qui l'accusent de s'être transformé en propagandiste de cette fameuse « exception  juive mais laïc » qui,  dans sa constante aspiration à la suprématie, et qui s'est déjà vue l'objet à Rome et en Espagne des pires exactions ,  et à partir de la Russie tsariste et de la Prusse, se faire également le point de mire de toutes les tracasseries de ces deux régimes , pour , quelques décades plus tard, subir les assauts d'une autre tendance raciste et xénophobe à  « l'Aryenne » en Allemagne , et à la « Russe » en URSS  ; et c'est le clash inévitable  qui donnera  l'ignominieuse   Shoah et les non moins ignobles Goulags. Et sans qu'il ait tord dans son estimation du rôle de l'argent dan l'histoire juive,  il passe silence cependant ce même rôle joué avec le nouveau venu sur la scène internationale , le sionisme idéologique , pur et dur , avec lequel non seulement « ces Cousins », mais la  Communauté internationale devrait compter , et qu'il ne serait que juste de la part de sa perspicace investigation  de lui consacrer tout un ouvrage .

        Par ailleurs, on comprend  que le Sionisme ait eu besoin de décréter une  mobilisation  générale de toutes les capacités juives , usant et abusant des jeunes talents dans les premières années de la création d'Israël  !  Mr.Attali  a dû , lui, obéir à une impulsion intérieure poue se lancer corps et âme,  et intellectuellement à sa manière,  à  faire la chasse dans son domaine d'investigation,  aux noms d'origine ou à consonance hébraïque,  et à déterrer  et proclamer comme juifs , événements, lieux ou personnalités  célèbres ayant eu dans le passé une quelconque relation avec le  judaïsme . C'est ainsi que l'on lira sous sa plume, à chaque fois qu'il s'agit d'un événement historique ou d'un  personnage de légende , il lu faut coller  une relation juive, même pour dire qu'il s'agit de converti ! C'est le cas par exemple de Reuter, de Havas , de Lassalle , de Karl Marx  pour ne citer que ceux-là, et parce que, à la déconfiture de ceux derrière ce genre de promotion du nom juif,  la qualité de juif  était de leur vivant le dernier de leurs soucis  .   Est-ce une nécessité politique et  religieuse pour la promotion de ses livres, ou tout simplement un goût de l'histoire, ou par fierté d'appartenance  à la même tribu des « Grands » qui, pour être grands, laisserait-on entendre,  que peut-être,   il faudrait être   juif ? Et de ce fait il n'a pas moins contribué , quels qu'aient été ses mobiles, à rendre au juif sa fierté.

 

Publié par badi à 09:12:04 dans Lu pour vous | Commentaires (0) |

Les Juifs le Monde et l’Argent (2) | 16 janvier 2006

C'est ainsi qu'il découvre , lui le laïc et peut-être aussi l'athée , le peuple juif, son propre peuple auquel il semble adhérer de toutes ses fibres, comme étant « l'inventeur du Monothéisme » , alors que   toutes les Saintes Ecritures, font remonter celui-ci au Patriarche Abraham, ( adorateur de Dieu l'Unique),  longtemps avant le Judaïsme qui n'a commencé lui, qu'avec  Moïse et  les Tables de la Loi reçues  au Mont du Sinaï, lors de l'aventure dans le désert  au sortir de l'Egypte. Et  s'il veut,  par cette  formule/choc, proclamer que le peuple juif, en tant que peuple sémite a été le premier à adhérer à cette profession de foi déjà existante,  personne ne lui disputera  cette prétention, les deux autres Religions monothéistes se situant chronologiquement après Moïse . Peut-être aurait-il été mieux inspiré s'il avait utilisé l'expression de   « premier adhérent », auquel cas il ne pourrait qu'avoir raison parce que cette formulation  ne serait que justifiée.   A moins qu'il ne cherche à accréditer qu'Abraham est lui-même juif , ou le  père des seuls Juifs, et dan ce cas, que fait-il d'Ismaël et de sa descendance?   Le fait d'être le premier adhérent au Monothéisme en tant que groupe ne donnant  aucun droit exclusif ni aucun privilège, il ne sied point à Mr.Attali, de brandir en connaisseur ce faux  signe qui se veut très distinctif !   Que Chrétienté et Islam  venues après le Judaïsme , ne confère nullement à celui-ci  un brevet « d'invention » !  

          Et dans la même verve, il prend en charge, sans considération pour les  croyances  des autres peuples de la région, répandues dans à la même époque, en  réaffirmant péremptoirement ce qu'il a glané dans ses lectures du ‘'Pentateuque'' qu'il ne questionne même pas:   « ...En l'espace de ces 15 Siècles—au moins—ce petit peuple a fait surgir une religion , dont le tiers de l'Humanité d'aujourd'hui aura fait le socle de sa croyance , et a structuré un rapport à l'argent qui servira plus tard de fondement au capitalisme...... » (4).

          Quel sens de la  modestie ! Et quel sens de l'humilité  envers un patriarche qui n'en demandait peut-être pas tant  puisqu'il veut lui rattacher son peuple seul  ! Que fait-il de tous ces pays d'accueil , de leurs apports à la civilisation commune, de ces nations qui n'ont pas été que des « bourreaux » pour l'ethnie juive, et qui ont fait éclore chez elle « l'Insoupçonnable » et l'Inconcevable », surgis « un peu » grâce  aussi à cet « Environnement » qui n'était autrement constitué que par ces rayonnants foyers  de culture et de commerce,  éparpillés en Andalousie et en Europe occidentale .  Et quel orgueil pour un tel  qui  groupe humain qui, en dépit de ses conditions de réfugiés , n'aspire pas moins pour  acquérir la suprématie sur les autres , non par le nombre , mais par ce seul « secret » que détient le « faible, le fier et l'orgueilleux  » , celui confère la détention et l'utilisation à bon escient du pouvoir d'argent  !  Ce qui explique les récriminations des autres  et peut-être aussi leur haine à l'égard de gens   si « prétentieux  et si sûrs d'eux-mêmes »  ( 5 ).

                Conscient des objections qui ne peuvent manquer de surgir, et qui ont surgi effectivement,  à propos de ces prétention à  la domination ,  et usant  alors   de son  savoir économico - scientifique, il se rattrape tout de suite : « .....Si l'on ne peut affirmer en toute certitude l'existence d'un peuple hébreux avant qu'il arrive en Canaâne .......Même s'il n'existe aucune preuve matérielle des événements que raconte son Livre sacré , ceux-ci resteront pour les Hébreux....une source d'inspiration morale....un acte d'espérance dans le royaume de Dieu. » ( 6 ) , et le voilà à la case départ , celle de l'élément divin qui constituera le vrai  ciment contre les tentatives de sa destruction. Et sur ce  fonds religieux  que ses rapports avec l'argent lui seront facilités , mais sans lui «épargner les rigueurs de l'adversité , dans les exiles et parmi des peuples quelques fois hostiles.

                      Il y a fort à penser que Mr. Attali , le socialiste et le scientifique  n'ajoute pas foi à cette fusion du divin et de l'aptitude personnelle dans l'Etre juif, faute de Textes  irréfutables. Il  accepte cependant ce « don » divin, alors  il aurait été mieux inspiré  et plus crédible s'il avait évoqué , comme l'ont fait d'autres écrivains avant lui, de l'existence déjà à cette époque d'une pléthore de grands penseurs , et de grands philosophes dont l'imagination fertile parcourrait les Terres et les Cieux   pour apporter aux populations secours et espoirs d'une vie temporelle plus tranquille et d'une vie ultérieure  heureuse, et  remplir les fantasmes du petit peuple. Et quel plus grand fantasme que celui de l'argent, qui s'est emparé des Juifs de ces époques , comme il a du le faire pour d'autres peuples.  Mais incapable de mentionner l'existence d'une « preuve charnelle » dans les textes sacrés , entre l'argent et le Juif, il est, lui aussi la victime des récits et des diatribes de ces époques qu'animaient les  scribes, les mécènes  et les poètes , pour glorifier ou vilipender des riches avares comme il en existe  un peu partout chez les autres . Et, au lieu de suivre la version pourrait-on dire tout è fait « laïque » des maîtres actuels de l'opinion publique , il s'est résolu de coller (sans trop forcer ) à celle retenue par les prépondérants et la hiérarchie religieuse,  et  ne point  risquer  une   quelconque

 «  excommunion »    d'aucune  sorte,  pour  devenir finalement la seule  espèce de  chantre , « mi-figue, mi-raisin » du nom de Juif de « Juif » parmi les nombreux écrivains qui se penchent sur la question , lui pourtant qui cherche à passer pour  socialiste, admirateur de Karl Marx (7 ), d'athée, de pourfendeur des dieux , et d'iconoclaste . Et c'est tout à son honneur si sa « judaïcité » lui colle à la peau ! 

Publié par badi à 09:10:21 dans Lu pour vous | Commentaires (0) |

Les Juifs le Monde et l’Argent (3) | 16 janvier 2006

Ce faisant, et malgré tous les subterfuges des différentes lectures  dans les versions  des « Saintes Ecritures », et l'amalgame  des diverses interprétations auxquelles  elles ont donné lieu,  il n'échappe pas à la tendance ancienne et toujours d'actualité ,  de faire du « Juif », par « intellegence personnelle » ou par « don divin »,  une « créature à part » , un  « phénomène  unique  en  son  genre » , perpétuant sans le vouloir peut-être,  « cette  spécificité  juive » longtemps décriée à travers les âges , et  qui a causé tant de malheurs à ses adeptes .

          Ainsi,  Mr. Attali, tout au long de son livre, consignera dans chaque page, ce que l'Humanité doit au génie juif, au labeur juif , à l'efficacité de l'ouvrier et du commerçant juifs, à l'intellectuel juif et à l'érudit juif et surtout aux souffrances juives ( surtout celles des hommes certainement) ;car chose paradoxale,  s'il parle de tout son  monde avec une plume émerveillée et avec un certain enthousiasme,   jamais il ne cite la femme juive et son rôle dans la confection et la procréation de l'identité juive et dans sa pérennité à travers l'histoire ! Est-ce l'effet d'un masochisme personnel camouflé, ou la traduction  de l'attitude religieuse juive à l'égard de la femme en général ?    On est tenté de se demander s'il n'a pas, par ces silences ,  pris à son compte les idées contre lesquelles s'élève  Israël Shahak ( 8 )                                           dans son analyse du Talmud à l'égard des Goïm et des femmes .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

         Il veut faire remonter toute l'histoire des transactions humaines, pour déceler  une  prédisposition naturelle, un don inné du  Juif pour ce genre d'activités, comme pour nous dire que c'est là une affaire de Dieu, semblable à la terre promise par le même Dieu au même Peuple ! Comme pour nous persuader qu'au commencement il y a eu le Juif, et pour finir il n'y aura que Lui.  Il semble bien donc que pour  Mr. Attali,  il ne fait pas de doute que le Ciel a consenti aux Juifs un don spécial dans les échanges commerciaux  et les a dotés d'un sens aigu pour l'argent , attitudes tout à fait remarquables qui iraient selon lui,  dans le sens de la promesse de la terre ,  pour  les compenser de leurs exiles passées et futurs ,  en attendant le Retour .  Tout cela se marie-t-il  parfaitement avec  un socialisme engagé  et avec un mordu des sciences exactes ? S'agirait-il alors  de sciences-fictions ? 

         On  croit rêver ! Voici un Monsieur hautement qualifié, débordant d'intellectualisme,  respirant le laïcisme par tous les pores de son être, et pour compléter sa carte de visite,  conseiller  intime d'un Mitterrand  plus agnostique que laïc,  le voilà donc qui se  met à table et nous débite  son livre de chevet dans lequel il nous étale toute sa judaïcité ! Quel  déception, car  on ne découvrira aucun secret d'alcôve, ni d'idées nouvelles ou originales sur ces sujets à vrai dire tellement rabâchés ! Mais par contre, on lira bien volontiers  à longueur de pages tous les récits concernant les malheurs de ce Peuple, comme s'il avait été désigné pour subir les châtiments  que d'autres auraient dû recevoir à sa  place !  Et quelle déception encore  pour le lecteur juif et non juif, que cet intellectuel , formé pourtant à  l'universalisme, à la raison

qu' autant à l'objectivité scientifique ,  que  de se cantonner à la promotion  d'une seule ethnie humaine, ( bien qu'il semble s'en défendre ), et  de la soutenir contre vents et marrées , sous des prétextes  prétendument neutres , alors qu'elle n'a besoin que d'un sérieux coup de balai dans sa machine de propagande en adoptant un sens de l'objectivité ou du moi,s de neutralité dans la défense du  comportement de certains Juifs  qui ne trouve pas de mots pour des génocides  qui  n'enlèvent rien à la cruauté ni à l'infamie et à l'abomination des fours crématoires nazis !

                    Mais ne dit-on pas que chasser  le  naturel il revient au galop ? Et Mr. Attali de  continuer sur  sa belle lancée, et sans l'affirmer ostensiblement, ( renommée  et situation sociale obligent ) , et de donner l'impression  d'adhérer lui aussi au mythe du « Peuple élu » , tant par les divers dons investis en lui que par la « promesse » d'une terre au  retour d'un long exile et d'une longue errance  ! Pour lui, la Terre promise et ces dons  exceptionnels  ne peuvent être  justifiables que parce qu'ils émanent d'une volonté divine  qu'il faudra respecter à tout prix ! ( 9 )    Et de laisser entendre en outre  :

* Que le Juif  faisant   partie de l'Elite de chaque pays d'accueil , arrivait souvent à le dominer par des moyens financiers, jusu'à le mettre quelques fois à son service .

*Que le Juif a toujours constitué dans chaque pays, ce levain indispensable   à la levée du pain, et  cela dans tous les domaines  politiques , sociaux-économiques, financiers ,  scientifiques,  culturels  et diplomatiques.

 *Et de relancer cette invitation  au Juif à se dépasser, et à rester fidèle aux  dons que lui auraient  conférés, à travers  l'histoire et l'expérience, le Dieu  de « l'Argent et du Commerce ».

 Pour sublimer le tout,  il semble inciter  par ce livre, l'Elite juive à le rester  dans chaque pays,  et à ne pas se fondre dans le commun des Etres humains, sans constituer  pour autant une minorité à part susceptible d'être désignée du doigt pour ses « différences » et son « exceptionnalité ». Qu'est-ce à dire sinon que ce qui semble étrange , venant de la part d'un socialiste émérite et chevronné, c'est qu'il fournit ainsi , sans le vouloir évidemment,    aux « antisémites » de par le monde , les arguments de leur insidieuse et souvent criminelle propagande ?    

         Toutefois, si sa prolifération littéraire lui  permet de déborder sur  l'explication des  Textes sacrés, le poussant ainsi  à en extrapoler parfois ce qui convient  à renforcer  une thèse préalablement admise (Judaïsme/inventeur du Monothéisme (10 ) ou Juif/Argent ), elle lui fait cependant prendre conscience du danger de traiter de tels sujets, tant les sensibilités qui les entourent sont coriaces ; et comme pour  se justifier d'avoir entrepris cette œuvre, il écrit  : « Ici, le risque est grand de surestimer le rôle de l'argent dans l'histoire du peuple juif et celui de l'argent dans l'histoire du monde. En décidant de raconter cette histoire, on pourrait  laisser croire qu'il existe un peuple juif uni, riche et puissant, placé sous un commandement centralisé, en charge de mettre en œuvre une stratégie de pouvoir mondial par l'argent. ». En fait il ne surestime pas, il estime ; mais  le nier c'est en quelque sorte le confirmer, ne serait-ce qu'à moitié ; et si ce n'est pas dans l'Antiquité, c'est du moins  dans les siècles récents  et  insidieusement  à notre époque  ( par multinationales  et Banques internationales interposées ).

     Et si tout cela s'avérait vrai dans le passé, pourquoi ne le serait-il pas dans le présent , d'autant plus que ce qui a tellement bien marché auparavant  ( émaillé d accidents certes ) avec des moyens rudimentaires , ne pourrait que mieux réussir  avec les atouts technologiques sophistiqués modernes ? La différence est que les peuples en sont aujourd'hui  conscients . 

     Amoureux à sa manière de son peuple  sans  être critique de certains de ses côtés,  poète de cette liaison sans  s'apercevoir ou admettre le côté incestueux et parfois  criminel de sa nature,  Mr. Attali n'est pas dupe d'une telle concentration d'argent entre les main d'une minorité .  Il en a donné des exemples pour ce qui est de l'argent occidental dans le déclenchement des guerres passées ou dans les récents soulèvements révolutionnaires des temps modernes , et bien entendu quelques fois dans l'empêchement  de l'établissement d'une paix juste. Et cet argent « international »  et souvent « supranational » auquel  doit se mêler tout naturellement   l'argent juif, pour ne pas dire celui des nantis juifs,  Mr. Attali serait certainement inspiré d' y jeter son coup d'œil fureteur d'expert qui rendrait , sans grandiloquence pour le dire, un grand service à l'humanité, et d'abord à son propre peuple,  réunis pour une fois dans une tentative commune de compréhension de cet instrument de puissance  occulte tant décrié de nos jours .

Publié par badi à 09:08:52 dans Lu pour vous | Commentaires (11) |

Les Juifs le Monde et l’Argent (4) | 16 janvier 2006

Et finalement, on n'a pas manqué de remarquer que dans ce contexte de l'argent et des Juifs, Mr. Attali ne s'est point attardé sur ce qui ressemble à un « spot publicitaire »  cher aux politiciens européens, et qui consiste à qualifier toute  la civilisation européenne de « judéo-chrétienne », pour nous expliquer  si  elle est doit plus à  cette union de l'argent avec le judaïsme qu'à d'autres paramètres,  religieux et culturels ceux-là, qui ont tellement marqué les rapports entre Chrétienté et Judaïsme. Silence total sur cet aspect ; et pourtant ! L'accusation est courante, que certains intellectuels juifs ne s'accrochent à cette notion, plus peut-être que l'Occident chrétien traditionnel lui-même,  que pour détourner l'opprobre que provoquent les dérivent de leurs extêmistes sionistes et qui risquent de retomber sur tout le judaïsme . Et en  intitulant son livre comme il l'a fait,  l'auteur a-t-il voulu limiter, ou plutôt concentrer,  les relations humaines des Juifs avec le reste du monde, sur uniquement l'argent et la puissance qu'il procure ? Il n'aurait  fait  alors qu'inciter ses critiques  par la même occasion,  à penser que malheureusement chez certains , le règne de l'argent prévaut sur celui de  leur judaïcité. / .    

Notes : ( 1) Voir« Les Juifs, le monde et l'argent » par Jacques Attali

Ed. Fayard.

(2)Voir la série Verbatim, publiée du vivant du Président  Mitterrand et , dit-on, avec sa connivence et sous sa  haute protection contre les jaloux et les envieux de l'entourage du

« Monarque » républicain.( 3 ) :Il serait intéressant de relever qu'en ces temps-là, alors que tous les exégètes essaient d'insister , et parmi eux aujourd'hui Mr.Attali , sur cet acharnement du Juif pour l'Argent ( générant souvent l'Usure ) , une autre Religion prêche au contraire  de s'en détacher, décrétant  même un impôt spécial « la Zakate » et incitant les fidèles à  se le procurer uniquement   que par des sources licites , et à éviter des causes illicites pour le dépenser . (  4 ) Voir page 16 du même  livre.  Dans la même ligne de pensée, il aurait pu ajouter que la Chrétienté  n'a vu son expansion que grâce  aux souffrances du juif Jésus ;  ce serait alors la négation de toute  Révélation .  ( 5 ) La formule est du Général De Gaule .( 6 )Les jalousies entre Grands des tribus et les haines familiale ne seraient pas, selon les exégètes les plus sérieux ,étrangères aux grands schismes de ces temps-là qui se sont développés et se sont transmis àaux descendants, jusqu'à prendre les allures « d'exodes » qui n'ont aucune relation avec un commandement divin quelconque .( 7 ):Voir cet autre livre du même auteur : « Karl Marx » ou « l'esprit du monde » (Edit.Fayard) dans lequel il insiste sur la judaïcité de l'auteur du « Capital » bien que l'intéressé l'ait officiellement et publiquement reniée .( 8 ) A lire  « Jewish Hystory , Jewish Religion   by  Israël  Shahak . “ Pluto PRESS” .Londres .   L'Auteur  y décrit les dures prescriptions du Talmud à suivre vis-à-vis  des Goïm et des femmes . On peut saisir  alors les mobiles profonds du comportement quasi  « inhumain » de certains secteurs de la société israélienne actuelle ainsi que de celui de la Hiérarchie rabbinique  à l'égard de tout ce qui n'est pas juif  , mais aussi à l'égard des femmes juives qu'ils traitent de tous les noms.   ( 9 ) Nous sommes loin de l'homogénéité intellectuelle de l' entourage du Président Mitterrand ! A moins qu'il n'ait été une sorte de « taupe »  à l'intérieur de l'équipe du Président, comme  s'amusait à le laisser entendre certains de ses collègues pour le taquiner  ! ( 10 ) Profession de foi en contradiction avec toutes les Saintes Ecritures qui ont établi que leMonothéisme est né avec Abraham,  longtemps avant le Judaïsme, lequel n'a commencé qu'avec Moïse et les Tables de le Loi .

Publié par badi à 09:06:59 dans Lu pour vous | Commentaires (0) |

Cinquantième Anniversaire | 08 janvier 2006


Le spectacle féerique de Son & Lumière de Chellah à Rabat qui vient, par les jeux des étincelles des feux d'artifice, et l'éclatement des gerbes de lumières dans la sérénité d'un ciel dégagé pour la circonstance , de clôturer en apothéose les grandioses cérémonies du cinquantenaire du retour d'exile du Roi Mohamed V et de la récupération de l'Indépendance du Maroc, constituera sans doute un repère à nul autre pareil , dans l'histoire des relations entre la Monarchie et le Peuple, et mettra fin à des tensions qui, quoiqu'on en dise, ont jalonné le cours de ces relations, au sein de la dynastie alaouite pour ne parler que d'elle, et dans le lointain ou le récent passé.

C'est que ce Retour d'il y a 50 ans, a marqué l'aboutissement d'une lutte contre 44 années de mise sous tutelle franco-espagnole et internationale de l'ensemble du pays , pour renouer avec une souveraineté perdue dont seuls des lambeaux persistaient encore et s'acharnaient à ne pas mourir. Il a constitué également l'occasion de rendre l'honneur à une Monarchie « trahie » par l'un des siens (1), ainsi que le point de départ véritable d'un élan de reconstruction du pays tous azimuts, pour lui permettre d'entrer sans tarder dans ce 20ième Siècle dont l'empêchaient d'y accéder, ensemble ou séparément, les systèmes de protection de deux puissances, et de contrôle d'une administration internationale à Tanger. C'était donc à n'en pas douter, le premier test d'une Souveraine retrouvée, sous l'égide d'abord d'un Mohamed V plus que jamais adoré, puis d'un Hassan II fort et craint , mais qui savait bien où il voulait faire parvenir son pays, souveraineté dont le souffle continuera jusqu'à l'avènement de Mohammed VI, bien que entrecoupé par les deux dramatiques tentatives de coups d'Etats qui ont failli, pour la seconde fois dans l'Histoire du pays, effacer le régime monarchique, de la carte politique marocaine.

La première, doit-on le rappeler, n'était autre que la signature en 1912 par le Monarque de l'époque en personne, de l'arrêt de mort de cette Dynastie, par l'acceptation des deux protectorats. Et l'on peut dire sans sollicitude , et de l'avis de leurs amis comme de leurs ennemis, que ce sont Mohamed V et Hassan II qui ont été les sauveurs de la Monarchie ( mise en hibernation en 1912, et menacée sérieusement en1971/72 ) qui l'ont réintroduite dans le jeu politique du Pays, pour s'ouvrir davantage plus tard et aboutir à ce nouveau souffle qui lui sera donné par Mohamed VI , et qui ne pouvait être célébré autrement que par les somptueuses manifestations de ce Cinquantenaire.

A non pas douter, le Jeune Monarque d'aujourd'hui, certainement conscient du rôle, de l'importance et de la nécessaire pérennité de l'Institution monarchique au Maroc, ne saurait concevoir sa propre future action, sans avoir tiré les leçons d'une période passée, proche ou lointaine et quelque peu amère, et sans surtout être constamment à l'écoute des doléances de son peuple et de sa jeunesse . Une Monarchie rénovée qui s'ouvre pleinement sur la vie moderne, et qui ne se coupe pas de ses propres racines populaires qui lui ont toujours donné une identité particulière, voilà peut-être le message qu'auront compris les jeunes auditeurs, qu'auront illustré les majestueuses festivités de ce cinquantième anniversaire et que semble attendre toute une population de filles et de garçons, dont l'ardeur au travail et le dévouement à leur patrie ne le cèdent en rien à leur attachement à leur Monarchie.

Comme ils sont , tout au moins pour les plus engagés d'entre eux politiquement, loin d'accepter un système de gouvernance qui soit une copie conforme d'une république bananière, ils semblent adhérer plutôt et plus que jamais, à un système politique qui soit différent des autres existant dans la région et qui confirme « l'exception » marocaine dans le respect de l'autre, qui soit plus encore représentatif des profondes traditions du pays, et qui épouse enfin les valeurs de la modernité dans leurs aspects démocratiques et de droits de l'Homme . Et si la Monarchie actuelle représente tout cela à la fois, il n'y a aucune raison pour eux de regarder ailleurs, d'autant plus qu'ils viennent de ressentir, à l'occasion de ce Cinquantenaire, une sûre fierté d'appartenir à la monarchie sous ce jeune Roi dont ils attendent cependant beaucoup de choses encore .

L'évocation pendant toutes ces cérémonies, de tout qui s'est déroulé dans le pays en fait de sacrifices consentis et de douleurs ressentis, avec l'accompagnement de leurs lots de littérature , de poésie , de chansons , de musique et de toutes sortes d'oeuvres littéraires produites avant et après la libération du pays, n'a pu qu'émouvoir les diverses assistances , jeunes et moins jeunes , surtout celles qui ont vécu ces douloureux et inoubliables événements .

En dehors donc de toute autre considération, la réalité telle qu'elle se présente, et qui tient compte d'un fameux dicton qui dit que « la douleur »est génératrice quelques fois de « vertu », n'est-il pas nécessaire d'aider à tourner la page , quelle ait été sa noirceur ? Et ainsi , en consolidant l'attachement réciproque de la Royauté à son Peuple, en l'occurrence celui de ce même peuple à son jeune Monarque, on ne pourra qu'assister , à la fin d'une époque et à la naissance d'une autre, dans la longue histoire de la monarchie marocaine , qui se veut désormais autre et surtout différente . Qu'à cela ne tienne proclament tous ces jeunes, et qu'il en soit ainsi ! ./.

Rabat le 19 Novembre 2005 Signé : Aïssa Benchekroun Ancien Ambassadeur

NOTES : (1) Il s'agit du Sultan Moulay Hafid en signant le Traité du Protectorat avec la France en 1912.

Publié par badi à 11:24:50 dans Histoire du Maroc | Commentaires (0) |

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