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Automne | 01 février 2008


Plus rien ne t'appartient
tu n'entends plus le vent
tu ne verras plus
Œdipe aveugle.
Les feux te mangent la cervelle
sans merci.

La mer, basilic frisé.
Un sourire jadis effleuré
nous glisse entre les doigts.
Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
et les vieilles maisons qui dansent
en secret.

Publié par felixmartin à 13:37:07 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Symphonie | 08 janvier 2008

Écrire en suivant les rayons du soleil
Ecrire en respirant le souffle du vent.
Changer au rythme des notes
Le rythme des mots,
Vagabonder sur la gamme,
Pianoter dans le feuillage des peupliers
Glisser son archet au fil de l'eau.

La musique s'arrêterait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
La musique recommencerait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
Les nuages fileraient en suivant les violons.
La musique serait les mots.

Donner à l'amour cette même douceur,
Cette légèreté divine.
Musique, aide-moi à vaincre ce rêve,
À le modeler tel le premier homme.
Musique aide-moi à donner vie à l'amour.

Symphonie, tes notes respirent
Au cœur des hommes,
Au cœur de l'humanité,
Au cœur d'un dieu peut-être.

Chacune de tes notes éveille le merveilleux
Ton rythme m'essouffle, symphonie.
Laisse reposer mon âme au fil de ton onde.

Publié par felixmartin à 22:45:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) |

Corbeaux | 04 novembre 2007

L'homme sur le banc regardait les amoureux enlacés à ses côtés, oublieux de sa solitude à lui. Il tressaillit à son propre sourire ému : l'amour ne lui appartenait plus qu'à travers celui des autres.

 

Publié par felixmartin à 17:59:10 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Piano triste | 21 octobre 2007

Les notes jouées sur un piano triste
Dans une nuit d'hiver finissant
La cloche de l'église donne l'heure
Une femme chante, grave
Au-dessus des mondes noirs. 
 


Une façade grise, la rue en contrebas
Déserte
Ma tête pareille à tout cela
Rien au-dehors, rien au-dedans 


Se pourra-t-il que le jour se repeuple ?
Quel jour ?
Tremblant. 
L'impossibilité de toucher 
Cette angoisse flottante,
Pas même une angoisse.
 
Chanceler face au rien
Rien la vie, rien les gestes,
Choisir de voir passer les temps
Et ne plus toucher
Sinon avec le regard éloigné.

 

 

Photo : Visions Nocturnes par Yves-Marie JACOB
http://clubphotoromans.hautetfort.com/album/visions_nocturnes/zone%20nuit03.jpg

Publié par felixmartin à 20:10:52 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Croisements | 30 septembre 2007



Quand tes aïeux lisaient la Bible
Les miens chantaient l'Iliade.
Quand tes pères récitaient la Thora
Les miens priaient à genou dans la terre
A l'heure de l'Angélus.


Quand ta mère éloignait son regard du tien
Ma mère retirait sa main froide de la mienne.
 
Pourquoi, ce jour, marcherions-nous sur le même chemin ?

 

photo : Modimo
http://modimo.canalblog.com

 

Publié par felixmartin à 14:54:03 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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